Face aux marchés financiers, l’Argentine des Kirchner... est fière de son propre bilan

vendredi 12 août 2011.
 

Lors du meeting de fin de campagne de Cristina Kirchner ce jeudi 11 août au Théâtre Coliseo de Buenos Aires, il a été beaucoup question de la crise financière en Europe. Non pas pour s’en réjouir, bien sûr, - tant la Présidente que le candidat à la Vice-présidence de la République et actuel Ministre de l’Economie Amado Boudou ont désolé la survenance de la crise en Europe.

C’est cependant avec beaucoup de fierté que le Gouvernement argentin regarde le vent tourner et confirmer, rétrospectivement, toutes ses propres décisions de sortie de crise. La rupture avec le FMI et ses politiques d’ajustement structurel, le refus de la surévaluation, et la très réussie restructuration de la dette (cessation de paiement en 2002, paiement rééchelonné et baissé à 25% de sa valeur faciale des obligations de l’Etat en 2995 et 2008, et non recours au marché pour le financement) font de l’Argentine le lieu précis vers lequel devraient se tourner le regard de tous les Papandreou, Zapatero, Trichet, Merkel ou autre Sarkozy à l’heure de faire face à l’attaque spéculative en cours en Europe.

Présente à ce meeting qui clôt la période de campagne générale dans le pays pour la dite « primaire », c’est-à-dire la désignation de tous les candidats de tous les partis en vue des élections générales de décembre 2011, la porte-parole internationale du Parti de Gauche Raquel Garrido a pu confirmer que contrairement aux autorités européennes aveugles, le Front de Gauche et son candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon, ont au contraire tiré toutes les leçons utiles de la restructuration argentine et se montrent prêts et décidés à mener la nécessaire bataille face au secteur financier.

Ne nous payons pas de mots, l’expérience Argentine a montré que d’affronter toutes les théories de la bien-pensance économique requière une volonté féroce et un engagement total pour la défense des biens produits par les travailleurs du pays et leur appartiennent en tout premier lieu. Nestor Kirchner y a laissé jusqu’à son dernier souffle d’énergie.

En Europe, il est plus que temps de relever la tête et de dire stop aux spéculateurs qui nous attaquent et nous pillent. Mais qui se prépare à livrer cette bataille si ce n’est le Front de Gauche ? Qui a observé et se réfère à l’expérience Argentine ? Personne, si ce n’est le Front de Gauche. Dramatique réalité que de voir la social-démocratie baisser les bras à l’heure où la chute de la bourse appelle à des décisions courageuses. Terrible perspective que de laisser la droite mener le pillage à son terme avec son nouveau lot de chômage de pauvreté.

Le Front de Gauche est le seul outil politique pour permettre au peuple de mener et gagner ce bras de fer. Jean-Luc Mélenchon est le seul candidat disponible pour ce combat. C’est le sens de la présence de Raquel Garrido à Buenos Aires, au meeting de Cristina Fernandez de Kirchner, Présidente de la République Argentine.


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