Sondages européennes 2019 : De BVA à Elabe, ils nous enfument, on les démasque

lundi 25 mars 2019.
 

Les électeurs sont appelés aux urnes le 26 mai 2019 pour élire leurs députés européens. Le vote se déroulait jusqu’à présent par grande région ; il sera national cette fois-ci.

18) De BVA à Elabe, ils nous enfument, on les démasque

En début de semaine, nous avons pointé les incohérences d’un sondage BVA. Nous avons montré ensuite en quoi la réponse de BVA à ces remarques ne tenait pas la route. Aujourd’hui, c’est l’institut ELABE qui se livre à nouveau à un bel exercice d’enfumage.

ELABE réalise donc un sondage pour les élections européennes en fonction de la présence ou non d’une liste gilet jaune. Dans l’hypothèse où cette liste est présente, celle-ci perdrait 10 points. C’était donc bien une bulle médiatique, sans aucune réalité, fabriquée pour nuire aux forces d’opposition. Dans l’autre hypothèse, la France insoumise serait donc pointé à 8% et la liste d’Europe Ecologie les Verts réaliserait elle 10% des suffrages.

A première vue, on ne remarque pas ici d’incohérences sur les catégories socio-professionnelles. Ainsi, la France insoumise est respectivement annoncée à 11% chez les « artisans et commerçants », à 7% chez les « professions intermédiaires » et à 6% chez les « autres inactifs » (contre respectivement 0%, 1% et 0% pour le sondage BVA du début de la semaine ce qui vient accréditer une nouvelle fois la thèse de la supercherie). Par contre, la notice du sondage présente une matrice de correspondance entre les résultats de l’élection présidentielle et ceux des élections européennes. Cet outil permet d’identifier les transferts de vote entre 2017 et 2019. A partir de ce tableau, on peut recalculer le résultat global pour vérifier les résultats affichés. En le faisant, à partir de ceux ayant voté en 2017, on obtient un résultat de 9,7% pour la France insoumise (contre 8% affiché), un résultat de 5,5% pour EELV (contre 10% affiché) et un résultat de 3,4% pour le Parti Socialiste (contre 5% affiché).

Pour retomber sur ses pattes, l’institut ELABE fait intervenir des abstentionnistes du premier tour de 2017. Selon lui, 19% (donc une personne sur cinq) de ceux qui se sont abstenus en 2017 se piqueraient brusquement d’intérêt pour les élections européennes. On peut fortement douter de cette hypothèse quand on sait que l’abstention en 2017 était de 22,23% alors que l’abstention prévue ici est de 59%.

Surtout, ces abstentionnistes passionnés des élections européennes viendraient voter d’une manière très curieuse. Ainsi, 24% d’entre eux donneraient leurs voix à EELV, 15% à la République en Marche, 13% à la droite, 12% au Rassemblement national, 10% au Parti Socialiste et … 0% à la France insoumise. EELV et le PS réaliseraient donc respectivement 5,5% et 3,5% chez les non abstentionnistes de 2017 et 24% et 10% chez les abstentionnistes de 2017.

Cela ne tient pas la route. D’autant plus que respectivement 6% et 3% des employés et des ouvriers auraient prévu de voter pour EELV et le PS alors que ce sont ceux qui se sont le plus abstenus au 1er tour de 2017 (selon un sondage IPSOS du 23 avril, 29% des employés et ouvriers se sont abstenus à l’époque, contre 21% des cadres).

Bref, une nouvelle fois un exercice décevant parce qu’il prend les gens pour des imbéciles, fausse la réflexion et montre encore un aspect lamentable des moyens de la domination du régime.

http://www.manuelbompard.fr/ils-nou...

17) "Dis-moi qui commande les sondages, je te donnerai un peu les résultats" Éric Coquerel (LFI)

La question du journaliste puis la réponse d’Eric Coquerel sur la question des sondages commence à 3 minutes 45 secondes.

https://www.youtube.com/watch?v=SQT...

16) Comment l’institut BVA se trompe ou trompe les citoyens

Dans un message posté ce lundi, je soulignais les incohérences du dernier sondage BVA à propos des futures élections européennes. Alerté par un internaute, le journal Libération a donc publié un article d’explication présentant les justifications alambiquées de l’institut BVA. Celles-ci ne résistent toujours pas à l’épreuve des faits.

Ainsi, à la question de savoir comment il est possible de prédire pour la France insoumise un score total inférieur à la liste EELV alors que les résultats par catégories socioprofessionnelles donnaient toujours un résultat inverse, l’institut BVA répond que les résultats de certaines catégories socioprofessionnelles ne sont pas indiqués dans la notice explicative du sondage. Selon lui, ceux-ci contrebalanceraient les résultats des catégories publiées.

Pour parvenir à cet exploit, BVA crédite la France insoumise de 0% chez les « élèves, étudiants et inactifs », de 0% chez les indépendants et les chefs d’entreprise, et de 1% chez les professions intermédiaires. C’est donc comme par hasard dans les catégories non affichées que surviendraient des pics de résultats positifs pour EELV (jusqu’à 20% dans les professions intermédiaires) et des pics de résultats négatifs pour la France insoumise (jusqu’à 0% pour les « élèves, étudiants et inactifs » ou pour les indépendants et les chefs d’entreprise). Soit le hasard fait très mal les choses, soit BVA s’est permis d’inventer des résultats grotesques dans les autres catégories.

En effet, personne ne peut croire que la France insoumise qui avait réalisé 22% des voix à l’élection présidentielle chez les professions intermédiaires ne ferait plus que 1% aujourd’hui. Surtout quand, dans le même temps, les cadres et les employés (dont respectivement 19% et 22% avaient voté pour Jean-Luc Mélenchon en 2017) seraient toujours 14% à vouloir faire de même. Quel est ce paramètre politique mystère qui fait que la catégorie se situant entre les cadres et les employés se serait totalement détournée du vote pour la France insoumise ? Et qu’est-ce qui permettrait d’expliquer que les 19% d’indépendants et les 24% d’inactifs qui avaient apporté leur suffrage à Jean-Luc Mélenchon en 2017 seraient désormais 0% à renouveler ce vote lors des élections européennes. Enfin, quel génie peut-il expliquer comment 0% des « élèves, étudiants et inactifs » voudrait voter pour la France insoumise en mai prochain alors que le même sondage prédit que 13% des jeunes entre 18 et 35 ans le ferait ?

Sans aucun doute aucun. Il semble plutôt que, pris la main dans le sac, l’institut BVA a improvisé à la hâte une réponse qui ne tient pas la route.

Manuel Bompard http://www.manuelbompard.fr/

Instituts de sondage : agents du maillage de l’espace mental social

15) Sondages : quand l’institut BVA est pris la main dans le sac

Pour accéder à ce texte, cliquer sur l’adresse URL ci-dessous :

http://www.manuelbompard.fr/sondage...

14) Comment BFM trompe les téléspectateurs

J’écoutais d’une oreille distraite le poste de télévision d’un ami lorsque j’entendis une affirmation péremptoire et triomphante sur BFM "le RN et LaREM largement en tête selon un sondage" OpinionWay/Tilder avec 22% pour le Rassemblement National et 20% pour La République en Marche, soit 42% à elles deux.

Le sondage précédent de l’institut Elabe (23 janvier 2019) accordait 44% des intentions de vote à ces deux listes (23,5% à LREM et 20,5% au RN). Elles venaient donc de reculer de 2% en quinze jours.

L’avant-dernier sondage, celui de l’IFOP étudié ci-dessous, donnait également 24% d’intentions de vote pour les deux mêmes partis (23% pour LREM et 21% pour le RN). Le recul de LREM et du RN ne peut encore être nié.

L’avant avant dernier sondage, celui d’Odoxa mi-décembre, avançait un total de 43% (19% pour LREM et 24% pour le RN).

Pourtant, BFM sort une analyse télévisuelle et écrite qui ne signale absolument pas le recul de LREM et du RN mais qui, au contraire, valorise encore et toujours LaRem et le RN "le RN et LaREM largement en tête" . Quelle décadence journalistique !

13) Ni Macron, ni Le Pen ne progressent. Les citoyens dans l’attente !

Que penser après le sondage mi-janvier de l’IFOP ?

13a) Intentions de vote au 10 janvier 2019

En l’absence d’une liste Gilets jaunes, ces intentions seraient les suivantes :

Liste LREM / MoDEM • 23%

Liste RN / Rassemblement National • 21%

Liste LR / Les Républicains • 10%

Liste FI / France Insoumise • 9,5%

Liste DLF / Debout La France • 7,5%

Liste EELV / Europe Ecologie Les Verts • 6,5%

Liste PS / Parti Socialiste 4%

Liste UDI • 3,5%

Liste Résistons ! • 3%

Liste Génération-S • 2,5%

Liste PC / Parti Communiste • 2,5%

Liste NPA • 1,5%

Liste Patriotes • 1,5%

Liste UPR • 0,5% • 0,5%

Autres • 3,5%

13b) Analyse du sondage par Le Figaro

L’article du Figaro compare, à juste titre, ce sondage IFOP à celui du même institut datant du mois précédent.

Avec 23% d’intentions de vote, la liste LaREM alliée au MoDem semble tirer profit de la crise sociale et devance de deux points celle du RN qui passe à 21% (-3), en l’absence de liste "gilets jaunes". La liste des Républicains recueillerait 10% (-1) des voix si le scrutin avait lieu dimanche, celle de La France Insoumise 9,5% (+0,5%), devant celles de Debout la France (7,5%, -0,5%) et d’Europe Écologie Les Verts (6,5%, -1,5), selon cette enquête pour Valeurs actuelles et Sud Radio.

Suivent la liste du Parti socialiste à 4% (-0,5%), celles de l’UDI (3,5%, +0,5), de Résistons de Jean Lassalle (3%, +0,5), celles de Générations (2,5%, -1) et du Parti communiste (2,5%, =), puis celles du NPA à 1,5% (=), des Patriotes (1,5%, +0,5) et de l’UPR à 0,5% (=).

13c) Les médias macronistes entonnent hâtivement l’hymne de la "remontée"

La prétendue progression de la liste LREM permet aux médias macronistes de crier à la réussite rapide du grand débat qui aurait déjà permis au président d’être mieux compris des Français et de se relancer.

L’Express, par exemple, titre "LREM en forte hausse pour les Européennes ".

Le présentateur de C dans l’air introduit l’émission du 18 janvier en établissant un lien entre le lancement du "grand débat" et la "remontée" d’Emmanuel Macron dans les différents sondages.

13d) Ni Macron, ni Le Pen ne progressent

La "progression" de 3% en faveur de LREM correspond seulement à une baisse de 3% du RN et de 1% de LR. Ce jeu de vases communicants entre listes de droite n’est pas significatif d’une évolution réelle de l’électorat.

La percée du Rassemblement National tant claironnée par de nombreux médias depuis la mi-décembre ne se confirme pas comme nous l’avions diagnostiqué dans notre partie 12 précédente. Le site Public Sénat tirait lui, mi-janvier, "Gilets jaunes  : Le Rassemblement National sort grand gagnant dans un sondage". Baratin passager !

https://www.publicsenat.fr/article/...

En mars 2011, une proposition de loi en faveur de l’encadrement des sondages, soulignait qu’ignorer les marges d’erreur comporte le risque de "déduire" des choses fausses. Tel est bien le cas depuis 4 mois avec les rodomontades de nombreux éditorialistes sur des évolutions de LREM et LR en faveur du RN puis du RN et LR en faveur de LREM alors qu’en prenant en compte la marge d’erreur, le sondage indiquait seulement l’absence d’évolution des intentions de vote.

Rappelons qu’un sondage de 20% pour un parti correspond à une fourchette entre 17,5% et 22,5%.

13e) Les citoyens en attente et en réflexion !

Les directions de partis politiques comme les journalistes essaient d’analyser les évolutions, même minimes, des intentions de vote pour les élections européennes. Mais la masse des citoyens, elle, ne s’en préoccupe pas encore.

De plus, la crise de représentation politique ouverte par l’élection présidentielle 2017 et par les "Gilets jaunes" se traduit par un processus de maturation dont les conséquences dépendront d’évènements à venir.

Seul constat dans l’immédiat : les deux grands partis qui ont monopolisé les suffrages depuis 40 ans paraissent s’enfoncer inexorablement LR de Wauquiez et PS d’Olivier Faure.

Les intentions de vote pour France Insoumise, EELV, PCF, Générations, NPA n’évoluent guère non plus depuis 5 mois hormis l’affaiblissement temporaire de France Insoumise immédiatement après les perquisitions politiques médiatisées de l’automne.

Jacques Serieys

12) LR et LREM en baisse dans le sondage Odoxa de fin décembre avec liste Gilets Jaunes

12a) Hamon aveuglé par sa haine contre France Insoumise

En ce début janvier 2019, Benoît Hamon a déclaré "Quand Mélenchon parle, Le Pen récolte". Il s’agit là d’une attaque d’autant plus impardonnable qu’elle est fausse.

Les sondages font état d’intentions de vote pour les élections européennes assez difficiles à déchiffrer. Notons seulement que la droite et LREM ont perdu 9% en 3 mois dont 6% pour le parti de Laurent Wauquiez. Marine Le Pen récupèrerait 3% de ces 9%. Il n’y a là rien d’illogique.

Globalement, ce sont les listes classées "à gauche" qui profitent du mouvement des gilets jaunes (+5%) sauf celle de Benoît Hamon... ce n’est pas étonnant.

12b) Affaiblissement de la droite et de LREM

Ce constat n’est fait par aucun commentateur attitré de la presse écrite ou audiovisuelle. Pourtant, il est évident pour quiconque étudie la courbe des intentions de vote.

Comparons par exemple le sondage Odoxa de septembre 2018 ( avant la lutte des gilets jaunes) à celui du même institut Odoxa de décembre (sondage hors liste jaune) :

Le constat global, c’est que la droite s’effondre de 17% à 10,5%, LREM baisse aussi (21,5% à 19%)

Vers où vont ces 6,5% perdus par la droite et 2,5 % perdus par LREM ?

Les forces soutenant les Gilets Jaunes progressent :

- > c’est surtout le cas des listes classées " à gauche" qui passent de 24,5% à 29,5% (NPA, PCF, FI, EELV, PS). La seule liste qui recule est celle de Générations (Benoît Hamon) qui perd 1% de 4% à 3%

- > la liste Résistons de Lassalle (+2).

- > C’est le cas aussi du FN (+ 3, de DLF (+1)

Ce constat permet d’avancer que la "progression" du FN n’est pas liée au mouvement des Gilets jaunes mais à la récupération d’une partie du vote traditionnel de droite.

12c) Chambardement des intentions de vote à droite (sondage avec liste Gilets jaunes)

Ce sondage Odoxa confirme globalement le précédent d’IPSOS (début décembre 2018) détaillé ci-dessous en article 11 et même accentue les évolutions qu’il signalait.

- LREM (macronistes et MODEM) continue à s’effondrer passant en six mois de 30% à 19% à présent (moins 2% en 15 jours)

- Les Républicains de Laurent Wauquiez descendent toujours plus leur pente vertigineuse dont on peut se demander où elle s’arrêtera : 14 % lors du précédent sondage Odoxa, 12,5% début décembre (IPSOS), 8% aujourd’hui !!!

- Le Rassemblement National de Marine Le Pen est donné à 21%

- Debout la France connaîtrait une légère progression (7 %)

12d) La liste Gilets Jaunes donnée à 8%

L’éventualité d’une telle liste paraissant se confirmer, l’institut a testé les possibles intentions de vote.

Ceci dit, le PCF, le RN, DLF et Philippot communiquent depuis une semaine sur le fait que des Gilets Jaunes seront présents sur leurs listes.

La France Insoumise préfère laisser au mouvement des Gilets jaunes sa totale autonomie.

12d) La France Insoumise en bonne position (sondage avec liste gilets jaunes)

Avec des intentions de vote données à 10,5%, LFI ne perd pratiquement rien en cas de liste Gilets Jaunes, n’ayant perdu qu’un point et demi par rapport au sondage IPSOS de début décembre 2018.

Parmi les autres forces, notons les intentions de vote suivantes :

- PS (6 %)

- Europe Écologie-Les Verts (6 %)

- Nouveau parti anticapitaliste (3,5 %)

- Générations Hamon (3 %),

- UDI (2 %),

- Jean Lassalle (2 %)

- PCF (1 %)

- Patriotes Florian Philippot(1 %)

- UPR de François Asselineau (1 %)

11) France Insoumise remonte à 12%

11a) Les instituts se taisent lorsque Macron baisse

Depuis un an, les instituts nous ont habitué à un rythme rapide de sondages pour chanter les louanges d’Emmanuel Macron et de la République en Marche longtemps donnés à 30% pour les élections européennes.

En ce trimestre d’automne 2018, leur silence restera comme une signature de leur engagement politique ultra-libéral : seulement 4 sondages en tout et pour tout : Odoxa mi-septembre, Elabe début novembre, IFOP mi-novembre, Ipsos début décembre.

Comment expliquer un tel silence sauf par la volonté de cacher la baisse des intentions de vote en faveur des macronistes. Ce recul a été analysé en novembre comme résultant d’une montée du Rassemblement National "passé en tête" mais cela n’a pas convaincu. Alors, les instituts se taisent.

11b) Les intentions de vote début décembre 2018 d’après IPSOS : Baisse du RN, de LR, du PS, de l’ultra-droite

- LREM : 21%. Pourcentage hautement peu probable

- RN : 17%. Forte baisse par rapport à tous les précédents sondages. Je me demande si cette baisse n’est pas artificielle pour gonfler LREM et lui permettre des rester en tête.

- LR : 12,5%. En baisse par rapport à tous les précédents sondages

- France Insoumise : 12%. En progression

- EELV : 14%. En forte progression

- DLF (Dupont Aignan) : 6%. Stagnation.

- PS : 4%. En recul

- Hamon : 3,5%. En progression

- Extrême gauche : 1,5% En progression

- PCF : 1%. En recul

- Extrême droite Hors RN : 1,5%. En recul

11c) Une liste Gilets jaunes

L’institut IPSOS a testé les intentions de vote si une liste estampillée Gilets jaunes se présentait. Elle obtiendrait environ 12% pris sur tout l’arc politique, particulièrement sur France Insoumise (tombée à 9%) et le RN (tombé à 14%).

10) Le raid judiciaire et policier contre France Insoumise profite au Rassemblement National

En organisant une énorme opération pour déstabiliser la France Insoumise, le pouvoir macronien a voulu affaiblir le principal parti d’opposition et ainsi remonter, par exemple dans les sondages concernant les intentions de vote pour les élections européennes.

Le milieu médiatique au service des milliardaires a suivi de façon zélée sans analyser comment l’utilisation de la justice et de la police sous de faux prétextes constituent aujourd’hui, partout dans le monde, la tactique de déstabilisation des forces progressistes (Brésil, Colombie, Paraguay...) par les faucons US et leurs alliés.

Or, quiconque compare les résultats des sondages actuels à ceux de septembre 2018 (rappelés ci-dessous) aux deux derniers (dont 6 novembre 2018), peut constater que ce sont les partis de droite, surtout d’extrême droite qui en profitent. Lamentable bilan des macronistes comme des médias :

- La République en Marche continue à baisser (31% dans tous les sondages de 2017) : de 21% à 19,5% aujourd’hui

- le Rassemblement National passerait en tête avec 20%

- le parti LR progresse légèrement de 13,5% à 14%

- La France Insoumise baisse de 13% à 11%, recul inévitable vu le tir de barrage permanent effectué durant 3 semaines par tous les médias. Cependant, plusieurs sondages passés avaient donné un résultat plus faible ou équivalent (9% d’après Viavoice en mai 2018, 10% ensuite pour Elabe, 11% d’après l’IFOP en juin 2018)

- EELV progresse d’un point passant de 6 à 7% (9% d’après Viavoice et 8% pour Elabe en mai 2018, 7,5% pour IPSOS et l’IFOP durant l’été 2018)

- Debout La France monterait d’un demi-point de 6 à 6,5%

- le PS gagnerait un peu de même que Hamon (un demi point de 2 à 2,5%)

- le PCF reste stable de même que l’extrême gauche.

9) Moyenne des 3 sondages de septembre 2018

Nous prenons en compte ci-dessous les 3 sondages publiés en septembre 2018 (IFOP, Odoxa, Eu.Föderalist).

- LREM : 21%

- RN : 18,5%

- LR : 13,5%

- France Insoumise : 13%

- EELV : 6%

- DLF : 6%

- PS : 5%

- Hamon : 2%

- PCF : 2%

- Extrême gauche : 1%

- Extrême droite Hors RN : 1,5%

8) LREM et lepénistes en recul. Seule France Insoumise en progrès (+3 %)

L’effondrement de la majorité macronienne se poursuit sur tous les tableaux d’après plusieurs sondages qui se confortent l’un l’autre.

Ainsi, en mai 2018, 33% des électeurs affirmaient leur intentions de vote pour LREM lors des élections européennes (sondages Viavoice). Ils ne sont plus que 20 à 21% en cette fin août début septembre (étude Ifop-Fiducial pour Paris Match).

La liste du Rassemblement national (ex-FN), arrive juste derrière, avec 17% d’intentions de vote, en baisse également de 2 à 3 points par rapport à mai 2018). Viennent ensuite Les Républicains, stables avec 15%.

Dans l’hypothèse où Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin soutiendraient une liste centriste concurrente à REM, celle-ci n’obtiendrait que 4% des intentions de vote mais affaiblirait tant la liste LREM que celle de LR.

La liste de la France insoumise, soutenue par Jean-Luc Mélenchon, enregistre la plus forte hausse : +3 points depuis juin, passant à 14% d’intentions de vote aux européennes. Le Parti socialiste récolte moins d’intention de vote (6%) que EELV (7,5%) ou Debout la France (6,5%).

Le mouvement de Benoît Hamon, Génération.s, ne pourrait pas avoir d’eurodéputé avec seulement 3% des intentions de vote selon ce sondage, de même que la liste des Patriotes de Florian Philippot (1%). Le seuil pour obtenir un siège au Parlement européen est fixé à 5%. Les élections européennes auront lieu le 26 mai prochain.

L’extrême gauche est donnée à 2% et le PCF à 2% également.

7) Le sondage IFOP juillet 2018 met les forces de gauche au pied du mur

Voici les résultats de cette enquête :

Extrême gauche 2 %

PCF et alliés 1 %

France Insoumise 13 %

Générations (Hamon) 4 %

EELV 4 %

Parti Socialiste 4 %

LREM 26 %

UDI : 3 %

LR 15 %

DLF 7 %

RN (Le Pen) 18 %

Autres 3%

La pré-campagne du PCF et de ses alliés, de Générations, d’EELV et même du PS se fonde depuis plusieurs mois sur la volonté de casser France Insoumise en croyant prendre sa place. Et si cela ne faisait que renforcer le RN de Marine Le Pen. Croient-ils inverser profondément la tendance d’ici le vote ?

De plus, ce sondage confirme le précédent d’Elabe (voir ci-dessous partie 6) quant au risque d’un "vote à l’italienne" marginalisant la gauche.

Certains objecteront que le pourcentage de LREM est probablement gonflé. Cela ne suffit pas pour ne pas prendre en compte l’avertissement.

Quelle serait l’utilité d’une liste "Générations" hormis de limiter les chances de la gauche comme lors des présidentielles ?

Rappelons de plus que toute liste devra atteindre un minimum de 5% des suffrages pour avoir droit à un élus. Dans ces conditions, bien des voix se perdre inutilement si un effort n’est pas fait pour rassembler sur une base claire.

Hyacinthe

6) L’institut Elabe prévoit pour la France un vote à l’italienne

Depuis que je lis les journaux et écoute la télévision, la droitisation de la France est un leitmotiv éternel : jusqu’en 1955 puis de 1958 à 1965, dans les années 1984 à 1995 etc.

La dernière enquête de l’institut Elabe va encore plus loin dans ce sens que celui d’Harris Interactive (voir ci-dessous).

Il donne 27,5% des intentions de vote à l’extrême droite, 17% à LR et UDI, 24% pour LREM MODEM et UDI soit un total de 68,5% qui constituerait une très grande victoire droite extrême droite.

Par contre, le PS est crédité de 6%, EELV de 8% ; Hamon1,5%, l’extrême gauche est donnée à 1%, le PCF à 1%, LFI à 10%.

Heureusement, la droitisation de la France n’est jusqu’à présent qu’un fantasme de réactionnaire.

Pourquoi donc les instituts valorisent-ils depuis longtemps la droite dure et l’extrême droite ? pour camper un prétendu paysage politique faisant d’un Hollande ou d’un Macron le rempart face à ce danger.

Jacques Serieys

5) Fin mai 2018 euroscepticisme et éclatement des intentions de vote

Une enquête Harris Interactive publiée lundi 26 mai pour LCP-Assemblée nationale donne le sentiment des Français vis à vis des politiques de l’Union Européenne :

- 45% jugent que les orientations européennes ne vont pas dans la bonne direction

- 43% ni dans la bonne, ni dans la mauvaise

- 9% dans la bonne direction

Par ailleurs, cette "enquête" crédite les différentes formations politiques françaises des intentions de vote suivantes :

- Liste LREM et MoDEM (soutenue par Christophe Castaner et François Bayrou) • 28%

- Liste Front National (soutenue par Marine Le Pen) • 15%

- Liste Les Républicains (soutenue par Laurent Wauquiez) • 13%

- Liste France Insoumise (soutenue par Jean-Luc Mélenchon) • 12%

- Liste Parti Socialiste (soutenue par Olivier Faure) • 8%

- Liste Debout La France (soutenue par Nicolas Dupont-Aignan) • 7%

- Liste Europe Ecologie Les Verts (soutenue par David Cormand) • 4%

- Liste Génération-s (soutenue par Benoît Hamon) • 2%

- Liste du Parti Communiste Français : 2%

- Liste NPA et Lutte Ouvrière (soutenue par Philippe Poutou) • 1%

- Liste Patriotes (soutenue par Florian Philippot) • 1%

4) Sondage réalisé en date du 16 mai 2018

• par l’IFOP pour Valeurs Actuelles

- Liste LREM et MoDEM (soutenue par Christophe Castaner et François Bayrou) • 27%

- Liste Front National (soutenue par Marine Le Pen) • 17%

- Liste Les Républicains (soutenue par Laurent Wauquiez) • 15%

- Liste France Insoumise (soutenue par Jean-Luc Mélenchon) • 14%

- Liste Parti Socialiste (soutenue par Olivier Faure) • 7%

- Liste Debout La France (soutenue par Nicolas Dupont-Aignan) • 6%

- Liste Génération-s (soutenue par Benoît Hamon) • 3%

- Liste Europe Ecologie Les Verts (soutenue par David Cormand) • 3%

- Liste NPA (soutenue par Philippe Poutou) • 3%

- Liste Résistons (soutenue par Jean Lassalle) • 1%

- Liste Patriotes (soutenue par Florian Philippot) • 1%

- Liste UPR (soutenue par François Asselineau) • 1%

- Une autre Liste • 3%

3) Sondage publié le 18 avril 2018

Réalisé par un Institut de sondage allemand, il confirme globalement, pour la France, les sondages que nous avons précédemment mis en ligne.

Source : https://www.treffpunkteuropa.de/eur...

Pourcentages des intentions de vote :

- France Insoumise : 13%

- PS : 8%

- LREM MODEM : 25%

- LR : 11%

- Debout la France : 6%

Front National : 16%

2) Affaiblissement de LR, FN, macronistes et PS

Quiconque lance une recherche sur internet concernant les sondages pour les élections européennes et lit les premiers articles proposés, ne peut qu’être persuadé d’une forte popularité maintenue du président Macron et de ses fidèles.

- "LREM en bonne position pour les élections européennes de 2019" (Le Figaro)

- "Sondage européennes : LREM en état de grâce, le FN opposant numéro un" (RT France)

- "La République en Marche prend largement les devants dans ce sondage concernant les intentions de vote pour son premier test d’ampleur nationale" (Huffington Post)...

Or, tel n’est pas le cas. De plus, les partis de Laurent Wauquiez et Marine Le Pen sont donnés à un haut niveau dans ces titres, ce qui n’est pas le cas non plus.

Jusqu’à présent, seul le site allemand "Fédéraliste européen" a réalisé un sondage tous les deux mois (4 mai 2017, 28 juin 2017, 23 août 2017, 16 octobre 2017, 15 décembre 2017, 5 février 2018, 5 avril 2018).

Sources :

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8...

http://www.foederalist.eu/2018/04/e...

Les grandes évolutions sont les suivantes, en projection de sièges :

- Effondrement continu du parti de Laurent Wauquiez : 23 sièges en mai 2017, 19 de juin à décembre 2017, 11 en avril 2018

- Net affaiblissement du FN : 24 en mai 2017, 15 en avril 2018

- Affaiblissement continu de La République en Marche : 31 sièges en juin 2017, 26 en février 2018, 24 en avril 2018

- Baisse du PS : 18 en mai 2017, 7 en avril 2018

- Progression de France Insoumise : 0 en mai 2017 puis 6 en 2017, en fin 12 en avril 2018

1) Sondage IPSOS sur les intentions de vote (décembre 2017)

Un bilan ne vaut pas tant pour le regard jeté dans le rétroviseur que pour la vision de ce qui est devant soi qu’il permet d’appréhender. Telle est pour La France Insoumise cette fin d’année politique qui invite à l’action dès le début de 2018.

Il faut dire que la France Insoumise se trouve bien disposée après ces six premiers mois de plein exercice sous le régime Macron. Le statut de premier opposant ne saurait lui être contesté, Jean-Luc Mélenchon étant lui-même reconnu comme tel par 38 % des Français.es dans une étude Odoxa publiée ce 13 décembre.

L’enquête Ipsos parue dans Le Figaro en ce début de semaine nous renvoie au même moment une photographie qui conforte le changement de monde qui s’est traduit dans les urnes en 2017. Par-delà les réserves, et elles sont nombreuses sur une étude faite à froid aussi loin de l’élection, le seul élément qui vaille est celui des dynamiques au regard des précédentes échéances électorales. Le premier enseignement est que ceux qui ont été rejetés en mai et en juin ne reviendront pas : le PS reste campé à 8 % comme aux législatives, EE-LV plafonne à ses 4 % du mois de juin quand le PCF passe de 3 % à 2 %. Mais voilà ce cercle du vieux monde qui s’enrichit de la présence de LR : après les 20% réalisés par le candidat Fillon à la présidentielle, après les 15,8% obtenus aux législatives, LR pointerait à 12%. Quant à l’extrême-droite, elle se retrouve parcellisée entre désormais une floraison de chapelles.

Reste M. Macron. Si après les 24% réalisés en mai dernier le courant présidentiel avait conforté son installation à l’occasion des législatives avec 32% (28% pour LREM et 4% pour son allié le Modem), l’heure est à l’inversion de courbe. Voilà LREM et le Modem conjointement estimés à 26%. La bienveillance toute relative qui subsiste dans l’opinion à l’endroit de la personne de M. Macron ne saurait masquer le décrochage tant par rapport à sa politique que par rapport à son mouvement.

Dans ce contexte, et après des semaines passées dans la ligne mire de l’oligarchie, la dynamique de la France Insoumise apparaît comme un marqueur fort d’ancrage dans le peuple. Après que le mouvement a obtenu 11% au mois de juin, le voilà estimé à 14% en cette fin d’année, le plaçant non seulement en 3ème position mais aussi au coude-à-coude avec le FN.

Il faut dire que la convention de La France Insoumise qui s’est tenue au mois de novembre a fait le choix d’installer de fédérer par l’action, faisant ainsi apparaître le mouvement comme utile et immédiatement disponible. De là la feuille de route de cette rentrée qui sans attendre permettra de se déployer aux premiers jours de 2018 : par l’auto-organisation bien sûr, en multipliant au sein des groupes d’action les initiatives concrètes auprès des gens ; mais aussi dans les campagnes qui sont dès à présent lancées, comme celle, décisive, dans les universités et les lycées pour refuser l’abolition du droit et de la liberté pour chaque jeune de choisir sa vie ; ou ce référendum populaire organisé partout en France au mois de mars pour la sortie du nucléaire. Sans compter la pétition plus pressante que jamais après l’avilissement de M. Delahousse devant le président Macron d’un conseil de déontologie du journalisme.

C’est en fédérant par l’action que la France Insoumise gagne ses galons auprès du peuple. Après le statut de premier opposant acté en 2017, et alors que s’approche à la fin du premier semestre 2018 le débat institutionnel que voudrait rabougrir M. Macron, la France Insoumise, forte d’une pensée globale articulée autour du projet de 6ème République et de son programme l’Avenir en commun, vise à apparaître en 2018 pour ce qu’elle est dès à présent : le premier proposant.

François Cocq

Sondages élections européennes 2019 : Tous bidons ?

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