La convergence des luttes sociales : quels enjeux, quelles issues ?

samedi 9 décembre 2017.
 

La convergence des luttes sociales est une problématique récurrente dans l’Histoire : Front populaire, Libération, 1953, mai 68... Plus proches de nous : mouvements sociaux sur le CPE, les retraites et actuellement la loi travail, Nuit debout. On pourrait aussi parler du mouvement des indignés en Espagne, des prises de pouvoir en Amérique du Sud, des ""révolutions arabes",, etc.

Multiplicité des formes organisationnelles.

Dans l’émission de France Culture "Du grain à moudre"du 09/05/16 était abordée la thématique :

La convergence des luttes est-elle compatible avec la divergence des buts ?

Les invités étaient :

- Gaël Brustier : Chercheur en science politique, associé au Cevipol à l’Université libre de Bruxelles, membre de l’Observatoire des radicalités politiques de la Fondation jean Jaurès

• Miguel Benasayag : Philosophe, psychanalyste

• Ludivine Bantigny : Maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Rouen, chercheuse au Centre d’histoire de Sciences Po.

Cliquez icipour écouter l’émission :

Par ailleurs, dans la revue Philosophie magazine, Miguel Benasayag était interviewé dont une partie de la thématique rejoignait celle de l’émission précédente.

On aborde donc d’abord l’issue (problématique) de la convergence des luttes en Amérique du Sud.

Le pouvoir central est un lieu d’impuissance”

Dans cet article Miguel Benasayag fait une analyse intéressante des raisons de l’échec des tentatives de politique de gauche par différents gouvernements d’Amérique du Sud.

Source : Philosophie magazine 14/05/2016

http://www.philomag.com/lactu/breve...

Le psychanalyste et philosophe Miguel Benasayag éclaire les scandales de corruption qui entachent le Brésil, et toute l’Amérique du Sud.

Partout en Amérique du Sud, et aujourd’hui plus particulièrement au Brésil, la gauche au pouvoir vacille, accusée de corruption. Comment comprendre qu’un même schéma politique se répète sur tout le continent  ?

Miguel Benasayag  : Partout des affaires de malversations gagnent les gouvernements au pouvoir pour des raisons plus structurelles que morales. Elles tiennent à un phénomène de corruption inhérent au marché libre et à la faiblesse de ces nouveaux gouvernements démocratiques. Mais reprenons l’histoire depuis le début. Lorsque les premières démocraties naissent sur les cendres des dictatures, au Chili, en Bolivie, en Argentine, en Uruguay, au Brésil… les gouvernements dépendent d’un Fonds monétaire international très dur à leur égard et composent avec la politique interventionniste des États-Unis qui, après avoir soutenu les dictatures, préserve son influence en luttant contre la drogue. Ces gouvernements sont contraints d’adopter un programme économique néolibéral, qui échoue, si bien qu’un mouvement alternatif naît, dont j’ai été l’un des instigateurs : le Mouvement des Sans-Terre. Ce mouvement politique « horizontal » passe par l’occupation des terres, le troc, des semi-insurrections. Il s’agit d’une lutte sociale et politique, accompagnée d’un refus de la globalisation et de la défense de l’altermondialisme.

Quelle est son ambition  ?

Changer la société sans prendre le pouvoir ! Ce mouvement repose sur la non-convergence des luttes. Au contraire, les luttes cohabitent conflictuellement. Dans un premier temps, le succès est énorme : il s’étend du Rio Grande jusqu’à la Terre de Feu. Les Indiens et les paysans occupent les terres, ils font du troc, ils réquisitionnent des usines. En 2001, en Argentine, une insurrection pousse même à la démission quatre gouvernements successifs. La force et la faiblesse de ces puissants mouvements horizontaux consistent à ne pas penser pas en termes de pouvoir. Ils n’ont ni programme ni souci de faire converger les luttes. Leur seul mot d’ordre : « Qu’ils s’en aillent tous ! » Des larges assemblées populaires se forment. Les militants peuvent intervenir dans ces forums, mais pas en tant que militants. Ils doivent avant tout appartenir à une situation concrète.

Pourquoi ces mouvements populaires ont-ils échoué à changer la société  ?

L’échec de ces luttes tient à un défaut d’imaginaire alternatif. Il leur a été difficile d’aller au-delà de leur multiplicité conflictuelle et de trouver des modes d’agencement pour la gestion du pays. Tous ces mouvements radicaux reposaient sur un imaginaire de survie sans autre vision, ne sachant pas identifier plus généralement le sens de leur action. Lorsqu’il a fallu passer à l’organisation politique, faute d’une vision philosophique et politique, de pouvoir penser leur geste et de dire à quoi pourrait ressembler le monde d’après, ces mouvements ont manqué le tournant. Ils n’ont toutefois pas été infructueux.

De quoi ces mouvements alternatifs ont-ils accouché  ?

Ils n’accouchent pas d’une forme politique capable de gérer la complexité des aspirations populaires, certes. Mais, petit à petit, les plus honnêtes des militants de gauche, ceux qui n’ont cessé de lutter, souvent sortis des geôles de la dictature, et qui avaient les mains propres – Chávez, un ancien putschiste élu au Venezuela, le révolutionnaire Evo Morales, un Indien devenu président en Bolivie, Lula au Brésil, Kirchner en Argentine… – ont gagné les élections. Autour des années 2000, ces gouvernements de gauche ont permis aux libertés démocratiques de s’établir, de façon générale. Même la presse issue des milieux militaires réactionnaires, par exemple, a eu la liberté totale de critiquer le gouvernement. Mais ils sont demeurés assez faibles sur la scène internationale et dépendants sur le plan économique des exigences du Fonds monétaire international, de l’influence américaine et du modèle économique préexistant sur le continent.

« Les gouvernements de gauche ont enclenché d’immenses révolutions civiques et sociales, mais ils n’ont pas su accoucher de nouveaux modèles de propriété et de production »

Ces gouvernements de gauche représentés par des figures impeccables de la résistance à la dictature, accueillis avec une grande ferveur populaire, sont aujourd’hui accusés de malversations, destitués ou sur le point de l’être presque partout, comme Dilma Rousseff au Brésil. Doit-on en conclure que le pouvoir est un lieu de corruption  ?

Dans l’Engrenage, qu’il écrit d’abord sous le titre Les Mains sales, Sartre imagine un homme parfaitement honnête qui parvient au pouvoir dans un pays riche en pétrole après avoir chassé un chef corrompu. Mais dix pages plus loin, le lecteur découvre que ce nouveau chef est tout aussi corrompu !

Sartre entend montrer qu’il ne s’agit pas d’une affaire personnelle, mais qu’il est impossible de garder les mains propres lorsqu’on se mêle de politique et d’économie. Là, « la pureté, c’est un luxe ». Cependant, il n’a pas le loisir d’exposer vraiment la cause de cette corruption. À mon sens, elle ne repose pas sur l’ivresse du pouvoir ou sur l’avidité, mais sur le fait que le pouvoir central est un lieu d’impuissance. Les nouveaux gouvernements démocratiques ne sont pas parvenus à renverser la structure de pouvoir et de production existante, car dans les limites de la démocratie, il est heureusement impossible de faire table rase. Même Lula a admis durant son mandat n’avoir pas su se passer de la corruption pour permettre le vote de lois utiles, pour avancer. Avoir une majorité absolue, être désiré par tous, gagner les élections ne suffit pas, depuis la place centrale du pouvoir, à changer profondément la structure. Le seul changement radical possible est un changement lent depuis la base.

Ainsi, les gouvernements de gauche ont enclenché d’immenses révolutions civiques et sociales, mais ils n’ont pas su accoucher de nouveaux modèles de propriété et de production. Pire, ils ont financé les réformes sociales et civiques avec l’argent issu des immenses monocultures d’OGM, du pétrole, et des mines exploitées à ciel ouvert, selon un mode de production centralisé et un modèle économique qui ne fonctionne qu’avec des arrangements clientélistes. La condition des plus pauvres s’est améliorée temporairement, mais sans assurance pour l’avenir et au prix d’un énorme désastre écologique.

Lire la suite en cliquant ici.

Fin de l’article

Fédérer les luttes plutôt que de les faire converger ?

Première question qui se pose : Le mot convergence

Le mot convergence implique une conception réductrice dans la mesure où les revendications et propositions de changements socio-politiques issues de différents courants devraient converger en un seul un seul point. On risque alors de se confronter au processus de ponctualisation décrit dans théorie de l’acteur–réseaux.

Cela aboutit à une sorte de nécessité fonctionnelle de représenter plusieurs acteurs par un seul, un corpus d’idées plus ou moins hétérogènes par une synthèse homogénéisante . On retrouve dans ces conditions la démarche classique de la représentation qui est remise en cause depuis plus de 10 ans avec la crise de la représentativité politique. Si des porte-parole de chaque mouvement est encore concevable, la ponctualisation de ceux-ci en un seul est devenu difficilement acceptable.

La deuxième question concernant la convergence est l’hétérogénéité sociologique des différentes couches de la population.

Dans l’idée de convergence des luttes dans le mouvement ouvrier, il existait autrefois une relative homogénéité des conditions d’existence et des représentations sociales.

Les statuts se sont diversifiés non seulement dans l’ensemble de la population salariée mais aussi dans la population ouvrière faisant émerger des problèmes spécifiques selon les professions et les niveaux de qualification.

Néanmoins cette non homogénéité n’est tout de même pas complètement nouvelle puisque Marx, Lénine et d’autres parlaient déjà au XIXe siècle "d’aristocratie ouvrière" pour désigner les ouvriers les mieux payés.

Néanmoins, en 2014 les salariés constituent 89,4 % de la population active (le nombre d’actifs non salariés étant de 2,8 millions) et partagent des préoccupations communes : niveau de salaire, protection sociale, niveau de précarité (menace du chômage), retraite, etc. rendant possible différentes convergences de lutte.

Un certain nombre des non-salariés (petits commerçants et artisans, petites entreprises,…) soumis à une concurrence féroce et sont souvent tributaires de groupes plus importants peuvent aussi partager des préoccupations communes avec les salariés.(incertitude du lendemain, faiblesse du pouvoir d’achat, endettement,…).

On peut aussi mentionner des différences de modes de de vie entre les populations urbaines et les populations rurales. Une différenciation peut même s’établir entre les populations urbaines : celle des zones pavillonnaires et celle des cités, celle du centre-ville et celle de la périphérie. Ainsi, les facteurs territoriaux peuvent être à l’origine de communautés d’intérêts et d’expériences.

D’autres facteurs sociétaux liés à l’immigration, l’ethnicité, la religion exacerbés par une idéologie réactionnaire actuellement en expansion sont aussi des paramètres à prendre en compte.

Au-delà de leur diversité, ces différentes catégories sociales partagent une communauté de destin : celle d’être sous la domination économique et idéologique d’une classe dominante.

Cette domination idéologique n’est pas sans conséquences sur le niveau de conscience politique non seulement d’une population résignée mais aussi représentations sociales et politiques des différents acteurs des luttes sociales. Cette influence explique en partie les divisions idéologiques existant au sein du mouvement social, sachant que les médias constituent le bras armé de la grande bourgeoisie pour assujettir la classe dominée et la diviser.

La troisième question est l’élargissement du champ de convergence. Les luttes ne sociales ne se mènent plus seulement essentiellement dans la sphère de la production, comme autrefois, mais aussi dans d’autres secteurs. Défense des consommateurs et des usagers de différents services, différentes luttes sociétales (sans-papiers, sans abris, féminisme,…), les luttes écologistes mettent en mouvement des citoyens d’horizons très divers.

Mais au-delà de cette diversité, la lutte pour la protection de l’environnement, la protection de la santé, etc. sont des sujets de convergence qui dépassent la sphère de la production et les différences de statuts sociaux.

La quatrième question est la nature de l’objet de la convergence. Autrement dit, convergence des luttes : pourquoi faire ? Quels sont les objectifs, quelle est la finalité ?

Les différents courants actifs sont- ils capables de se fixer un but commun ?

Lorsque ces buts ont un caractère défensif et localisé sur un problème : par exemple, la question des retraites, le retrait de la loi travail, la convergence est relativement simple à réaliser pour les mouvements qui partagent le même but

Lorsqu’un but a un caractère offensif et global (par exemple, prendre le pouvoir central et changer la société), la question devient nettement plus ardue. Le niveau de complexité et l’étendue du but à atteindre sont des paramètres déterminants. Le niveau de formation économico – politique des acteurs et de l’ensemble des citoyens est décisif.

La cinquième question est donc la convergence des luttes est la prise de pouvoir.

D’abord la convergence des luttes n’aboutit pas forcément à un changement de régime politique : on se souvient des événements de mai 68 qui ont été suivis par l’élection d’une assemblée nationale très à droite.

D’autre part, comme le souligne Benasayag à juste raison , la prise du pouvoir central ne conduit pas forcément à un changement radicalement progressiste de société si le nouveau gouvernement reste prisonnier de la domination économique de l’appareil productif et culturel déjà en place.

Dans ce cas, en effet, le pouvoir central est un puissant à résoudre les problèmes économiques et sociaux où les inégalités sociales restent considérables.

Mais tant bien même que ce nouveau pouvoir adopterait des mesures radicales sur le plan économique en rupture avec le système capitaliste existant, cela ne suffirait pas à transformer réellement dans un sens radicalement progressiste et démocratique la société comme l’a montré l’expérience de l’URSS par exemple.

Alors doit-on se résigner à ce que le système s’écroule de lui-même demain ou dans 1000 ans ?

La sixième question est l’articulation entre le local et le global. Il faut éviter deux naïvetés : celle qui consiste à penser que la simple prise du pouvoir central par des représentants du peuple armés de bonnes intentions suffit à transformer la société profondément ; L’autre consistant à croire au tout pouvoir des mouvements locaux et fractionnés pour changer la société .

La prise du pouvoir central par des gauches élitaires a pu apporter quelques progrès sociaux substantiels. Ces progrès sont restés très limités et n’ont pas fait disparaître les grandes inégalités sociales.

Des actions locales et ciblées ont permis de développer des mouvements de solidarité divers, de progresser socialement sur un certain nombre de points (droits des femmes, droits et protection de l’enfant, …). Elles ont pu aussi rendre possible une certaine conscientisation politique et la mise en œuvre de nouvelles pratiques sociales ( monnaies locales, échange de savoirs, création d’espaces de démocratie délibérative …) pour une frange de la population.

Ceci étant dit, l’atomisation des mouvements sociaux ne peut être vue que favorablement par une grande bourgeoisie capable de déployer des trésors d’imagination pour appliquer sa devise : "diviser pour régner".

Il s’agit en fait de mener de front une organisation globale permettant de changer le pouvoir central et de développer des organisations locales autogérées permettant de préserver la diversité des initiatives et des courants de pensée.

D’autre part, il est possible de créer des réseaux entre champs d’activité locaux au niveau régional, national et européen voire mondial. D’ailleurs, ce genre de réseaux existe déjà.

La septième question qui en découle est l’articulation entre organisations verticales et organisations horizontales.

Le mouvement social français hérite de deux traditions et expériences de lutte : l’une attachée à la verticalité et la planification des actions : c’est celle des organisations syndicales et politiques notamment, l’autre attachée à l’horizontalité et à la créativité spontanée de l’auto organisation.

Après des décennies de luttes intestines et de défiance réciproque, une élévation du niveau de conscience politique et des connaissances en sciences humaines des militants de ces deux types de courants de penser et d’agir devrait permettre de mutualiser leurs savoirs pour élaborer une synthèse entre ces deux approches contradictoires, pour réaliser en quelque sorte une unité dialectique exploitant constructivement la conflictualité. Il faut donc à la fois favoriser l’initiative et l’auto organisation citoyenne locale et régionale et en même temps encourager la construction de systèmes de coordination verticale.

Pour reprendre l’expression de Dominique Rousseau, il convient de radicaliser la démocratie par une pratique politique locale rendant actifs les citoyens dans la construction de leur cadre et conditions de vie notamment. De telles expériences n’ont rien d’utopiques puisqu’elles ont ont déjà été réalisées dans certains pays. (voir annexe).

Les assemblées territoriales et parlementaires ne doivent être plus qu’un rouage parmi d’autres dans une construction démocratique au service de l’intérêt général et du commun.

Cette participation des citoyens à tous les niveaux de la vie sociale, économique, culturelle, et politique ne reste qu’un vœu pieux si les conditions suivantes ne sont pas réunies.

1)Il est nécessaire que les citoyens aient du temps libre pour exercer cette activité démocratique.

2) Il est nécessaire qu’ils en aient la motivation , ce qui nécessite la conscience que dans une société le pouvoir des élus politiques est déterminant (détermination du niveau du SMIC, des retraites, du fonctionnement des services publics, déclaration de guerre, contrôle de la vie économique, etc.) Le pouvoir central n’est pas impuissant : c’est lui qui fait les lois, qui les fait appliquer, qui vote les budgets, c’est lui qui déclare la guerre,…Le problème fondamental est de savoir quels intérêts serve cette puissance.

3) Il est nécessaire qu’ils acquièrent progressivement une formation concernant les différents sujets concernant de la vie de la cité, de leur environnement.

4) Il est nécessaire que les citoyens se donnent les moyens pour développer leurs capacités oratoires pour exprimer leur pensée, ce qui est actuellement réservé aux représentants des syndicats, associations, partis, suspension.

La huitième question est celle de la prise du pouvoir. Pour que le peuple puisse prendre le pouvoir central de manière à ce que celui-ci serve non pas les intérêts d’une classe dominante oligarchique mais l’intérêt général et le commun, Il est alors nécessaire que le peuple en mouvement dispose d’un programme politique (clair et réalisable) de gouvernement mais aussi d’un projet de société alternatif de développement humain et reposant sur d’autres bases anthropologiques. (Voir par exemple l’ouvrage de Jacques Généreux : L’Autre société)

Ce programme doit prévoir des changements structurels considérables dans l’économie, dans le champ de la culture et de l’information en repensant, par exemple, tant la propriété que de l’organisation.des entités productives à la lumière du Commun.

D’importants changements institutionnels doivent être mis en place. (changement de république) Les élus doivent être révocables, sans possibilité de cumul de mandats dans l’espace et dans le temps, ayant obligation d’avoir un casier judiciaire vierge. (absence de crimes ou de délits). Les citoyens doivent avoir un pouvoir de contrôle et de gestion à tous les niveaux de l’État, des organismes administratifs, des sociétés nationales industrielles et financières,…).

Pour éviter de sombrer dans le tout État , le tout privé le champ économique est divisé en trois secteurs : un secteur socialisé (des sociétés nationalisées, sociétés territoriales, …), un secteur de l’économie sociale et solidaire (coopératives, associations, mutuelles) , un secteur privé où l’entreprise n’est pas simplement un lieu de production mais aussi un lieu de lien social où les travailleurs deviennent aussi citoyens dans leur entreprise.

La proportion de chacun de ces secteurs est fixée dans le programme et ensuite modifiable par décision des organisations élues et contrôlées par les citoyens. L’objectif est que l’État et les entreprises socialisées restent sous contrôle populaire et d’empêcher la formation d’une nouvelle nomenklatura Toutes les assemblées doivent refléter la réalité sociologique de la population notamment par la présence de plus de 50 % d’ouvriers et d’employés.(Ils constituent 52 % de la population active)

La neuvième question est la réalisation possible d’une telle issue avant un siècle et une troisième guerre mondiale.… Une solution très proche existe : c’est la preuve par 9 . Il suffit de cliquer ici pour y avoir accès.

Annexe.

Voici une série de diffusions de France Culture dans l’émission Cultures monde de Florian Delorme (du 23/05/2016 au 26/05/2016) qui traitent de la crise de la représentation partisane, des expériences de démocratie locale participative et délibérative dans différents pays avec leurs apports positifs et leurs limites. On y trouve, entre autres, une bonne analyse du mouvement des indignés et de Podemos ; les apports et les limites des outils numériques dans la construction de nouveaux outils d’action démocratique.

Cliquez sur chaque numéro pour accéder aux émissions ou aux vidéos.

Cinq étoiles, Podemos, AFD : Changer la donne (1)

De Trump à Duterte : s’affranchir des partis (2)

Indignés, Occupy, Global Debout : raviver le combat d’idées (3)

Ré-enchanter le politique Après Porto Alegre, inventer la démocratie délibérative (4)

Démocratie délibérative, Réflexion sur l’exemple du G1000 | Formation Attac Bruxelles (5) Vidéo . ATTAC (30/05/2014 (

L’expérience du G1000 de démocratie participative en Belgique (6) (novembre 2011) Vidéo Euronews.

Hervé Debonrivage


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