Prédateurs sans morale : Les retraités dorés font la morale aux travailleurs

vendredi 23 décembre 2016.
 

Cette semaine du 24 au 30 mai 2010 nous a encore apporté des révélations à en pleurer sur les revenus miraculeux des prédateurs. Ainsi, le PDG de Carrefour, Lars Olofsson a gagné en 2009 : 9 250 000 euros en salaire fixe, variable, bonus, actions gratuites et stocks options.

Au moment où le MEDEF veut baisser toutes les retraites de façon drastique, quelle retraite le Conseil d’Administration de Carrefour vient-il de voter pour son patron : il touchera 25% de sa rémunération fixe et variable calculée pile au moment où il quittera le travail. Voilà donc un PDG qui n’a travaillé que 3 ans chez Carrefour et va empocher plus de 45000 euros par mois de retraite alors que les salariés ayant travaillé 30 ans dans cette même entreprise partent en retraite avec une moyenne de 800 à 900 euros.

Autre scandale, celui des jetons de présence dans les conseils d’administration que nous pointons ci-dessous :

Claude Bébéar, 74 ans, président d’honneur d’Axa, administrateur de mutuelles et de BNP Paribas, membre du conseil de surveillance de Vivendi, censeur de Schneider Electric, est un retraité actif qui ne comprend pas que les simples salariés veuillent arrêter de travailler l’âge venu et la pension assurée. On le comprend, en plus de ses différentes retraites, il a perçu, en tant qu’administrateur, 29 728 euros de jetons de présence en 2009 de la part de BNP Paribas, 123 467 euros de Vivendi, 15 000 euros de Schneider Electric… À cela, il faut ajouter les revenus que le groupe Axa continue de lui attribuer en tant qu’administrateur de deux de ses mutuelles. Lors de son dernier mandat annuel comme président du conseil de surveillance d’Axa, en 2007, il a encaissé 132 462 euros uniquement en jetons de présence. C’est dire si sa retraite peut être dorée.

Cet homme de droite anime un club de réflexion proche du Medef, l’Institut Montaigne, qui s’est fait remarquer par ses prises de position ultralibérales. M. Bébéar, dans une contribution récente aux Échos, propose de supprimer toute référence à un âge légal de départ à la retraite et n’hésite pas à proposer de travailler jusqu’à soixante-dix ans. Il se prononce en faveur d’un système de retraite par points qui conduirait à une baisse du niveau des pensions.

Michel Pébereau, soixante-huit ans, président du conseil d’administration de BNP Paribas, préside aux destinées de la « boîte à idées » du Medef, l’Institut de l’entreprise qui milite ouvertement pour « une extension du champ laissé à la capitalisation » en matière de retraite. . Il est aussi administrateur de Lafarge, Saint-Gobain, Total, EADS, Pargesa, membre du conseil de surveillance d’Axa, de la BMCI, censeur des Galeries Lafayette. De BNP Paribas, il a reçu une rémunération de 733 326 euros. Il s’est vu attribuer un bonus de 560 000 euros. Ajoutons que M. Pébereau perçoit déjà une retraite de l’inspection des finances et qu’il bénéficiera d’une retraite chapeau de 900 000 euros par an lorsqu’il quittera BNP Paribas.

Ces prédateurs sans morale
1 Les caïds du CAC 40 empochent des fortunes et veulent sacrifier 90% de la population (retraite, salaires, sécurité sociale...)

Ces prédateurs sans morale 2 A qui profite la fiscalité française ?


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