Georges Courbot "Je suis né dans le socialisme"

dimanche 15 novembre 2015.
 

Prologue du récit autobiographique La pierre

Mon grand-père m’a toujours dit et redit que chaque être humain devait au cours de sa vie porter sa pierre sur le droit chemin ; parfois fatigué ou perturbé par les écueils du chemin la poser afin de reprendre de l’élan.

Tel Sisyphe ne jamais abandonner, pousser la pierre encore et encore. A la fin du temps poser la pierre une dernière fois et contempler le chemin parcouru pour le progrès de l’humanité et s’en aller (on n’emmène pas la pierre avec soi dans la mort ! la pierre se transmet).

Le chemin parcouru s’est révélé souvent tortueux. Le porteur doit être pugnace et avoir confiance. C’est le seul chemin de la progression humaine. Renouveler sans cesse ses efforts pour avancer, chercher des compagnons pour progresser plus vite ; à plusieurs la tâche est beaucoup plus aisée et stimulante.

Prolétaires de tous les pays unissez vous (Flora Tristan mère de Gauguin).

La pierre pourquoi ? Je suis né dans le socialisme, mes gènes en sont imprégnés comme Obélix, je suis tombé à ma naissance dans la potion internationaliste. Il ne s’agit pas de quelques couches de vernis, pas non plus de pulsion humanitaro égalitaire de jeunesse. Je n’attends rien et je n’ai jamais rien attendu de mes engagements.

Cela fait 50 ans que je milite, j’ai souvent rencontré des camarades ayant la même vision de la société, ce sont des pierres blanches. Ces femmes et hommes savaient remplir un mandat électif et se retirer afin de transmettre le témoin à un autre. Des hommes sans ambition personnelle, ni financière, ni de pouvoir ou de reconnaissance quelconque. Malheureusement ils ont été peu nombreux, trop rares et bien sûr souvent écrasés par les ambitieux.

J’en cite quelques uns au cours de mon témoignage, encore une fois merci à eux d’avoir réuni nos chemins ; ils m’ont tant apporté.

Hélas le plus souvent j’ai rencontré des pierres qui n’ont pas supporté la patine du temps et des aléas du chemin. Elles se sont ternies de gris et de noir. Devenus députés, sénateurs, maires, présidents de régions et de conseils généraux, ils oublient vite ceux qui les ont portés à ces responsabilités. Pour se maintenir on se fabrique une clientèle, des obligés, des alimentaires.

Et puis surtout ils s’accrochent usant de tous les expédients pour perdurer. Pour survivre ils sont prêt à toutes les mésalliances, les compromis, avec toujours le même argumentaire « tu ne sais pas faire de la politique, il faut ménager l’électorat, ne pas brusquer l’opinion ».

Ces reniements favorisent l’abstention et l’implantation de l’extrême droite. Il est urgent de retrouver la Vertu Républicaine !

Il nous faut retrouver les valeurs de la république : Liberté-Egalité-Fraternité.

Seule une nouvelle constituante peut mettre à mal les privilèges, les communautés d’intérêts qui gangrènent nos valeurs humanitaires. Refondons la VI République afin de trouver un cap de vie commune.

CHAPITRE A

Chez mes grands parents : Cyprien le rouge et Catherine la tsigane. Première partie de La pierre ( autobiographie de Georges Courbot, militant ouvrier)

Enfance et école dans la banlieue rouge (La Garenne Colombes) : Deuxième partie de LA PIERRE ( autobiographie de Georges Courbot, militant ouvrier)

C’est décidé, je serai fraiseur. Troisième partie du récit autobiographique de Georges Courbot : La pierre

CHAPITRE B

Chez Citroën. Quatrième partie du récit autobiographique de Georges Courbot : La pierre

Au lycée Vauban pendant la guerre d’Algérie. Cinquième partie du récit autobiographique de Georges Courbot : La pierre


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