Elections européennes de 2019 (sondages) : Affaiblissement de LR, FN, macronistes et PS

samedi 21 avril 2018.
 

2) Elections européennes de 2019 (sondages) : Dégringolade des macronistes

Quiconque lance une recherche sur internet concernant les sondages pour les élections européennes et lit les premiers articles proposés, ne peut qu’être persuadé d’une forte popularité maintenue du président Macron et de ses fidèles.

- "LREM en bonne position pour les élections européennes de 2019" (Le Figaro)

- "Sondage européennes : LREM en état de grâce, le FN opposant numéro un" (RT France)

- "La République en Marche prend largement les devants dans ce sondage concernant les intentions de vote pour son premier test d’ampleur nationale" (Huffington Post)...

Or, tel n’est pas le cas. De plus, les partis de Laurent Wauquiez et Marine Le Pen sont donnés à un haut niveau dans ces titres, ce qui n’est pas le cas non plus.

Jusqu’à présent, seul le site allemand "Fédéraliste européen" a réalisé un sondage tous les deux mois (4 mai 2017, 28 juin 2017, 23 août 2017, 16 octobre 2017, 15 décembre 2017, 5 février 2018, 5 avril 2018).

Sources :

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8...

http://www.foederalist.eu/2018/04/e...

Les grandes évolutions sont les suivantes, en projection de sièges :

- Effondrement continu du parti de Laurent Wauquiez : 23 sièges en mai 2017, 19 de juin à décembre 2017, 11 en avril 2018

- Net affaiblissement du FN : 24 en mai 2017, 15 en avril 2018

- Affaiblissement continu de La République en Marche : 31 sièges en juin 2017, 26 en février 2018, 24 en avril 2018

- Baisse du PS : 18 en mai 2017, 7 en avril 2018

- Progression de France Insoumise : 0 en mai 2017 puis 6 en 2017, en fin 12 en avril 2018

1) Sondage IPSOS sur les intentions de vote (décembre 2017)

Un bilan ne vaut pas tant pour le regard jeté dans le rétroviseur que pour la vision de ce qui est devant soi qu’il permet d’appréhender. Telle est pour La France Insoumise cette fin d’année politique qui invite à l’action dès le début de 2018.

Il faut dire que la France Insoumise se trouve bien disposée après ces six premiers mois de plein exercice sous le régime Macron. Le statut de premier opposant ne saurait lui être contesté, Jean-Luc Mélenchon étant lui-même reconnu comme tel par 38 % des Français.es dans une étude Odoxa publiée ce 13 décembre.

L’enquête Ipsos parue dans Le Figaro en ce début de semaine nous renvoie au même moment une photographie qui conforte le changement de monde qui s’est traduit dans les urnes en 2017. Par-delà les réserves, et elles sont nombreuses sur une étude faite à froid aussi loin de l’élection, le seul élément qui vaille est celui des dynamiques au regard des précédentes échéances électorales. Le premier enseignement est que ceux qui ont été rejetés en mai et en juin ne reviendront pas : le PS reste campé à 8 % comme aux législatives, EE-LV plafonne à ses 4 % du mois de juin quand le PCF passe de 3 % à 2 %. Mais voilà ce cercle du vieux monde qui s’enrichit de la présence de LR : après les 20% réalisés par le candidat Fillon à la présidentielle, après les 15,8% obtenus aux législatives, LR pointerait à 12%. Quant à l’extrême-droite, elle se retrouve parcellisée entre désormais une floraison de chapelles.

Reste M. Macron. Si après les 24% réalisés en mai dernier le courant présidentiel avait conforté son installation à l’occasion des législatives avec 32% (28% pour LREM et 4% pour son allié le Modem), l’heure est à l’inversion de courbe. Voilà LREM et le Modem conjointement estimés à 26%. La bienveillance toute relative qui subsiste dans l’opinion à l’endroit de la personne de M. Macron ne saurait masquer le décrochage tant par rapport à sa politique que par rapport à son mouvement.

Dans ce contexte, et après des semaines passées dans la ligne mire de l’oligarchie, la dynamique de la France Insoumise apparaît comme un marqueur fort d’ancrage dans le peuple. Après que le mouvement a obtenu 11% au mois de juin, le voilà estimé à 14% en cette fin d’année, le plaçant non seulement en 3ème position mais aussi au coude-à-coude avec le FN.

Il faut dire que la convention de La France Insoumise qui s’est tenue au mois de novembre a fait le choix d’installer de fédérer par l’action, faisant ainsi apparaître le mouvement comme utile et immédiatement disponible. De là la feuille de route de cette rentrée qui sans attendre permettra de se déployer aux premiers jours de 2018 : par l’auto-organisation bien sûr, en multipliant au sein des groupes d’action les initiatives concrètes auprès des gens ; mais aussi dans les campagnes qui sont dès à présent lancées, comme celle, décisive, dans les universités et les lycées pour refuser l’abolition du droit et de la liberté pour chaque jeune de choisir sa vie ; ou ce référendum populaire organisé partout en France au mois de mars pour la sortie du nucléaire. Sans compter la pétition plus pressante que jamais après l’avilissement de M. Delahousse devant le président Macron d’un conseil de déontologie du journalisme.

C’est en fédérant par l’action que la France Insoumise gagne ses galons auprès du peuple. Après le statut de premier opposant acté en 2017, et alors que s’approche à la fin du premier semestre 2018 le débat institutionnel que voudrait rabougrir M. Macron, la France Insoumise, forte d’une pensée globale articulée autour du projet de 6ème République et de son programme l’Avenir en commun, vise à apparaître en 2018 pour ce qu’elle est dès à présent : le premier proposant.

François Cocq


Signatures: 0
Répondre à cet article

Forum

Date Nom Message