8 septembre 1966 : Star Trek et la Fédération des Planètes Unies

samedi 10 septembre 2016.
 

"Espace, la frontière finale. Voici les voyages du starship" l’Entreprise ". Sa mission ininterrompue : explorer des nouveaux mondes étranges, rechercher de nouvelles formes de vie et de nouvelles civilisations, courageusement aller où aucun homme n’est parti auparavant" (1).

C’est par ces mots, que le 8 septembre 1966 les téléspectateurs américains découvrent le premier épisode d’une série qui offre un univers alternatif à la société de consommation, Star Trek. Créée par Gene Roddenbery, cette série, relatant les aventures du vaisseau spatial Enterprise, donne naissance à un véritable univers pacifique et égalitaire.

Dans l’Amérique des années soixante, cette série brise, au fil des épisodes, tous les tabous.

Cela est vrai quant à la composition de l’équipage. L’officier des télécommunications est une femme noire et il a fallu toute la volonté du créateur pour l’imposer face aux réticences de la direction de la chaîne. À cet égard, il a été plus loin en mettant en scène le premier baiser « interracial » de l’histoire de la télévision. Un autre officier fait scandale. En pleine guerre froide, c’est un Russe qui reçoit le rôle de timonier.

Mais au-delà de la distribution, c’est l’ensemble de l’univers créé qui apparaît comme une utopie à réaliser.

La Terre est unifiée politiquement et est à l’origine, d’une Fédération des Planètes Unies, regroupant de nombreux peuples, qui organise la découverte pacifique de l’Univers. C’est dans ce cadre que l’Enterprise rencontre d’autres peuples. Parmi eux, nous pouvons citer les Ferengis. Un peuple dont le seul objectif est de s’enrichir encore et toujours et qui n’est pas sans faire penser aux banquiers et autres traders. Le contraste avec la société de la fédération est d’autant plus frappant que la société décrite dans la série et ses dérivés ne connaît plus l’argent. Les hommes ne travaillent plus pour un salaire, mais pour le bien-être commun. Les passions négatives, comme l’avarice, y sont absentes.

Star Trek est donc une critique acerbe du système capitaliste et met en scène un monde où chacun à le droit au bonheur. Bien que la série se prononce pour l’arrêt des centrales nucléaires, nous ne pouvons que regretter l’absence de critique du productivisme dans un monde où la science possède la réponse à toute question

(1) Ces phrases étaient évidemment dites en anglais :

« Space, the final frontier. These are the voyages of the starship « Enterprise ». Its continuing mission : to explore strange new worlds, to seek out new life and new civilizations, to boldly go where no man has gone before ».


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