Législatives d’Evry : Farida Amrani au second tour

mardi 20 novembre 2018.
 

E) Interview de Farida Amrani et Ulysse Rabaté (FI) : « Nous sommes les candidats du peuple et de la grogne »

Lendemain de premier tour dans la législative partielle en Essonne : les candidats de la France insoumise se retrouvent dans un second tour face au candidat de la majorité présidentielle. Farida Amrani et Ulysse Rabaté étaient les invités de #LaMidinale.

https://www.youtube.com/watch?v=PNB...

D) Résultats du premier tour

Avec 17,8% et malgré une très forte abstention des milieux populaires, Farida Amrani maintient son excellent résultat de 2017 et garde ses chances pour le second tour.

Résultats sur la circonscription :

- Chouat 30% (ex-PS, investi par LREM et soutenu par les maires de droite de la circonscription)

- Amrani (LFI) 17,8%,

- Saillol (RN) 13,7%,

- Sas (EELV et soutien PS) 10,5%,

- Bayle (LR) 10,2%,

- Nouaille (PCF) 8,4%,

- Matingou (SE) 4,6%

- Remy Courteaux (SE) : 1,31 %

- Jean Carmonin (LO) : 1,23 %

- Yavar Sivahkalroudi (UPR) : 1,14 %

- Michèle Federak (NPA) : 0,78 %

Avec 16% de participation, seuls 4 000 des 23 000 électeurs inscrits ont choisi les deux candidats du second tour.

C) Farida Amrani, candidate FI à Evry, invitée de Sud Radio

Pour visionner cette vidéo, cliquer sur l’adresse URL portée ci-dessous :

https://www.youtube.com/watch?v=xDl...

B) Les insoumis·es plus que jamais mobilisé·e·s pour envoyer une 18ème députée à l’Assemblée !

Source : https://lafranceinsoumise.fr/2018/1...

Cela s’était joué à quelques voix près en 2017 entre notre candidate insoumise, Farida Amrani, et Manuel Valls. Mais la désertion de l’ex Premier ministre vers Barcelone ouvre à nouveau la voie afin d’envoyer une députée supplémentaire rejoindre le groupe France insoumise à l’Assemblée nationale. Face à l’union de la droite et du centre, la candidate a toutes ses chances et pourrait donc devenir la 18ème députée du mouvement. Pour cela, rendez-vous les 18 et 25 novembre prochains lors de l’élection législative partielle de la 1ère circonscription de l’Essonne.

En attendant, le travail de terrain continue…

Car c’est une campagne de chaque instant qui se poursuit auprès des habitant·e·s de la circonscription à travers les très nombreuses actions : tractages, réunions publiques, portes à portes, rencontres, etc… L’objectif reste le même : échanger, débattre, convaincre et rétablir une relation de confiance qui a été mise à mal par les précédents mandats.

Pour cette dernière ligne droite, Farida Armani et Ulysse Rabaté (suppléant) ont pu compter sur le soutien des insoumis·es de la circonscription, mais aussi d’un peu partout.

C’était le cas ce samedi 3 novembre puisque de nombreux renforts sont venus épauler la candidate dans sa journée de campagne. Au total, cette mobilisation générale à quelques semaines du scrutin a rassemblé plus d’une centaine d’insoumis·es. Des élu·e·s comme Danièle Obono, Eric Coquerel ou Danielle Simonnet mais aussi des insoumis·es de la banlieue parisienne et même de Lille ! En effet, un bus était parti un peu plus tôt du Nord pour venir appuyer ce weekend de mobilisation. Des forces vives qui étaient les bienvenues pour aider l’équipe de campagne.

Après un briefing au local et une longue journée d’action, ce sont finalement plus de 2000 portes ouvertes, des centaines de contacts pris et de très nombreuses discussions avec les habitant·e·s de la circonscription qui ont pu se faire. Une grande réussite dans la lignée des actions quotidiennes des insoumis·e·s localement.

Les retours positifs lors de ces initiatives et les très bons résultats lors des élections de 2017 laissent sérieusement entrevoir la possibilité d’une victoire lors de cette élection partielle.

Mais la mobilisation ne s’arrête pas là puisque les deux dernières semaines de campagnes s’annoncent chargées (voir ci-dessous) avec notamment la venue de plusieurs député·e·s insoumis·e·s mais aussi de nombreux militant·e·s d’ici et d’ailleurs, déterminé·e·s à envoyer une 18ème députée à l’Assemblée.

A) Manuel Valls : En marche peut-elle perdre la législative partielle du 18 novembre 2018 dans sa circonscription ?

Source : https://www.lejdd.fr/manuel-valls-e...

Candidat à la mairie de Barcelone, Manuel Valls a annoncé mardi soir sa démission en tant que député français. L’élection législative partielle qui s’annonce dans son fief de l’Essonne va être compliquée pour la majorité.

En juin 2017, Manuel Valls avait conservé son siège de député de l’Essonne avec une avance, au second tour de l’élection législative, de 139 voix sur sa concurrente insoumise Farida Amrani. A peine quinze mois plus tard, il quitte sa circonscription pour tenter de conquérir la mairie de Barcelone, la deuxième ville la plus peuplée d’Espagne. Mardi soir, après l’annonce de sa candidature, il a indiqué qu’il démissionnerait de sa fonction de député français. Et provoque ainsi une élection législative partielle dans la première circonscription de l’Essonne.

L’ex-Premier ministre met en difficulté La République en marche, à laquelle il était apparenté à l’Assemblée nationale. La majorité va-t-elle perdre un siège au profit de l’opposition de droite ou de gauche ? La République en marche doit se trouver un candidat

Dans la première circonscription de l’Essonne, le clivage gauche-droite n’a plus vraiment de sens. La prochaine fusion d’Evry et Courcouronnes, deux villes de ce territoire de plus de 130.000 habitants, le prouve. Evry a pour maire un ancien socialiste, Francis Chouat, et l’édile de Courcouronnes, Stéphane Beaudet, a quitté Les Républicains (LR). Tous deux sont Macron-compatibles. Un partage des tâches va-t-il s’opérer ? L’un pourrait prendre la tête de la future ville Evry-Courcouronnes quand l’autre deviendrait député, comme le suggère mercredi Le Figaro. Selon Le Parisien, Stéphane Beaudet a d’ores et déjà annoncé qu’il n’était pas intéressé par l’Assemblée nationale. Reste donc l’hypothèse d’une candidature de Francis Chouat.

Encore faut-il que ce candidat sans étiquette soit accepté par La République en marche (LREM). Le parti d’Emmanuel Macron avait hésité à présenter un candidat en juin 2017 contre Manuel Valls. Jean-Luc Raymond devait être investi à ce titre, mais il n’avait finalement pas obtenu l’aval du parti présidentiel. Ce candidat s’était toutefois présenté en dissidence, obtenant 6,89% des suffrages au premier tour. La branche locale de LREM doit se réunir samedi prochain pour faire son choix.

Farida Amrani a failli battre Manuel Valls en juin 2017. Cette fois, elle fait figure de favorite. Après avoir contesté la victoire de l’ex-Premier ministre devant le Conseil constitutionnel - un recours qui a finalement été rejeté -, la candidate insoumise a continué à faire campagne dans sa circonscription, soulignant régulièrement dans les médias ou sur les réseaux sociaux les absences répétées du député Valls. Elle a d’ores et déjà relancé sa campagne en tenant une conférence de presse mardi soir dans un café d’Evry, ville dont elle est conseillère municipale.

Les Socialistes et les Républicains ont-ils une carte à jouer ?

Les socialistes ont longtemps dominé cette circonscription historiquement ancrée à gauche. De 1981 à 2017, le député a été un élu PS jusqu’à ce que Manuel Valls quitte le parti. Mais l’ancien Premier ministre, en ralliant En marche, a fait imploser le PS local qui, quinze mois plus tard, peine à trouver un leader. Beaucoup d’entre eux pourraient rallier Francis Chouat. David Ros, secrétaire fédéral du PS dans l’Essonne, pourrait se poser en alternative. "Nous sommes sur l’idée de présenter une candidature socialiste", dit ce responsable au Figaro.

Avec La France insoumise et l’hypothèse d’une liste PS et d’une candidature de Francis Chouat, un ancien socialiste donc, ce serait un alignement des planètes inespéré pour la droite. Les Républicains peuvent espérer tirer profit d’une gauche divisée. Mais le terreau n’est pas favorable pour autant. En juin 2017, la candidate LR Caroline Varin n’avait obtenu que 11,93% des suffrages au premier tour, se voyant ainsi éliminée au profit de La France insoumise. Et le FN est en embuscade : il y a quinze mois, le FN avait obtenu 10,20% des suffrages au premier tour.


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