Benoît Hamon : dangereuse incohérence politique dans un contexte demandant ordre et clarté

lundi 6 novembre 2017.
 

Être ou ne pas être réellement socialiste, voilà la question.

À la suite des primaires dites de gauche, Benoît Hamon doit faire face à une multitude de contradictions dont la gestion relève de la mission impossible si l’on veut rester dans un espace intelligible.

Cliquez les numéros entre parenthèses pour accéder aux sources

I –Quelques enseignements de la primaire dite de gauche.

1 – Rappel des résultats.

Benoît Hamon : 1er tour 596 647 voix soit 36,51% 2 ème tour 1 181 872 soit 58,7 %

Manuel Valls : 1er tour 521 238 soit 31,90 % 2 ème tour :831 871 soit 41,3

Arnaud Montebourg 1ertour : 290 070 soit 17,75 % Au second tour, 72 % des électeurs ayant voté pour lui se sont reportés sur Hamon.

Voir source pour les autres candidat au premier tour

Source : Wikipédia (1)

2 – Rappel concernant le congrès de Poitiers du PS en juin 2015.

Rappelons qu’au congrès de Poitiers du PS 2015, la motion B de Benoît Hamonremportait 28,5% des voix des adhérents du PS, la motion défendue par Cambadélis –Manuel Valls était largement majoritaire avec 60 % à laquelle s’adjoignit la motion D proche de A avec 9, 5 %.

Source : Wikipédia (2)

3 – Sociologie des électeurs de la primaire dite de gauche.

Source : LCP (3)

a) Approche globale.

Un tiers des votants de la primaire se disent proches du PS. Les sympathisants du Parti socialiste ne représentent que 37% des personnes ayant voté au premier tour de la primaire, selon notre sondage Harris Interactive, réalisé pour Public Sénat et LCP-AN.

Parmi cet électorat, 22% se dit proches de la gauche hors-PS, 18% de la droite, du centre ou du Front national. 15% se disent sans préférence partisane.

b) Approche par candidat et par proximité politique.

Manuel Valls est le candidat qui a le plus convaincu sa famille politique. Parmi les personnes ayant voté pour lui, 56% sont sympathisants du Parti socialiste, contre 37% chez Benoît Hamon

Quant à la gauche hors-PS, elle forme 32% de l’électorat de Benoît Hamon, 22% de celui d’Arnaud Montebourg, et 14% de celui de Manuel Valls.

Chez Arnaud Montebourg, 25% de ses électeurs se disent sympathisants de la droite, du centre ou du Front national. (Arnaud Montebourg a donc l’électorat le plus à droite). Cette part tombe à 14% chez Manuel Valls, et même 10% chez Benoît Hamon. Certains électeurs n’expriment pas de préférence politique.

c) Approche par candidat et par âge.

Le sondage nous apprend également que Manuel Valls est le candidat qui a le plus convaincu les jeunes : 28% de ses électeurs sont des 18-34 ans, contre 23% chez Benoît Hamon, et 22% chez Arnaud Montebourg. Il est également celui qui a le plus mobilisé les inactifs : ils représentent 40% de son électorat, contre 38% chez Arnaud Montebourg et 34% chez Benoît Hamon. Au total, les inactifs représentent 36% des personnes ayant voté à cette primaire.

d) Approche par candidat et par critères de choix.

Dans les éléments qui ont « joué beaucoup » dans la décision des électeurs, l’honnêteté du candidat choisi est citée en premier (55% des électeurs), devant le projet du candidat (54%). En troisième et quatrième motivation, on retrouve la volonté de s’assurer que le candidat soit présent au second tour (50% des électeurs), et la personnalité du candidat (46%).

Chez les électeurs de Benoît Hamon, c’est le projet du candidat qui arrive en tête des motivations de vote : 65% des personnes ayant voté pour lui estiment que cet élément a « joué beaucoup » sur le choix. Chez Arnaud Montebourg et Manuel Valls, cette proportion atteint 54% et 43%.

La première motivation des électeurs de Manuel Valls est sa capacité à battre le Front national lors de la présidentielle (une raison invoquée par 55% de ses électeurs).

e) Les motifs de non-participation

Différentes raisons expliquent le fait de ne pas être allé voter. L’absence de confiance dans les responsables politiques est citée par 73% des personnes concernées.

L’absence d’intérêt arrive en deuxième position (citée par 68%). Le candidat désigné n’a aucune chance de gagner la présidentielle : cette affirmation est la troisième la plus évoquée par les Français qui ont refusé de participer à la primaire. Enfin, 52% de ces personnes estiment que le fait de ne pas participer à la primaire est un moyen d’exprimer son mécontentement à l’égard de la politique de François Hollande.

L’enquête a été réalisée en ligne le dimanche 22 janvier 2017, sur un échantillon de 6223 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus, dont 934 électeurs au premier tour de la primaire organisée par le Parti socialiste et ses alliés. Elle a été organisée selon la méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).

II – Conséquence immédiate : absence d’assises idéologiques claires pour B. Hamon

Il résulte de tous ces résultats une fragilité politique de la représentativité de Benoît Hamon de quelque courant idéologique ce soit. Ainsi, le nombre d’électeurs de gauche sympathisants PS s’élève à 37 % et celui de la gauche hors PS à 32 %. Ainsi, BH doit pour une part importante son élection à des électeurs Front de gauche ou EELV. Et n’oublions pas que si BH remporte l’élection avec plus de 58 % des voix, seulement environ un tiers des électeurs sont proches du PS.

Ainsi le paradoxe apparent selon lequel l’opinion des adhérents du PS est majoritairement favorable à la politique de Manuel Valls et défavorable à celle de BH alors que l’opinion des électeurs de la primaire est inversée s’explique par le fait que bon nombre d’électeurs sympathisants du PS et favorables à la politique de droite du PS ne se sont pas déplacés alors que des électeurs de gauche hors PS ont voté BH.

Cette primaire conduit donc non pas à une clarification mais à une confusion politique encore plus grande. Benoît Hamon se trouve ainsi obligé de gérer une situation confuse et contradictoire dont les conséquences ne vont pas tarder à s’exprimer crescendo à la suite de cette primaire.

III – Benoît Hamon gardien de nuit au PS.

Benoît Hamon va se retrouver de plus en plus seul pour finalement sauver du naufrage une coquille presque vide.

1 – D’abord, on assiste à une charge des "réformateurs" du PS.

Voici un article évoquant la situation. Les Réformateurs du PS à l’offensive contre Benoît Hamon Par Stéphanie Lerouge . Le 28/02/2017 mis à jour à 12h43

Source : Voix du Nord Le 28/0 2/2017. (4)

"Poussée de fièvre et inversion des rôles : le Pôle des Réformateurs, l’aile droite du PS, a lancé mardi une fronde contre le candidat du parti à la présidentielle Benoît Hamon, l’accusant de représenter une "gauche radicalisée" et de s’être enfermé dans une "impasse stratégique".

Le secrétaire d’Etat au Développement, Jean-Marie Le Guen, a porté la charge la plus violente, mardi matin sur RTL.

Benoît Hamon s’est isolé en tenant un discours extrêmement radical (...) Aujourd’hui, Benoît Hamon (...) c’est un programme de rupture avec sa famille politique (...) C’est une impasse stratégique", a déploré le député de Paris, proche de Manuel Valls et fondateur du Pôle des Réformateurs avec Gérard Collomb, aujourd’hui proche d’Emmanuel Macron.

« Dans l’état actuel des choses, moi et des dizaines et des dizaines d’autres parlementaires, nous ne pouvons pas donner notre parrainage à Benoît Hamon », a-t-il déclaré.

Même mécontentement du député Philippe Doucet, "Réformateur" proche de l’ancien Premier ministre. Benoît Hamon « ne transcende pas sa victoire. Il a passé trois semaines pour 1% de l’électorat (celui de Yannick Jadot, NDLR), il a passé un temps infini pour essayer de boire un café avec Jean-Luc Mélenchon qui à la fin (...) lui a fait une fin de non recevoir. Et pendant ce temps-là, on sait (...) que 50% des électeurs de François Hollande en 2012, s’apprêtent à voter Emmanuel Macron », a déploré sur BFMTV le député du Val d’Oise, quelques minutes avant une réunion des Réformateurs.…"

Lire la suite en cliquant sur le lien précédent.

2 – L’hémorragie des cadres du PS vers le grand attracteur Macron : un chaos déterministe !

Au 11 mars 2017, on comptait 195 élus socialistes qui se sont ralliés a Macron. Source : 20 minutes. (5)

Mais le bal des ralliements à Macron se poursuit : c’est maintenant le tour de Valls : " « Tristesse » ou « mépris » après l’annonce par Valls de son soutien à Macron La décision de Valls de voter pour Macron au premier tour de la présidentielle a provoqué de violentes réactions dans son camp. La droite dénonce la « continuité » de l’équipe Hollande".

Source : Le Monde du 29/03/2017. (6)

Comme le titrait déjà le journal libéral L’Opinion du 2 février : Benoît Hamon : mission impossible ? (7)

3 – Quelle campagne pour BH ?

Benoît Hamon : une campagne sans le PS ? Source : Europe 1. (8)

4 – Benoît Hamon est– il crédible ?

Alors évidemment, on peut se poser la question : la candidature Hamon a-t-elle un sens ? D’où un billet de blog sur Mediapart : L’arnaque de Benoît Hamon (9)

Selon ce billet, c’est par opportunisme politique et pour pouvoir profiter de la puissance de feu de la machine électorale PS avec tous ces réseaux que Benoît Hamon reste au PS.

Peut-être, mais lui seul le sait vraiment. Mais un autre paramètre est à prendre en compte.

5 – Benoît Hamon est lié aux dirigeants du PS par divers liens.

Il n’est pas question ici de faire quelques reproches ou procès d’intention à Benoît Hamon et sa ccompagne, chacun étant libre d’exercer la profession qu’il veut, mais simplement de signaler quelques faits, montrant les interrelations entre acteurs de la vie politique et économique.

Gabrielle Guallar compagne de Benoît Hamon est actuellement responsable des affaires publiques au sein du groupe LVMH,(depuis 2014) elle fait partie du secrétariat général de l’entreprise.

Elle a défendu la loi Macron dans une commission spéciale du Sénat en mars 2015 "Aujourd’hui, Gabrielle Guallar a hérité de nombreux dossiers comme celui sur la circulation automobile à Paris et notamment l’accès du futur palace de la Samaritaine. Travail du dimanche, travail de nuit, place de la voiture, autant de sujets qui cognent avec les positions du nouveau leader socialiste. " Rappelons que le groupe LVMH est dirigé par Bernard Arnault, première fortune de France.

Source : Magazine Challenges du 11/02/2017. (10)

Une autre information intéressante est la connexion de Benoît Hamon avec la maire PS de Paris Anne Hidalgo.

"…La discrète conseillère a aussi participé aux négociations autour du Jardin d’acclimatation, dans le cadre du renouvellement de la concession de la Ville de Paris au groupe LVMH. Autant de sujets qui l’amènent à fréquenter des élus notamment parisiens. Ca tombe bien : comme directeur de campagne, Benoît Hamon a choisi Jean-Marc Germain, dont l’épouse n’est autre qu’Anne Hidalgo, le maire de Paris…avec laquelle LVMH discute de l’épineux chantier de la Samaritaine (Le Canard enchaîné, 01/03/17).…"

Source : article de Breizh du 19/03/2017 intitulé "Bernard Arnault n’est pas hostile au revenu universel !" (11)

Indiquons par ailleurs qu’après la victoire de Benoît Hamon à la primaire, elle le soutient publiquement pendant sa campagne.

Source : Le Figaro Madame du 24/01/2017. (12)

À la lumière de ces informations, vient alors à l’esprit d’un lecteur fidèle du Monde diplomatique un article de ce mensuel paru en novembre 2007 intitulé : l’oligarchie, le parti socialiste et Bernard Henri Lévy (BHL). On trouve dans cet article la présence de Bernard Arnault.

URL source (13) Cet article vieux de plus de neuf ans, disponible gratuitement en ligne, garde toute sa puissance d’éclairage aujourd’hui.

Alors un petit jeu de mots pour se détendre : BH est-il un BHLL sans zèle ?

En résumé : Benoît Hamon est redevable au PS de sa formation politique, de sa réussite professionnelle comme homme politique. Il peut encore utiliser la puissance – réseau de cet appareil politique pour continuer sa carrière et doit aussi tenir compte de la situation professionnelle de son épouse.

En raison de tous ces éléments, on voit mal Benoît Hamon se rallier à Mélenchon.

À ces explications on pourrait évidemment ajouter des raisons idéologiques : divergences vis-à-vis de la politique économique européenne, divergences concernant la sortie de l’OTAN, divergences sur le revenu universel. Mais on peut toujours se poser la question : ces divergences ne sont-elles pas en réalité des alibis destinés à voiler les véritables raisons ?

IV– La stratégie PS de Benoît Hamon.

Dans la logique de ce qui est décrit précédemment, reste à BH la mission de réduire le plus possible l’électorat de la France insoumise et Mélenchon.

Mais comme on l’a vu, ces électeurs n’ont pas forcément une mémoire de poisson rouge et l’appui de Bernard Cazeneuve à Benoît Hamon n’est pas fait pour les convaincre.

On a vu par exemple comment la notion de revenu universel martelée par tous les médias est un cheval de Troie contre la campagne de Mélenchon ainsi que l’utilisation politicienne de Piketty. (Voir annexe)

Mais ce faisant, il est obligé de renvoyer un discours de gauche qui provoque alors la fuite d’un certain nombre de socialistes vers Macron.

Alors, comment le PS gère-t-il toutes ces contradictions ?

Le PS instrumentalise la situation de la manière suivante :

– L’entreprise PS oriente une partie de ses activités vers la gauche pour prendre des parts de marché électoral sur l’électorat de gauche hors PS notamment mélenchonien.

Dans cette perspective, Benoît Hamon apporte une caution de gauche à un PS en perdition et permet au navire de ne pas couler. Le revenu universel sert alors de bouée de sauvetage et de balise de gauche.

Mais cette entreprise de gauchissement du PS au travers de Benoît Hamon ne peut provoquer que la perplexité des électeurs informés sachant que le conseil national du PS a validé la candidature pour les législatives de Myriam El Khomeri auteur avec Macron de la loi la plus réactionnaire et contestée du quinquennat Hollande et que d’autre part Benoît Hamon est soutenu Bernard Cazeneuve, Le Monsieur super– répression du même quinquennat. On mesure ici l’ampleur de l’incohérence politique de Benoît Hamon.

– L’autre partie, orientée à droite, est externalisée (pour améliorer la compétitivité) vers la société anonyme et filiale Macron. Celle-ci est ovationnée et hyper promotionnée par tous les médias.

Selon ce plan , ni Hamon, ni Mélenchon ne peuvent arriver au deuxième tour. Cela permet alors à la filiale Macron de concourir au deuxième tour avec ses collaborateurs patentés PS. Il n’est pas alors impossible que Benoît Hamon soit récompensé par un poste de ministre pour avoir neutralisé Mélenchon si Macron était élu président.

Mais une telle stratégie est anéantie si le score de France insoumise dépasse de loin celui de Benoît Hamon.

D’où un déploiement de forces tout azimut des médias pour neutraliser l’influence de France insoumise. Voir notre article en annexe.

V– L’erreur stratégique de Benoît Hamon.

Mais la stratégie PS de BH peut s’avérer être sans issue et même constituer un préjudice pour sa carrière politique ultérieure .

La probabilité que BH arrive au deuxième tour est faible alors que celle de EM est forte. Il n’est pas du tout évident qu’en cas de duel Macron – Le Pen, Macron soit victorieux.

Ainsi, comme aux États-Unis, l’effacement de Mélenchon, comme celui de Sandhurst, peut aboutir à la victoire de l’extrême droite. Et dans ce cas, Benoît Hamon serait en partie responsable de cette situation en ayant contribué à neutraliser la possibilité pour Mélenchon d’arriver au deuxième tour. Remarquons que le PCF a eu l’intelligence politique de ne pas prendre un tel risque en présentant un candidat communiste.

Mais un deuxième scénario est tout à fait possible : Le niveau de militantisme de France insoumise, est suffisamment élevé pour neutraliser la campagne d’effacement médiatique et permettre à Mélenchon de largement devancer le candidat PS et même franchir la barre du deuxième tour. Dans ce cas, la perspective de carrière politique de Benoît Hamon est fortement compromise. d’autant plus que celui-ci aura tenté de siphonner d’une manière déloyale l’électorat de Mélenchon.

D’où la sagesse de Mélenchon en invitant pendant cette campagne Benoît Hamon à ne pas se poser en rival de France insoumise et inversement d’axer les efforts de France insoumise à convaincre les indécis plutôt que de convaincre les sympathisants de Benoît Hamon.

Un tel pacte permet ainsi de préserver l’avenir en rendant possible une collaboration avec Benoît Hamon. Mais une telle réciprocité est difficile à respecter si l’entourage de BH fait des opérations de marketing politique à destination des électeurs potentiels de Mélenchon.

Il existe une alternative stratégique pour Benoît Hamon et qui est d’ailleurs envisagée par bon nombre d’électeurs de gauche : se rallier à la candidature de Mélenchon celui-ci n’étant pas embringué dans des combinés d’appareils et ayant une ligne politique indépendante et claire. Ainsi la probabilité pour Mélenchon de participer au deuxième tour deviendrait d’autant plus élevée. Il est alors évident que dans cette perspective, en cas de victoire de Mélenchon, Benoît Hamon se verrait confier un rôle central dans le pouvoir politique institutionnel ou dans la recomposition de la gauche.

Mais cette stratégie gagnante repose essentiellement sur la force des convictions et non sur des considérations probabilistes de carrière.

Répétons-le, on ne voit pas sur quelle légitimité repose l’idée véhiculée par les médias selon laquelle ce devrait être Mélenchon qui aurait l’obligation de se rallier à Hamon et non pas l’inverse.

Du côté Hamon un appareil politique discrédité de quelque 40 000 adhérents et aucune ligne politique cohérente, de l’autre un mouvement citoyen fort de plus de 300 000 participants et une ligne politique parfaitement cohérente. D’un côté, un programme improvisé deux mois avant l’élection sans grand support collectif, de l’autre un programme chiffré élaboré depuis plusieurs mois avec une forte implication collective.

Et on voudrait que la France insoumise se fonde dans un magma incohérent anéantissant une cohérence politique qui a demandé plusieurs années de travail collectif ? (Le programme l’avenir en commun et la continuation de l’humain d’abord de 2012).

Les médias dissimulent ces faits aux électeurs pour provoquers à l’égard de Mélenchon un comportement de rejet le rendant impensable de cette absence d’unité ! Encore une fois, une telle manipulation ne peut reposer que sur l’ignorance des faits et l’amnésie.

Mais le militantisme de la France insoumise, la qualité des interventions télévisées des porte-parole de France insoumise et de Mélenchon dans ses meetings vont créer une dynamique telle que ces faits seront largement connus et que l’Avenir en commun sera considéré comme la seule alternative crédible à gauche.

Annexe : articles connexes

Ne soyons pas amnésiques : le comportement violemment répressif antisyndical du pouvoir Hollande http://www.gauchemip.org/spip.php?a...

Demander le ralliement de Mélenchon à Hamon : une totale absurdité politique. http://www.gauchemip.org/spip.php?a...

La campagne électorale de Mélenchon étouffée par les médias http://www.gauchemip.org/spip.php?a... Revenu de base 2017 : la grande manipulation politico –médiatique. http://www.gauchemip.org/spip.php?a...

Revenu de base 2017 : la grande manipulation politico –médiatique. http://www.gauchemip.org/spip.php?a...

L’intellocentrisme de Thomas Piketty, VRP rabatteur de Benoît Hamon http://www.gauchemip.org/spip.php?a...

Hervé Debonrivage


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