10 février 2016 : Jean-Luc Mélenchon propose sa candidature

mercredi 15 février 2017.
 

C’était il y a un an pile : Jean-Luc Mélenchon proposait sa candidature à la présidentielle.

* ... La démarche initiée et poursuivie depuis n’a rien à voir avec la précédente. Jean-Luc Mélenchon prônant l’émancipation, il “ joint le geste à la parole” et s’émancipe lui-même d’emblée de la tutelle de quelque parti que ce soit, du carcan que cela peut imposer, et des “règles”, peut-être intangibles mais réelles, que cela implique dans les “compétitions” électorales et dans la vie politique en général.

* « Vous êtes un homme seul », lui dira le fraudeur Cahuzac sur un plateau de télé, et l’accusation se voulant infamante de « candidat auto-proclamé » le poursuit encore, reproche que curieusement je n’ai jamais entendu à l’encontre du banquier Macron, jamais élu nulle part et passé direct du business à la candidature via le gouvernement Hollande, où il fut un médiocre ministre, visiblement plus missionné par des intérêts privés que dévoué à l’intérêt général.

* Mais au fond, on voit clairement ce que pointait l’ancien ministre du fisc exilé fiscal : « seul », c’est-à-dire sans « appareil » politique dûment répertorié, étiqueté, et finalement accepté par le système lui-même. Comme si, après avoir commis l’hérésie de claquer la porte du tout-puissant PS et s’être carrément retourné contre lui – ce qui est quand-même d’une toute autre envergure que la farce des frondeurs en caramel mou, Mélenchon récidivait en s’affranchissant définitivement de « la caste », si tant est qu’on ait pu réellement l’y ranger un jour, et considérait qu’il n’avait désormais plus aucun compte à lui rendre ou d’ordre à recevoir d’elle.

* Quand on ajoute à cela qu’il ose depuis 2011 faire l’affront au « parti médiatique » de le dénoncer comme « la seconde peau du système, aux mains de l’oligarchie », on m’accordera sans me coller l’inepte stigmate du « fan » que le bonhomme puisse encore me surprendre et forcer en moi à son égard une forme de respect.

* Voilà pourquoi aujourd’hui, un an après, je suis impliqué bien au delà de tout ce que j’aurais pu imaginer, et de ce que j’écrivais alors, et d’autant plus que la dynamique est maintenant flagrante, qu’elle se renforce parce que le cap est tenu, que la démarche initiale est respectée. Et elle se renforcera encore si chacun-e la comprend, sait l’expliquer à son tour, et s’emploie à le faire jusqu’à la dernière seconde.

* À vrai dire je ne supporte plus le discours exigeant le « ralliement » entre Untel et Untel, chefs de clans divers, « pour faire gagner la gauche », sous peine de défaite au profit de l’extrême droite, blablabla. Mais quelle gauche ? Je préfère « faire gagner le peuple ».

* Si nous perdons c’est que nous n’aurons pas su convaincre les millions de gens éloignés de tout ça que soutenir ce projet revenait pour eux à défendre leurs propres intérêts et s’offrir une vie meilleure dans une société assainie. En aucun cas parce que nous aurons refusé de retomber dans des arrangements électoralistes avec le dernier poulain en date de quelque écurie politique que ce soit. Bien au contraire : c’est la fidélité à cet engagement premier qui nous fera éventuellement gagner. On ne fait pas la politique du 21e siècle avec un logiciel des années 80. Sauf à prendre le risque de sombrer dans les poubelles de l’Histoire – funeste destinée qui en menace désormais plus d’un, tout intouchables qu’ils se croiraient.


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