Nicolas Sarkozy : du vent, du bâton et de l’argent

mercredi 24 octobre 2018.
 

- B) Discours de Nicolas Sarkozy à l’Université d’été des Jeunes de l’UMP (1er septembre 2006)
- A) Etude de ce discours (Jacques Serieys)

A) Etude du discours de Nicolas Sarkozy à l’Université d’été des Jeunes de l’UMP (1er septembre 2006)

Les liens personnels de Nicolas Sarkozy avec les milliardaires français comme son parcours politique en font sans aucun doute le représentant d’un grand capital dont il ne faut pas sous-estimer l’intelligence des interventions sur le champ politique. Après les nombreuses victoires électorales de la gauche depuis 2002, après la victoire du mouvement social sur le Contrat Première Embauche, dans un contexte mondial de montée de la combativité et des aspirations populaires, il est vital pour le capitalisme français de remporter cette élection présidentielle et d’installer à l’Elysée une forte personnalité et une équipe endurcie pour remobiliser la droite et casser les luttes.

Nicolas Sarkozy a été choisi pour être ce candidat de droite et il me fait déjà peur.

A1) Il me fait peur par son positionnement politique qui me rappelle celui prôné par le grand capital pré-fasciste des années 1910 à 1930 qui, plutôt que supprimer les élections cherchait les moyens pour gagner les élections :

- développer l’internationalisation de la finance et de l’économie pour accroître les profits mais gagner les élections sur un discours fortement nationaliste, xénophobe et autoritaire.

- désigner des boucs-émissaires (étrangers, banlieues, chômeurs) pour dévoyer la rancoeur des milieux populaires qui, sinon, pourrait s’en prendre aux vrais responsables des difficultés sociales, c’est à dire ceux qui accaparent toutes les richesses.

- ressasser une cohérence idéologique fondée sur l’ordre, le rôle historique de l’Eglise dans l’identité nationale, la hiérarchie méritée pour récupérer et entretenir la tradition fascisante et autoritaire d’une forte fraction de la droite française, dans des professions sécuritaires, parmi les milieux catholiques pratiquants, dans les zones à forte tradition réactionnaire.

- insister sur la valeur travail, le mérite et l’effort pour récupérer électoralement les commerçants, paysans et artisans que le grand capital asphyxie économiquement dans le même temps. Dans la gauche anticapitaliste, j’ai plusieurs fois entendu des propos considérant leur poids politique comme négligeable ; c’est une grosse erreur car leur poids culturel dans les milieux essentiellement ruraux est bien supérieur à leur réalité sociologiques par leurs propres salariés, leurs familles, leur influence municipale... C’est la seule couche sociale sur laquelle la droite comme l’extrême droite peuvent vraiment s’appuyer et il ne faut pas la leur laisser sous peine de surprises désagréables un jour ou l’autre.

- le discours sur la "valeur travail" présente également l’avantage pour le grand capital de justifier l’accaparement des richesses par les puissants, de faire oublier l’anémie économique provoquée par cet accaparement, de justifier une hiérarchie sociale bloquée et écrasante.

A2) J’ai peur que sa logorrhée réactionnaire ne remobilise une droite primaire

Ce discours est adressé à la jeunesse. Le grand capital est-il actuellement soucieux de l’avenir de celle-ci ? Absolument pas.

La jeunesse toujours sacrifiée

Mais un candidat ne gagne pas une élection sans s’adresser aux jeunes, aux vieux, aux salariés, aux patrons... Nicolas sarkozy s’adresse donc aux jeunes mais par un discours presque mystique sans aucun rapport avec la situation concrète actuelle de la jeunesse.

Surtout, il joue une autre carte déjà utilisée par le grand capital pré-fasciste des années 1910 1930 : la dénonciation des politiques comme incapables et comme traîtres.

" « La jeunesse a cessé d’écouter les hommes politiques et surtout de leur faire confiance.

Si elle ne les écoute pas c’est parce qu’elle ne les comprend pas.

Si elle ne leur fait plus confiance c’est parce qu’elle a le sentiment qu’elle a souvent été trahie. »

A3) J’ai peur que Nicolas Sarkozy ne soit élu en 2007

- tellement il s’avère une excellente boîte à boniments pour profiter des travers de la société médiatique,

- tellement ses discours contiennent une part de rêve pour attirer les voix de ceux qui sont insatisfaits de la situation actuelle,

- tellement ses rappels historiques sur la grandeur passée de la France peuvent toucher des citoyens inquiets pour l’avenir du pays,

tellement son volontarisme politique peut en mai 2007 attirer les suffrages d’un électorat aujourd’hui assez déboussolé

- tellement son positionnement de "rupture" lui laisse de marge pour déployer une rhétorique boulangiste (autoritaire démagogique).

A4) J’ai peur de la suite s’il était élu

J’ai peur de l’offensive du grand capital contre les salariés que cette élection ouvrirait : le droit du travail y compris le droit de grève, retraites, protection sociale, statut des chômeurs, des intermittents...

J’ai peur de l’offensive des réactionnaires et du grand capital contre les services publics, en particulier dans l’enseignement, la santé, les transports, la poste, les finances...

J’ai peur qu’une fois élu, la part de rêve ne s’évanouisse au profit de l’intérêt concret des milliardaires et des marchés financiers, peur que la phraséologie sur la France éternelle ne prépare un simple ralliement à l’intérêt bien compris des multinationales, des Etats Unis et de l’OTAN, peur que les couplets de sensibilité progressiste ne cachent le bâton de la réaction une fois au pouvoir, peur que le volontarisme revendiqué ne soit le signe avant-coureur d’une volonté déterminée de liquider ce qui indispose la grande bourgeoisie dans les acquis du modèle social français (droit du travail, sécurité sociale, retraites...), peur que ses couplets vengeurs sur Mai 68 n’annoncent une communication très ancrée dans les traditions idéologiques de la droite française d’avant 1944 en osmose revendiquée avec le fascisme, non pour installer une dictature mais pour gagner des voix à l’extrême droite et les blinder contre la gauche.

Sur le fond, nous savons que son discours de "rupture", de "volontarisme", de défense des intérêts économiques du pays ne contient que du vent. En effet, en étant très lié aux milieu du capitalisme financier transnational, ses marges de manoeuvre sont seulement celles d’un artiste en politique bourgeoise. C’est là une raison supplémentaire pour porter attention à ce qu’il dit.

Le discours que vient de prononcer Nicolas Sarkozy devant l’Université d’été des Jeunes Populaires devrait être étudié en détail dans les milieux militants de gauche. J’espère que l’entourage des candidats potentiels contient moins de courtisans que de convaincus pour prendre conscience de l’adversaire. Son discours de Marseille indique très probablement le positionnement bonapartiste choisi par lui pour sa campagne des présidentielles, positionnement fondé sur une communication où rien ne paraît laissé au hasard. Exemple : le fait de prononcer un tel discours devant un parterre de jeunes.

Plusieurs thèmes de campagne se dégagent de ce discours : le volontarisme politique, la reprise des rappels historiques flattant l’identité républicaine et nationale française qui avait si bien réussi à Mitterrand face à Giscard puis Chirac, la dénonciation de Mai 68 et de la gauche laxiste, la "valeur travail", le dépassement des impasses et réalités maussades par la maîtrise des atouts de la modernité.

La gauche lui laisse aujourd’hui tellement de place dans le combat idéologique qu’il peut occuper le terrain en valorisant les jeunes de la Renaissance, de la Révolution française, du romantisme, du surréalisme, du pacifisme de l’entre deux guerres, de la Résistance... Il joue sur du velours en pointant une seule jeunesse à ne pas imiter celle de Mai 68 ; le PCF, les chevènementistes et autres ont tellement pris leurs distances avec le Mai 68 jeune que Nicolas Sarkozy peut même gagner de la sympathie à gauche sur ce terrain.

Trêve de commentaires a priori. Voici quelques couplets du bonimenteur en chef.

B) Discours de Nicolas Sarkozy à l’Université d’été des Jeunes de l’UMP (1er septembre 2006)

1) La nécessité du volontarisme pour répondre à l’attente des jeunes et réussir "la rupture"

" La jeunesse a cessé d’écouter les hommes politiques et surtout de leur faire confiance.

Si elle ne les écoute pas c’est parce qu’elle ne les comprend pas.

Si elle ne leur fait plus confiance c’est parce qu’elle a le sentiment qu’elle a souvent été trahie.

C’est conscient de cette réalité que j’ai appelé à une rupture dans nos comportements, dans nos méthodes, dans notre façon d’appréhender le débat d’idées. Aujourd’hui je persiste et je signe : la rupture est nécessaire.

Toute jeunesse a quelque chose à prouver. Elle a besoin de croire qu’elle peut transformer le monde. Elle a besoin d’imaginer que tout est possible.

Elle rejettera la classe politique si celle-ci continue à répéter : « je n’y peux rien »...

Je veux une politique qui rende possible ce qui est nécessaire. Je veux tourner le dos à une politique qui explique que ce qui est nécessaire est impossible.

Cette fascination pour la fatalité coupe les ailes de la jeunesse. Mais en coupant les ailes de la jeunesse, chacun doit être conscient que l’on coupe les ailes à la société tout entière. Car dans un monde où les rêves de la jeunesse ne se réalisent jamais, les portes de l’avenir se ferment pour tous, quel que soit leur âge".

2) "La jeunesse ne doit jamais s’avouer vaincue. La jeunesse peut être invincible"

" C’est quand la jeunesse commence à devenir une espérance que l’histoire cesse d’être un recommencement pour devenir une invention. C’est quand les hommes de la Renaissance se sont mis à croire que tout était possible que tout a pu changer. La Renaissance s’est laissée alors porter par les rêves de la jeunesse.

Jeune, j’ai été ému par la prière de Michel-Ange : « Seigneur accordez-moi la grâce de toujours désirer plus que je ne peux accomplir »...

L’histoire nous enseigne que c’est de l’imagination fiévreuse de la jeunesse que sont sorties toutes les grandes révolutions des temps modernes.

La Révolution Française a été accomplie par des jeunes gens. Les fédérés marseillais qui montaient à Paris en 1792 n’avaient pas 20 ans pour la majorité d’entre eux. Les soldats de l’An II n’étaient pas plus vieux et ils étaient commandés par des généraux de 25 ans. Après avoir été les héros de Valmy, de Jemmapes et de Fleurus, ils eurent l’énergie d’être encore les acteurs d’Austerlitz, d’Iéna et d’Eylau…

Quand la Révolution fut terminée... "Alors s’assit sur un monde en ruines une jeunesse soucieuse ». Elle se releva pour inventer le romantisme, la peinture moderne, la révolution industrielle.

Quand le XXe siècle s’ouvrit ce furent encore des poètes et des peintres de 20 ans et des savants de 26 ans qui refirent le monde.

En 14-18 la jeunesse française fut héroïque. Sur 1,3 million de morts un tiers avaient moins de 30 ans. En 18 on mobilisa les jeunes Français à 18 ans.

Après l’armistice, une fois de plus assise sur un monde en ruines, cette jeunesse meurtrie, à peine sortie du massacre était convaincue que le monde était absurde et que l’homme était seul. Et pourtant elle aussi sut se relever. Elle fit jaillir de sa souffrance et de son doute le surréalisme, le cubisme. Elle échoua hélas à faire mettre la guerre hors-la-loi.

En 40 les premiers résistants avaient à peine 16 ans. Les cinq martyrs du lycée Buffon avaient entre 15 et 18 ans quand ils furent assassinés par l’occupant. Guy Môquet 17 ans et demi quand il fut fusillé. Il écrivit à ses parents avant de mourir : « J’aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c’est que ma mort serve à quelque chose. 17 ans et demi… Ma vie a été courte ! Je n’ai aucun regret si ce n’est de vous quitter tous ». On peut être grand quand on a 17 ans… Ses camarades gravèrent sur les murs de leur cellule « nous vaincrons quand même ».

La jeunesse ne doit jamais s’avouer vaincue…

De l’âme blessée de cette jeunesse, de son innocence perdue d’avoir vu de si près la mort et la barbarie, de ses mains encore tremblantes d’avoir tenu les armes, jaillit la reconstruction, les Trente Glorieuses, la décolonisation, l’Europe, et la sécurité sociale. La jeunesse peut être invincible…"

3) Une génération jeune à ne pas imiter : celle de Mai 68

Après le drame algérien, sur fond de guerre du Vietnam et de guerre froide une génération nouvelle se leva à son tour. Elle proclama vouloir vivre sans contrainte et jouir sans entrave. En mai 68, au plus fort de la révolte étudiante, Georges Pompidou avait dit : « je ne vois de précédent dans notre histoire qu’en cette période désespérée que fut le XVe siècle, où s’effondraient les structures du Moyen-Age et où, déjà, les étudiants se révoltaient en Sorbonne… ».

En juin 1969, alors qu’il venait d’être élu Président de la République, il déclarait : « Le monde a besoin d’une Renaissance et aucun de ceux qui détiennent des responsabilités – qu’elles soient politiques, économiques, sociales, intellectuelles ou proprement spirituelles – n’a le droit de penser qu’il n’est pas concerné ».

Le progrès matériel ne suffisait plus à la génération de mai 68. Elle aspirait à l’idéal. Elle y aspirait d’autant plus qu’elle était l’enfant du plein emploi et de la croissance. Elle dilapida l’héritage sans apporter ce supplément d’âme dont elle dénonçait le manque. Elle installa partout, dans la politique, dans l’éducation, dans la société, une inversion des valeurs et une pensée unique dont les jeunes d’aujourd’hui sont les principales victimes.

Au cœur de cette pensée unique qu’ici je veux dénoncer, il y a le jeunisme, cette idéologie qui dit à la jeunesse qu’elle n’a que des droits et que tout lui est dû. C’est faux...

La gauche qui a trahi c’est celle, héritière de mai 68, qui demande aux enfants ce qu’ils ont envie d’apprendre, qui dit à l’élève qu’il est l’égal du maître, qui part en guerre contre l’élitisme républicain qui traumatiserait les mauvais élèves, qui explique aux professeurs que pour enseigner les mathématiques à Paul il faut d’abord connaître Paul plutôt que les mathématiques, et qui promet qu’on donnera le bac à tout le monde. Cette gauche là, au final, accepte la pauvreté pour peu qu’il n’y ait que des pauvres, tolère les retards pour peu que personne ne soit à l’heure, s’accommode des injustices si chacun en est également la victime. Cette société là, je veux le dire clairement, je n’en veux pas.

4) "Vous voyez la planète saccagée et vous êtes révoltés de voir l’humanité danser sur un volcan"

La vérité c’est que les étudiants qui se sont révoltés en mai 68 étaient des enfants gâtés par les 30 glorieuses. Vous êtes les enfants de la crise.

Ils ont vécu sans contraintes. Vous payez aujourd’hui la facture.

Vous voyez des gens qui dorment sur le trottoir et l’enfant du tiers monde qui meurt de faim. Vous voyez des malheureux qui sur leur pirogue affrontent l’océan pour gagner ce qu’ils croient être la terre promise et qui perdent la vie avant de toucher le rivage. Et vous n’acceptez pas que le monde qui n’a jamais été aussi riche laisse autant de pauvres sans perspective.

Vous voyez la planète saccagée et vous êtes révoltés de voir l’humanité danser sur un volcan.

Au milieu de tant d’espoirs, de rêves et de promesses que vous offre le monde, au milieu de tous les obstacles que la société dresse devant vous et qui vous empêchent de prendre votre élan j’ai conscience que la jeunesse hésite sans cesse entre la joie de vivre et la peur de vivre.

Je vous demande de m’aider à agir si vous ne voulez pas subir. Dans la vie il y a les spectateurs et il y a les acteurs. Il y a ceux qui regardent et il y a ceux qui agissent, ceux qui ont des désirs et ceux qui les réalisent.

La France a besoin des rêves et des désirs de sa jeunesse. Mais à quoi servent les rêves inaccomplis ? Désirer une France nouvelle sans être capable de la construire ou bien chercher à la construire sur des utopies comme les trente cinq heures c’est se condamner à l’échec. La France sera réveillée par ceux qui se lèvent tôt, par ceux qui retroussent leurs manches pour réaliser leurs rêves. Oui, il est possible de construire la France dont vous rêvez et je veux la construire avec vous. Nous la construirons ensemble.

Je ne suis pas venu pour proposer le nième plan quinquennal pour la jeunesse.

Je suis venu vous demander d’être l’âme du changement, d’être les acteurs d’une rupture dont je suis certain, qu’au fond de vous-même, vous l’appelez de vos vœux. Je vous demande par dessus tout de recommencer à espérer parce que si nous sommes ensemble, unis, déterminés, tout sera possible.

Vous voulez la vérité ! Cela tombe bien : je refuse le mensonge !

5) Profiter des atouts de la modernité et y adapter la France

Chaque génération invente des formes de pensée, d’art et de culture, des idéaux, des manières de vivre qui lui sont propres. Vous êtes en train d’inventer les vôtres.

Vous êtes la génération de la communication et des marques.

Vous êtes la génération d’internet, du portable, du rap et de la techno.

Nul ne refera le monde d’avant les SMS, les blogs et les jeux vidéo.

Nul ne refera le monde d’avant la société de consommation, d’avant la globalisation.

Mais il faut s’entendre sur le rôle de l’école. L’école n’est pas faite pour apprendre aux jeunes à être jeunes...

L’école est là pour vous donner les moyens de penser par vous-même, pour vous mettre en contact avec les plus grandes œuvres de l’esprit, pour vous apprendre à faire la différence entre Madame Bovary et un compte-rendu de fait-divers dans un journal, entre Antigone et Harry Potter. Après, vous lirez ce que vous voudrez...

Vous voulez être citoyens du monde. Vous le serez par votre engagement dans le combat contre la dégradation de la planète.

Il faut sauver la planète des conséquences d’une suractivité humaine. Chaque être raisonnable et responsable peut et doit partager ce constat. Car la Terre est menacée de mort lente par asphyxie, par épuisement des ressources, par disparition des espèces. Quand la moitié des forêts primitives ont déjà disparu de la surface du globe, quand les glaces du Groenland fondent, quand on prévoit que les émissions mondiales de gaz carbonique vont augmenter d’au moins 75 % dans les 25 ans à venir alors que la situation est déjà critique, vous sentez bien qu’on ne peut plus attendre.

Vous voulez sauver la planète et vous avez raison !

Vous ne la sauverez pas avec les idéologues du retour à la nature...

Tous les partis ont failli. Nous avons tous failli.

Il est temps de réagir. Je vous propose d’accomplir ensemble quatre révolutions..."

Pour qu’un candidat ou une candidate de gauche batte NICOLAS Sarkozy, il va lui falloir porter un discours aussi fort, aussi cohérent, moins démagogique, plus concret dans la défense des acquis sociaux. Vaste programme.

Jacques Serieys


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