Sondages européennes 2019 : Droite et LREM en baisse de 9% fin décembre

jeudi 17 janvier 2019.
 

Les électeurs sont appelés aux urnes le 26 mai 2019 pour élire leurs députés européens. Le vote se déroulait jusqu’à présent par grande région ; il sera national cette fois-ci.

12) LR et LREM en baisse dans le sondage Odoxa de fin décembre avec liste Gilets Jaunes

12a) Hamon aveuglé par sa haine contre France Insoumise

En ce début janvier 2019, Benoît Hamon a déclaré "Quand Mélenchon parle, Le Pen récolte". Il s’agit là d’une attaque d’autant plus impardonnable qu’elle est fausse.

Les sondages font état d’intentions de vote pour les élections européennes assez difficiles à déchiffrer. Notons seulement que la droite et LREM ont perdu 9% en 3 mois dont 6% pour le parti de Laurent Wauquiez. Marine Le Pen récupèrerait 3% de ces 9%. Il n’y a là rien d’illogique.

Globalement, ce sont les listes classées "à gauche" qui profitent du mouvement des gilets jaunes (+5%) sauf celle de Benoît Hamon... ce n’est pas étonnant.

12b) Affaiblissement de la droite et de LREM

Ce constat n’est fait par aucun commentateur attitré de la presse écrite ou audiovisuelle. Pourtant, il est évident pour quiconque étudie la courbe des intentions de vote.

Comparons par exemple le sondage Odoxa de septembre 2018 ( avant la lutte des gilets jaunes) à celui du même institut Odoxa de décembre (sondage hors liste jaune) :

Le constat global, c’est que la droite s’effondre de 17% à 10,5%, LREM baisse aussi (21,5% à 19%)

Vers où vont ces 6,5% perdus par la droite et 2,5 % perdus par LREM ?

Les forces soutenant les Gilets Jaunes progressent :

- > c’est surtout le cas des listes classées " à gauche" qui passent de 24,5% à 29,5% (NPA, PCF, FI, EELV, PS). La seule liste qui recule est celle de Générations (Benoît Hamon) qui perd 1% de 4% à 3%

- > la liste Résistons de Lassalle (+2).

- > C’est le cas aussi du FN (+ 3, de DLF (+1)

Ce constat permet d’avancer que la "progression" du FN n’est pas liée au mouvement des Gilets jaunes mais à la récupération d’une partie du vote traditionnel de droite.

12c) Chambardement des intentions de vote à droite (sondage avec liste Gilets jaunes)

Ce sondage Odoxa confirme globalement le précédent d’IPSOS (début décembre 2018) détaillé ci-dessous en article 11 et même accentue les évolutions qu’il signalait.

- LREM (macronistes et MODEM) continue à s’effondrer passant en six mois de 30% à 19% à présent (moins 2% en 15 jours)

- Les Républicains de Laurent Wauquiez descendent toujours plus leur pente vertigineuse dont on peut se demander où elle s’arrêtera : 14 % lors du précédent sondage Odoxa, 12,5% début décembre (IPSOS), 8% aujourd’hui !!!

- Le Rassemblement National de Marine Le Pen est donné à 21%

- Debout la France connaîtrait une légère progression (7 %)

12d) La liste Gilets Jaunes donnée à 8%

L’éventualité d’une telle liste paraissant se confirmer, l’institut a testé les possibles intentions de vote.

Ceci dit, le PCF, le RN, DLF et Philippot communiquent depuis une semaine sur le fait que des Gilets Jaunes seront présents sur leurs listes.

La France Insoumise préfère laisser au mouvement des Gilets jaunes sa totale autonomie.

12d) La France Insoumise en bonne position (sondage avec liste gilets jaunes)

Avec des intentions de vote données à 10,5%, LFI ne perd pratiquement rien en cas de liste Gilets Jaunes, n’ayant perdu qu’un point et demi par rapport au sondage IPSOS de début décembre 2018.

Parmi les autres forces, notons les intentions de vote suivantes :

- PS (6 %)

- Europe Écologie-Les Verts (6 %)

- Nouveau parti anticapitaliste (3,5 %)

- Générations Hamon (3 %),

- UDI (2 %),

- Jean Lassalle (2 %)

- PCF (1 %)

- Patriotes Florian Philippot(1 %)

- UPR de François Asselineau (1 %)

11) France Insoumise remonte à 12%

11a) Les instituts se taisent lorsque Macron baisse

Depuis un an, les instituts nous ont habitué à un rythme rapide de sondages pour chanter les louanges d’Emmanuel Macron et de la République en Marche longtemps donnés à 30% pour les élections européennes.

En ce trimestre d’automne 2018, leur silence restera comme une signature de leur engagement politique ultra-libéral : seulement 4 sondages en tout et pour tout : Odoxa mi-septembre, Elabe début novembre, IFOP mi-novembre, Ipsos début décembre.

Comment expliquer un tel silence sauf par la volonté de cacher la baisse des intentions de vote en faveur des macronistes. Ce recul a été analysé en novembre comme résultant d’une montée du Rassemblement National "passé en tête" mais cela n’a pas convaincu. Alors, les instituts se taisent.

11b) Les intentions de vote début décembre 2018 d’après IPSOS : Baisse du RN, de LR, du PS, de l’ultra-droite

- LREM : 21%. Pourcentage hautement peu probable

- RN : 17%. Forte baisse par rapport à tous les précédents sondages. Je me demande si cette baisse n’est pas artificielle pour gonfler LREM et lui permettre des rester en tête.

- LR : 12,5%. En baisse par rapport à tous les précédents sondages

- France Insoumise : 12%. En progression

- EELV : 14%. En forte progression

- DLF (Dupont Aignan) : 6%. Stagnation.

- PS : 4%. En recul

- Hamon : 3,5%. En progression

- Extrême gauche : 1,5% En progression

- PCF : 1%. En recul

- Extrême droite Hors RN : 1,5%. En recul

11c) Une liste Gilets jaunes

L’institut IPSOS a testé les intentions de vote si une liste estampillée Gilets jaunes se présentait. Elle obtiendrait environ 12% pris sur tout l’arc politique, particulièrement sur France Insoumise (tombée à 9%) et le RN (tombé à 14%).

10) Le raid judiciaire et policier contre France Insoumise profite au Rassemblement National

En organisant une énorme opération pour déstabiliser la France Insoumise, le pouvoir macronien a voulu affaiblir le principal parti d’opposition et ainsi remonter, par exemple dans les sondages concernant les intentions de vote pour les élections européennes.

Le milieu médiatique au service des milliardaires a suivi de façon zélée sans analyser comment l’utilisation de la justice et de la police sous de faux prétextes constituent aujourd’hui, partout dans le monde, la tactique de déstabilisation des forces progressistes (Brésil, Colombie, Paraguay...) par les faucons US et leurs alliés.

Or, quiconque compare les résultats des sondages actuels à ceux de septembre 2018 (rappelés ci-dessous) aux deux derniers (dont 6 novembre 2018), peut constater que ce sont les partis de droite, surtout d’extrême droite qui en profitent. Lamentable bilan des macronistes comme des médias :

- La République en Marche continue à baisser (31% dans tous les sondages de 2017) : de 21% à 19,5% aujourd’hui

- le Rassemblement National passerait en tête avec 20%

- le parti LR progresse légèrement de 13,5% à 14%

- La France Insoumise baisse de 13% à 11%, recul inévitable vu le tir de barrage permanent effectué durant 3 semaines par tous les médias. Cependant, plusieurs sondages passés avaient donné un résultat plus faible ou équivalent (9% d’après Viavoice en mai 2018, 10% ensuite pour Elabe, 11% d’après l’IFOP en juin 2018)

- EELV progresse d’un point passant de 6 à 7% (9% d’après Viavoice et 8% pour Elabe en mai 2018, 7,5% pour IPSOS et l’IFOP durant l’été 2018)

- Debout La France monterait d’un demi-point de 6 à 6,5%

- le PS gagnerait un peu de même que Hamon (un demi point de 2 à 2,5%)

- le PCF reste stable de même que l’extrême gauche.

9) Moyenne des 3 sondages de septembre 2018

Nous prenons en compte ci-dessous les 3 sondages publiés en septembre 2018 (IFOP, Odoxa, Eu.Föderalist).

- LREM : 21%

- RN : 18,5%

- LR : 13,5%

- France Insoumise : 13%

- EELV : 6%

- DLF : 6%

- PS : 5%

- Hamon : 2%

- PCF : 2%

- Extrême gauche : 1%

- Extrême droite Hors RN : 1,5%

8) LREM et lepénistes en recul. Seule France Insoumise en progrès (+3 %)

L’effondrement de la majorité macronienne se poursuit sur tous les tableaux d’après plusieurs sondages qui se confortent l’un l’autre.

Ainsi, en mai 2018, 33% des électeurs affirmaient leur intentions de vote pour LREM lors des élections européennes (sondages Viavoice). Ils ne sont plus que 20 à 21% en cette fin août début septembre (étude Ifop-Fiducial pour Paris Match).

La liste du Rassemblement national (ex-FN), arrive juste derrière, avec 17% d’intentions de vote, en baisse également de 2 à 3 points par rapport à mai 2018). Viennent ensuite Les Républicains, stables avec 15%.

Dans l’hypothèse où Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin soutiendraient une liste centriste concurrente à REM, celle-ci n’obtiendrait que 4% des intentions de vote mais affaiblirait tant la liste LREM que celle de LR.

La liste de la France insoumise, soutenue par Jean-Luc Mélenchon, enregistre la plus forte hausse : +3 points depuis juin, passant à 14% d’intentions de vote aux européennes. Le Parti socialiste récolte moins d’intention de vote (6%) que EELV (7,5%) ou Debout la France (6,5%).

Le mouvement de Benoît Hamon, Génération.s, ne pourrait pas avoir d’eurodéputé avec seulement 3% des intentions de vote selon ce sondage, de même que la liste des Patriotes de Florian Philippot (1%). Le seuil pour obtenir un siège au Parlement européen est fixé à 5%. Les élections européennes auront lieu le 26 mai prochain.

L’extrême gauche est donnée à 2% et le PCF à 2% également.

7) Le sondage IFOP juillet 2018 met les forces de gauche au pied du mur

Voici les résultats de cette enquête :

Extrême gauche 2 %

PCF et alliés 1 %

France Insoumise 13 %

Générations (Hamon) 4 %

EELV 4 %

Parti Socialiste 4 %

LREM 26 %

UDI : 3 %

LR 15 %

DLF 7 %

RN (Le Pen) 18 %

Autres 3%

La pré-campagne du PCF et de ses alliés, de Générations, d’EELV et même du PS se fonde depuis plusieurs mois sur la volonté de casser France Insoumise en croyant prendre sa place. Et si cela ne faisait que renforcer le RN de Marine Le Pen. Croient-ils inverser profondément la tendance d’ici le vote ?

De plus, ce sondage confirme le précédent d’Elabe (voir ci-dessous partie 6) quant au risque d’un "vote à l’italienne" marginalisant la gauche.

Certains objecteront que le pourcentage de LREM est probablement gonflé. Cela ne suffit pas pour ne pas prendre en compte l’avertissement.

Quelle serait l’utilité d’une liste "Générations" hormis de limiter les chances de la gauche comme lors des présidentielles ?

Rappelons de plus que toute liste devra atteindre un minimum de 5% des suffrages pour avoir droit à un élus. Dans ces conditions, bien des voix se perdre inutilement si un effort n’est pas fait pour rassembler sur une base claire.

Hyacinthe

6) L’institut Elabe prévoit pour la France un vote à l’italienne

Depuis que je lis les journaux et écoute la télévision, la droitisation de la France est un leitmotiv éternel : jusqu’en 1955 puis de 1958 à 1965, dans les années 1984 à 1995 etc.

La dernière enquête de l’institut Elabe va encore plus loin dans ce sens que celui d’Harris Interactive (voir ci-dessous).

Il donne 27,5% des intentions de vote à l’extrême droite, 17% à LR et UDI, 24% pour LREM MODEM et UDI soit un total de 68,5% qui constituerait une très grande victoire droite extrême droite.

Par contre, le PS est crédité de 6%, EELV de 8% ; Hamon1,5%, l’extrême gauche est donnée à 1%, le PCF à 1%, LFI à 10%.

Heureusement, la droitisation de la France n’est jusqu’à présent qu’un fantasme de réactionnaire.

Pourquoi donc les instituts valorisent-ils depuis longtemps la droite dure et l’extrême droite ? pour camper un prétendu paysage politique faisant d’un Hollande ou d’un Macron le rempart face à ce danger.

Jacques Serieys

5) Fin mai 2018 euroscepticisme et éclatement des intentions de vote

Une enquête Harris Interactive publiée lundi 26 mai pour LCP-Assemblée nationale donne le sentiment des Français vis à vis des politiques de l’Union Européenne :

- 45% jugent que les orientations européennes ne vont pas dans la bonne direction

- 43% ni dans la bonne, ni dans la mauvaise

- 9% dans la bonne direction

Par ailleurs, cette "enquête" crédite les différentes formations politiques françaises des intentions de vote suivantes :

- Liste LREM et MoDEM (soutenue par Christophe Castaner et François Bayrou) • 28%

- Liste Front National (soutenue par Marine Le Pen) • 15%

- Liste Les Républicains (soutenue par Laurent Wauquiez) • 13%

- Liste France Insoumise (soutenue par Jean-Luc Mélenchon) • 12%

- Liste Parti Socialiste (soutenue par Olivier Faure) • 8%

- Liste Debout La France (soutenue par Nicolas Dupont-Aignan) • 7%

- Liste Europe Ecologie Les Verts (soutenue par David Cormand) • 4%

- Liste Génération-s (soutenue par Benoît Hamon) • 2%

- Liste du Parti Communiste Français : 2%

- Liste NPA et Lutte Ouvrière (soutenue par Philippe Poutou) • 1%

- Liste Patriotes (soutenue par Florian Philippot) • 1%

4) Sondage réalisé en date du 16 mai 2018

• par l’IFOP pour Valeurs Actuelles

- Liste LREM et MoDEM (soutenue par Christophe Castaner et François Bayrou) • 27%

- Liste Front National (soutenue par Marine Le Pen) • 17%

- Liste Les Républicains (soutenue par Laurent Wauquiez) • 15%

- Liste France Insoumise (soutenue par Jean-Luc Mélenchon) • 14%

- Liste Parti Socialiste (soutenue par Olivier Faure) • 7%

- Liste Debout La France (soutenue par Nicolas Dupont-Aignan) • 6%

- Liste Génération-s (soutenue par Benoît Hamon) • 3%

- Liste Europe Ecologie Les Verts (soutenue par David Cormand) • 3%

- Liste NPA (soutenue par Philippe Poutou) • 3%

- Liste Résistons (soutenue par Jean Lassalle) • 1%

- Liste Patriotes (soutenue par Florian Philippot) • 1%

- Liste UPR (soutenue par François Asselineau) • 1%

- Une autre Liste • 3%

3) Sondage publié le 18 avril 2018

Réalisé par un Institut de sondage allemand, il confirme globalement, pour la France, les sondages que nous avons précédemment mis en ligne.

Source : https://www.treffpunkteuropa.de/eur...

Pourcentages des intentions de vote :

- France Insoumise : 13%

- PS : 8%

- LREM MODEM : 25%

- LR : 11%

- Debout la France : 6%

Front National : 16%

2) Affaiblissement de LR, FN, macronistes et PS

Quiconque lance une recherche sur internet concernant les sondages pour les élections européennes et lit les premiers articles proposés, ne peut qu’être persuadé d’une forte popularité maintenue du président Macron et de ses fidèles.

- "LREM en bonne position pour les élections européennes de 2019" (Le Figaro)

- "Sondage européennes : LREM en état de grâce, le FN opposant numéro un" (RT France)

- "La République en Marche prend largement les devants dans ce sondage concernant les intentions de vote pour son premier test d’ampleur nationale" (Huffington Post)...

Or, tel n’est pas le cas. De plus, les partis de Laurent Wauquiez et Marine Le Pen sont donnés à un haut niveau dans ces titres, ce qui n’est pas le cas non plus.

Jusqu’à présent, seul le site allemand "Fédéraliste européen" a réalisé un sondage tous les deux mois (4 mai 2017, 28 juin 2017, 23 août 2017, 16 octobre 2017, 15 décembre 2017, 5 février 2018, 5 avril 2018).

Sources :

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8...

http://www.foederalist.eu/2018/04/e...

Les grandes évolutions sont les suivantes, en projection de sièges :

- Effondrement continu du parti de Laurent Wauquiez : 23 sièges en mai 2017, 19 de juin à décembre 2017, 11 en avril 2018

- Net affaiblissement du FN : 24 en mai 2017, 15 en avril 2018

- Affaiblissement continu de La République en Marche : 31 sièges en juin 2017, 26 en février 2018, 24 en avril 2018

- Baisse du PS : 18 en mai 2017, 7 en avril 2018

- Progression de France Insoumise : 0 en mai 2017 puis 6 en 2017, en fin 12 en avril 2018

1) Sondage IPSOS sur les intentions de vote (décembre 2017)

Un bilan ne vaut pas tant pour le regard jeté dans le rétroviseur que pour la vision de ce qui est devant soi qu’il permet d’appréhender. Telle est pour La France Insoumise cette fin d’année politique qui invite à l’action dès le début de 2018.

Il faut dire que la France Insoumise se trouve bien disposée après ces six premiers mois de plein exercice sous le régime Macron. Le statut de premier opposant ne saurait lui être contesté, Jean-Luc Mélenchon étant lui-même reconnu comme tel par 38 % des Français.es dans une étude Odoxa publiée ce 13 décembre.

L’enquête Ipsos parue dans Le Figaro en ce début de semaine nous renvoie au même moment une photographie qui conforte le changement de monde qui s’est traduit dans les urnes en 2017. Par-delà les réserves, et elles sont nombreuses sur une étude faite à froid aussi loin de l’élection, le seul élément qui vaille est celui des dynamiques au regard des précédentes échéances électorales. Le premier enseignement est que ceux qui ont été rejetés en mai et en juin ne reviendront pas : le PS reste campé à 8 % comme aux législatives, EE-LV plafonne à ses 4 % du mois de juin quand le PCF passe de 3 % à 2 %. Mais voilà ce cercle du vieux monde qui s’enrichit de la présence de LR : après les 20% réalisés par le candidat Fillon à la présidentielle, après les 15,8% obtenus aux législatives, LR pointerait à 12%. Quant à l’extrême-droite, elle se retrouve parcellisée entre désormais une floraison de chapelles.

Reste M. Macron. Si après les 24% réalisés en mai dernier le courant présidentiel avait conforté son installation à l’occasion des législatives avec 32% (28% pour LREM et 4% pour son allié le Modem), l’heure est à l’inversion de courbe. Voilà LREM et le Modem conjointement estimés à 26%. La bienveillance toute relative qui subsiste dans l’opinion à l’endroit de la personne de M. Macron ne saurait masquer le décrochage tant par rapport à sa politique que par rapport à son mouvement.

Dans ce contexte, et après des semaines passées dans la ligne mire de l’oligarchie, la dynamique de la France Insoumise apparaît comme un marqueur fort d’ancrage dans le peuple. Après que le mouvement a obtenu 11% au mois de juin, le voilà estimé à 14% en cette fin d’année, le plaçant non seulement en 3ème position mais aussi au coude-à-coude avec le FN.

Il faut dire que la convention de La France Insoumise qui s’est tenue au mois de novembre a fait le choix d’installer de fédérer par l’action, faisant ainsi apparaître le mouvement comme utile et immédiatement disponible. De là la feuille de route de cette rentrée qui sans attendre permettra de se déployer aux premiers jours de 2018 : par l’auto-organisation bien sûr, en multipliant au sein des groupes d’action les initiatives concrètes auprès des gens ; mais aussi dans les campagnes qui sont dès à présent lancées, comme celle, décisive, dans les universités et les lycées pour refuser l’abolition du droit et de la liberté pour chaque jeune de choisir sa vie ; ou ce référendum populaire organisé partout en France au mois de mars pour la sortie du nucléaire. Sans compter la pétition plus pressante que jamais après l’avilissement de M. Delahousse devant le président Macron d’un conseil de déontologie du journalisme.

C’est en fédérant par l’action que la France Insoumise gagne ses galons auprès du peuple. Après le statut de premier opposant acté en 2017, et alors que s’approche à la fin du premier semestre 2018 le débat institutionnel que voudrait rabougrir M. Macron, la France Insoumise, forte d’une pensée globale articulée autour du projet de 6ème République et de son programme l’Avenir en commun, vise à apparaître en 2018 pour ce qu’elle est dès à présent : le premier proposant.

François Cocq


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