Sondages présidentielle 2022 : Jean-Luc Mélenchon seul candidat apte à l’emporter à gauche

jeudi 3 décembre 2020.
 

6) Le climat électoral à 18 mois de l’élection présidentielle de 2022 (IFOP 30 novembre 2020 pour le JDD)

L’enquête de climat électoral Ifop-Fiducial pour le JDD et Sud Radio constitue le premier sondage présidentiel d’ampleur. En effet, 11 configurations de premier tour ont été testées à 18 mois du 1er tour de 2022.

https://www.ifop.com/publication/le...

Trois principaux enseignements se dégagent

Un rapport de forces toujours dominé par Marine Le Pen et Emmanuel Macron.

Quelle que soit l’offre testée, les deux “finalistes” de 2017 parviennent systématiquement en tête des intentions de vote et se qualifieraient pour le second tour. La Présidente du RN émerge 6 fois en tête du rapport de forces (avec entre 24% et 27%), E. Macron prend la pole position à 3 reprises (23%-26%) tandis qu’on observe des scores identiques dans 3 configurations.

L’impopularité structurelle connue par E. Macron comme les doutes à l’égard de Marine Le Pen voire les défaites cinglantes connues par leurs mouvements respectifs aux dernières élections municipales n’empêchent en rien cette domination du “match présidentiel”.

Xavier Bertrand s’installe comme 3eme homme.

Avec 16% des intentions de vote (+4 points depuis juin), le président de la région Hauts de France connaît une véritable dynamique.

Il “décroche” désormais François Baroin (14%) lequel pâtit sans doute des incertitudes liées à sa candidature et domine nettement Valérie Pécresse (11%), Bruno Retailleau et Rachida Dati (8% chacun).

Dans certaines configurations, Xavier Bertrand parvient même à approcher les 20%. Dans le détail, il obtient ses meilleurs scores dans l’électorat âgé au sein duquel il devance parfois Emmanuel Macron et parmi les catégories sociales supérieures.

Un troisième 21 avril pour la Gauche ?

En effet, quel que soit le scénario et même si elle parvient à se mettre en tête sur une candidature unique en 2022, la gauche n’apparaît aujourd’hui en mesure d’éviter une nouvelle élimination au soir du premier tour.

Capitalisant sur ses 2 candidatures, Jean-Luc Mélenchon, émerge systématiquement en tête à gauche mais demeure loin de son étiage du 23 avril 2017 (19.56%).

Crédité de 6% à 8%, Yannick Jadot obtiendrait un score encore jamais vu pour un candidat écologiste mais très loin des espérances d’EELV visant à imposer un leadership à gauche.

Enfin, cette enquête révèle les difficultés d’incarnation pour le PS. Les anciens candidats S. Royal comme F. Hollande recueillent respectivement 5% et 7% et sont dépassés par Anne Hidalgo. Avec 9% des intentions de vote, la Maire de Paris, testée pour la première fois apparaît comme la meilleure mais ne franchirait pas la barre des 10%.

En candidature unitaire Mélenchon en pole position de la gauche avec 15%

Plus largement, l’échec d’un candidat de gauche unique – configuration testée avec Mélenchon (15%), Jadot (13%) ou Hidalgo (13%) – à se qualifier pour le second tour, se révèle symptomatique des difficultés de la gauche à apparaitre, faute d’une incarnation crédible, comme une alternative au duo Macron – Le Pen.

5) Point d’étape au 15 novembre 2020

L’élection présidentielle se déroulera en avril 2022, donc dans 18 mois. Bien des événements peuvent provoquer bien des changements.

Nous pouvons déjà noter de grandes évolutions au cours des deux derniers mois.

- Emmanuel Macron se maintient pour le moment à un niveau de popularité (48% d’opinions favorables) qui peut lui permettre d’envisager une chance de victoire en 2022. A 18 mois de l’élection, Nicolas Sarkozy ne bénéficiait que de 35% d’opinions favorables et François Hollande de 31%. Ceci dit, les sondages Elabe et Harris de juillet 2020 situaient les intentions de vote en sa faveur à 30% au premier tour. Aucun institut ne maintient aujourd’hui une projection aussi haute.

- Selon les instituts de sondage, Xavier Bertrand, actuel président du Conseil régional des Hauts de France, bénéficierait pour la droite traditionnelle d’intentions de vote (16% à 19%) supérieures aux basses eaux des "Républicains" depuis 2017.

- Nicolas Dupont-Aignan conserverait globalement son électorat de 2017 avec des intentions de vote entre 5% et 8%

- Ce tableau des forces de droite doit être complété par le haut niveau de la fille Le Pen (entre 24% et 28%). Dans un contexte de crises exacerbées, le risque majeur de la voir s’imposer ne doit pas être écarté.

Face au trio conservateur qui fait actuellement la course en tête (Macron, Le Pen, Bertrand ou un autre candidat LR comme Pécresse), quel candidat progressiste peut susciter une adhésion citoyenne à un projet positif pour le pays afin de briguer la victoire au second tour ??

- > Yannick Jadot ne paraît pas en mesure d’assumer la fonction de président de la république ; aussi, les intentions de vote en sa faveur ne se maintiennent pas à la hauteur de la vague verte des municipales

- > Fabien Roussel pour le PCF et Nathalie Artaud pour LO ne dépassent pas la planche d’appel de 1 à 1,5%. Philippe Poutou pour le NPA réussirait un peu mieux. Cependant, que vont peser ces scores devant le danger d’un second septennat Macron ou d’une victoire de Marine Le Pen ? Dans quel état seraient le mouvement syndical et la gauche en 2027 ???

- > Pour le Parti Socialiste, Olivier Faure n’est plus mis en avant comme candidat potentiel. Il est remplacé par Anne Hidalgo qui obtiendrait un score honorable ( 13%) si... elle était candidate unique de la gauche !!! Cette nouvelle mouture du "vote utile" ne tiendra pas longtemps vu que le seul vote utile logiquement aujourd’hui va vers le candidat le mieux placé à gauche, c’est à dire celui soutenu par La France Insoumise.

- > Reste donc Jean-Luc Mélenchon. En concurrence avec un candidat pour chaque courant de gauche, il reste en moyenne à 12%, 12,5%, ce qui est déjà beaucoup. Comme candidat commun de la gauche, il monte à 15%, soit plus que tout autre candidat mais peu au dessus de son score personnel.

C’est donc qu’actuellement, l’aspiration à l’unité pour gagner en 2022 est forte à gauche et parmi tous ceux qui subissent la crise actuelle mais qu’elle ne s’incarne pas encore clairement dans un projet unitaire et une figure. La proposition faite par Jean-Luc Mélenchon à toutes les forces de gauche de discuter programme va dans le bon sens ; reste à voir qui répondra à cette proposition.

Il faut soutenir cette ouverture surtout pour qu’apparaisse un pôle unitaire progressiste défendant un bouclier social face au développement de la précarité et de la pauvreté, un bouclier économique, écologique et sanitaire. D’ici 2022, les élections régionales et départementales doivent se tenir en juin 2021 ; il serait inconcevable de ne pas discuter de programmes communs et de listes communes ; des partis pourraient ainsi bénéficier d’élus en compensation de leur désistement unitaire pour la présidentielle.

Jacques Serieys

4) 10 novembre 2020 : Mélenchon s’envole : +7 points

Jean-Luc Mélenchon s’envole dans les sondages. C’est l’enseignement du dernier tableau de bord Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio.

Le leader des insoumis, qui vient de présenter sa candidature à l’élection présidentielle de 2022, fait un bond de 7 points ce mois-ci pour atteindre 59% d’opinion favorable à gauche. Le tribun performe notamment chez les jeunes (+10) et les ouvriers (+11). Un sondage qui vient confirmer le succès de la plateforme noussommespour.fr : 100 000 parrainages citoyens pour Jean-Luc Mélenchon en moins de 24 heures.

+ 10 points chez les jeunes, + 11 points chez les ouvriers : les attaques semblent renforcer Jean-Luc Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon conduit à séduire la jeunesse. Le leader des insoumis, arrivé en tête chez les 18-24 ans en 2017 (30%), fait un bon de plus de 10 points chez les jeunes ce mois-ci. Le tribun séduit également chez les ouvriers avec un bon de 11 points. Mais ce n’est pas tout. Jean-Luc Mélenchon fait un bond global de 7 points dans ce tableau de bord Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio.

Enseignement intéressant de ce sondage : les attaques en « islamo-gauchisme » n’ont servi à rien. Ce sondage a en effet été réalisé les 4 et 5 novembre, après la campagne de dénigrement des adversaires macronistes et lepénistes et leurs procès en « islamo-gauchisme » contre le leader des insoumis. Il semblerait même qu’elles aient eu l’effet inverse, renforçant Jean-Luc Mélenchon. Une dynamique sondagière qui s’est en effet retrouvée quelques jours plus tard sur le site « noussommespour.fr ».

Par Pierre Joigneaux https://linsoumission.fr/2020/11/10...

3) 17 octobre 2020 : le sondage qui tombe à pic pour Jean-Luc Mélenchon

Source : https://www.lopinion.fr/edition/pol...

Le chef de file de LFI apparaît dans une enquête Ifop comme le moins mal placé pour faire gagner une gauche rassemblée. Une aubaine en pleine préparation de sa candidature

Jean-Luc Mélenchon obtiendrait 15 % des suffrages s’il était le candidat commun de la gauche au premier tour de l’élection présidentielle face à Emmanuel Macron (26 %), Marine Le Pen (24 %) et Xavier Bertrand (19 %) , selon un sondage Ifop-Fiducial pour le Journal du dimanche et Sud Radio publié dimanche. C’est plus que les deux autres candidats communs testés, l’écologiste Yannick Jadot et la socialiste Anne Hidalgo (13 %).

A La France insoumise (LFI), on appelle cela un « horoscope favorable ». Comprenez, des intentions de vote prometteuses. Il est vrai que Jean-Luc Mélenchon aime appliquer aux sondages le même traitement qu’il réserve à l’astrologie : « Quand c’est bon, j’y crois. Sinon, non », s’amusait-il déjà en 2017, quelques semaines seulement avant le premier tour de l’élection présidentielle. Alors, à dix-huit longs mois de la prochaine échéance, l’étude qui vient d’être réalisée par l’Ifop pour le Journal du dimanche devrait en toute logique être rangée au rayon divination. Les soutiens du chef de file de LFI l’ont pourtant largement relayée ce week-end.

Raphaël Proust

2) 5 octobre 2020 : Mélenchon systématiquement en tête à gauche

« Le climat électoral à 18 mois de l’élection présidentielle de 2022″, sondage Ifop pour le JDD paru le 5 octobre 2020, constitue le premier sondage d’ampleur pour 2022. Onze scénarios de premier tour ont été testés. Et un homme est systématiquement en tête à gauche : Jean-Luc Mélenchon. Que ce soit dans une configuration avec plusieurs candidats ou avec une candidature « union de la gauche », le leader des insoumis est à chaque fois en tête. Et assez largement.

Jadot (7%), Hidalgo (9%), Hollande (7%), Royal (5%), Roussel (1%), ternes résultats pour la « gauche »…

Le premier sondage d’ampleur pour les élections présidentielles de 2022 dégage une tendance assez nette. Avec onze scénarios testés, différents cas de figure ont été étudiés. Le premier volet du sondage concerne les candidatures à droite : Xavier Bertrand y devance d’une courte tête Xavier Baroin. Les deux volets suivants étudient les hypothèses de « candidatures socialistes » et d’une « candidature unique de la gauche ». Trois candidats « socialistes » sont testés : Anne Hidalgo, François Holland et Ségolène Royal. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les copies sont mauvaises. Aucune de ces trois hypothèses n’atteint la barre des 10%.

Anne Hidalgo (9%), François Hollande (7%) et Ségolène Royal (5%) sont testés comme « le candidat ou la candidate socialiste » face à d’autres candidats de gauche dont les scores ne sont pas plus rassurants : Nathalie Arthaud pour LO (1%), Philipe Poutou pour le NPA (2%), Fabien Roussel pour le PCF (1%) et Yannick Jadot (7%) pour EELV. Toute la Gauche occupée par les Romains… Toute ? Non. Un irréductible Gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur : Jean-Luc Mélenchon.

Jean-Luc Mélenchon grand gagnant à gauche

Dans les onze scénarios testés par l’Ifop, le leader des insoumis est en effet systématiquement en tête à gauche. Que ce soit avec des candidatures socialistes et vertes face à lui, ou dans un costume de candidat unique de la gauche, Jean-Luc Mélenchon dépasse systématiquement la barre des 10% et atteint même 15%. Le tribun tire son épingle du jeu, notamment chez les jeunes. Le leader des insoumis oscille en effet entre 22 et 27% chez les moins de 24 ans. Le député de Marseille séduit également les chômeurs ou encore les fonctionnaires.

Jean-Luc Mélenchon séduit également les sympathisants écolos, comme le révélait un précédent sondage : +8 points pour Jean-Luc Mélenchon chez les sympathisants EELV, -8 points pour Yannick Jadot chez ses propres sympathisants. Le leader des insoumis est en effet dans une belle dynamique. Il était la semaine passée dans le Doubs pour constater les effets du changement climatique et mettre en lumière la question cruciale de l’eau que le tribun porte haut et fort en cette rentrée politique. Jean-Luc Mélenchon était aussi ce lundi 5 octobre au perchoir de l’Assemblée nationale pour dénoncer avec éclats l’utilisation des néonicotinoïdes. Infatigable.

Par Pierre Joigneaux. https://linsoumission.fr/2020/10/05...

1) Sondages de juin 2020 : Jean-Luc Mélenchon en tête des candidats de gauche, devancé par Macron et Le Pen, à égalité avec LR

J’ai hésité à commencer cet article au vu des tendances peu enthousiasmantes relevées par les instituts IFOP, Elabe et Harris.

- > Emmanuel Macron et Marine Le Pen sont donnés qualifiés pour le 2ème tour avec une avance sur le 3ème largement supérieure à celle constatée en 2017.

- > Les candidats potentiels pour LR (Baroin, Bertrad, Pécresse) atteindraient entre 11% et 13%, c’st à dire bien plus que dans différentes études depuis 2017.

- > Yannick Jadot pour les écologistes (8% à 10%) profiterait de la vague verte déjà constatée lors des municipales.

A Gauche,

-> Philippe Poutou et Nathalie Artaud obtiendraient à eux deux environ 3% avec une avance pour le candidat du NPA

- > Fabien Roussel pour le PCF obtiendrait un score inférieur à celui réalisé par la liste de son parti aux européennes

- > Olivier Faure pour le PS ferait moins que Benoit Hamon, guère mieux que Poutou.

- > Le seul point positif apparaît grâce à l’électorat potentiel de Jean-Luc Mélenchon (11% à 13%), supérieur à celui pronostiqué à même époque en 2015. La campagne permanente de dénigrement, de manoeuvres et d’intimidations ne paraît pas avoir affaibli son socle électoral. Voilà une prouesse qui donne du baume au coeur pour l’évenir.

Jacques Serieys


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