Sondage européennes du 21 mai : La France Insoumise à 9,5%

dimanche 26 mai 2019.
 

Les électeurs sont appelés aux urnes le 26 mai 2019 pour élire leurs députés européens. Le vote se déroulait jusqu’à présent par grande région ; il sera national cette fois-ci.

28) Intentions de vote au 21 mai selon l’institut Harris

- PRC : 0,5%

- Lutte Ouvrière : 1%

- France Insoumise : 9,5%

- PCF : 3%

- Générations (Hamon) : 2%

- UDRF : 0,5%

- Place Publique et PS : 5%

- EELV : 7%

- "Ecologistes et Progressistes" 1%

- LREM et MODEM : 22,5%

- UDI : 1,5%

- LR : 12,5%

- Debout la France : 3,5%

- Philippot : 2%

- RN : 24%

- UPR : 1,5%

- SIEL : 0,5%

- Alliance Jaune : 0,5%

- PA : 1,5%

- Autres listes : 3,5%

27) Elections européennes : les consignes de vote des figures des gilets jaunes

Pour accéder à ce texte, cliquer sur le titre 27 ci-dessus.

26) Europe Ecologie-Les Verts distancé nettement par La France Insoumise

La liste Europe Ecologie-Les Verts conduite par Yannick Jadot atteint ce lundi son plus bas niveau, tout juste devant la liste Place publique-Parti socialiste.

L’Europe ne sourit plus aux écolos. Si l’on en croit notre sondage Ifop-Fiducial pour Paris Match, CNews et Sud Radio, la liste Europe Ecologie-Les Verts est à son plus bas niveau ce lundi, avec 6,5% d’intentions de vote (-0,5). Ce score est alarmant à plus d’un titre pour les écologistes : après avoir perdu 3 points depuis le 30 avril, EELV n’a plus qu’un demi-point d’avance sur la liste Place Publique-Parti socialiste (6%), engluée depuis des semaines à un niveau à peine supérieur à la barre fatidique des 5%, nécessaires pour que des élus siègent au Parlement européen. La liste de la France insoumise, avec 9% (=), paraît avoir pris l’avantage, alors que des semaines durant, un match très serré s’est joué entre LFI et EELV. Si la liste conduite par Yannick Jadot obtenait 6,5% des voix, elle réaliserait un score pire qu’en 2014 (8,95%) et bien éloigné du succès remporté en 2009 (16,28%), lorsque la liste avait fédéré des personnalités fortes du mouvement écologiste, dont Daniel Cohn-Bendit, Eva Joly et José Bové.

Les infortunes d’EELV surviennent alors que plusieurs facteurs s’associent. Le recul du parti correspond à la progression des intentions de vote pour le Parti animaliste, qui grappille 1,5% des voix (+0,5). La France insoumise, concurrente directe dont la liste est menée par Manon Aubry, a elle aussi de longue date développé un discours écologique, héritage du tournant vert pris par le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, baptisé « écosocialisme ». Pis, pour EELV : la question de la lutte contre le réchauffement climatique et pour la protection de l’environnement a infusé les discours des autres partis. Un débat politique marqué par les questions écologiques

La République en marche se targue de présenter deux candidats issus de l’écologie politique, Pascal Canfin et Pascal Durand. Le premier confiait pourtant en décembre 2018 à Paris Match : « [Le président Macron] n’en fait pas assez. De nombreux lobbys empêchent le politique de prendre les mesures nécessaires. Surtout, le financement de l’économie est entre les mains de Bercy et les enjeux environnementaux dans celles du ministère de l’Ecologie. L’un a les ambitions sans les moyens et l’autre a les moyens sans les ambitions. Tant qu’on n’aura pas changé cette organisation de l’Etat, on perdra la bataille. » Emmanuel Macron lui-même, en dépit du revers essuyé lors du départ du ministre Nicolas Hulot, n’a pas cessé de faire en sorte que la France soit perçue comme une puissance diplomatique qui défend l’écologie.

Preuve que tout le champ politique se verdit, au moins en surface, à la lumière des enjeux climatiques les plus pressants : même le Rassemblement national a commencé à intégrer à son discours un propos qui traite des questions d’environnement, tout en jouant sur la fibre nationaliste et en reprochant à des « écologistes de bazar » de jouer « la culpabilisation de pays comme les nôtres qui sont les plus vertueux du monde », selon des propos de Marine Le Pen fin mars.

Adrien Gaboulaud

Source : https://www.parismatch.com/Actu/Pol...

25) Intentions de vote au 11 mai selon l’institut Harris

- Lutte Ouvrière : 0,5%

- France Insoumise : 9,5%

- PCF : 3,5%

- Générations (Hamon) : 2,5%

- Place Publique et PS : 5%

- EELV : 7%

- "Ecologistes et Progressistes" 0,5%

- LREM et MODEM : 22,5%

- UDI : 0,5%

- LR : 12,5%

- Debout la France : 3,5%

- Philippot : 2%

- RN : 23,5%

- UPR : 1%

- Alliance Jaune : 1%

- Autres listes : 4,5%

24) LREM et RN amorcent leur baisse, France Insoumise sa "remontada"

24a) LREM et RN amorcent leur baisse

Dans notre note 23 du mois d’avril, nous avions affirmé "23) 45% pour LREM + RN... Les instituts mentent... Qui prend les paris ? je suis persuadé que le but actuel de plusieurs instituts reste d’installer un paysage politique favorable à Macron pour peser sur les intentions des électeurs. Ils y réussiront peut-être en partie. De là à ce que 45% à 46% des électeurs s’affirment réellement pour LREM et le FN, je n’y crois pas."

Le dernier "sondage" à 46% est celui d’Opinion way en date du 4 mai 2019 (22% pour LREM et 24% pour le RN).

Les "intentions de vote" données par les instituts pour LREM et le FN ne pouvaient rester aussi hautes par rapport à la réalité. Aussi, une baisse était prévisible. Tel est le cas pour les quatre dernières "enquêtes" qui oscillent pour ces deux listes dans une fourchette entre 43 et 43,5%.

24b) France Insoumise amorce sa "remontada"

Sur la fin de notre note 23, nous avancions également le pronostic suivant " Le pourcentage accordé à La France Insoumise (7% fin mars et encore 7% le 19 avril d’après IFOP Fiducial) va probablement augmenter un peu dans les semaines à venir pour éviter un trop gros raté des instituts".

Tel est bien le cas depuis dix jours avec les sept derniers sondages qui lui accordent les intentions de vote suivantes : 9,5%, 9%, 8%, 9,5%, 9%, 8,5%, 9,5%.

24c) Le dernier sondage (Harris Interactive du 8 mai 2019)

- Parti révolutionnaire Communistes 0,5%

- Lutte Ouvrière : 1%

- France Insoumise : 9,5%

- PCF : 3%

- Générations (Hamon) : 2%

- Place Publique et PS : 5%

- EELV : 7%

- "Ecologistes et Progressistes" 1%

- LREM et MODEM : 21%

- UDI : 1,5%

- LR : 13,5%

- Debout la France : 3,5%

- Philippot : 2%

- RN : 21,5%

- UPR : 1%

- Alliance Jaune : 1%

24d) 45% des sondés peuvent encore changer d’avis

France Info donne des informations intéressantes sur l’état d’esprit actuel des Français à partir du détail de certains sondages.

Seules les personnes certaines d’aller voter (40%) ont été interrogées sur leurs intentions de vote, et celles qui n’ont pas exprimé de préférence pour une liste (8%) n’ont pas été prises en compte. Mais même les sondés certains d’aller aux urnes le 26 mai prochain restent très indécis : 45% d’entre eux disent que leur vote "peut encore changer". Cette proportion est particulièrement forte chez ceux qui ont l’intention de voter pour EELV (74% peuvent encore changer d’avis) et pour Place publique et le PS (65%), tandis que les sondés qui comptent voter RN ou LREM sont davantage sûrs de leur choix (respectivement 25% et 27% d’indécis).

Les personnes interrogées ont également des motivations diverses pour expliquer leur vote. 54% d’entre elles disent tenir compte avant tout des propositions sur les questions nationales (74% chez ceux qui comptent voter pour le RN, 64% chez ceux qui compte voter pour LFI), et 46% sur les questions européennes (75% pour ceux qui comptent voter EELV, 70% pour ceux qui comptent voter LREM).

Enfin, 38% des sondés affirment qu’ils voteront pour manifester leur opposition à Emmanuel Macron et au gouvernement, contre 13% qui voteront pour leur exprimer leur soutien. Quant aux annonces faites par le chef de l’Etat à l’issue du grand débat national, elles ont donné moins envie à 37% des sondés de voter pour la liste qu’il soutient, tandis que 11% d’entre eux sont, depuis, davantage tentés de voter LREM.

23) 45% pour LREM + RN... Les instituts mentent... Qui prend les paris ?

Le dernier sondage publié (20 avril 2019 par Harris Interactive) accorde 24% à la liste LREM et 21,5% à celle du RN. Trois jours plus tôt, IFOP Fiducial comptait 44,5% d’intentions de vote (22% pour LREM et 22,5% pour le RN) au profit de ces deux mêmes partis proclamés vainqueurs

En faisant passer successivement LREM et FN en tête, ces sondages entretiennent un suspense factice depuis un an et demi.

Six remarques et critiques peuvent être avancées :

a) Quiconque étudie les résultats partiels et totaux publiés par les instituts constate des incohérences surprenantes. Nous en avons signalé plusieurs concernant France Insoumise dans les parties ci-dessous 22, 21, 20 et 18. D’autres listes ont subi le même type d’inconséquence. Nicolas Dupont-Aignan a saisi le Commission des sondages à propos de l’institut Elabe ; il juge « mathématiquement impossible que les scores prêtés à Debout La France soient véridiques », car DLF est crédité de 4 % des intentions de vote (+ 1 point par rapport au mois dernier), alors que 6 % des femmes et 5 % des hommes déclarent vouloir voter pour la liste DLF.

b) Ces contradictions s’expliquent, semble-t-il par :

- un manque de sérieux dans le compte-rendu des enquêtes (ainsi, le président d’Elabe a reconnu des « erreurs dans la reproduction du tableau de ventilation »

- la prise en compte des résultats lors des européennes 2014, prise en compte pour LFI qui n’existait pas à l’époque mais non pour LREM qui pourtant n’existait pas non plus... Justification peu convaincante.

c) IL est vrai que tous les instituts donnent des résultats globalement proches. Ainsi,Opinion Way donnait fin mars LREM et RN ex-aequo à 23% chacun. Une logique moutonnière paraît expliquer ces similitudes.

d) Si les intentions de vote affirmées par ces instituts s’avéraient correspondre à la réalité des urnes au soir du 26 mai, cela signifierait :

- que la France populaire boude de plus en plus les élections au point de laisser le champ électoral largement libre pour ses adversaires déclarés (LREM et RN)

- que le mouvement des Gilets Jaunes n’entraîne aucune conséquence électorale positive en faveur des forces qui défendent globalement ses revendications et aspirations dont La France Insoumise

- que le rapport de forces électoral aurait tellement évolué depuis les présidentielles en faveur de Macron et Le Pen que le mouvement social y perdrait sa soif de légitimité

e) Quoi qu’il en soit, je suis persuadé que le but actuel de plusieurs instituts reste d’installer un paysage politique favorable à Macron pour peser sur les intentions des électeurs. Ils y réussiront peut-être en partie. De là à ce que 45% à 46% des électeurs s’affirment réellement pour LREM et le FN, je n’y crois pas.

f) Le pourcentage accordé à La France Insoumise (7% fin mars et encore 7% le 19 avril d’après IFOP Fiducial) va probablement augmenter un peu dans les semaines à venir pour éviter un trop gros raté des instituts. Ceci dit, nous ne devons pas sous-estimer l’intérêt des sondages qui indiquent une faible mobilisation de l’électorat Mélenchon de 2017 ; cela doit au contraire nous inciter à impulser la campagne plus vigoureusement d’ici au 26 mai.

Jacques Serieys

22) Sondages : divination et mathématiques

Passons à un petit coup d’œil, certes ironique mais bienveillant, sur les sondages. Ceux qui sont rendus publics par d’honorables sociétés qui commencent leur travail avec des statistiques et les finissent avec des pattes de lapins, des viscères de crabes et des onguents de clairvoyance. Par exemple ce sondage Harris paru le 7 avril 2019. Il attribue 8,5% d’intentions de vote pour la France Insoumise. En hausse. Cela ne désarme pas notre vigilance toute mathématique.

Nous avons reconstitué la matrice de report des voix de la présidentielle 2017 de cet institut lui-même. Pour lui, nos votes retrouveraient 54% des électeurs de L’Avenir en commun en 2017, 8% des électeurs de Hamon, 1% des électeurs de Le Pen et 1% des électeurs de Fillon. Pourquoi pas ? Mais alors cette matrice devrait théoriquement attribuer un score de 11,5% pour la France Insoumise. Or, l’institut nous attribue 8,5 ! Soit 3 points de moins… L’explication « évidente » qui nous est donnée, c’est que nos électeurs voteraient moins que la moyenne. Beaucoup moins. En fait nous serions les moins mobilisés de tous ! De là à nous retirer trois points à la fin du compte… Tout de même…

Cet écart est d’autant plus étonnant, à l’intérieur même de la matrice de l’institut, qu’il ne cesse de croitre au fil des semaines. Mais seulement pour nous, la France Insoumise : -1,4% en mai 2018, -1,9% en février 2019, -2,3% en mars 2019 et -3% début avril. Car aucune formation n’atteint de telles proportions de décalage par rapport au score « théorique ». Hors France Insoumise, le maximum étant +1,5 pour LREM et RN et le minimum -0,6 pour le PCF. Un mystère qui se voudrait démoralisant : plus les gens s’intéressent à l’élection, plus nous faisons campagne, plus nous remplissons de salle et réussissons nos mobilisations, même après les prestations très réussies de Manon Aubry dans les débats et le succès révélateur de notre emprunt… moins nos électeurs votent pour nous. Cela parait d’une évidence scientifique. Comme s’il fallait un redressement toujours plus violent pour nous maintenir au même niveau et pouvoir broder sur nos sondages « en berne ». Malins les petits chimistes !

Ce même sondage indique que 6% des « électeurs de Mélenchon » souhaitent voter pour une liste Gilets jaunes, dans l’hypothèse où celle-ci serait présente. Certes, il n’y en pas. Mais l’art c’est l’art. Toutefois, dans l’hypothèse sans liste Gilets jaunes de ce même sondage, « La France insoumise » fait exactement le même score. Où sont passés ces 6% d’électeurs de Mélenchon ? Que l’intégralité des 6% ne vienne pas à la liste « France Insoumise », c’est concevable, mais 0% d’entre eux ! C’est difficilement crédible. Ça ne gêne pourtant pas les grands scientifiques de service. Bref, voilà un rapport très créatif aux mathématiques.

Le 9 mars dernier, le sondage Harris indiquait que 51% de « l’électorat Mélenchon 2017 » déclarait son intention de voter « France Insoumise » aux européennes. De même que 5% de Hamon et 2% de Macron. Pourquoi pas, encore une fois. Mais cela représente alors un score théorique de 10,8%. L’institut indiquait pourtant alors un score de 9% pour la France Insoumise. Le 7 avril, même magie : 54% (+3) de l’électorat Mélenchon 2017 déclarait selon l’institut son intention de voter « France Insoumise » aux européennes. De même que 8% (+3) de Hamon, 1% (+1) de Le Pen, 1% de Fillon (+1). Pourquoi pas, encore une fois. À l’évidence c’est une amélioration donc. Le score théorique est alors de 11,5%… Et pourtant l’Institut n’affiche que 8,5%. Moins que dans le cas précédent. Ce n’est pas très logique. Ni cohérent avec les autres divinations. Ni surtout très mathématiquement correct.

Ça ne nous dérange pas. Nous avons notre propre outil pour nous faire une idée mieux établie de la vérité probable. Nous gardons cette information pour nous. Nous ne publions rien, ne sommes en concurrence avec personne sur ce sujet et ne réfutons aucune aptitude à qui que ce soit. Mais tant qu’à faire des sondages, autant le faire sérieusement et avec une méthode mathématique crédible et stable.

Mais je suppose que les clients de ce type d’entreprises n’ont pas tous le temps d’aller vérifier comme nous le sens des résultats et que pour eux ils sont d’une importance commerciale plus grande que pour de modestes artisans politiques comme nous.

Je ne voudrais pas que l’on nous croie spécialement hostile à l’entreprise Harris qui est bien sympathique à de nombreux égards. Aussi, pour faire bonne mesure, faut-il qu’une autre entreprise de sondage mathématiquement créatrice soit évoquée.

Voyons donc ce sondage du 3 avril dernier donné par l’IFOP. La participation globale y était estimée à 41 %. Ceux- là étaient fait de 49% de l’électorat Macron et Le Pen, 44% de l’électorat Fillon et Dupont Aignan, 38% de l’électorat Hamon mais seulement 33% de notre l’électorat. 67% d’abstention, donc, auprès de « l’électorat Mélenchon » ? Soit 4,7 millions d’abstentionnistes sur 7 millions d’ex-électeurs. Vraiment ? La proportion est si énorme, si décalée que cela vaudrait commentaire. L’institut n’en fait pas davantage que les autres sur ce thème qu’ils ont en commun.

Pourtant, admettons ces chiffres pour être aussi bienveillants que nous voulons l’être avec les instituts de sondages de l’officialité. Cela ferait donc 4,2 millions d’électeurs Macron de la présidentielle qui s’exprimeraient aux européennes, 3,8 Millions de Le Pen, 3,2 Millions de Fillon, 750 000 de Dupont-Aignan, 870 000 de Hamon et 2,3 Millions de Mélenchon. On sait compter. Nos rangs comptent plusieurs mathématiciens d’assez haut niveau comme on le sait. Soit un total de : 15,12 Millions pour les six premiers candidats de la présidentielle. À supposer (quoique ce ne soit pas évident intellectuellement ni politiquement) que les 5 candidats suivants qui n’apparaissent dans cette notice, et nous le comprenons, du fait de la faiblesse de l’échantillon, soient pourtant à la moyenne de participation de 41%. Certes, c’est peu plausible, mais admettons-le pour être aimable. Leur total de voix à la présidentielle était de 1,5 Millions environ. Avec 41% de participation, donc, cela donnerait 615 000 voix supplémentaires.

Nous avons donc un total en tout de : 15,73 millions issus des électeurs exprimés de la présidentielle. Tout le monde est d’accord ? Le corps électoral français est de 48 millions environ. Avec un taux de participation à 41%, cela supposerait 19,7 millions d’électeurs exprimés aux européennes. Bigre ! D’où viendraient alors ces 4 Millions d’électeurs supplémentaires qui apparaissent sitôt qu’on fait cette vérification ? Personne ne parlera de bidouillage, cela va de soi. Une seule source reste donc possible : des abstentionnistes et non exprimés de la présidentielle se précipiteraient pour aller voter a l’election européennes. Ils seraient 4 millions d’abstentionnistes et non exprimés soudain passionnés par cette élection après avoir méprisé l’autre. Cette catégorie de passionnés soudain connaitrait donc une participation soudaine de près de 40% auprès des 11,4 Millions d’abstentionnistes / Nuls / Blancs du premier tour de la présidentielle ! Mieux que nos électeurs de 2017. Oui : 7 points de plus en enthousiasme électoral chez les abstentionnistes de la présidentielle que dans notre électorat à la présidentielle !! Mazette ! Fin de la démonstration par l’absurde.

Encore une fois, cela n’est pas grave pour notre travail, même si cela peut paraitre déprimant pour ceux qui se repèrent sur les sondages. Mais comment les clients de ces instituts peuvent-ils travailler sur de telles bases ? C’est un sujet sur lequel nous reviendrons car il nous semble important de donner les meilleures évaluations possibles sur la solidité mathématique de ceux qui prétendent avoir l’appui des maths pour faire leurs démonstrations politiques. En attendant, nous avons encore voulu vérifier les conséquences de la sous-évaluation de la participation de nos électeurs de l’élection présidentielle. Et si « l’électorat Mélenchon » de la présidentielle votait comme la moyenne des autres électorats ? C’est-à-dire à 41% ? Cela ajouterait 700 000 électeurs en plus. Et cela ferait un total de 2,4 Millions de suffrages pour la liste « France Insoumise ». En partant de la matrice de report de voix affichée par IFOP et avec la participation au vote annoncée par cet institut, cela donnerait un score de 12%…

12% c’est 3,5 points de plus que les 8,5% qu’ils annoncent. Les mathématiques sont cruelles pour les bidouillages. La loi fait obligation de publier les notices techniques de chaque sondage. Nous savons les lire, nos équipes savent compter, nos ordinateurs fonctionnent normalement. Nous n’avons aucun autre moyen de réplique que de refaire les comptes autant de fois que cela sera nécessaire. Nous avons parfaitement compris ce qui se passe et pourquoi. Nous nous souvenons trop bien comment les mêmes devins nous annonçaient 5 députés élus alors que nous en avons finalement eu 17 et même 23, puisque 6 députés du PCF ont été soutenus dès le premier tour par LFI.

Aujourd’hui, la vérité est que nous ne sommes pas visés directement. Il s’agit pour les bidouilleurs d’arriver à 100% en bout de total. Et cela avec la contrainte de devoir gonfler le résultat de LREM et de sa piteuse tête de liste. Or, LREM se vide sur LR en ce moment. Et ainsi de suite. Il faut donc reprendre partout de quoi remplumer et ensuite rétablir les équilibres. Ainsi, tel institut annonce dans un recoin de sa notice que 5% des électeurs qui ont voté pour nous a la présidentielle voteraient désormais pour LREM et Macron à présent… Comme c’est crédible !

En tous cas, c’est sans rancune. Tout le monde doit gagner sa vie et dans certains domaines où règnent les commandes d’État, ce n’est pas simple. Nous compatissons. Mais les maths ne font pas de sentiments.

21) Notre outil de sondage et le "café du commerce" des instituts

Un petit buzz s’interrese à notre outil de sondage. Inutilement. Celui-ci restera un outil interne. Il ne sera jamais utilisé pour des diffusions publiques. Il n’est pas destiné à une compétition avec les instituts de l’officialité sondagière. Sa création n’exprime aucune intention de compétition ou de démenti avec eux. Notre raisonnement est simple : tant qu’à faire des sondages, autant le faire sérieusement. Ceux qui sont connus obéissent parfois à d’autres critères et leurs résultats ne peuvent donc nous aider, le cas échéant, à travailler.

Tel institut qui nous attribue 0% d’intention de vote chez les étudiants, tel autre « pondère » notre résultat avec le résultat de la précédente élection… européenne de 2014 alors que le mouvement Insoumis n’existait pas. Tous maintiennent une liste NPA qui n’existe plus et une liste gilets jaunes qui n’a jamais existé. Mais ils ne testent pas la liste « écologie globale » de Delphine Batho et Dominique Bourg, ou des animalistes d’Aymeric Caron qui existent pourtant bel et bien.

Nombre décident de nous attribuer le plus faible taux de participation aux élections européennes, loin derrière tout le monde. Pourquoi ? Mystère. Ce « différentiel de participation » n’est évoqué par aucun des analystes pour analyser la situation et peut-être proposer une analyse. Ce serait sans doute une donnée trop politique à interpréter. C’est pourquoi chacun de ces précieux commentateurs préfère le confort d’attribuer à la séquence des perquisitions l’explication personnalisée de la situation, même si je ne suis pas la tête de liste. Et cela quand bien même ces sondages n’ont commencé à être défavorables que quatre mois plus tard. Ne perdons pas de vue que beaucoup attribuent aussi cette défaveur à notre adhésion sans faille au mouvement gilets jaunes. Et cela alors même qu’ils ont aussi publié une enquête qui me donnait la deuxième place dans leur faveur après Nicolas Hulot.

Ce « café du commerce » permanent désole ceux qui croient à la validité de ce genre d’outils, y compris à l’intérieur des instituts concernés. Car s’il y a eu des années durant un membre éminent du FN dans la cellule d’évaluation d’un non moins illustre institut, il en va de même avec les Insoumis. Il y en a partout. Nous ne manquons donc ni de connaisseurs ni de techniciens dans ce domaine. Au contraire. Travaillant bénévolement, ils se savent sans autres « obligations de résultats » que de produire des raisonnements rationnels et crédibles pour faire leurs pondérations.

Nous sommes parfaitement conscients de l’effet produit par de mauvais sondages à répétition, d’autant plus spectaculaires que nous sommes les seuls à en faire l’objet parmi les quatre premières forces de l’élection présidentielle. Nous sommes conscients aussi des effets de prophéties auto-réalisatrices qu’ils impliquent. Pour autant, nous croyons qu’ils contiennent en effet une part d’arrangement avec la réalité mais que celle-ci ne nous vise pas en particulier. Nous en sommes la résultante. Il s’agit plutôt d’arriver à cent pour cent dans une addition où les votes LREM sont surévalués. D’abord parce que les votes LR reviennent vers leur maison d’origine au détriment des macronistes. Pendant ce temps, même pour tenir leur faible niveau, EELV et PS, reprennent aussi une poignée de plumes à LREM qui leur avait pris une part de leurs électeurs en 2017. En bout de course il faut bien prendre à quelqu’un des quantités « d’intentions de vote » pour compenser ce grand micmac. Mais nous savons que, vaille que vaille, tout le monde devra bien se caler en s’approchant du jour du vote sur cette « autre réalité » que notre outil nous permet de connaître.

Jean-Luc Mélenchon

https://melenchon.fr/2019/04/01/de-...

20) La domination sans partage des macronistes est une légende de propagande gouvernementale

La défaveur pour la France Insoumise annoncée dans les sondages ne correspond à aucun autre de nos indicateurs.

Pour autant, nous avons essayé de voir quel argument était en commun à toutes les entreprises de sondages pour expliquer la situation qu’ils décrivent. En fait il y en a peu. Chaque entreprise contient une statistique aberrante qui produit le résultat bas que nous connaissons. Celle-ci 0% chez les étudiants, celle-là un report inédit de nos électeurs vers Macron, etc. Ca sent le ficelage de dernière minute. Pour autant, nous ne croyons pas être la cible d’un arrangement spécifique. L’arrangement concerne le tableau général que ces gens sont payés pour produire. Il s’agit pour eux de montrer des macronistes très hauts et de fabriquer une compétition avec le FN.

Ce tableau est rendu difficile à peindre parce que les Républicains (LR) remontent sur le dos des Macronistes et que les macronistes baissent nettement. C’est quand même conforme à la situation politique… La domination sans partage des macronistes est une légende de propagande gouvernementale. Comment serait-elle possible, alors même que se déploie la plus longue et sévère lutte sociale de l’Histoire du pays depuis cinquante ans ? Cela ne peut convaincre que les salles de rédaction dont les chefs ne sortent jamais sur le terrain et les rubricards qui enquêtent en déjeuners de presse. Les macronistes baissent en direction d’EELV, du PS et de LR. Cet effet d’éparpillement n’a rien de surprenant car le macronisme électoral est un agrégat instable entre « centre droit » et « centre gauche ». Une sorte d’UDF gonflée à l’hélium du dégagisme de la présidentielle.

Mais une fois dissout l’effet « divine surprise » devant la suppression de l’ISF et les autres mesures de ce type, la droite traditionnelle retourne au bercail. Car l’amateurisme dans la gestion de l’État, les couacs à répétition dans les annonces, les ex-membres du PS troubles comme Castaner et Belloubet qui installent leur clan d’anciens camarades, la pagaille indomptée du mouvement gilet jaune, tout cela repousse les amis de l’ordre. Comment oublier que Fillon fit 20% des voix à la présidentielle et dans quelle tempête ? La droite existe en France ! Elle n’est pas soluble dans la start-up des givrés du pouvoir par « effraction ». Le sauvetage du soldat Loiseau se fait donc souvent au prix de diverses triturations sondagière sur le dos de tous les autres. C’est contrariant à court terme. Mais cela reste productif. Car les urnes parleront. Elles diront leur message. La déconvenue de ceux qui croient déjà tout acquis produira son effet de débandade dès le lendemain de l’élection européenne.

En attendant, ce que tous les sondeurs nous disent d’une même voix, c’est que les électeurs de la FI de l’élection présidentielle sont les moins mobilisés de toutes les familles politiques. Très nettement moins. Jusqu’à quinze points en dessous du précédent dans cette liste. Nous avons décidé d’accepter cette indication et de travailler sur cette base. Nous savons qu’à l’approche de la date des élections l’intérêt grandira, les mentalités changeront, le désengagement des nôtres se réduira. Notre point de repère reste plutôt l’élection législative parce qu’elle était déjà atteinte par l’effet d’abstention massive pour ce qui nous concerne. Déjà, à l’époque, les « enquêtes » ne nous donnaient pas plus de 5 sièges. Nous en avons gagné 17. Et même 23 si l’on compte les six candidats communistes que nous avons soutenus dès le premier tour. Nous ne croyons bien sûr à aucun effet mécanique. Notre campagne reste méthodique et le plan de marche reste celui de toute nos campagnes : en toutes circonstances une omniprésence en profondeur. Et la dose d’invention d’outils nouveaux qui rendent chaque jour plus autonome notre mouvement.

Source : https://melenchon.fr/2019/04/01/ma-...

19) La France insoumise va produire ses propres sondages

Source : https://fr.news.yahoo.com/europ%C3%...

La France insoumise a décidé de produire ses propres sondages dans le cadre des élections européennes qui doivent se dérouler au mois de mai, révèle Le Figaro, ce vendredi 29 mars.

“Nous utilisons les mêmes méthodes que celles des instituts pour des sondages en ligne, nous nous procurons le même type de fichiers qu’eux et nos militants dédiés connaissent parfaitement les techniques”, soutient un cadre interrogé par le quotidien. “Ceux qui se sont mis à la tâche sont des gens compétents avec des techniques extrêmement rigoureuses”, renchérit de son côté Adrien Quatennens.

“Le fait de fabriquer notre propre enquête ne résout pas le problème des autres sondages qui distillent une influence politique, mais il nous permet au moins de savoir où nous en sommes vraiment”, soutient encore une source citée par Le Figaro. “C’est le moment de vous bouger !”

Un premier sondage effectué ainsi en interne donnerait ainsi à la France insoumise un score ”à deux chiffres” pour le scrutin des européennes. Les enquêtes d’opinion restent, pour l’heure, mauvaises pour le mouvement de Jean-Luc Mélenchon. La France insoumise ne dépasse plus les 8% d’intentions de vote, bien loin des 19,58% de l’élection présidentielle.

18) De BVA à Elabe, ils nous enfument, on les démasque

En début de semaine, nous avons pointé les incohérences d’un sondage BVA. Nous avons montré ensuite en quoi la réponse de BVA à ces remarques ne tenait pas la route. Aujourd’hui, c’est l’institut ELABE qui se livre à nouveau à un bel exercice d’enfumage.

ELABE réalise donc un sondage pour les élections européennes en fonction de la présence ou non d’une liste gilet jaune. Dans l’hypothèse où cette liste est présente, celle-ci perdrait 10 points. C’était donc bien une bulle médiatique, sans aucune réalité, fabriquée pour nuire aux forces d’opposition. Dans l’autre hypothèse, la France insoumise serait donc pointé à 8% et la liste d’Europe Ecologie les Verts réaliserait elle 10% des suffrages.

A première vue, on ne remarque pas ici d’incohérences sur les catégories socio-professionnelles. Ainsi, la France insoumise est respectivement annoncée à 11% chez les « artisans et commerçants », à 7% chez les « professions intermédiaires » et à 6% chez les « autres inactifs » (contre respectivement 0%, 1% et 0% pour le sondage BVA du début de la semaine ce qui vient accréditer une nouvelle fois la thèse de la supercherie). Par contre, la notice du sondage présente une matrice de correspondance entre les résultats de l’élection présidentielle et ceux des élections européennes. Cet outil permet d’identifier les transferts de vote entre 2017 et 2019. A partir de ce tableau, on peut recalculer le résultat global pour vérifier les résultats affichés. En le faisant, à partir de ceux ayant voté en 2017, on obtient un résultat de 9,7% pour la France insoumise (contre 8% affiché), un résultat de 5,5% pour EELV (contre 10% affiché) et un résultat de 3,4% pour le Parti Socialiste (contre 5% affiché).

Pour retomber sur ses pattes, l’institut ELABE fait intervenir des abstentionnistes du premier tour de 2017. Selon lui, 19% (donc une personne sur cinq) de ceux qui se sont abstenus en 2017 se piqueraient brusquement d’intérêt pour les élections européennes. On peut fortement douter de cette hypothèse quand on sait que l’abstention en 2017 était de 22,23% alors que l’abstention prévue ici est de 59%.

Surtout, ces abstentionnistes passionnés des élections européennes viendraient voter d’une manière très curieuse. Ainsi, 24% d’entre eux donneraient leurs voix à EELV, 15% à la République en Marche, 13% à la droite, 12% au Rassemblement national, 10% au Parti Socialiste et … 0% à la France insoumise. EELV et le PS réaliseraient donc respectivement 5,5% et 3,5% chez les non abstentionnistes de 2017 et 24% et 10% chez les abstentionnistes de 2017.

Cela ne tient pas la route. D’autant plus que respectivement 6% et 3% des employés et des ouvriers auraient prévu de voter pour EELV et le PS alors que ce sont ceux qui se sont le plus abstenus au 1er tour de 2017 (selon un sondage IPSOS du 23 avril, 29% des employés et ouvriers se sont abstenus à l’époque, contre 21% des cadres).

Bref, une nouvelle fois un exercice décevant parce qu’il prend les gens pour des imbéciles, fausse la réflexion et montre encore un aspect lamentable des moyens de la domination du régime.

http://www.manuelbompard.fr/ils-nou...

17) "Dis-moi qui commande les sondages, je te donnerai un peu les résultats" Éric Coquerel (LFI)

La question du journaliste puis la réponse d’Eric Coquerel sur la question des sondages commence à 3 minutes 45 secondes.

https://www.youtube.com/watch?v=SQT...

16) Comment l’institut BVA se trompe ou trompe les citoyens

Dans un message posté ce lundi, je soulignais les incohérences du dernier sondage BVA à propos des futures élections européennes. Alerté par un internaute, le journal Libération a donc publié un article d’explication présentant les justifications alambiquées de l’institut BVA. Celles-ci ne résistent toujours pas à l’épreuve des faits.

Ainsi, à la question de savoir comment il est possible de prédire pour la France insoumise un score total inférieur à la liste EELV alors que les résultats par catégories socioprofessionnelles donnaient toujours un résultat inverse, l’institut BVA répond que les résultats de certaines catégories socioprofessionnelles ne sont pas indiqués dans la notice explicative du sondage. Selon lui, ceux-ci contrebalanceraient les résultats des catégories publiées.

Pour parvenir à cet exploit, BVA crédite la France insoumise de 0% chez les « élèves, étudiants et inactifs », de 0% chez les indépendants et les chefs d’entreprise, et de 1% chez les professions intermédiaires. C’est donc comme par hasard dans les catégories non affichées que surviendraient des pics de résultats positifs pour EELV (jusqu’à 20% dans les professions intermédiaires) et des pics de résultats négatifs pour la France insoumise (jusqu’à 0% pour les « élèves, étudiants et inactifs » ou pour les indépendants et les chefs d’entreprise). Soit le hasard fait très mal les choses, soit BVA s’est permis d’inventer des résultats grotesques dans les autres catégories.

En effet, personne ne peut croire que la France insoumise qui avait réalisé 22% des voix à l’élection présidentielle chez les professions intermédiaires ne ferait plus que 1% aujourd’hui. Surtout quand, dans le même temps, les cadres et les employés (dont respectivement 19% et 22% avaient voté pour Jean-Luc Mélenchon en 2017) seraient toujours 14% à vouloir faire de même. Quel est ce paramètre politique mystère qui fait que la catégorie se situant entre les cadres et les employés se serait totalement détournée du vote pour la France insoumise ? Et qu’est-ce qui permettrait d’expliquer que les 19% d’indépendants et les 24% d’inactifs qui avaient apporté leur suffrage à Jean-Luc Mélenchon en 2017 seraient désormais 0% à renouveler ce vote lors des élections européennes. Enfin, quel génie peut-il expliquer comment 0% des « élèves, étudiants et inactifs » voudrait voter pour la France insoumise en mai prochain alors que le même sondage prédit que 13% des jeunes entre 18 et 35 ans le ferait ?

Sans aucun doute aucun. Il semble plutôt que, pris la main dans le sac, l’institut BVA a improvisé à la hâte une réponse qui ne tient pas la route.

Manuel Bompard http://www.manuelbompard.fr/

Instituts de sondage : agents du maillage de l’espace mental social

15) Sondages : quand l’institut BVA est pris la main dans le sac

Pour accéder à ce texte, cliquer sur l’adresse URL ci-dessous :

http://www.manuelbompard.fr/sondage...

14) Comment BFM trompe les téléspectateurs

J’écoutais d’une oreille distraite le poste de télévision d’un ami lorsque j’entendis une affirmation péremptoire et triomphante sur BFM "le RN et LaREM largement en tête selon un sondage" OpinionWay/Tilder avec 22% pour le Rassemblement National et 20% pour La République en Marche, soit 42% à elles deux.

Le sondage précédent de l’institut Elabe (23 janvier 2019) accordait 44% des intentions de vote à ces deux listes (23,5% à LREM et 20,5% au RN). Elles venaient donc de reculer de 2% en quinze jours.

L’avant-dernier sondage, celui de l’IFOP étudié ci-dessous, donnait également 24% d’intentions de vote pour les deux mêmes partis (23% pour LREM et 21% pour le RN). Le recul de LREM et du RN ne peut encore être nié.

L’avant avant dernier sondage, celui d’Odoxa mi-décembre, avançait un total de 43% (19% pour LREM et 24% pour le RN).

Pourtant, BFM sort une analyse télévisuelle et écrite qui ne signale absolument pas le recul de LREM et du RN mais qui, au contraire, valorise encore et toujours LaRem et le RN "le RN et LaREM largement en tête" . Quelle décadence journalistique !

13) Ni Macron, ni Le Pen ne progressent. Les citoyens dans l’attente !

Que penser après le sondage mi-janvier de l’IFOP ?

13a) Intentions de vote au 10 janvier 2019

En l’absence d’une liste Gilets jaunes, ces intentions seraient les suivantes :

Liste LREM / MoDEM • 23%

Liste RN / Rassemblement National • 21%

Liste LR / Les Républicains • 10%

Liste FI / France Insoumise • 9,5%

Liste DLF / Debout La France • 7,5%

Liste EELV / Europe Ecologie Les Verts • 6,5%

Liste PS / Parti Socialiste 4%

Liste UDI • 3,5%

Liste Résistons ! • 3%

Liste Génération-S • 2,5%

Liste PC / Parti Communiste • 2,5%

Liste NPA • 1,5%

Liste Patriotes • 1,5%

Liste UPR • 0,5% • 0,5%

Autres • 3,5%

13b) Analyse du sondage par Le Figaro

L’article du Figaro compare, à juste titre, ce sondage IFOP à celui du même institut datant du mois précédent.

Avec 23% d’intentions de vote, la liste LaREM alliée au MoDem semble tirer profit de la crise sociale et devance de deux points celle du RN qui passe à 21% (-3), en l’absence de liste "gilets jaunes". La liste des Républicains recueillerait 10% (-1) des voix si le scrutin avait lieu dimanche, celle de La France Insoumise 9,5% (+0,5%), devant celles de Debout la France (7,5%, -0,5%) et d’Europe Écologie Les Verts (6,5%, -1,5), selon cette enquête pour Valeurs actuelles et Sud Radio.

Suivent la liste du Parti socialiste à 4% (-0,5%), celles de l’UDI (3,5%, +0,5), de Résistons de Jean Lassalle (3%, +0,5), celles de Générations (2,5%, -1) et du Parti communiste (2,5%, =), puis celles du NPA à 1,5% (=), des Patriotes (1,5%, +0,5) et de l’UPR à 0,5% (=).

13c) Les médias macronistes entonnent hâtivement l’hymne de la "remontée"

La prétendue progression de la liste LREM permet aux médias macronistes de crier à la réussite rapide du grand débat qui aurait déjà permis au président d’être mieux compris des Français et de se relancer.

L’Express, par exemple, titre "LREM en forte hausse pour les Européennes ".

Le présentateur de C dans l’air introduit l’émission du 18 janvier en établissant un lien entre le lancement du "grand débat" et la "remontée" d’Emmanuel Macron dans les différents sondages.

13d) Ni Macron, ni Le Pen ne progressent

La "progression" de 3% en faveur de LREM correspond seulement à une baisse de 3% du RN et de 1% de LR. Ce jeu de vases communicants entre listes de droite n’est pas significatif d’une évolution réelle de l’électorat.

La percée du Rassemblement National tant claironnée par de nombreux médias depuis la mi-décembre ne se confirme pas comme nous l’avions diagnostiqué dans notre partie 12 précédente. Le site Public Sénat tirait lui, mi-janvier, "Gilets jaunes  : Le Rassemblement National sort grand gagnant dans un sondage". Baratin passager !

https://www.publicsenat.fr/article/...

En mars 2011, une proposition de loi en faveur de l’encadrement des sondages, soulignait qu’ignorer les marges d’erreur comporte le risque de "déduire" des choses fausses. Tel est bien le cas depuis 4 mois avec les rodomontades de nombreux éditorialistes sur des évolutions de LREM et LR en faveur du RN puis du RN et LR en faveur de LREM alors qu’en prenant en compte la marge d’erreur, le sondage indiquait seulement l’absence d’évolution des intentions de vote.

Rappelons qu’un sondage de 20% pour un parti correspond à une fourchette entre 17,5% et 22,5%.

13e) Les citoyens en attente et en réflexion !

Les directions de partis politiques comme les journalistes essaient d’analyser les évolutions, même minimes, des intentions de vote pour les élections européennes. Mais la masse des citoyens, elle, ne s’en préoccupe pas encore.

De plus, la crise de représentation politique ouverte par l’élection présidentielle 2017 et par les "Gilets jaunes" se traduit par un processus de maturation dont les conséquences dépendront d’évènements à venir.

Seul constat dans l’immédiat : les deux grands partis qui ont monopolisé les suffrages depuis 40 ans paraissent s’enfoncer inexorablement LR de Wauquiez et PS d’Olivier Faure.

Les intentions de vote pour France Insoumise, EELV, PCF, Générations, NPA n’évoluent guère non plus depuis 5 mois hormis l’affaiblissement temporaire de France Insoumise immédiatement après les perquisitions politiques médiatisées de l’automne.

Jacques Serieys

12) LR et LREM en baisse dans le sondage Odoxa de fin décembre avec liste Gilets Jaunes

12a) Hamon aveuglé par sa haine contre France Insoumise

En ce début janvier 2019, Benoît Hamon a déclaré "Quand Mélenchon parle, Le Pen récolte". Il s’agit là d’une attaque d’autant plus impardonnable qu’elle est fausse.

Les sondages font état d’intentions de vote pour les élections européennes assez difficiles à déchiffrer. Notons seulement que la droite et LREM ont perdu 9% en 3 mois dont 6% pour le parti de Laurent Wauquiez. Marine Le Pen récupèrerait 3% de ces 9%. Il n’y a là rien d’illogique.

Globalement, ce sont les listes classées "à gauche" qui profitent du mouvement des gilets jaunes (+5%) sauf celle de Benoît Hamon... ce n’est pas étonnant.

12b) Affaiblissement de la droite et de LREM

Ce constat n’est fait par aucun commentateur attitré de la presse écrite ou audiovisuelle. Pourtant, il est évident pour quiconque étudie la courbe des intentions de vote.

Comparons par exemple le sondage Odoxa de septembre 2018 ( avant la lutte des gilets jaunes) à celui du même institut Odoxa de décembre (sondage hors liste jaune) :

Le constat global, c’est que la droite s’effondre de 17% à 10,5%, LREM baisse aussi (21,5% à 19%)

Vers où vont ces 6,5% perdus par la droite et 2,5 % perdus par LREM ?

Les forces soutenant les Gilets Jaunes progressent :

- > c’est surtout le cas des listes classées " à gauche" qui passent de 24,5% à 29,5% (NPA, PCF, FI, EELV, PS). La seule liste qui recule est celle de Générations (Benoît Hamon) qui perd 1% de 4% à 3%

- > la liste Résistons de Lassalle (+2).

- > C’est le cas aussi du FN (+ 3, de DLF (+1)

Ce constat permet d’avancer que la "progression" du FN n’est pas liée au mouvement des Gilets jaunes mais à la récupération d’une partie du vote traditionnel de droite.

12c) Chambardement des intentions de vote à droite (sondage avec liste Gilets jaunes)

Ce sondage Odoxa confirme globalement le précédent d’IPSOS (début décembre 2018) détaillé ci-dessous en article 11 et même accentue les évolutions qu’il signalait.

- LREM (macronistes et MODEM) continue à s’effondrer passant en six mois de 30% à 19% à présent (moins 2% en 15 jours)

- Les Républicains de Laurent Wauquiez descendent toujours plus leur pente vertigineuse dont on peut se demander où elle s’arrêtera : 14 % lors du précédent sondage Odoxa, 12,5% début décembre (IPSOS), 8% aujourd’hui !!!

- Le Rassemblement National de Marine Le Pen est donné à 21%

- Debout la France connaîtrait une légère progression (7 %)

12d) La liste Gilets Jaunes donnée à 8%

L’éventualité d’une telle liste paraissant se confirmer, l’institut a testé les possibles intentions de vote.

Ceci dit, le PCF, le RN, DLF et Philippot communiquent depuis une semaine sur le fait que des Gilets Jaunes seront présents sur leurs listes.

La France Insoumise préfère laisser au mouvement des Gilets jaunes sa totale autonomie.

12d) La France Insoumise en bonne position (sondage avec liste gilets jaunes)

Avec des intentions de vote données à 10,5%, LFI ne perd pratiquement rien en cas de liste Gilets Jaunes, n’ayant perdu qu’un point et demi par rapport au sondage IPSOS de début décembre 2018.

Parmi les autres forces, notons les intentions de vote suivantes :

- PS (6 %)

- Europe Écologie-Les Verts (6 %)

- Nouveau parti anticapitaliste (3,5 %)

- Générations Hamon (3 %),

- UDI (2 %),

- Jean Lassalle (2 %)

- PCF (1 %)

- Patriotes Florian Philippot(1 %)

- UPR de François Asselineau (1 %)

11) France Insoumise remonte à 12%

11a) Les instituts se taisent lorsque Macron baisse

Depuis un an, les instituts nous ont habitué à un rythme rapide de sondages pour chanter les louanges d’Emmanuel Macron et de la République en Marche longtemps donnés à 30% pour les élections européennes.

En ce trimestre d’automne 2018, leur silence restera comme une signature de leur engagement politique ultra-libéral : seulement 4 sondages en tout et pour tout : Odoxa mi-septembre, Elabe début novembre, IFOP mi-novembre, Ipsos début décembre.

Comment expliquer un tel silence sauf par la volonté de cacher la baisse des intentions de vote en faveur des macronistes. Ce recul a été analysé en novembre comme résultant d’une montée du Rassemblement National "passé en tête" mais cela n’a pas convaincu. Alors, les instituts se taisent.

11b) Les intentions de vote début décembre 2018 d’après IPSOS : Baisse du RN, de LR, du PS, de l’ultra-droite

- LREM : 21%. Pourcentage hautement peu probable

- RN : 17%. Forte baisse par rapport à tous les précédents sondages. Je me demande si cette baisse n’est pas artificielle pour gonfler LREM et lui permettre des rester en tête.

- LR : 12,5%. En baisse par rapport à tous les précédents sondages

- France Insoumise : 12%. En progression

- EELV : 14%. En forte progression

- DLF (Dupont Aignan) : 6%. Stagnation.

- PS : 4%. En recul

- Hamon : 3,5%. En progression

- Extrême gauche : 1,5% En progression

- PCF : 1%. En recul

- Extrême droite Hors RN : 1,5%. En recul

11c) Une liste Gilets jaunes

L’institut IPSOS a testé les intentions de vote si une liste estampillée Gilets jaunes se présentait. Elle obtiendrait environ 12% pris sur tout l’arc politique, particulièrement sur France Insoumise (tombée à 9%) et le RN (tombé à 14%).

10) Le raid judiciaire et policier contre France Insoumise profite au Rassemblement National

En organisant une énorme opération pour déstabiliser la France Insoumise, le pouvoir macronien a voulu affaiblir le principal parti d’opposition et ainsi remonter, par exemple dans les sondages concernant les intentions de vote pour les élections européennes.

Le milieu médiatique au service des milliardaires a suivi de façon zélée sans analyser comment l’utilisation de la justice et de la police sous de faux prétextes constituent aujourd’hui, partout dans le monde, la tactique de déstabilisation des forces progressistes (Brésil, Colombie, Paraguay...) par les faucons US et leurs alliés.

Or, quiconque compare les résultats des sondages actuels à ceux de septembre 2018 (rappelés ci-dessous) aux deux derniers (dont 6 novembre 2018), peut constater que ce sont les partis de droite, surtout d’extrême droite qui en profitent. Lamentable bilan des macronistes comme des médias :

- La République en Marche continue à baisser (31% dans tous les sondages de 2017) : de 21% à 19,5% aujourd’hui

- le Rassemblement National passerait en tête avec 20%

- le parti LR progresse légèrement de 13,5% à 14%

- La France Insoumise baisse de 13% à 11%, recul inévitable vu le tir de barrage permanent effectué durant 3 semaines par tous les médias. Cependant, plusieurs sondages passés avaient donné un résultat plus faible ou équivalent (9% d’après Viavoice en mai 2018, 10% ensuite pour Elabe, 11% d’après l’IFOP en juin 2018)

- EELV progresse d’un point passant de 6 à 7% (9% d’après Viavoice et 8% pour Elabe en mai 2018, 7,5% pour IPSOS et l’IFOP durant l’été 2018)

- Debout La France monterait d’un demi-point de 6 à 6,5%

- le PS gagnerait un peu de même que Hamon (un demi point de 2 à 2,5%)

- le PCF reste stable de même que l’extrême gauche.

9) Moyenne des 3 sondages de septembre 2018

Nous prenons en compte ci-dessous les 3 sondages publiés en septembre 2018 (IFOP, Odoxa, Eu.Föderalist).

- LREM : 21%

- RN : 18,5%

- LR : 13,5%

- France Insoumise : 13%

- EELV : 6%

- DLF : 6%

- PS : 5%

- Hamon : 2%

- PCF : 2%

- Extrême gauche : 1%

- Extrême droite Hors RN : 1,5%

8) LREM et lepénistes en recul. Seule France Insoumise en progrès (+3 %)

L’effondrement de la majorité macronienne se poursuit sur tous les tableaux d’après plusieurs sondages qui se confortent l’un l’autre.

Ainsi, en mai 2018, 33% des électeurs affirmaient leur intentions de vote pour LREM lors des élections européennes (sondages Viavoice). Ils ne sont plus que 20 à 21% en cette fin août début septembre (étude Ifop-Fiducial pour Paris Match).

La liste du Rassemblement national (ex-FN), arrive juste derrière, avec 17% d’intentions de vote, en baisse également de 2 à 3 points par rapport à mai 2018). Viennent ensuite Les Républicains, stables avec 15%.

Dans l’hypothèse où Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin soutiendraient une liste centriste concurrente à REM, celle-ci n’obtiendrait que 4% des intentions de vote mais affaiblirait tant la liste LREM que celle de LR.

La liste de la France insoumise, soutenue par Jean-Luc Mélenchon, enregistre la plus forte hausse : +3 points depuis juin, passant à 14% d’intentions de vote aux européennes. Le Parti socialiste récolte moins d’intention de vote (6%) que EELV (7,5%) ou Debout la France (6,5%).

Le mouvement de Benoît Hamon, Génération.s, ne pourrait pas avoir d’eurodéputé avec seulement 3% des intentions de vote selon ce sondage, de même que la liste des Patriotes de Florian Philippot (1%). Le seuil pour obtenir un siège au Parlement européen est fixé à 5%. Les élections européennes auront lieu le 26 mai prochain.

L’extrême gauche est donnée à 2% et le PCF à 2% également.

7) Le sondage IFOP juillet 2018 met les forces de gauche au pied du mur

Voici les résultats de cette enquête :

Extrême gauche 2 %

PCF et alliés 1 %

France Insoumise 13 %

Générations (Hamon) 4 %

EELV 4 %

Parti Socialiste 4 %

LREM 26 %

UDI : 3 %

LR 15 %

DLF 7 %

RN (Le Pen) 18 %

Autres 3%

La pré-campagne du PCF et de ses alliés, de Générations, d’EELV et même du PS se fonde depuis plusieurs mois sur la volonté de casser France Insoumise en croyant prendre sa place. Et si cela ne faisait que renforcer le RN de Marine Le Pen. Croient-ils inverser profondément la tendance d’ici le vote ?

De plus, ce sondage confirme le précédent d’Elabe (voir ci-dessous partie 6) quant au risque d’un "vote à l’italienne" marginalisant la gauche.

Certains objecteront que le pourcentage de LREM est probablement gonflé. Cela ne suffit pas pour ne pas prendre en compte l’avertissement.

Quelle serait l’utilité d’une liste "Générations" hormis de limiter les chances de la gauche comme lors des présidentielles ?

Rappelons de plus que toute liste devra atteindre un minimum de 5% des suffrages pour avoir droit à un élus. Dans ces conditions, bien des voix se perdre inutilement si un effort n’est pas fait pour rassembler sur une base claire.

Hyacinthe

6) L’institut Elabe prévoit pour la France un vote à l’italienne

Depuis que je lis les journaux et écoute la télévision, la droitisation de la France est un leitmotiv éternel : jusqu’en 1955 puis de 1958 à 1965, dans les années 1984 à 1995 etc.

La dernière enquête de l’institut Elabe va encore plus loin dans ce sens que celui d’Harris Interactive (voir ci-dessous).

Il donne 27,5% des intentions de vote à l’extrême droite, 17% à LR et UDI, 24% pour LREM MODEM et UDI soit un total de 68,5% qui constituerait une très grande victoire droite extrême droite.

Par contre, le PS est crédité de 6%, EELV de 8% ; Hamon1,5%, l’extrême gauche est donnée à 1%, le PCF à 1%, LFI à 10%.

Heureusement, la droitisation de la France n’est jusqu’à présent qu’un fantasme de réactionnaire.

Pourquoi donc les instituts valorisent-ils depuis longtemps la droite dure et l’extrême droite ? pour camper un prétendu paysage politique faisant d’un Hollande ou d’un Macron le rempart face à ce danger.

Jacques Serieys

5) Fin mai 2018 euroscepticisme et éclatement des intentions de vote

Une enquête Harris Interactive publiée lundi 26 mai pour LCP-Assemblée nationale donne le sentiment des Français vis à vis des politiques de l’Union Européenne :

- 45% jugent que les orientations européennes ne vont pas dans la bonne direction

- 43% ni dans la bonne, ni dans la mauvaise

- 9% dans la bonne direction

Par ailleurs, cette "enquête" crédite les différentes formations politiques françaises des intentions de vote suivantes :

- Liste LREM et MoDEM (soutenue par Christophe Castaner et François Bayrou) • 28%

- Liste Front National (soutenue par Marine Le Pen) • 15%

- Liste Les Républicains (soutenue par Laurent Wauquiez) • 13%

- Liste France Insoumise (soutenue par Jean-Luc Mélenchon) • 12%

- Liste Parti Socialiste (soutenue par Olivier Faure) • 8%

- Liste Debout La France (soutenue par Nicolas Dupont-Aignan) • 7%

- Liste Europe Ecologie Les Verts (soutenue par David Cormand) • 4%

- Liste Génération-s (soutenue par Benoît Hamon) • 2%

- Liste du Parti Communiste Français : 2%

- Liste NPA et Lutte Ouvrière (soutenue par Philippe Poutou) • 1%

- Liste Patriotes (soutenue par Florian Philippot) • 1%

4) Sondage réalisé en date du 16 mai 2018

• par l’IFOP pour Valeurs Actuelles

- Liste LREM et MoDEM (soutenue par Christophe Castaner et François Bayrou) • 27%

- Liste Front National (soutenue par Marine Le Pen) • 17%

- Liste Les Républicains (soutenue par Laurent Wauquiez) • 15%

- Liste France Insoumise (soutenue par Jean-Luc Mélenchon) • 14%

- Liste Parti Socialiste (soutenue par Olivier Faure) • 7%

- Liste Debout La France (soutenue par Nicolas Dupont-Aignan) • 6%

- Liste Génération-s (soutenue par Benoît Hamon) • 3%

- Liste Europe Ecologie Les Verts (soutenue par David Cormand) • 3%

- Liste NPA (soutenue par Philippe Poutou) • 3%

- Liste Résistons (soutenue par Jean Lassalle) • 1%

- Liste Patriotes (soutenue par Florian Philippot) • 1%

- Liste UPR (soutenue par François Asselineau) • 1%

- Une autre Liste • 3%

3) Sondage publié le 18 avril 2018

Réalisé par un Institut de sondage allemand, il confirme globalement, pour la France, les sondages que nous avons précédemment mis en ligne.

Source : https://www.treffpunkteuropa.de/eur...

Pourcentages des intentions de vote :

- France Insoumise : 13%

- PS : 8%

- LREM MODEM : 25%

- LR : 11%

- Debout la France : 6%

Front National : 16%

2) Affaiblissement de LR, FN, macronistes et PS

Quiconque lance une recherche sur internet concernant les sondages pour les élections européennes et lit les premiers articles proposés, ne peut qu’être persuadé d’une forte popularité maintenue du président Macron et de ses fidèles.

- "LREM en bonne position pour les élections européennes de 2019" (Le Figaro)

- "Sondage européennes : LREM en état de grâce, le FN opposant numéro un" (RT France)

- "La République en Marche prend largement les devants dans ce sondage concernant les intentions de vote pour son premier test d’ampleur nationale" (Huffington Post)...

Or, tel n’est pas le cas. De plus, les partis de Laurent Wauquiez et Marine Le Pen sont donnés à un haut niveau dans ces titres, ce qui n’est pas le cas non plus.

Jusqu’à présent, seul le site allemand "Fédéraliste européen" a réalisé un sondage tous les deux mois (4 mai 2017, 28 juin 2017, 23 août 2017, 16 octobre 2017, 15 décembre 2017, 5 février 2018, 5 avril 2018).

Sources :

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8...

http://www.foederalist.eu/2018/04/e...

Les grandes évolutions sont les suivantes, en projection de sièges :

- Effondrement continu du parti de Laurent Wauquiez : 23 sièges en mai 2017, 19 de juin à décembre 2017, 11 en avril 2018

- Net affaiblissement du FN : 24 en mai 2017, 15 en avril 2018

- Affaiblissement continu de La République en Marche : 31 sièges en juin 2017, 26 en février 2018, 24 en avril 2018

- Baisse du PS : 18 en mai 2017, 7 en avril 2018

- Progression de France Insoumise : 0 en mai 2017 puis 6 en 2017, en fin 12 en avril 2018

1) Sondage IPSOS sur les intentions de vote (décembre 2017)

Un bilan ne vaut pas tant pour le regard jeté dans le rétroviseur que pour la vision de ce qui est devant soi qu’il permet d’appréhender. Telle est pour La France Insoumise cette fin d’année politique qui invite à l’action dès le début de 2018.

Il faut dire que la France Insoumise se trouve bien disposée après ces six premiers mois de plein exercice sous le régime Macron. Le statut de premier opposant ne saurait lui être contesté, Jean-Luc Mélenchon étant lui-même reconnu comme tel par 38 % des Français.es dans une étude Odoxa publiée ce 13 décembre.

L’enquête Ipsos parue dans Le Figaro en ce début de semaine nous renvoie au même moment une photographie qui conforte le changement de monde qui s’est traduit dans les urnes en 2017. Par-delà les réserves, et elles sont nombreuses sur une étude faite à froid aussi loin de l’élection, le seul élément qui vaille est celui des dynamiques au regard des précédentes échéances électorales. Le premier enseignement est que ceux qui ont été rejetés en mai et en juin ne reviendront pas : le PS reste campé à 8 % comme aux législatives, EE-LV plafonne à ses 4 % du mois de juin quand le PCF passe de 3 % à 2 %. Mais voilà ce cercle du vieux monde qui s’enrichit de la présence de LR : après les 20% réalisés par le candidat Fillon à la présidentielle, après les 15,8% obtenus aux législatives, LR pointerait à 12%. Quant à l’extrême-droite, elle se retrouve parcellisée entre désormais une floraison de chapelles.

Reste M. Macron. Si après les 24% réalisés en mai dernier le courant présidentiel avait conforté son installation à l’occasion des législatives avec 32% (28% pour LREM et 4% pour son allié le Modem), l’heure est à l’inversion de courbe. Voilà LREM et le Modem conjointement estimés à 26%. La bienveillance toute relative qui subsiste dans l’opinion à l’endroit de la personne de M. Macron ne saurait masquer le décrochage tant par rapport à sa politique que par rapport à son mouvement.

Dans ce contexte, et après des semaines passées dans la ligne mire de l’oligarchie, la dynamique de la France Insoumise apparaît comme un marqueur fort d’ancrage dans le peuple. Après que le mouvement a obtenu 11% au mois de juin, le voilà estimé à 14% en cette fin d’année, le plaçant non seulement en 3ème position mais aussi au coude-à-coude avec le FN.

Il faut dire que la convention de La France Insoumise qui s’est tenue au mois de novembre a fait le choix d’installer de fédérer par l’action, faisant ainsi apparaître le mouvement comme utile et immédiatement disponible. De là la feuille de route de cette rentrée qui sans attendre permettra de se déployer aux premiers jours de 2018 : par l’auto-organisation bien sûr, en multipliant au sein des groupes d’action les initiatives concrètes auprès des gens ; mais aussi dans les campagnes qui sont dès à présent lancées, comme celle, décisive, dans les universités et les lycées pour refuser l’abolition du droit et de la liberté pour chaque jeune de choisir sa vie ; ou ce référendum populaire organisé partout en France au mois de mars pour la sortie du nucléaire. Sans compter la pétition plus pressante que jamais après l’avilissement de M. Delahousse devant le président Macron d’un conseil de déontologie du journalisme.

C’est en fédérant par l’action que la France Insoumise gagne ses galons auprès du peuple. Après le statut de premier opposant acté en 2017, et alors que s’approche à la fin du premier semestre 2018 le débat institutionnel que voudrait rabougrir M. Macron, la France Insoumise, forte d’une pensée globale articulée autour du projet de 6ème République et de son programme l’Avenir en commun, vise à apparaître en 2018 pour ce qu’elle est dès à présent : le premier proposant.

François Cocq

Sondages élections européennes 2019 : Tous bidons ?

http://themachinist.eu/sondages-ele...


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