RETOMBEES EN FRANCE des rejets radioactifs de TCHERNOBYL, FUKUSHIMA... 14 articles

jeudi 16 novembre 2017.
 

Après Fukushima, aucun humain sensé ne peut défendre le nucléaire (115 documents)

14) 26 avril 1986 : Fusion du cœur d’un réacteur de la centrale nucléaire de Tchernobyl. 2) Les traces du nuage de Tchernobyl toujours présentes en France 30 ans après

Pour lire ce texte, cliquer sur le titre 14 ci-dessus.

13) Eté 2015 Dans les Alpes, 29 ans après Tchernobyl, certains sols sont toujours des « déchets radioactifs »

Les mesures réalisées en juillet 2015 montrent que à 1 mètre du sol, sur des centaines de mètres carrés, le niveau de radiation est toujours plus de 2 fois supérieur à la normale... Les niveaux de radiation au contact du sol dépassent toujours, sur les zones d’accumulation, des valeurs plusieurs dizaines de fois voire plus de 100 fois supérieures au niveau naturel.

Le laboratoire de la CRIIRAD a procédé, les 5 et 6 juillet 2015, à des mesures de radioactivité et échantillonnages dans les Alpes, afin d’étudier l’évolution de la contamination résiduelle par les retombées consécutives à la catastrophe de Tchernobyl.

En mai 1986, les retombées avaient été particulièrement intenses dans le sud-est de la France et la CRIIRAD avait mis en évidence entre 1996 et 1998, de très fortes contaminations des sols dans le Mercantour.

Les nouvelles mesures réalisées au cœur du Parc National du Mercantour, entre 2 440 et 2 540 mètres d’altitude, dans le secteur du Col de la Bonette-Restefond, à la frontière entre les départements des Alpes de Haute-Provence et des Alpes Maritimes, montrent que :

A 1 mètre du sol, sur des centaines de mètres carrés, le niveau de radiation est toujours plus de 2 fois supérieur à la normale. Ces forts niveaux de rayonnement sont dus à la contamination résiduelle des sols par le césium 137 imputable principalement aux retombées de la catastrophe de Tchernobyl. Les rejets radioactifs massifs provenant du réacteur accidenté ont entrainé des dépôts radioactifs particulièrement intenses dans le sud-est de la France et en particulier en montagne.

En outre, en fonction de la topographie, des conditions climatiques, de la nature du couvert végétal et de la typologie des sols, le métal radioactif qui s’est déposé sur de vastes étendues a pu être redistribué et induire de très fortes accumulations. Les niveaux de radiation au contact du sol dépassent toujours, sur les zones d’accumulation, des valeurs plusieurs dizaines de fois voire plus de 100 fois supérieures au niveau naturel .

Le fait de bivouaquer 2 heures sur certaines de ces zones induit toujours en 2015 une exposition non négligeable (débit de dose de 5 μSv/h au contact du sol).

Des échantillons de sol prélevés sur ces zones d’accumulation ont été ramenés au laboratoire de la CRIIRAD en caisson plombé. Leur radioactivité dépasse 100 000 Bq/kg en césium 137 (cf Annexe 1). Ils doivent être considérés comme des déchets radioactifs et devront être confiés à l’ANDRA (Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs).

Au début du siècle dernier, la radioactivité des sols était de 0 Bq/kg pour le césium 137.

La CRIIRAD a démontré à la fin des années 90 que la présence de fortes accumulations en césium 137 dans les sols concernait de vastes secteurs des Alpes en France, Suisse, Italie et Autriche. Elle a interpelé à plusieurs reprises les autorités sanitaires françaises, en particulier en 1997 et 1998, pour que les secteurs les plus radioactifs soient dépollués, ou tout au moins balisés, pour éviter des expositions inutiles. Le ministre de la Santé était venu dans le Mercantour constater la gravité des contaminations (voir JT de France 2 du 21 Août 1998).

Jacques Serieys

12) FUKUSHIMA : Le gouvernement nous refait-il le coup de Tchernobyl ?

La Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (la Criirad), dans un courrier adressé au Premier Ministre et au président de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN), a demandé d’enquêter sur des dysfonctionnements concernant l’évaluation des conséquences en France de l’accident nucléaire japonais du 11 mars : d’après la Criirad, la France aurait été contaminée dès le 22 mars (soit deux jours avant la date indiquée par l’IRSN), de plus les masses d’air contaminées ont affecté les trois quarts de la France, et non pas le seul sommet du Puy-de-Dôme.

L’iode 131 aurait eu un niveau d’activité 20 fois supérieure à celle annoncée lors de la mesure du 24 mars. Nous pouvons facilement le constater sur le site CRITER de l’IRSN : les mesures ne sont disponibles que depuis le 12 mars (pourquoi ?) et ne montrent pas d’augmentation significative depuis l’accident contrairement à ce que nous mesurons. Les valeurs, de plus, ne sont 1,8x moins élevées que nos mesures… Autrement dit, l’IRSN a tenté de nous faire le même coup qu’au moment de l’accident de Tchernobyl : la France n’est (miraculeusement) pas touchée…

Nous n’entendons plus parler de la centrale accidentée mais elle est toujours là et ses conséquences pèseront sur la population durant des milliers d’années. Et pendant ce temps là, c’est incroyable, Areva est en compétition avec le Japonais Toshiba pour la construction d’une centrale nucléaire en Finlande ! Oui vous avez bien lu…

Source :

http://www.marianne2.fr/Fukushima-l...

11) Du thé radioactif japonais intercepté à Roissy

Un lot de thé vert en provenance du Japon contenant deux fois plus de césium que le niveau maximal admissible a été intercepté à l’aéroport parisien de Roissy, et doit être détruit, a annoncé, vendredi 17 juin, la direction de la consommation (DGCCRF) dans un communiqué.

Il s’agit d’un lot de 162 kg de feuilles séchées, en provenance de la préfecture de Shizuoka (Centre).

C’est la première fois que des produits radioactifs sont détectés en France dans le cadre des contrôles mis en place à la suite de l’accident de Fukushima.

Les analyses en laboratoire ont mis en évidence une contamination au césium de 1 038 Bq/kg, supérieure au niveau maximal admissible défini au niveau européen, qui est de 500 Bq/kg pour ce type de produit, précise la DGCCRF.

Le produit a été mis en quarantaine et fera l’objet d’une destruction par une entreprise spécialisée.

La DGCCRF a décidé de « mettre en place un contrôle systématique de tous les végétaux en provenance de la même préfecture japonaise » et « va saisir la Commission européenne pour ajouter la préfecture de Shizuoka à la liste des préfectures pour lesquelles la réglementation européenne impose un contrôle systématique au départ du Japon ».

LEMONDE.FR avec AFP 17 juin 2011

10) L’éventualité d’une radioactivité devrait imposer un contrôle systématique et sérieux des marchandises, ce qui n’est pas le cas (par Jean-Luc Mélenchon)

L’union syndicale Solidaires porte à notre connaissance des faits d’une importance cruciale concernant la pollution nucléaire des produits japonais exportés. Les inquisiteurs médiacratiques qui se préoccupent de savoir ce qu’ils doivent dire de ce qu’ils savent à propos de la vie sexuelle des élus feraient bien de se demander à côté de quoi ils sont encore en train de passer ! Et sur quoi ils sont en train de se taire ! Après avoir fait du « heure par heure » sur le drame japonais, les mouches ont changé d’âne. Que des volontaires se présentent sur place pour se sacrifier et entrer dans des centrales dont les cœurs nucléaires sont en fusion ne les branchent plus à l’heure où il faut guetter, pendant une journée entière de retransmission, les allées et venues de Strauss Kahn à New York. Que trois cœurs de réacteurs soient en fusion et que nul ne sache quoi faire ? Pffft !! Qu’est-ce que c’est à côté des massages de pied par Georges Tron ? Et ce que dit un syndicat ? Des nazes ! Allez ! Allez ! Bétail ! Retournez immédiatement à votre mangeoire à sensations glauques ! Une tournée de Strauss Kahn pour tout le monde !

« Il faut protéger travailleurs et consommateurs de la radioactivité. La population française a de la chance : on nous disait que le nuage de Tchernobyl s’était arrêté à nos frontières, on nous dit maintenant que les produits radioactifs envoyés du Japon ne franchissent pas nos frontières. La Russie, qui a renforcé les contrôles de radioactivité, n’a pas cette chance : à cause de traces de radioactivité (2,4 fois la norme) elle a dû refuser des pièces de rechange pour automobiles arrivant sur l’île de Sakhaline (Extrême-Orient russe) et 59 véhicules ayant un niveau de radioactivité dépassant de 2 à 6 fois la norme. Par précaution, elle a interdit les aliments provenant de plusieurs régions japonaises. »

« Le gouvernement a tellement confiance dans le respect de ses frontières, qu’il a fallu attendre deux mois pour que la direction des douanes, interpellée notamment par Solidaires Douanes, diffuse une note sur les contrôles : sondage dans 1 à 3% des conteneurs, éventuellement port de gants en textile lors des opérations et au grand maximum tenue complète en textile… alors que l’ASN et l’IRSN pointent le risque d’inhalation de particules par les personnels lors des contrôles ! Mais comment contrôler sans matériel adéquat ? Solidaires Douanes a exigé ces matériels. Le port du Havre, qui reçoit 20 000 conteneurs provenant du Japon par an, dispose de détecteurs de radioactivité manuels, ainsi que Marseille mais toujours pas Roissy, l’un des tout premiers aéroports internationaux… Résultat : quand ils n’ignorent pas ce qu’ils manipulent, les fonctionnaires ne disposent pas du matériel de protection adéquat. Quant à la formation… »

Les consommateurs peuvent avoir peur : l’éventualité d’une radioactivité devrait imposer un contrôle systématique et sérieux des marchandises, ce qui n’est pas le cas. Seules les denrées alimentaires font l’objet de contrôles systématiques… mais seulement sur le papier car, à Roissy par exemple, seuls 10 % des flux sont réellement contrôlés, par manque de personnels notamment. Cette situation, qui risque de durer plusieurs longues années, imposerait de maintenir très longtemps cette surveillance et de ne pas céder à un relâchement au fil du temps.

Pire, les produits radioactifs peuvent entrer par n’importe quelle frontière européenne puis circuler librement en Europe. Au port d’Anvers et de Rotterdam, par exemple, la douane ne contrôle pas les produits qui ne restent pas en Belgique ou aux Pays Bas. Une entreprise dont les marchandises seraient bloquées au Havre pourra les faire passer en entrant ailleurs.

Solidaires demande avec force une protection des travailleurs et des consommateurs. Pour les fonctionnaires concernés (douane, services vétérinaires, DGCCRF…), des moyens et des formations à hauteur des enjeux. Certes des CHS ont été saisis du problème, mais pour l’heure sans grand résultat. Solidaires Douanes a demandé à la CRIIRAD d’intervenir et a alerté les autorités de tutelle, notamment le ministère. Pour les salarié-e-s devant entrer en contact avec des marchandises japonaises (dockers, transporteurs, manutentionnaires…).Ils devraient disposer de toutes les garanties d’innocuité. Ce n’est pas le cas : Renault fait ainsi examiner tous ses approvisionnements japonais par voie maritime, mais pas ceux arrivant par voie aérienne, se reposant sur les contrôles systématiques de la douane… qui n’existent pas ! Pour les consommateurs, Solidaires demande un contrôle systématique et complet à toutes les frontières de l’Europe, quelle que soit la destination des produits. Patrice Perret, Secrétaire national, Elie Lambert, Solidaires Douanes.

Source :

http://www.jean-luc-melenchon.fr

9) Les particules fines viennent à nous 3000 milliards de doses létales potentielles

Sans attendre les dix ans que prendront le prochain rapport de l’Onu, l’AIPRI anticipe son second inventaire des produits de fission et d’activation des 6 réacteurs de Fukushima d’une puissance globale de 4696 MWe.

L’AIPRI, rappelant que quasiment tous les carburants « actifs » et « éteints » sont là en probable fusion, considère qu’au moins 8 tonnes de matière ont été fissionnées à Fukushima dans les 577 tonnes de combustible utilisées.

Ceci signifie qu’au moins 13,8 kg de matière ont été fissionnés par tonne de carburant pour un burnup putatif moyen d’environ 13 GwJ/t. Dans cette hypothèse, les 6 cœurs « actifs » de Fukushima contiennent 80% des produits de fission et d’activation engendrés par les explosions atomiques atmosphériques de fission.

Fukushima, en outre, dispose de 3 fois plus de carburant que Tchernobyl et 4 fois plus de produits de fission. Si l’on tient maintenant compte de l’ensemble « cœurs » -577 tonnes- + le carburant « éteint » -2800 tonnes- [Inventaire détaillé des 2800 T de matières radioactives du site nucléaire de Fukushima DaiIchi] c’est 8 fois plus de produit de fission et d’activation que l’ensemble des essais atmosphériques de fission et 39 fois plus que Tchernobyl.

En terme de doses létales potentielles par inhalation (multiplier les Bq de chaque élément par le facteur de dose et diviser le tout par 5), calculées avec les facteurs de doses OFFICIELS les plus bas fournis par l’AIEA, celles-ci correspondent au chiffre apocalyptique de plus de 3000 milliards de doses létales potentielles dont un pourcentage indéfini est déjà équitablement réparti dans l’hémisphère nord.

Sachant cela, et très inquiète pour la santé des élites dont aucun garde du corps ne sait hélas protéger les poumons, l’AIPRI lance un appel pour résoudre cette question stochastique. Combien de banquiers, savants, politiciens, propagandistes nucléaristes de tout poil subiront-ils un cancer radiologique induit avant dix ans ?

4956 Travailleurs contaminés par les particules radioactives, sur seulement 10 % des travailleurs qui ont été contrôlés pour une contamination interne.

Mais c’est hélas aussi le lot de tous les Japonais et de la plupart des habitants de l’hémisphère nord, en cours, (pour l’instant l’hémisphère sud est mieux loti, mais c’est question de temps).

Les particules fines de Fukushima viennent à nous. Nul besoin de se rendre sur place ...

Paolo Scampa Presidente dell’AIPRI

http://aipri.blogspot.com

8) Tchernobyl bis repetita ?

La CRIIRAD publie ce 25 mai 2011 la carte qui prouve que la France a été contaminée dès le 22 mars 2011 :

1/ les masses d’air contaminé par les rejets radioactifs de la centrale nucléaire de fukushima daiichi sont arrivées 2 jours avant la date indiquée par l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) ;

2/ elles ont affecté les trois quarts de la France (et non pas le seul sommet du Puy-de-Dôme) ;

3/ l’activité de l’iode 131 particulaire était plus de 20 fois supérieure à celle annoncée pour le 24 mars.

Ni l’IRSN, ni les grands exploitants du nucléaire, ne pouvaient l’ignorer. Omission involontaire (mais invraisemblable) ou délibérée… mais dans quel but ?

La CRIIRAD a saisi ce jour, le Premier ministre et le président de l’Autorité de Sûreté Nucléaire d’une demande d’enquête sur la chronologie des faits et les différents niveaux de responsabilités.

http://www.criirad.org/actualites/d...

http://www.criirad.org/actualites/d...

7) Bilan global de l’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire) Extraits

Les aérosols

Des traces d’iode 131 particulaire (0,04 mBq/m3 au maximum) ont été détectées à partir du 24 mars par la station de l’IRSN installée au sommet du Puy de Dôme.

D’autres mesures effectuées les jours suivants par l’IRSN et les exploitants d’installations nucléaires ont confirmé une présence généralisée de traces d’iode 131 en France (entre 0,03 et 2,70 mBq/m3).

Concernant les DROM-COM, de l’iode 131 a été mesuré sur les filtres aérosols du 24 au 31 mars (0,208 mBq/m3).

Les résultats des mesures réalisées jusqu’à ce jour montrent que les activités en iode 131 ont atteint un maximum en métropole entre le 5 et le 9 avril 2011 (activité maximale relevée le 5 avril à Cherbourg : 2 mBq/m3). Depuis cette date, des traces d’iode 131 continuent à être détectées sur les prélèvements de particules atmosphériques mais à des niveaux n’excédant pas 0,5 mBq/m3.

Des traces de césium 134 et de césium 137, de l’ordre de quelques centièmes de millibecquerels par mètre cube d’air, sont également toujours mesurées en différents points du territoire à des activités relativement stables depuis mi-avril. Le rapport d’activité entre les isotopes 134 et 137 du césium mesurés dans les aérosols, proche de 1, est représentatif des rejets atmosphériques liés à l’accident de la centrale de Fukushima.

L’iode sous forme gazeuse

De l’iode 131 sous forme gazeuse a été mesuré pour la première fois par l’IRSN sur un prélèvement effectué entre le 25 et le 26 mars à Cadarache (13) qui indique une concentration de 0,50 mBq/m3.

D’autres détections sur des prélèvements effectués ensuite ont confirmé la présence généralisée de traces d’iode 131 sous forme gazeuse en France, sans excéder la dizaine de millibecquerels par mètre cube.

Les mesures les plus récentes en iode 131 sous forme gazeuse confirment, comme pour les aérosols, une tendance à la baisse avec des niveaux désormais inférieurs à 0,5 mBq/m3.

La forme gazeuse représente en moyenne 70 % (données IRSN sur le Vésinet) à 80 % (données CEA à Saclay) de l’iode total. Des variations de cette proportion sont toutefois observées suivant la localisation et la date de prélèvement.

Pour les DOM-TOM, seule une activité significative en iode 131 a été mesurée à Saint-Pierre-et- Miquelon (0,81 mBq/m3) le 28 mars.

Les eaux de pluies

Une partie des radionucléides présents dans l’air ambiant, sous forme d’aérosols ou de gaz solubles dans l’eau, se dépose au sol en particulier lors des épisodes pluvieux. La présence d’iode 131 (1,73 Bq/L), détectée par l’IRSN dans un prélèvement d’eau de pluie réalisé au Vésinet (78) du 26 au 27 mars, s’est généralisée dans les jours qui ont suivi à l’échelle du territoire avec des activités variant entre 0,5 et 3,0 Bq/L.

L’absence de précipitations depuis le 5 avril 2011 au niveau des stations de prélèvement de métropole explique l’absence de résultats d’analyse récents.

Les mesures réalisées jusqu’au 5 avril en métropole présentent des activités en iode 131 ne dépassant pas 1,5 Bq/L. Aucune activité significative n’a encore été détectée dans les DOM-TOM.

Selon l’IRSN, les niveaux de concentration observés et attendus dans l’eau de pluie sont donc sans risque quels que soient les différents usages de cette eau (arrosage, alimentation...).

Les végétaux (herbes et mousse)

Les premières traces d’iode 131 ont été mesurées dans un prélèvement d’herbe à Pélussin (42) le 26 mars 2011 (0,094 Bq/kg frais). Cette détection s’est généralisée à partir du 28 mars 2011 sur l’ensemble du territoire métropolitain. A la même date, le prélèvement d’herbe réalisé en Martinique a également révélé pour la première fois la présence de ce radionucléide (0,80 Bq/kg frais). L’iode 131 a ensuite été détecté systématiquement dans les jours qui ont suivi, à des niveaux de concentration compris entre 0,47 et 9,0 Bq/kg frais.

Les derniers résultats acquis sur des prélèvements réalisés entre le 11 et le 13 avril 2011 indiquent toujours la présence d’iode 131 mais à des niveaux plus faibles, compris entre 0,29 Bq/kg frais et 1,80 Bq/kg frais. Dans les DROM-COM, les derniers résultats disponibles indiquent la présence de traces d’iode dans l’herbe prélevée en Guadeloupe (2,30 Bq/kg frais le 5 avril 2011) et dans une mousse terrestre prélevée à Saint-Pierre-et-Miquelon (2,32 Bq/kg frais le 6 avril 2011).

La variation des concentrations observées est à mettre en relation avec celle des précipitations à l’origine des dépôts au sol.

Depuis le 4 avril 2011, des traces de césium 134 et de césium 137, dans des proportions caractéristiques des rejets de Fukushima, ont été également mesurées sur 8 stations de métropole.

Leurs concentrations respectives sont équivalentes et globalement 10 fois plus faibles que les niveaux d’activités en iode 131.

Enfin, quelques prélèvements d’herbe et de mousse ont présenté des activités significatives uniquement en césium 137 sur 9 stations de métropole, à des niveaux compris entre 0,04 et 0,89 Bq/kg frais, soit des valeurs souvent observées dans ce type de produit en raison de la persistance de ce radionucléide déposé à la suite des essais nucléaires en atmosphère et de l’accident de Tchernobyl. La même observation a été faite sur des prélèvements effectués dans les DROM-COM (0,68 Bq/kg frais dans de l’herbe prélevée en Guadeloupe le 5 avril 2011).

L’IRSN a toutefois mesuré une valeur plus élevée dans une herbe prélevée à Sepmes (37) le 7 avril 2011 (4,7 Bq/kg frais). De même, une valeur supérieure à celles habituellement rencontrées a été mesurée le 29 mars 2011 sur une mousse terrestre prélevée à Saint-Pierre-et-Miquelon (13,8 Bq/kg frais). Dans les deux cas, aucune présence de césium 134 n’a pu être mise en évidence, écartant jusqu’à présent l’hypothèse d’une origine liée à l’accident de Fukushima. Les prélèvements sur ces stations seront poursuivis afin de suivre l’évolution des activités en césium et d’en confirmer l’origine de retombées atmosphériques anciennes.

Les légumes à feuilles

Les premières traces d’iode 131 (0,14 Bq/kg frais) ont été détectées le 28 mars 2011 sur des feuilles d’épinards prélevées dans la commune de Malvési (11). D’autres valeurs significatives ont été mesurées en métropole du 29 mars au 8 avril 2011, principalement sur des salades et des épinards prélevés dans le grand quart sud-est de la France. Depuis le début de la mise en place du plan de surveillance renforcée, les activités mesurées oscillent entre 0,08 et 1,15 Bq/kg frais.

Les derniers résultats révèlent la présence d’iode 131 dans le nord-est de la France à des niveaux inférieurs à 1 Bq/kg frais (0,9 Bq/kg frais dans une laitue prélevée le 6 avril à Liencourt (62) et 0,61 Bq/kg frais dans un chou pommé prélevé à Vrignes-aux-Bois (08) à la même date).

L’iode 131 n’a toujours pas été détecté en Guadeloupe.

Des échantillons (salades et épinards) présentent également des traces de césium 137 à des activités comprises entre 0,06 et 0,66 Bq/kg frais, en relation avec les dépôts dus aux essais nucléaires en atmosphère et à l’accident de Tchernobyl.

Seuls deux échantillons présentent également des traces de césium 134 (épinards prélevés le 04avril 2011 à Tourdan (38) : 0,13 Bq/kg frais ; le 11 avril 2011 à Bollène (84) : 0,05 Bq/kg frais), permettant ainsi d’en attribuer l’origine aux rejets de l’accident de Fukushima.

Les laits

La présence d’iode 131 a été décelée pour la première fois le 28 mars dans la région nord-ouest (lait de chèvre à Sepmes (37) et lait de vache à Brouzils (85) à des concentrations respectives de 0,43 Bq/L et 0,15 Bq/L. Dans les jours qui ont suivi, des activités significatives ont également été mesurées sur la plupart des stations du territoire métropolitain, avec des niveaux variant entre 0,07 Bq/L et 3,10 Bq/L.

Les résultats acquis jusqu’à présent montrent que la contamination de l’herbe a plus d’impact sur les laits de chèvre et de brebis (gamme d’activités mesurées : 0,35 à 3,10 Bq/L) que sur le lait de vache (gamme d’activités mesurées : 0,15 à 0,46 Bq/L).

Les résultats les plus récents obtenus depuis le 11 avril en métropole confirment une gammed’activités en iode 131 comprise entre quelques centièmes de Bq/L et 2 Bq/L avec une tendance à la baisse des activités qui pourra être confirmée par les prochaines mesures.

Concernant les DROM-COM, les premières traces d’iode 131 ont été détectées en Guyane sur un échantillon de lait de vache prélevé le 8 avril 2011 (0,27 Bq/L). Aucune activité significative n’a été décelée dans les autres DROM-COM depuis le début de l’accident de Fukushima.

Des traces de césium 137 ont également été mesurées dans plusieurs échantillons de lait de vache et de chèvre prélevés dans différents départements de métropole et d’outre-mer. Les niveaux maximaux mesurés (entre 0,06 Bq/L et 0,57 Bq/L) correspondent à des valeurs souvent observées dans ce type de produit en raison de la persistance du césium 137 déposé à la suite des essais nucléaires en atmosphère et de l’accident de Tchernobyl. Seuls deux échantillons présentent des activités très faibles de césium 134 (Arbus (64) le 4 avril 2011 : 0,05 Bq/L et Sepmes (37) le 7 avril 2011 : 0,1 Bq/L) permettant ainsi d’en attribuer l’origine aux rejets de l’accident de Fukushima.

Un bilan global de la surveillance initiée depuis cette date sera présenté par l’IRSN dans le courant du mois de mai 2011.

H de M

Pour prendre connaissance du rapport en entier :

http://www.bioaddict.fr/article/nuc...

6) 13 avril 2011 : Précautions à prendre d’après la CRIIRAD

Selon la CRIIRAD, les risques liés à l’alimentation sont très faibles, mais la durée possible de contamination peut inciter à prendre certaines précautions, en particulier pour les sujets vulnérables (enfants, femmes enceintes et allaitantes) :

- Veiller à ce que les aliments les plus à risque (épinards, blettes, salades... lait et fromages frais surtout de brebis ou de chèvre...) ne soient pas consommés en excès et ne constituent pas la base de l’alimentation de ces prochaines semaines.

- Préférer le lait longue conservation au lait frais.

La CRIIRAD se montre toutefois rassurante : « Même en imaginant une alimentation centrée sur les aliments à risque, les niveaux d’exposition en France devraient rester nettement inférieurs à la limite de dose maximale admissible de 1mSv/an, 100 fois plus élevée que le seuil de risque négligeable. »

- La prise de comprimés est inutile et dangereuse, mais il peut être pertinent de s’assurer que les besoins en iode sont satisfaits par la consommation d’algues et d’autres produits de la mer ou de sel iodé. La thyroïde fixe d’autant plus l’iode radioactif s’il y a carence.

- Rares sont ceux qui boivent l’eau de pluie, mais mieux vaut l’éviter comme source principale d’alimentation pendant plusieurs semaines, surtout pour les jeunes enfants. Une consommation ponctuelle ne pose pas de problème.

- Si l’on utilise l’eau de pluie pour son potager, veiller à arroser la terre et non les feuilles des légumes, pour lesquelles l’absorption est plus rapide et plus importante qu’au niveau des racines.

5) Contamination radioactive : les aliments potentiellement à risque en France

L’accident nucléaire du Japon suscite des interrogations quant aux risques pour la santé de la consommation de produits alimentaires potentiellement contaminés.

Le nuage radioactif de Fukushima a bien touché la France mercredi 23 et jeudi 24 mars dernier. Les taux de radioactivité étaient extrêmement bas et inoffensifs.

Pourtant l’Institut français de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a détecté, il y a quelques jours, des traces d’iode 131 sur des échantillons de lait français. Ces doses ne seraient pas toxiques.

Par précaution, la Criirad (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité) nous informe sur les aliments potentiellement contaminés.

Il y a, a priori, deux catégories d’aliments à considérer : les végétaux à larges feuilles type salades, blettes, épinards, choux, oseille… (sauf s’ils sont cultivés sous serre évidemment) ; le lait et les fromages frais (en particulier de chèvre et de brebis), la viande sauf pour les troupeaux encore en stabulation.

Les risques sont certes très faibles mais si l’on tient compte de la durée possible de la contamination, de l’existence d’habitudes alimentaires particulières et de la vulnérabilité de certains groupes de populations, on n’est plus dans le domaine du risque négligeable et il semble utile d’éviter des comportements à risque : éviter que les aliments sensibles constituent, sur les prochaines semaines la base de l’alimentation de la famille. Cette mesure de bon sens concerne tout particulièrement les enfants, les femmes enceintes et les mamans qui allaitent.

http://www.evous.fr/Contamination-r...

4) Le nuage radioactif de Fukushima dépose de l’iode 131, radioélément potentiellement responsable de cancers de la thyroïde

Cinq jours après la date d’arrivée estimée du panache radioactif au-dessus de l’Hexagone, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) estime toujours que les rejets de la centrale nucléaire de Fukushima (Consulter notre dossier spécial Japon) n’ont pas de conséquences sanitaires en France. Le niveau de radioactivité enregistré dans l’air du 24 au 28 mars n’a d’ailleurs pas suffisamment augmenté pour être détecté par le réseau de 163 balises de l’IRSN qui contrôle en continu la qualité de l’air en métropole.

Détection d’iode 131 dans l’air...

Cela n’est toutefois pas suffisant en soi pour conclure à l’absence de risque sanitaire, juge la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad). Une surveillance plus fine de l’air, nécessitant des analyses de prélèvements en laboratoire réalisés en quelques jours, atteste de la présence du nuage au-dessus de l’Hexagone. Des traces anormales d’iode 131, un radioélément pouvant provoquer des cancers de la thyroïde à partir d’une certaine exposition, ont été détectées sous forme de particules sur des prélèvements réalisés entre le 26 et 27 mars à Orsay et au Vésinet, en région parisienne. Leurs valeurs sont inférieures au millibecquerel par mètre cube, (de l’ordre de 0,10 à 0,23 mBq/m3). Mais ces données doivent être complétées par des analyses permettant de détecter la présence d’iode radioactif sous une autre forme (gaz) grâce "à des cartouches de piégeage à charbon actif". Mises en oeuvre sur seulement huit stations en France, ces analyses devraient vraisemblablement faire augmenter la contamination détectée. Au final, l’iode 131 pourrait être quatre fois supérieur aux valeurs déjà observées, estime l’IRSN. La Criirad évoque, quant à elle, un coefficient multiplicateur de 3 à 14, sur la base de résultats obtenus aux États-Unis. Quoi qu’il en soit, ces chiffres restent entre 1 000 et 10 000 fois inférieurs aux quantités relevées à la suite du passage du nuage de Tchernobyl en France, conformément aux anticipations de l’IRSN. "Les valeurs mesurées dans l’Est étaient à l’époque de l’ordre de 1 à 10 Bq/m3", rappelle-t-il.

... et dans l’eau

Mais lors de ce genre de contamination, le risque vient d’abord de l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés. Une contamination bien réelle : du 26 au 27 mars, de l’iode 131 a été retrouvé par l’IRSN dans de l’eau de pluie au Vezinet, en région parisienne, à un taux de 1,73 Bq/L. La Criirad a quant à elle détecté 0,7 Bq d’iode par litre sur de l’eau de pluie recueillie en Drôme-Ardèche du dimanche 27 au lundi 28 à 10 heures. Selon le laboratoire indépendant, cela a provoqué un dépôt de radioactivité au sol de 8,5 Bq par m2. Et cette dose pourrait augmenter avec les effets d’accumulation sur plusieurs jours.

"Pour l’instant, on est dans un risque environnemental que l’on peut considérer comme négligeable, même s’il n’est pas nul. Mais nous ne sommes que dans les premières semaines de contamination. Or les particules stagnent actuellement sur l’Europe et le nuage de Fukushima n’est pas fini", prévient Roland Desbordes, le président de la Criirad. Selon la commission, les conditions météorologiques (la tombée de pluies ou non) devraient jouer un grand rôle dans l’accumulation d’éléments radioactifs au sol, les dépôts dits "humides" s’ajoutant aux dépôts secs. Au total, cumulés sur 15 jours, ils pourraient atteindre plusieurs centaines de becquerels par mètre carré voire quelques milliers, estime la Criirad. Cela ne devrait entraîner que des niveaux de contamination "très faibles" sur les légumes (épinards, salades, blettes) et le lait, aliments les plus sensibles, rassure-t-elle.

Ce qui n’empêche pas la Criirad de souligner l’importance de surveiller la situation afin de pouvoir prendre des mesures de précaution, comme l’ingestion de comprimés d’iode, en cas de besoin. La Criirad va notamment se pencher sur le niveau de plutonium, très difficile à détecter, mais qui peut avoir des effets très nocifs sur la santé, même à de faibles doses. Les dernières informations en provenance de Fukushima montrent que la centrale en laisse échapper. Heureusement, ce radioélément retombe beaucoup moins rapidement au sol (ou dans la mer) que d’autres radioéléments comme l’iode 131 ou le césium 137, véhiculés par le nuage.

Source :

http://www.lepoint.fr/societe/le-nu...

3)Panaches radioactifs : quels sont les risques attendus sur la France ? (CRIIRAD)

2) Après Fukushima, aucun humain sensé ne peut défendre le nucléaire (114 documents)

1) Retombées nucléaires = danger ! (Jacques Serieys)

1a : Bombes et essais nucléaires

Depuis les bombes US d’Hiroshima et Nagasaki (37 kilotonnes à elles deux), l’atmosphère de la Terre a été pollué par 500 essais nucléaires représentant 440 mégatonnes d’énergie nucléaire ( soit 440000 tonnes). Les éléments nocifs ainsi déposés sont essentiellement :

- le cesium 137 ( durée de vie de 15 à 30 ans). Ses effets avérés à « forte » dose sont : l’ atteinte du système immunitaire, la délétion de la fonction de reproduction ; des effets hépatotoxiques avec notamment une modification du métabolisme du cholestérol dans le foie ; des affections rénales ; des troubles de la minéralisation osseuse ; une modification du métabolisme du cholestérol dans le cerveau ; des lésions cérébrales, éventuellement associées à des troubles neurologiques.

- l’iode 131 qui provoque des mutations génétiques dans les cellules où il pénètre, ainsi que dans les cellules voisines, mutations graves qui peuvent entraîner la mort de ces cellules.

Le manque effarant de précaution a causé d’innombrables dégâts, y compris humains. En 1954 par exemple, la bombe Castle Bravo, d’une puissance de 15 mégatonnes et testée dans l’atoll de Bikini par les USA, a provoqué un drame humain et écologique dans une zone de plusieurs centaines de kilomètres autour du lieu d’explosion.

1b) Accidents nucléaires

La planète en a subi au moins 60 ayant des conséquences importantes dans l’atmosphère. Tout évènement civil rejetant l’équivalent d’une quantité d’iode 131 supérieure à 10 pétabecquerels dans l’atmosphère est caractérisé d’« accident majeur » (de niveau 7).

7 octobre 1957 : Incendie d’un réacteur nucléaire à Windscale en Angleterre

Accident de réacteur nucléaire à Fort Calhoun (USA) : 26 et 27 juin 2011 Les eaux en crue s’infiltrent dans les bâtiments de la centrale nucléaire 4 articles

Le plus important accident nucléaire a été celui de Tchernobyl dont la puissance était 100 fois supérieure aux critères d’un "accident nucléaire majeur" sur l’échelle de gradation établie par l’Agence internationale de l’énergie atomique. Ses émissions ont été de 1 760 Pétabecquerels d’iode 131 et 85 PBq de césium 137.

26 avril 1986 : La fusion du cœur d’un réacteur de la centrale nucléaire de Tchernobyl libère une radioactivité aux conséquences catastrophiques

La catastrophe nucléaire de Kychtym (ex-URSS) a projeté surtout du césium 137 (13 TBq) et du strontium 90 (1000 TBq)2 (émission totale équivalente à 20 500 TBq d’iode 131) correspondant au niveau 6 sur l’échelle INES.

Notons enfin que certains accidents ont été couverts par le secret défense ; en conséquence leurs circonstances et leur gravité ne sont pas connues avec précision.

Quiconque analyse l’ensemble du nucléaire militaire et civil depuis 60 ans ne peut que conclure sur l’incapacité actuelle des humains à maîtriser réellement la source d’énergie que représente la fission nucléaire. Il serait bon de prendre les mesures urgentes nécessaires avant qu’un accident encore plus grave ne fasse prendre de risque à l’humanité.

Jacques Serieys


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