Lula a été emprisonné suite à un complot Justice fascistes

mercredi 19 juin 2019.
 

2) Moro enfin démasqué, justice pour Lula de toute urgence ! (Parti de Gauche)

Depuis longtemps, la partialité du juge de première instance Sergio Moro dans le procès contre Luiz Inacio Lula da Silva est dénoncée. Déjà en août 2018 le comité des droits humains de l’ONU exprimait ses préoccupations quant’aux conditions dans lesquelles se sont tenus le procès et l’ incarcération de l’ex-président. D’autres voix à l’international, parmi lesquelles le Parti de Gauche, n’ont eu de cesse d’en faire de même. Les députés de la France Insoumise furent ainsi à l’initiative d’une lettre de près de 40 parlementaires adressée au Président Macron.

Les révélations du journal Intercept Brasil de ce dimanche 9 juin en apportent maintenant les preuves. Une intervention informelle et illégale pratiquée par Sergio Moro pour influencer les méthodes et le rythme de l’instruction du procès, jusqu’à la construction des chefs d’accusation à l’encontre de Lula. Cet activisme politique pratiqué par un juge est très grave, mais ne surprend pas. Celui qui revendiquait en 2016 son désintérêt pour la politique, s’est empressé d’accepter l’invitation du nouveau Président Jaïr Bolsonaro au ministère de la Justice.

Sergio Moro et l’ensemble des personnes impliquées dans cette entreprise illicite doivent démissionner et être jugés pour leurs actes irresponsables. La cour suprême doit urgemment réévaluer la condamnation subie par Lula. Tous les éléments sont réunis pour démontrer que le jugement s’est basé sur des preuves inconsistantes dans l’unique but d’empêcher Lula de concourir à nouveau aux élections présidentielles. Ces élections ont fait l’objet d’une fraude organisée au plus haut sommet de l’État et ne sont pas légitimes.

À quelques jours du début de la caravane européenne Lula Libre, le Parti de Gauche appelle toutes les institutions françaises et européennes impliquées dans la défense des droits et des principes démocratiques à prendre les mesures qui sont en leur pouvoir pour rendre justice au prisonnier politique Lula et dénoncer l’illégalité du processus électoral de 2018.

Source : https://www.lepartidegauche.fr/moro...

1) Brésil : des magistrats auraient conspiré pour empêcher le retour de Lula

Source : https://www.liberation.fr/planete/2...

Les responsables de l’enquête anticorruption Lava Jato (Lavage express) ont manœuvré pour empêcher le retour de l’ex-président de gauche Lula au pouvoir l’an dernier, rapporte dimanche le media d’investigation The Intercept, sur la base de fuites potentiellement explosives.

Le site d’investigation a lancé ces accusations après avoir eu accès à un grand volume de messages privés échangés notamment sur Telegram entre les procureurs et le juge Sergio Moro, chargé de Lava Jato, et obtenus par « une source anonyme ». Ce juge est aujourd’hui le ministre de la Justice du président d’extrême droite Jair Bolsonaro.

« Alors qu’ils ont assuré longtemps qu’ils étaient apolitiques et motivés par la seule lutte anticorruption, les procureurs de Lava Jato ont en fait comploté entre eux sur les moyens d’empêcher le retour au pouvoir de Lula et de son Parti des Travailleurs », écrit le The Intercept. Si leur véracité est établie, ces échanges battent en brèche la supposée nécessaire impartialité du juge Moro, qui aurait fourni des indications et conseils aux procureurs contre sa bête noire, l’ex-président Luiz Inacio Lula da Silva, qu’il avait condamné en première instance en 2017.

De sérieux doutes sur la culpabilité de Lula

D’autres messages révèlent aussi que les procureurs avaient eux-mêmes « de sérieux doutes sur des preuves suffisantes de la culpabilité de Lula » dans l’affaire de l’obtention d’un triplex en pot-de-vin et qui l’a finalement envoyé en prison, pour huit ans et 10 mois après une révision récente de sa peine.

Sa condamnation a empêché Lula, le favori des intentions de vote à l’époque, de se représenter à la présidentielle d’octobre dernier. Il n’a cessé de clamer son innocence et de se dire victime d’une machination politique destinée à l’empêcher de se présenter à un troisième mandat, après ceux de 2003 à 2010.

Pour sa part, le candidat du parti de Lula à la présidentielle, Fernando Haddad, a exigé une enquête approfondie sur ce qui pourrait devenir selon lui « le plus grand scandale institutionnel de l’histoire de la République ». Si les informations publiées par The Intercept se vérifient, « beaucoup vont devoir être emprisonnés, des procès devraient être annulés et une grande farce serait dévoilée au monde », a ajouté celui qui a perdu la présidentielle au deuxième tour face à Jair Bolsonaro.

Dans une réaction rapide, les responsables de Lava Jato se sont dits « sereins » face aux accusations selon lesquelles ils auraient agi dans l’illégalité, tout en déplorant d’avoir été « les victimes de l’action criminelle d’un pirate qui a mené des activités très graves contre le parquet, la vie privée et la sécurité de ses membres ». Le juge Moro a de son côté « déploré la non-identification de la source […] responsable du piratage criminel des portables des procureurs » et le fait que le site « ne soit pas entré en contact (avec lui) avant la publication, ce qui est contraire aux règles de base du journalisme ». Les messages illégalement obtenus ont été « sortis de leur contexte », se défend-il.

Sur le fond, il dément toute irrégularité dans son comportement lors de l’enquête tentaculaire qui a permis de mettre sous les verrous des centaines de responsables politiques et économiques en cinq ans, en relation avec un gigantesque réseau de pots-de-vin autour des marchés publics du groupe Petrobras.

« Les archives obtenues par notre site sur le Brésil sont parmi les plus importantes de l’Histoire du journalisme », a écrit dans un Tweet le cofondateur de The Intercept, Glenn Greenwald.

« Elles contiennent des secrets explosifs sous la forme de chats, d’audios, de vidéos, de photos et autres documents » sur le procureur de Lava Jato, Deltan Dallagnol, le juge Moro et « un grand nombre de responsables qui continuent d’exercer une importante influence politique et économique au Brésil et dans d’autres pays ». « Nos reportages ne font que commencer », a-t-il averti.

LIBERATION avec AFP


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