27 avril, 1er Mai : convergences dans la rue pour les exigences populaires !

jeudi 25 avril 2019.
 

- 1) Appel d’Ensemble

- 2) Des organisations CGT (fédérations, unions départementales), la France insoumise et des « gilets jaunes » veulent « conforter et faire converger toutes les luttes en cours ».

- 1) Tous à Paris le 27 avril ! Pour faire face aux politiques réactionnaires opposons un front populaire !!! (Unions départementales CGT 94, 04, 59, 41, 66, 95, 18, 13 ainsi que des fédérations nationales CGT du commerce et de la chimie)

1) Appel d’Ensemble

Les journées du samedi 27 avril et du mercredi 1er mai 2019 doivent être des occasions de rassemblement dans l’action entre syndicalisme, gilets jaunes, mouvements pour le climat, associations de chômeurs et féministes, actions de soutien aux migrants, lutte pour le droit au logement.

Alors que E. Macron prépare ses annonces après le théâtre du Grand débat qu’il a mis en scène, alors qu’il ne trouve rien de mieux que de vouloir imposer un allongement de la durée du travail, de privatiser les aéroports et bientôt EDF, de baisser démagogiquement les impôts plutôt que les rendre justes et proportionnels à la fortune, il est nécessaire que les forces sociales et le mouvement écologique qui mobilisent les travailleurs et les citoyen-nes depuis l’automne 2018 convergent.

Des organisations de la CGT, des Gilets jaunes, des associations, des forces politiques, appellent à manifester dès le samedi 27 avril. Ensemble ! soutient cette initiative nationale. Elle prouve que ce dialogue social et politique aurait pu s’établir depuis longtemps, et unir les organisations syndicales nationales aux côtés des gilets jaunes. Il est donc regrettable que cela n’ait pas été tenté plus tôt et à plus large échelle. La liste des objectifs communs prouve à l’évidence que c’est possible !

Le 1er Mai peut être l’occasion d’amplifier et élargir encore cette convergence. « L’Assemblée des assemblées » des Gilets jaunes réunie à Saint-Nazaire les 6 et 7 avril a appelé à une Semaine de luttes à partir du 1er mai. Une intersyndicale nationale (CGT, FSU, Solidaires, UNEF, UNL) s’est constituée. Les mouvements de lutte pour le climat en font aussi un point de ralliement pour démontrer que justice climatique et justice sociale vont de pair.

Il ne faut pas laisser Macron discourir sans réponse politique forte et sans riposte sociale. Unité dans l‘action et convergences des luttes sont plus que jamais à l’ordre du jour. Les forces politiques doivent également faire front commun autour de propositions ; c’est ce que propose Ensemble !

2) Tous à Paris le 27 avril ! CGT, France insoumise, « gilets jaunes »... appellent à l’union pour une « grande mobilisation » sociale

Les organisations ont annoncé s’être mises d’accord sur des revendications communes, comme l’arrêt des « cadeaux fiscaux » et le rétablissement de l’ISF

Plusieurs organisations ont appelé ce mardi à une « grande mobilisation nationale » le samedi 27 avril à Paris. Objectif : constituer un « front commun » avec « tous les acteurs du mouvement social » face à un gouvernement qui « veut tout détruire ».

Des organisations CGT (fédérations, unions départementales), la France insoumise et des « gilets jaunes » veulent « conforter et faire converger toutes les luttes en cours ». « Nous voulons voir cette date du 27 avril comme un tournant majeur dans les mobilisations en cours depuis des mois et des mois, dans la rue, sur les ronds-points, dans les entreprises », a dit Emmanuel Lépine (CGT chimie). « Il est grand temps de coordonner nos luttes respectives », a-t-il ajouté, affirmant que « le 27 avril n’est pas une fin en soi, mais bien la construction d’un processus de mobilisation qui doit aller crescendo. »

« Une bonne base » pour le 1er-Mai

« C’est un appel à l’union autour d’un message clair, la justice sociale et la meilleure répartition des richesses », a déclaré de son côté Amar Legha (fédération CGT commerces et services). Cette action a aussi le soutien du PCF, du NPA, de la fédération CGT des services publics, de la journaliste Aude Lancelin ou de la « gilet jaune » Priscillia Ludosky.

Les organisateurs prévoient une manifestation de Concorde à Nation. « Si on a un 27 avril réussi, ce sera une bonne base de lancement pour le 1er mai », a jugé Cédric Quintin, de l’union départementale CGT Val-de-Marne. Pour Olivier Mateu, de l’union départementale Bouches-du-Rhône, « l’objectif de cette mobilisation ce n’est pas le congrès de la CGT » qui se déroulera en mai, « mais d’être tous ensemble pour aller au combat contre ce gouvernement ».

« Nous n’attendons pas des annonces d’Emmanuel Macron une modification majeure de la politique menée actuellement », a encore dit Emmanuel Lépine. Il a ajouté qu’« une base commune de revendications » a été établie qui prévoit l’augmentation immédiate de 300 euros des salaires, traitements et minimas sociaux, « l’arrêt des cadeaux fiscaux », le rétablissement de l’ISF, la baisse de la TVA sur les produits de première nécessité ou « l’arrêt de la casse de la Sécurité sociale et des systèmes de retraite ». « Ces revendications sont parfaitement réalisables, de manière rapide, leur mise en place ne dépend que de choix politiques », a-t-il affirmé.

1) Tous à Paris le 27 avril ! Pour faire face aux politiques réactionnaires opposons un front populaire !!!

- Gouvernement-Medef veulent tout détruire !!! Pour faire face aux politiques réactionnaires opposons un front populaire !!!

- Appel devenu une pétition des Unions départementales CGT 94, 04, 59, 41, 66, 95, 18, 13 ainsi que des fédérations nationales CGT du commerce et de la chimie

https://www.change.org/p/organisati...

Emmanuel MACRON, son gouvernement et sa majorité, ne cachent plus leurs intentions de détruire notre modèle social et l’ensemble des conquis sociaux constituant les droits et garanties individuels et collectifs du monde du travail et des populations.

Pour satisfaire l’appétit des marchés financiers et des actionnaires tout doit y passer.

La rigueur financière est de mise et tout ce qui entrave le profit doit disparaître au bénéfice du grand patronat. De concert avec l’Union Européenne, tous les moyens sont mis pour satisfaire le Medef :

- casse du droit du travail,

- casse de la Fonction Publique,

- mise en concurrence et privatisation des secteurs publics,

- casse de la Sécurité Sociale,

- casse de notre système de retraite solidaire par répartition,

- casse de nos industries,

- plans de licenciements massifs dans de nombreux secteurs.

Ces politiques ont des conséquences dramatiques sur nos conditions de travail et de vie. Elle n’épargne personne, salariés du privé et du public, retraités, jeunes, chômeurs et précaires, tous subissent les effets des choix politiques réactionnaires à l’œuvre dans le pays.

Face à cela de nombreuses luttes sont menées dans les entreprises et administrations. Elles portent le rejet de ces mauvais coups et l’exigence d’autres solutions porteuses de progrès social et débouchent parfois sur des victoires. Les revendications portées par ces luttes sont souvent identiques à celles portées par des centaines de milliers de gilets jaunes depuis 4 mois maintenant, en particulier sur les injustices sociales et fiscales, sur l’exigence d’une autre répartition des richesses, sur le besoin de Services Publics, sur les questions environnementales etc...

Tous ces mouvements illustrent concrètement la volonté d’une grande majorité de travailleurs, retraités, chômeurs, jeunes, d’en finir avec les logiques du capital d’accaparation des richesses au bénéfice de quelques privilégiés, de mise en concurrence des travailleurs et des peuples, de saccage de la planète, de toutes ces logiques qui rendent chaque jour la vie plus difficile et l’avenir incertain.

En guise de réponse, le président de la République, son gouvernement et le patronat usent de la répression d’un côté et de la manipulation de l’autre.

Le grand débat d’Emmanuel MACRON n’apportera rien de bon à celles et ceux qui subissent ses politiques, il n’y a rien à attendre d’un pouvoir aux ordres du patronat qui s’apprête à rendre toute contestation impossible en interdisant les manifestations.

Les choses sont claires, ce que nous obtiendrons sera le fruit du rapport de force que nous saurons créer. De ce point de vue, la situation interpelle l’ensemble des organisations syndicales, associatives et politiques du pays qui composent le camp progressiste, tout comme celles et ceux qui, depuis 4 mois, luttent avec les gilets jaunes quant aux solutions à mettre en œuvre pour faire émerger un mouvement social capable de mettre un coup d’arrêt aux politiques de régression sociale en cours dans le pays.

Sans avoir de solutions toutes faites, il nous faut partir de quelques constats évidents :

- tout d’abord l’attaque est globale et concerne donc tous les secteurs, toutes les catégories de travailleurs et toutes les générations,

- l’ensemble du camp réactionnaire est mobilisé et uni pour imposer ses choix. A l’unisson, La République En Marche, la droite, l’extrême droite et le patronat, travaillent à rendre inéluctable les sacrifices qu’on nous impose. Pour cela, ils œuvrent à la culpabilisation, au fatalisme et à la division de ceux qui auraient intérêt à s’unir pour changer les choses. Cela, avec l’appui des grands médias qu’ils possèdent quasiment tous.

A ce jour, la division des organisations progressistes, l’éparpillement des luttes dans et hors de l’entreprise, pèsent sur nos capacités collectives à élever le rapport de force. Or, si l’attaque est globale, la riposte pour être à la hauteur doit l’être aussi.

Pour cela, il nous faut agir ensemble, dans l’unité la plus large, afin de conforter et faire converger toutes les luttes en cours et donner envie, courage et détermination au plus grand nombre afin d’élever le mouvement social à la hauteur des enjeux. Cela doit se faire par un dialogue entre nos organisations et les gilets jaunes partout, à tous les niveaux et déboucher sur des revendications communes nous permettant de fédérer et de mettre en mouvement le plus grand monde. Les sujets ne manquent pas et les solutions non plus, les questions d’emplois, des salaires et pensions, la justice fiscale,etc...

Dans l’intérêt général, ce qui nous rassemble doit primer sur ce qui nous divise et nous sommes persuadés qu’en construisant ensemble une plateforme revendicative en rupture avec les logiques du capital, porteuse de perspectives de progrès, nous pouvons y arriver. Les moyens existent pour le faire, il nous faut aller chercher ensemble les richesses que nous produisons et qu’on nous vole.

Parce que la victoire et possible, parce qu’ensemble nous pouvons le faire, les organisations et les signataires appellent l’ensemble des organisations syndicales, associatives, politiques, les gilets jaunes, toutes celles et ceux qui refusent la dictature du capital, à s’engager dans la réussite d’une grande mobilisation nationale à Paris le 27 avril prochain.

D’ici là, créons partout les conditions de la réussite de toutes les actions et manifestations en semaine et les samedis.


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