Fascisme de masse en Ukraine. Attention !

jeudi 18 avril 2019.
 

9 avril 2015 : L’Ukraine se réclame de la tradition nazie

Ukraine et néo-nazis

D) Roms et gays cibles du fascisme ukrainien

«  Dans un camp rom de l’ouest de la ville de Lviv, des vêtements tachés de sang gisent autour des tentes, avec des jouets et des chaussures d’enfants (…) Un groupe d’hommes déloge au gaz lacrymogène des Roms dans un parc de Kiev avant de mettre le feu à leurs tentes. (…) Un militant gay ukrainien a été passé à tabac par une dizaine d’inconnus, dans une ville du centre de l’Ukraine...  »

Ce week-end au pays de Petro Porochenko – président oligarque aux comptes en banque panaméens – la chronique des faits divers avait des relents de IIIe Reich… Rien de plus normal dans cette Ukraine candidate à l’Union européenne où le monde politique s’est fait complice de l’intolérance qui s’y installe de manière exponentielle. Ainsi, après la chasse aux communistes l’an dernier, c’est au tour des Roms et des homosexuels d’être dans la ligne de mire.

Hier, alors que Boris Zolotchenko, militant gay et membre du comité d’organisation de la Gay Pride de Kryvy Rih, était encore dans son lit d’hôpital après avoir été tabassé par une dizaine d’hommes, Igor Mossitchouk, député d’extrême droite de la Rada, n’hésitait pas à enfoncer le clou dans la chaire des libertés individuelles. «  Cessez d’inciter les Ukrainiens à la violence  », a éructé cet orthodoxe convaincu sur Facebook qualifiant de «  pervers  » les homosexuels et réclamant l’interdiction des Gay Pride à Kryvy Rih et partout en Ukraine.

Quelques jours plus tôt, le 23 juin, ses amis de la milice paramilitaire «  Sobre et en colère  », liée au bataillon Azov (ultranationalistes combattant aux côtés de l’armée régulière ukrainienne dans le Donbass), s’étaient eux aussi fait remarquer : armés de bâtons et de couteaux, ils ont attaqué le camp rom proche de Lviv, tuant un homme de 24 ans et blessant quatre autres personnes dont un enfant. Dans le plus grand silence de l’Union européenne.

Stéphane Aubouard

C) Fascisme de masse en Ukraine. Attention !

Le fascisme ukrainien est en position de force aujourd’hui :

- au sein du gouvernement avec six ministères dont l’Education, l’Ecologie, l’Agriculture et le vice premier ministre.

- dans le rapport de forces à la base en alliance avec le "Bloc de droite" comprenant plusieurs organisations : Svoboda, Praviy Sektor, UNA-USO, Trizub et Patriotes d’Ukraine qui appellent ouvertement à la conquête du pouvoir, par la force, si nécessaire.

Le programme du parti le plus important et le plus modéré de ce bloc de droite (Svoboda) donne une idée de leurs références fascistes : Pour créer une Ukraine vraiment ukrainienne dans les villes de l’Est et du Sud... il nous faudra :

- supprimer le parlementarisme, interdire tous les partis politiques... interdire l’importation de toute littérature vers l’Ukraine en provenance de la Russie.

- remplacer entièrement les autorités, liquider physiquement tous les intellectuels parlant le russe et exécuter tous les membres des partis politiques anti-ukrainiens.

Dès à présent, le fonctionnement des institutions ukrainiennes est vérolé par les fascistes : menaces, intimidations et agressions physiques violentes d’adversaires au sein même du parlement, députés absents dont la voix est utilisée par les gros bras de Svoboda.

Ces derniers mois, les groupes fascistes ont profité de l’instabilité institutionnelle pour s’emparer de bâtiments officiels, d’arsenaux, de postes de police et ont distribué de nombreuses armes à leurs militants.

Le 13 décembre 2012, le Parlement européen avait dénoncé « les opinions racistes, antisémites et xénophobes de l’extrême droite ukrainienne ». Aujourd’hui, le soutien apporté par les USA aux éléments les plus aventuristes de l’extrême droite ukrainienne paraît représenter un critère de respectabilité pour la presse française.

Pourtant l’antisémitisme de ces groupes fascistes se radicalise de plus en plus. Pourtant la xénophobie de ces groupes s’affirme de plus en plus. Pourtant, l’utilisation de la violence par ces groupes progresse de semaine en semaine. Pourtant, comme toujours lors de poussées fascistes, les minorités culturelles (Polonais, Russes, Tatars, Roumains, Arméniens...) subissent de plus en plus leur délire nationaliste. Le projet d’abroger la loi accordant au russe un statut de langue régionale a déjà suffisamment mis le feu aux poudres pour que nous demandions de la prudence à nos gouvernants dans leur soutien inconditionnel à Kiev.

Restons très vigilants et demandons au moins à ce que la France ne s’engage pas plus aux côtés de ces fascistes ukrainiens.

Jacques Serieys

B) Jean-Luc Mélenchon : L’antisémitisme ukrainien n’est pas un obstacle à l’amitié « occidentale »

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A) Ukraine : Un néo-nazi comme vice-premier ministre

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