24 août 1572 Massacre de la Saint-Barthélemy : l’obsession de la souillure hérétique

samedi 26 août 2017.
 

Au cimetière des Saints-Innocents, ce dimanche 24 août 1572 à midi, un buisson d’aubépine, desséché depuis des mois, se met à reverdir près d’une image de la Vierge. A la rumeur du prodige, les Parisiens en transes accourent, des femmes crient, des malades guérissent. L’aubépine qui refleurit, c’est le signe de la bénédiction divine donnée au carnage qui vient de commencer, à la résurrection en cours de la France monarchique. Dans son ivresse mystique, la Saint-Barthélemy s’ouvre dans une sorte d’hallucination collective du triomphe de Dieu sur la souillure hérétique.

Vers les 2 h 30 du matin, le tocsin de Saint-Germain-l’Auxerrois a sonné. Coligny est la première victime. Gaspard Coligny de Châtillon, grand amiral de France, chef du parti huguenot, la bête immonde, le monstre à abattre pour les « papistes », l’homme de toutes les séditions contre le pouvoir royal. Coligny l’intrigant, revenu en grâce auprès de Charles IX, roi à peine sorti de l’adolescence, mi-ange, mi-dément, qu’il presse d’intervenir contre Philippe II d’Espagne, tyran catholique qui opprime les réformés dans la Flandre. Coligny, caricature du protestant raide et froid, loin du prince Louis de Condé, réformé lui aussi, mais « petit homme qui rit et baise la mignonne » - tué à Jarnac en 1569-, ou de son fils Henri qui, comme Henri de Navarre, futur Henri IV, devra abjurer.

La fin de Coligny ressemble à un meurtre rituel. Dès le 22 août, l’amiral est pris dans un guet-apens. Le gentilhomme-mercenaire Maurevert tente de l’assassiner d’un coup d’arquebuse à la sortie d’un conseil royal au Louvre. Il est atteint au bras, mais vivant. Attentat signé. Le coup est parti de la maison d’un ancien précepteur du duc de Guise, chef du parti catholique. L’aristocratie huguenote, réunie providentiellement à Paris depuis le mariage, quatre jours plus tôt, d’Henri de Navarre et de Marguerite de Valois - une « alliance monstrueuse » manigancée par Catherine de Médicis, mère du roi - crie à la félonie de Charles IX. Celui-ci fait mine de se fâcher, promet que justice sera faite, mais au Louvre, les cabinets de crise se succèdent.

Les Guise, Catherine et sa cour d’Italiens (Birague, Nevers, Retz), le duc d’Anjou, futur Henri III, mettent sous le nez du roi les plans d’un prétendu complot huguenot qui aurait exploité la naïveté de leurs fidèles pour mieux conspirer contre le roi. L’hérésie est soeur du régicide. On décide donc d’en finir avec les « huguenots de guerre », c’est-à-dire les extrémistes. Mais la Saint-Barthélemy qui devait être une opération d’élimination limitée, un assassinat ciblé, se mue en exorcisme collectif. Trois jours de massacres au cours desquels chaque Parisien se fait le dépositaire de la justice divine. La Saint-Barthélemy, écrit Denis Crouzet, dans son maître ouvrage Les Guerriers de Dieu, est « un acte absolu d’un pouvoir sacré reconstituant par la violence la plénitude de sa sacralité ».

Dans l’appartement de Coligny, rue de Béthisy, fief huguenot de Paris, c’est un soudard venu de Bohême, un certain Besme, qui le transperce. L’amiral a le temps de soupirer, en toisant son meurtrier : « Au moins si quelque homme, et non ce goujat, me faisait mourir ! » Son cadavre tailladé est défenestré, jeté aux pieds d’Henri de Guise qui l’identifie. Alors la populace s’acharne sur le corps mutilé, éventré, émasculé, décapité, traîné dans la boue parisienne, jeté au fleuve où il pourrit trois jours. Avant d’en être repêché et pendu par les cuisses au gibet de Montfaucon. Plus tard, on tiendra un « procès », à l’issue duquel son corps, représenté par une paillasse dont il ne manquera même pas le bâton figurant son éternel cure-dent, sera à nouveau pendu à la potence, place de Grève, avec deux autres huguenots rescapés des massacres.

Infinité de sévices parce qu’infinité de péchés : trahison, blasphème, meurtre, rébellion, profanation. Chaque huguenot est un Coligny qu’il faut châtier - « la messe ou la mort » - pour être en paix avec Dieu. Ne pas choisir la religion du roi, c’est se rebeller contre lui. Entre 4 et 5 heures de matin, le ratissage se poursuit dans la cour du Louvre et le faubourg Saint-Germain, où on avait rassemblé les réformés. La garde du duc d’Anjou, la bande de Guise, les mercenaires, la milice décapitent le mouvement accusé de semer le désordre dans une France prétendument unie derrière « son roi, sa loi et son unique foi ». Les dessinateurs croqueront pour l’éternité Charles IX, grisé et hagard, accroché à l’une des fenêtres du Louvre et armant son arquebuse en s’écriant : « Tuez. Tuez-les tous. Ils s’enfuient, tuez. »

Mais la mort des chefs huguenots ne rassasie pas la colère de Paris. Le sang excite le sang. Le miracle de l’aubépine encourage à poursuivre. Le Paris émeutier des petits fonctionnaires et commerçants, fanatisés par le clergé, mêlé au Paris des truands se jette, avec voracité, sur tout ce que la capitale compte de réformés ou supposés tels, ces « calvinistes » si étranges dans leur façon de s’habiller et de manger, qui ne vont pas à la messe, ne se décoiffent pas devant les processions catholiques, ne font pas maigre le vendredi, ne dansent pas les jours fériés ou le dimanche, décapitent les statues de la Vierge et lacèrent les tableaux des saints. Ces calvinistes iconoclastes contre lesquels des torrents de haine se sont accumulés pendant les douze années de « troubles ». Le calviniste, « c’est l’Autre, le différent, l’étranger », écrit Janine Garrisson, celui dont on fait le bouc émissaire de tous les malheurs des temps.

Si nombre de petites villes choisissent d’ignorer l’exemple venu de Paris pour préserver la paix civile, le trop-plein de violences de la capitale se déverse à Orléans, La Charité-sur-Loire, Meaux, Angers, Saumur, Lyon... Dans la fureur du galop des chevaux, à la lueur des torches, on tue, on pille, on égorge, on transperce, y compris les enfants et les femmes enceintes, comme pour empêcher tout risque de reproduction de l’« hérétique engeance ». Denis Richet observe que si les Anglais de la guerre des Deux-Roses coupaient les têtes et les promenaient dans les rues suspendues à des piques, les Français dénudent, émasculent, frappent « aux entrailles et au sexe ». L’autre symbolique est celle de l’enfance. Ce sont des petits vauriens qui ont traîné le corps de Coligny dans les ruelles de Paris, mais on en fait des êtres d’innocence et de pureté, vengeant la souillure dont les huguenots menacent la société et qu’ils doivent payer, sur leurs corps mutilés, comme par anticipation des peines infernales.

Quand la barbarie a fait son oeuvre - au moins 3 000 morts -, le roi Charles IX s’accusera d’avoir donné le signal de l’élimination des chefs huguenots. Si les nouvelles puissances protestantes, l’Angleterre, l’Allemagne, les Provinces-Unies, sont effrayées, l’Espagne catholique de Philippe II et la papauté triomphent. Messes solennelles, feux de joie, médailles commémoratives : le pape Grégoire XIII ordonne des réjouissances dans toute la ville de Rome. Pour lui, la justice de Dieu a passé. Dès 1569, son prédécesseur Pie V avait écrit à Catherine de Médicis : « Il ne faut épargner d’aucune manière, ni sous aucun prétexte, les ennemis de Dieu. Ce n’est que par la destruction totale des hérétiques que le roi pourra rendre à ce noble royaume le respect dû à la religion catholique. »

Comment en est-on arrivé à ce crime primitif et sacré ? La thèse du complot huguenot a fait long feu depuis longtemps. Pour les historiens, autour de Jean-Louis Bourgeon, la Saint-Barthélemy est une manoeuvre du pouvoir royal, inspirée par l’Espagne de Philippe II, les Guise et la faction catholique hostiles à la paix de Saint-Germain (1570) qui accorde des « places de sûreté » (comme La Rochelle) aux réformés, soit l’ultime mouture de la politique de compromis. Pour Janine Garrisson, c’est un « massacre politique », doublé chez Denis Crouzet d’un « crime d’amour » : en éliminant les chefs de la Réforme, le roi aurait voulu créer les conditions d’un retour à la concorde. Après avoir beaucoup polémiqué, les historiens convergent aujourd’hui dans un constat de violences symboliques puisées, chez les protestants, dans la peur panique d’une extermination collective, chez les catholiques, dans l’obsession de la contamination hérétique.

En effet, ces guerres de religion écrasent un XVIe siècle hallucinant de soif de Dieu et d’angoisse eschatologique. L’imminence de la fin des temps est attestée par les récits de prodiges, les pluies de comètes et de sang, les naissances de monstres, l’omniprésence de sorciers. Aux calamités naturelles s’ajoutent la pression démographique, le fossé entre les classes sociales, l’inflation découverte avec les métaux précieux d’Amérique. On est loin des clichés sur l’Europe heureuse de la Renaissance. C’est un siècle d’hivers rudes, de jacqueries ouvrières (la « grande Rebeyne » de Lyon) et de guerres paysannes qui, comme en Allemagne, font des dizaines de milliers de morts. Où les scènes macabres emplissent les murs des églises. Où les veilleurs de nuit, munis de leurs clochettes, crient dans les rues : « Réveillez-vous, vous qui dormez, priez pour les trépassés. » Où les prêcheurs stigmatisent les vices du clergé, annoncent des catastrophes et réveillent les terreurs antiques.

La critique des abus supposés de l’Eglise romaine, son luxe, son laxisme, sa trahison de l’Evangile, ses « indulgences » ne suffisent plus à expliquer l’expansion de la Réforme en Europe. La vraie raison est que l’Eglise ne répond plus aux besoins de l’homme d’être rassuré spirituellement. Les discours d’un Luther, d’un Calvin se répandent parce qu’ils ont un effet désangoissant : « Dieu sauve gratuitement. » Autrement dit, seule la foi, donnée librement et gratuitement par Dieu (sola fide), « justifie » le pécheur (le rend juste). Les bonnes oeuvres ne servent plus à rien, ni le clergé qui cherche à monnayer le salut des âmes. Il n’y a plus à commander de messes pour les morts de peur qu’ils soient damnés, plus de purgatoire, ni de béquilles à prier comme la Vierge et les saints. Tout culte des saints est idolâtre, car Dieu seul doit être adoré. Seule la Bible permet d’accéder à la Vérité. Cette doctrine protestante délivre l’homme de son sentiment de culpabilité devant le péché et lui rend l’espérance, malgré ses faiblesses, d’être sauvé.

S’il y a antériorité catholique, la violence est des deux côtés. Chez les catholiques, des « lignages » intransigeants (les Guise) qui, avec la faculté de théologie et le Parlement de Paris, sont hostiles à tout semblant de reconnaissance des « mal-sentants de la foi » et hérétiques. Toute faveur faite aux huguenots passe pour une trahison. De 1560 à 1572, les « paix » mort-nées concédées par le pouvoir politique, accordant le moindre espace au culte réformé, sont prétexte à d’incroyables provocations, démonstrations de force et faits d’armes meurtriers. Montée en tension rythmée par des curés et moines fanatisés, dont l’histoire retient quelques sinistres noms - Jean de Hans, Pierre Dyvolé, Simon Vigor, curé de Saint-Paul -, qui prêchent une haine quotidienne contre les partisans de la Réforme.

L’imaginaire catholique est saturé de l’angoisse hérétique. L’hérésie, c’est un venin, un poison qui s’infiltre en raison de l’impureté des temps et qu’il faut éliminer sous peine de contagion. Denis Crouzet décrit « un phénomène de fantasme collectif qui va au-devant d’une violence à venir, comme si les hommes avaient vécu les massacres avant même que leur violence n’éclate ». Dans ces conditions, tout est signe de Dieu. En 1571, à Lépante, la victoire de la flotte hispano-vénitienne (catholique) sur les Turcs encourage ceux qui prêchent qu’après les infidèles musulmans il faut en finir avec les hérétiques protestants. Nouveaux croisés, les émeutiers de la Saint-Barthélemy portent des croix blanches sur leur chapeau. Peu avant, à Paris, sur l’emplacement de la maison rasée des Gastine - trois huguenots condamnés à mort et exécutés -, une croix a été dressée, puis retirée sur ordre du roi, conformément à l’édit de Saint-Germain, qui interdit tout rappel des troubles passés. L’émotion est considérable.

Qui dira assez, dans ces guerres du XVIe siècle, cette part des signes et de la mémoire qui réveille les instincts primitifs ? Chez les protestants aussi, les morts obligent les vivants. Chaque épisode de répression est le prétexte à célébrer de nouveaux « martyrs », ceux du massacre de Wassy (1562), ceux du siège d’Orléans (1563), du « coup de Jarnac », où est tué le prince de Condé (1569). Des martyrs « qui ne sont pas morts pour rien », selon le discours entendu jusqu’à la guerre d’Irlande. Comme les papistes, les protestants ont leurs extrémistes, leurs lignages (les Condé, les Châtillon), leurs chefs de guerre, comme le baron des Adrets, célèbre pour sa cruauté. Chez eux aussi, il y a escalade : on s’en prend aux statues, aux images pieuses, aux hosties, symboles du désaccord passionnel sur la « présence réelle » du Christ dans le pain et le vin de la messe, avant d’attaquer les « rasés » (les prêtres), de chahuter les offices, les processions, les pèlerinages, de brûler les églises comme lors de la « Michelade » de Nîmes, un massacre de catholiques à la veille de la Saint-Michel, en 1567.

Chaque épisode de guerre est perçu comme le début d’un plan d’extermination que décrit une littérature qui chauffe les esprits. De Genève, l’anti-Rome, Jean Calvin et Théodore de Bèze traitent l’Eglise catholique comme un « cloaque », un « bordel », comme la « nouvelle prostituée de Babylone ». Le pape de Rome est « l’Antéchrist ». On retrouve ici les mêmes obsessions que dans le camp catholique et les mêmes mots reviennent : « ordure », besoin de « purification », de « lessive générale ». Hystérie de chefs radicaux, exaltation de la mémoire des morts et des martyrs, exclusivisme catholique et panique protestante : ce XVIe siècle tragique ouvre un fossé entre les chrétiens qui ne se comblera jamais. C’est la fin de la « chrétienté » unie du Moyen Age qui va faire place aux Etats-confessions et aux Etats-nations, autres visages de l’Europe, autres prétextes à d’insoutenables déchirures.

Henri Tincq

OLIVIER CHRISTIN, PROFESSEUR À LYON-II, DIRECTEUR D’ÉTUDES À L’EPHE « La chrétienté médiévale s’efface au profit des Etats confessionnels »

Les guerres de religion liées à la Réforme n’ont-elles pas bouleversé la carte de toute l’Europe ?

En effet, si les guerres de religion se signalent en France par leur dureté, leurs ravages et leur longueur - du début de l’année 1560 à la fin du XVIe siècle -, elles ne sont en rien propres au royaume. Dans une grande partie de l’Europe, l’expansion de la Réforme, la résistance de l’Eglise romaine et des pouvoirs qui la soutiennent s’accompagnent de violences inouïes, de soulèvements collectifs, de guerres intestines.

Mais en Suisse et dans l’Empire germanique, des compromis sont rapidement trouvés sur la base d’un règlement territorial : cujus regio, ejus religio, tel prince, telle religion. Des Etats, voire des cantons ou des villes, de confession différente, finissent ainsi, dès le milieu du XVIe siècle, par se côtoyer, dessinant une nouvelle carte religieuse de l’Europe. Certes, les libertés individuelles concédées aux croyants sont restreintes, mais la Suisse et l’Empire germanique échappent aux guerres qui dévastent la France ou les Pays-Bas, qui ne peuvent échapper à la scission.

La virulence des guerres de religion en France et aux Pays-Bas paraît ainsi s’expliquer non par un génie particulier pour la querelle, mais par la collision de deux mouvements impétueux : un courant réformateur puissant d’inspiration calviniste et l’essor d’un Etat absolutiste qui fait de l’unité de la foi l’un des fondements de sa légitimité.

Qu’est-ce que ces guerres ont changé dans la mentalité de l’Occident ?

Ce sont les guerres, mais aussi les « paix » de religion (Cappel 1531, Augsbourg 1555, l’édit de Nantes 1598, traités de Westphalie 1648) qui condamnent l’idée de « chrétienté » chère au Moyen Age. La division confessionnelle, le souvenir des persécutions subies et la nécessité de trouver des compromis entérinent le partage religieux de facto de l’Europe. Ils révèlent à tous les chrétiens que la « tunique sans couture » du Christ est déchirée et qu’il n’y a plus d’espoir proche de la voir rétablie.

En lieu et place de la « chrétienté » - et de ses grands mythes fondateurs, comme la croisade ou le pouvoir supranational du pape et de l’Empereur -, s’impose une nouvelle façon de penser les relations internationales, l’articulation du temporel et du spirituel, la place du croyant dans la cité, qui ménage désormais une place centrale aux Etats confessionnels rivaux.

La « chrétienté », comme principe d’organisation politique et comme idéal, s’efface au profit des Etats qui s’arrogent une partie des attributions de l’Eglise universelle. Cela vaut, bien sûr, pour les Etats protestants de l’Europe du Nord (Angleterre, royaumes et territoires luthériens) où les princes érigent des Eglises dont ils sont les chefs et où les biens du clergé sont sécularisés, mais aussi pour nombre d’Etats catholiques où le souverain intervient de plus en plus dans la désignation des prélats, la législation sur le mariage ou l’assistance aux pauvres.

Les conséquences lointaines ne sont-elles pas la montée du protestantisme américain et l’interminable guerre d’Irlande ?

En mettant un terme à l’unité de la foi et en donnant aux Etats un rôle central dans la sortie des violences et l’organisation des Eglises, les guerres de religion ont engendré des minorités au statut souvent précaire (catholiques anglais, calvinistes français du XVIIe siècle) et ont conduit des populations entières à s’exiler pour fuir les persécutions. Mais ces exils eux-mêmes ont pu donner naissance à leur tour à des crises, en opposant les exilés aux autochtones qui ne partageaient pas nécessairement leur foi.

En ce sens, les guerres du XVIe et XVIIe siècles sont directement à l’origine de la question irlandaise, en raison des expropriations massives en faveur des exilés protestants qui s’installent dans l’île, ou de l’afflux en Amérique du Nord des membres des sectes protestantes dissidentes. L’Europe fait progressivement la paix avec elle-même en exportant ses conflits de religion et ses minorités indésirables.

A lire

Histoire et dictionnaire des guerres de religion, sous la direction d’Arlette Jouanna, Robert Laffont 1998.

Les Guerriers de Dieu. La violence au temps des troubles de religion, Denis Crouzet, Champ Vallon, 2 volumes 1990.

Tocsin pour un massacre ou la saison des Saint-Barthélemy, Janine Garrisson, Centurion 1968.

« Tuez-les tous ». La guerre de religion à travers l’histoire, VIIe - XXIe siècle, Elie Barnavi, Flammarion 2006.

TINCQ Henri

* Article paru dans le Monde, édition du 04.08.07. LE MONDE | 03.08.07 | 12h28


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