Non à la réhabilitation de Louis Renault condamné pour collaboration en 1945 (12 articles)

samedi 18 mars 2017.
 

1) Louis Renault, fascisme et collaboration

Le 16 janvier 1945, le Gouvernement provisoire de la république française nationalise les usines Renault pour cause de collaboration avec le régime nazi.

Qu’est-il reproché à Louis Renault par cette ordonnance (n°45-68) parue au Journal Officiel signée du général De Gaulle ?

- avant 1939 1940 d’avoir limité les livraisons destinées à l’armée française alors que le risque de guerre face à l’Allemagne hitlérienne devenait de plus en plus évident

- pendant la guerre et l’occupation, de 1940 à 1944, d’avoir au contraire fait le maximum pour fournir aux armées à la croix gammée du matériel militaire (tanks, tubes de pots d’échappement utilisables comme bombes incendiaires...).

Le libellé de l’ordonnance est très clair sur ces deux points :

« Alors que les livraisons fournies par la société Renault à l’armée française s’étaient montrées notoirement insuffisantes pendant les années qui ont précédé la guerre, les prestations à l’armée allemande ont, durant l’occupation, été particulièrement importantes et ne se sont trouvées freinées que par les bombardements de l’aviation alliée des usines du Mans et de Billancourt. »

Dans le contexte de la guerre en cours face aux régimes fascistes, la position de Louis Renault est rendue d’autant plus intenable que son lien à l’extrême droite date de l’entre-deux guerres. Sur le fond sa relation à l’extrême droite et au fascisme correspond à celui d’une majorité du grand patronat européen de 1917 à 1944.

- Habitué, par intérêt capitaliste, à faire régner le despotisme d’usine dans ses ateliers (institution du chronométrage dès 1906 puis institutionnalisation du mouchardage, fichage des salariés militants syndicaux et politiques, licenciement de tous les ouvriers grévistes en 1926 et refus de réintégration de 2000 d’entre eux après l’arrêt du mouvement...), il souhaite, toujours par intérêt et espace mental capitaliste, le même despotisme au niveau politique national.

- Il a été très tôt fasciné par Mussolini cet "admirable chef" (à son avis).

- Il a financé la Cagoule...

La CAGOULE, organisation fasciste française

Le patronat français, allié de la Cagoule, organisation fasciste et terroriste

Les 200 familles, le fascisme et la violence dans les années 1930

- Il a effectivement collaboré avec Hitler durant la guerre, particulièrement pour la réparation de chars d’assaut nazis. Il a même proposé la construction d’usines souterraines pour protéger la production des bombardements aériens.

La collaboration de Renault avec le fascisme durant la seconde guerre mondiale

- De nombreux rapports de police des années 1940-1944 confirment que la direction de Renault a livré à la police de Vichy et à la Gestapo de nombreux travailleurs résistants de Billancourt. Certains furent fusillés au Mont-Valérien, d’autres déportés, d’autres encore sont morts dans les camps.

En janvier 1945, l’ordonnance du gouvernement provisoire fixe précisément les objectifs de la nationalisation :

- dissolution de la Société Anonyme des Usines Renault (SAUR) ; confiscation de ses biens et de ceux de son président, Louis Renault, qui est décédé avant sa comparution en justice et dont la complicité avec l’occupant nazi est pleinement établie.

- institution de la Régie Nationale des Usines Renault, acte majeur de la poursuite et du développement des activités de cet ensemble industriel. L’article 7 des statuts précise que la Régie Nationale « a pour objet de continuer dans l’intérêt exclusif de la Nation l’exploitation de la société dissoute… »

- L’ordonnance 45-68 prévoit de plus le règlement de la question des biens de L. Renault qui ne sont pas dévolus à la Régie Nationale (article 6). Un accord définitif est conclu entre l’État et les héritiers, le 15 mars 1947.

Aujourd’hui, les petits-enfants de Louis Renault renient cet accord. Ils ont porté plainte contre l’État en utilisant pour ce faire la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) dont ils demandent l’application rétroactive. Ils sollicitent ainsi des dommages et intérêts qui pourraient se compter en milliards d’euros, et qui seraient à la charge des contribuables. Ils montrent ainsi que leur principale motivation n’est pas la défense de la mémoire d’un grand-père qu’ils n’ont pas connu, comme ils le prétendent sur les plateaux de télévision, mais un simple intérêt financier.

Cette demande d’indemnisation s’appuie sur une campagne de presse unilatérale, disposant du soutien de nombreux médias, y compris ceux du service public audio-visuel, de blanchiment de Louis Renault, champion de la collaboration industrielle française au service des armées nazies. Cette campagne porte atteinte à l’honneur de la Résistance et de la France qui signa à Berlin la capitulation sans condition du IIIe Reich.

La vérité ressort des archives de 1935 à 1944, aujourd’hui consultables. Elles mettent en lumière le rôle déshonorant de pourvoyeur des armées du IIIe Reich que Louis Renault assuma avec un zèle inégalable dès août 1940 et jusqu’en août 1944.

De même, Louis Renault fut le plus féroce organisateur de la répression anti-ouvrière. Dès l’avant-guerre il se distingua contre les « Renault », notamment à Billancourt après la grève de novembre 1938. Pendant l’occupation, il mit ses réseaux de mouchardage et de délation au service de la chasse policière aux résistants, aux militants politiques clandestins et aux syndicalistes. Traqués, dénoncés nommément par la direction de la SAUR à la police, arrêtés, torturés, livrés à la Gestapo, certains comptèrent parmi les fusillés du Mont Valérien, les autres furent internés et déportés. Par son acharnement à fournir aux Nazis toujours plus d’armes en multipliant sa production, Louis Renault porte l’entière responsabilité dans les bombardements anglo-américains sur ses usines, bombardements qui firent à partir de mars 1942 de nombreuses victimes chez les travailleurs et leurs familles.

Ceux et celles qui veulent que la flamme de la Résistance française brille toujours ne peuvent oublier que le président de la SAUR apporta, sans contestation possible au vu des rapports de police de décembre 1941 à juillet 1942, une odieuse contribution à l’effroyable répression pétainiste et hitlérienne. Cette répression frappa les résistants, des gaullistes aux communistes, les syndicalistes, les Juifs promis à l’extermination, les francs-maçons, les républicains et les patriotes, croyants et non-croyants.

Pour l’ensemble de ces raisons, que fait connaître l’association « ESPRIT DE RESISTANCE », l’ordonnance n° 45-68 du 16 janvier 1945 ne doit pas être annulée. Nous vous appelons à signer l’appel ci-joint et à le faire connaître.

Recevez, Madame, Monsieur, l’expression de nos meilleures pensées de fidélité aux idéaux de la Libération de la France.

Pierre Pranchère et Marc Lacroix, ancien résistant Centralien, député honoraire, ancien cadre dirigeant, Président d’Honneur, Président

« Association contre toute révision de l’ordonnance n° 45-68 du 16 Janvier 1945 » Association n° W 751 210 676

11) Louis Renault, un patron collaborateur

les héritiers du constructeur perdent en appel

Le 21 novembre, les héritiers de Louis Renault qui, depuis des années, sont engagés dans une campagne visant à réhabiliter leur grand-père, ont été déboutés en appel. La cour d’appel de Paris s’est déclarée incompétente pour juger de leur requête demandant réparation et indemnisation pour la nationalisation sanction des usines Renault en 1945. Ils contestent la validité de l’ordonnance du 16 janvier 1945 signée par le général de Gaulle. En première instance, en janvier 2012, la cour d’appel s’était déjà déclarée incompétente. Les avocats des héritiers Renault entendent désormais déposer un recours en cassation. Ils ne renoncent pas, espérant gagner avec leurs énormes moyens financiers et la complicité des grands moyens d’information. Ainsi, le service public de la radio et de la télévision a jusqu’à présent ouvert ses micros et ses plateaux aux héritiers Renault, refusant en revanche de donner la parole aux femmes et aux hommes qui, au nom du respect de l’histoire et des martyrs de la Résistance, luttent contre la réhabilitation de Louis Renault.

Il en était ainsi sous le règne de Sarkozy. En juillet 2010, le tribunal de Limoges donnait raison aux héritiers, qui exigeaient que le Centre de la mémoire d’Oradour-sur-Glane retire la photo de Louis Renault paradant avec Hitler et Goering au Salon de l’auto de Berlin de 1935. Cette photo est pourtant l’illustration de la collaboration avec le régime nazi avant même l’occupation de la France. Aujourd’hui, sous le pouvoir socialiste, le même silence radio prédomine. Ainsi, les auditeurs et les téléspectateurs des chaînes publiques n’ont pas eu connaissance de la décision de justice du mercredi 21 novembre.

La question est posée  : y a-t-il une interdiction d’évoquer la collaboration du patronat français avec l’occupant durant les années 1940-1945  ? Faut-il taire les crimes de trahison dont se sont rendus coupables Louis Renault et ses services  ? De nombreux rapports de police des années 1940-1944 confirment que la direction de Renault a livré à la police de Vichy et à la Gestapo de nombreux travailleurs résistants de Billancourt. Certains furent fusillés au Mont-Valérien, d’autres déportés, d’autres encore sont morts dans les camps. Ces faits doivent être connus du grand public, des jeunes générations en particulier. Ces oubliés de l’histoire doivent être honorés.

Ce silence radio fait-il partie du deal passé entre le pouvoir socialiste et le Medef  ? On a rarement vu le PS autant aligné derrière le patronat. Il cède à ses exigences et reçoit en retour, pour ses choix politiques et économiques, les félicitations du Medef, de sa présidente en particulier. Aujourd’hui, comment être complaisant avec la direction de Renault et son patron, Carlos Ghosn  ? L’État, principal actionnaire, qui détient toujours 15 % du capital de l’ancienne Régie, ne réagit pas au chantage de la direction qui annonce vouloir conserver ses usines en France à condition – comme en Espagne – d’obtenir des concessions syndicales. Là-bas, au nom de la flexibilité et de la compétitivité, les travailleurs subiront une baisse générale des salaires de 27,5 % et une généralisation de la flexibilité.

Aujourd’hui, fondamentalement, le combat des mêmes contre les mêmes se poursuit. Des batailles peuvent être gagnées, à condition d’occuper l’espace idéologique, et le terrain, pour construire un vaste mouvement populaire. Il doit reposer sur les luttes dans les entreprises, sans craindre l’affrontement de classes qui, loin de s’estomper, est d’une brûlante actualité. La lutte pour faire connaître la vérité sur l’histoire de la France, honorer la mémoire des fusillés et des déportés de Billancourt, est partie intégrante de ce vaste combat.

Une exposition « Louis Renault et 
la collaboration » est disponible auprès de l’association Esprits de résistance. 
Tél. : 01 42 01 54 00.

Par Guy Poussy, syndiqué à la CGT.

10) Mémoire résistante des fusillés de Renault

La mairie (LR) de Boulogne-Billancourt refuse d’honorer 
ces travailleurs résistants. Un rassemblement aura lieu samedi.

« En hommage aux 24 fusillés et plus de 150 déportés, salariés de Renault, victimes de l’occupant nazi pendant la Seconde Guerre mondiale, avec la complicité de la direction de la police intérieure et de la police française.  » Le texte est écrit mais la plaque commémorative n’existe pas. Ce samedi 26 septembre, à midi, une plaque provisoire sera apposée devant l’ancienne entrée de l’usine Renault à Boulogne-Billancourt, lors d’une cérémonie en hommage à ces «  travailleurs patriotes  ».

Voilà quinze ans que d’anciens ouvriers, militants syndicaux et associatifs, résistants et historiens se battent pour que soit enfin reconnue la mémoire de ces hommes faisant partie intégrante de l’histoire du plus important constructeur automobile français. Pourtant, Pierre-Christophe Baguet, maire (LR) de Boulogne, refuse catégoriquement d’accéder à cette proposition, arguant d’un manque de sources prouvant l’existence de ces ouvriers fusillés ou déportés.

«  Un mensonge terrible  », d’après l’historienne Annie Lacroix-Riz, qui a longuement dépouillé les documents restants du fonds du comité d’organisation de Renault datant de l’avant-guerre et de la Seconde Guerre mondiale. «  Dans les archives de la préfecture de police et du fonds Renault, bien qu’elles soient tronquées et discontinues, on y trouve quelques perles, affirme l’historienne, professeure émérite à l’université Paris-Diderot. Et, en matière de collaboration policière franco-allemande et de fichage, il existe des documents sur la répression quotidienne, dès avant la guerre, contre les militants communistes et syndicaux de l’usine. Des arrestations massives ont eu lieu en 1941 et 1942, à la demande de la direction de Renault. Il n’y a aucun doute.  »

« Renault était un homme brutal qui haïssait les ouvriers »

Georges Hufschmitt, ancien ingénieur chez Renault, est âgé de 89 ans. Il est signataire de l’appel pour l’officialisation de la plaque, aux côtés de résistants comme Madeleine Riffaud, Cécile Rol-Tanguy, Louis Cortot ou encore Marie-José Chombart de Lauwe. Adolescent au moment de la Libération, il est entré à l’usine comme ouvrier en 1950. «  Quand je suis arrivé, j’ai interrogé des anciens, notamment sur l’attitude de Louis Renault pendant la guerre, explique Georges Hufschmitt. Tous disaient que c’était un admirateur d’Hitler, comme Henry Ford, dont il avait fait la connaissance et dont il a repris l’idéologie industrielle de l’ordre et de la discipline. Renault était un homme brutal qui haïssait les ouvriers et réprimait le moindre mouvement syndical.  »

D’autres témoignages abondent en ce sens. Roger Silvain, ancien ajusteur, militant CGT et communiste, s’est engagé dans ce bras de fer avec le maire de Boulogne. Il garde en mémoire ses échanges avec d’anciens résistants, militants, ouvriers ayant participé aux grèves de 1936 qui lui ont transmis cette histoire, lorsqu’il a débuté en tant qu’apprenti en 1946. «  Depuis la fermeture de l’usine en 1992, il ne reste plus qu’un bout de mur de l’ancienne façade, entouré de nouvelles constructions, s’emporte-t-il. Il faut rappeler aux passants le souvenir de ces fusillés et dénoncer l’action d’un patron collaborateur dont les usines ont été confisquées et nationalisées par de Gaulle à la Libération.  »

Dans son ouvrage Industriels et banquiers sous l’Occupation, réédité en 2013, Annie Lacroix-Riz apporte les preuves des liens économiques et politiques qui ont uni le patron Louis Renault à l’Allemagne nazie. Ce sont bien les commandes allemandes qui ont assuré la totalité des marchés industriels, dédiés à l’économie de guerre. «  Les cartels d’avant guerre, entamés en 1926-1927 par l’acier et la chimie, furent modifiés au profit du Reich. Ceux qui manquaient furent constitués. Louis Renault avait prôné à Hitler dans un long entretien de février 1935 à la chancellerie du Reich la création d’un comité européen de l’automobile, cartel surtout franco-allemand, fondé entre novembre 1940 et mars 1941 par son neveu et ancien directeur général des usines Renault, François Lehideux  », détaille la chercheuse. Pour elle, l’opposition de la mairie de Boulogne montre l’entreprise de dissimulation systématique de l’histoire de l’usine, notamment par les héritiers Renault. «  Ce que fait cette mairie représente la liquidation de l’apport ouvrier de la ville.  »

Robert Créange, président de la Fédération nationale des déportés, internés, résistants et patriotes, fils de déportés à Auschwitz-Birkenau, juge ce blocage «  incompréhensible et illogique  », alors qu’il accompagne chaque année des classes de la ville dans les camps, des voyages pris en charge par… la mairie. Président de l’association des anciens travailleurs de l’île Seguin, Arezki Amazouz fait partie du comité d’organisation de la cérémonie. «  Je me sens concerné, j’ai passé ma vie dans l’usine, je suis un enfant de la guerre d’Algérie. Quand je pense au plus jeune des fusillés, qui avait 16 ans, je pense aussi à cette lycéenne morte le 17 octobre à Charonne… C’est une question de mémoire et de liberté.  »

Ixchel Delaporte

9) Nationalisation-sanction de Renault : les héritiers du constructeur perdent en 1ère instance

Les héritiers du constructeur automobile Louis Renault, qui réclament réparation pour la nationalisation-sanction de la firme en 1945, ont perdu mercredi une première bataille en justice dans ce dossier, le TGI de Paris s’étant déclaré incompétent pour statuer sur leur demande.

Leurs avocats ont immédiatement annoncé à la presse leur intention de faire appel, maintenant que l’ordonnance de confiscation de 1945 ayant transformé Renault en régie nationale était, selon eux, contraire aux droits fondamentaux, de la propriété notamment.

L’avocat de la CGT-Métallurgie, "intervenant volontaire" dans le dossier, s’est en revanche félicité de cette décision du TGI. "Elle est juridiquement fondée et moralement extrêmement réconfortante", a déclaré Me Jean-Paul Teissonnière.

A ses yeux, attaquer l’ordonnance ayant confisqué à la Libération "ce qui était devenu un instrument entre les mains de la Wehrmacht revêtait un aspect provocateur". Le tribunal "n’est pas tombé dans le piège", s’est félicité l’avocat.

Les petits-enfants de Louis Renault, décédé fin 1944 en prison, après avoir été accusé de collaboration avec l’Allemagne nazie mais avant d’avoir été jugé, avaient soumis au TGI une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) contestant la validité de cette ordonnance.

Instaurée en mars 2010, la procédure de la QPC permet à tout justiciable de contester les lois devant le Conseil constitutionnel. La question doit néanmoins être préalablement examinée par les tribunaux ou cours auxquels elle est soumise.

"Le juge de la mise en état a dit le tribunal de grande instance de Paris incompétent pour statuer sur l’action des héritiers Renault et renvoyé les parties à mieux se pourvoir", indique le jugement rendu mercredi.

"Il n’y a donc pas lieu de statuer sur la demande de transmission de la QPC soulevée par les demandeurs", ajoute le texte.

Réhabilitation

A l’audience, le 14 décembre, Me Thierry Lévy, avocat des héritiers, avait considéré que la confiscation sans indemnisation des usines Renault avait constitué une "voie de fait" et relevait donc des juridictions judiciaires.

Le TGI en a jugé autrement. Pour lui, la voie de fait n’est pas établie et "seules les juridictions de l’ordre administratif peuvent juger" de cette action.

Si la cour d’appel confirme cette incompétence, "nous irons devant le tribunal administratif", a assuré Me Louis-Marie de Roux, associé de Me Lévy.

Sans nier la réalité d’une bataille d’historiens sur la question, Thierry Lévy avait par ailleurs assuré que l’assignation devant le TGI ne visait pas à "réhabiliter" l’industriel déchu.

Il n’avait pas convaincu l’auditoire, d’autant moins que les héritiers eux-mêmes répètent, hors prétoire, que les usines Renault ont travaillé durant la guerre "sous la contrainte".

"On vient nous demander la réhabilitation de quelqu’un qui a vu ses biens confisqués pour avoir collaboré avec l’ennemi... Nous sommes face à un discours révisionniste", avait vivement riposté Me Alain Lévy, avocat de la Fédération nationale des déportés, internés, résistants et patriotes (FNDIRP), autre intervenant volontaire dans le dossier.

Pendant la guerre, "une très grande majorité de la production de Renault est partie à l’ennemi", l’entreprise n’a apporté aucune aide à la Résistance ni n’a "demandé à ses ouvriers de saboter" l’outil de production, avait-il asséné.

La FNDIRP, "par l’intermédiaire de ses conseils, se félicite de la décision rendue par le TGI de Paris", a-t-elle fait savoir dans un communiqué.

AFP, Décembre 2011

8) Ha« ça commence à bien faire » Les tentatives de réhabilitation de Louis Renault

Chers amis,

Mercredi prochain 14 décembre 2011 sera diffusée sur le service public de télévision, en l’occurrence sur France 3 à 20 h 35 une nouvelle émission sur Renault (et Citroën, cette fois). Je vous en communique ci-dessous la présentation officielle, que je commenterai dans la suite immédiate de ce texte.

8a) Présentation de l’émission par FR3

http://programmes.france3.fr/docume...

"Ce film est l’histoire de deux destins tragiques qui se confondent avec les destins de la France et du monde dans la première moitié du XXe siècle Un documentaire de Hugues Nancy Réalisé par Fabien Béziat

Renault et Citroën. Deux marques mondialement connues. A l’image de la tour Eiffel, ces fleurons de l’industrie automobile appartiennent désormais au patrimoine français. Et pourtant, qui connaît Louis Renault et André Citroën, les fondateurs de ces marques ? Que reste-t-il dans nos mémoires de l’histoire des deux plus grands industriels que la France ait jamais connus ?

Les deux frères ennemis ont partagé les bancs du lycée Condorcet. Ils ont bâti et porté à bout de bras deux empires industriels de renommée mondiale. Ils se sont livrés une concurrence acharnée, et ont façonné l’histoire industrielle du pays. Puis, les créations des deux génies qui ont inventé l’automobile moderne se sont retournées contre leurs créateurs. L’histoire leur a tout repris, comme s’il avait fallu à tout prix gommer l’incroyable histoire de Louis Renault et André Citroën.

Comme dans une tragédie classique, la vie de Louis Renault et d’André Citroën est une fresque intime et sombre qui a le goût de cendres des époques perdues. Jamais en France, des hommes étaient partis de si peu et étaient parvenus si haut. Jamais des hommes aussi puissants avaient finalement tout perdu, presque en un instant. La terrible crise économique des années 30 a eu raison des audaces de Citroën. Ruiné, il meurt en juillet 1935, quelques mois après avoir perdu le contrôle de son usine au bénéfice d’Edouard Michelin. Dix ans plus tard, Louis Renault, enfermé à la maison d’arrêt de Fresnes pour collaboration avec l’ennemi, meurt dans une clinique d’une hémorragie cérébrale avant d’avoir pu défendre son honneur. L’usine est nationalisée en 1945, et Louis Renault érigé en symbole de la collaboration patronale, alors que de nombreux industriels seront épargnés, malgré une collaboration active organisée par le régime de Vichy.

Ce film est l’histoire de deux destins tragiques qui se confondent avec les destins de la France et du monde dans la première moitié du XXe siècle. L’histoire d’une aventure industrielle époustouflante, dans un monde secoué par une crise économique et par deux guerres mondiales. L’histoire d’une société qui a basculé dans la modernité et le tout voiture. Notre histoire.

DEBAT, animé par Samuel Etienne"

HISTOIRE IMMEDIATE, Présenté par Samuel Etienne, est Le rendez-vous du documentaire de France 3. L’émission raconte aux téléspectateurs leur histoire, celle qu’ils ont, pour la plupart, vécue depuis le début du XXe siècle. Cette histoire est aussi celle des grands hommes, dans l’intimité des événements majeurs qui ont marqué leur époque.

8b) Commentaires

Message de Annie Lacroix-Riz, www.historiographie.info

(passages surlignés par moi : la première affirmation est fausse ; la seconde est malhonnête, puisqu’elle suppose que Renault avait conservé « son honneur » ; la troisième au moins autant, puisque, comme je l’ai démontré dans l’ouvrage Industriels et banquiers français sous l’Occupation (Armand Colin, 1999), la collaboration protégée et promue par Vichy a été, concernant la collaboration économique, d’origine privée, et non « organisée », de l’extérieur, par le régime politique).

Sur la base de cette information, Marc Lacroix, président de l’association « Esprit de Résistance » a adressé le vendredi 9 décembre à Rémy Pflimlin, président de France Télévisions, le courrier qui figure en annexe, courrier proposant pour la participation au débat les noms de Michel Certano et de moi-même. J’ai pour ma part appris vendredi soir qu’il était d’ores et déjà enregistré et accueillerait quatre intervenants, dont les trois suivants :

Laurent Dingli, historien hagiographe de Louis Renault, dont l’indépendance est établie par son statut de mari d’une des plaignantes, Hélène Dingli née Renault.Hélène Dingli-Renault, petite-fille de Louis Renault, qui a bénéficié, comme son mari, d’une quasi-exclusivité médiatique continue depuis le n° du 8 janvier 2011 du Monde Magazine, au service, dans un premier temps, de la « réhabilitation » de l’industriel , et, depuis le 9 mai 2011, de l’assignation déposée par elle-même et les six autres petits-enfants de Louis Renault contre l’Etat, en vue d’indemnisation de la confiscation décidée le 16 janvier 1945.

L’historien Patrick Fridenson, qui a consacré à Louis Renault et à la Société anonyme des usines Renault d’importants travaux s’arrêtant à septembre 1939, c’est à dire à la déclaration de guerre officielle (Histoire des Usines Renault 1. Naissance de la grande entreprise, 1898-1939, Paris, Seuil, 1972). « Spécialiste » reconnu du Renault d’avant-guerre, mon collègue a été le 23 novembre 2011 présenté par France Info comme « spécialiste de Renault », sans autre précision chronologique, et interrogé sur le bilan d’Occupation de Louis Renault, période à laquelle il n’a pas consacré ses recherches : il n’en a pas moins dressé le bilan de guerre suivant des œuvres de Louis Renault : il s’est « en 1939 et 1940 […] investi pour produire des matériels d’armement pour la défense nationale » ; il a sous l’Occupation produit pour l’Allemagne « la même chose que les autres entreprises d’automobiles » et, s’il n’a pas soutenu « la résistance, comme Citroën et Peugeot, […] le reste fait partie de choses sur lesquelles nous n’avons pas à l’heure actuelle d’éléments sérieux et incontestables d’information ». M. Fridenson ne saurait donc, à la lumière de ces récentes prises de positions, non étayées par des recherches, « débattre » d’éventuels désaccords avec la plaignante et son mari. J’ignore encore le nom du quatrième « débatteur », mais d’ores et déjà, le « débat » est acquis aux trois-quarts à la thèse selon laquelle Louis Renault n’a pas collaboré du tout ‑ ou pas particulièrement ‑ avec l’ennemi et a été victime d’une « voie de fait » susceptible d’être rectifiée et réparée par la Justice.

Depuis le 8 janvier 2011, date d’un dossier de 5 pages, extrêmement favorable aux héritiers Renault, rédigé par Pascale Robert-Diard et Thomas Wieder du Monde Magazine, intitulé : « Renault. La justice révise les années noires », il a été strictement impossible d’obtenir des grands media, écrits ou télévisuels, malgré des demandes réitérées, le droit de faire connaître aux lecteurs, auditeurs ou spectateurs la thèse contestant celle des héritiers Renault, désormais engagés dans une action en indemnisation contre l’Etat. Le service public de télévision a déjà, à deux reprises, sur France 2, les 2 mars et 26 avril 2011, accordé à des heures de grande écoute voix exclusive aux héritiers.

Le 3 août 2011, sur Europe 1, Franck Ferrand, a associé M. Laurent Dingli, dans son émission Au cœur de l’histoire, à l’indispensable réhabilitation de l’honneur de Louis Renault mis en cause par des historiens acharnés à « salir la mémoire de Louis Renault », dans des conditions décrites par le courrier ci-joint, que j’ai adressé à M. Ferrand, courrier demeuré à cette date sans réponse. Pour la troisième fois depuis mars, le service public donne la parole aux héritiers Renault et à au moins un historien qui soutient ou ne conteste pas la thèse de ceux-ci, et interdit de parole l’histoire fondée sur les sources originales. Le faux « débat » programmé, et déjà enregistré, sera diffusé au soir même de la première audience vraiment importante du procès que les héritiers Renault ont engagé le 9 mai 2011 contre l’État. Il risque, une fois de plus, de peser unilatéralement sur le cours de la justice.

La presse a le devoir théorique, jusqu’ici bafoué, d’informer sur la situation et les citoyens celui de protester contre une partialité qui met ladite presse, privée et publique, au service exclusif des héritiers de Renault qui ont engagé un combat contre la vérité historique au profit d’une prétendue quête désintéressée de réhabilitation avant de se lancer dans une action judiciaire en indemnisation concernant tous les contribuables français. Il convient d’exiger du service public, que ceux-ci financent directement, le respect du pluralisme : or, celui-ci a été bafoué avec application depuis janvier 2011, date où est entrée dans le domaine public la grande offensive des héritiers de Renault, parée dans un premier temps des atours de la nécessaire « réhabilitation » morale, révélée le 9 mai pour ce qu’elle était, une opération financière de grande envergure.

Vous trouverez dans un second document douze des pièces d’archives qui attestent, sans aucun doute possible, l’ampleur de la collaboration de Louis Renault avec l’Allemagne, que je borne à la seule période septembre 1939-Libération. Je me propose, dans la période à venir, à publier un grand nombre de documents provenant des fonds d’archives concernés (copies des archives de la Préfecture de police ; transcriptions des fonds Lehideux de Haute-Cour, 3 W, sous dérogation particulière et donc interdits de photocopie et de photographie).

J’adresse aux journalistes un courrier comportant les mêmes pièces d’archives. Bien cordialement, Annie Lacroix-Riz

7) Louis Renault  : la négation de l’histoire ne passe pas

L’opération de réhabilitation de Louis Renault a pris une autre dimension ces dernières semaines. Le 9 mai, ses huit petits-enfants ont en effet déposé, devant le tribunal de grande instance de Paris, une assignation destinée à réhabiliter l’industriel et à obtenir l’indemnisation du préjudice matériel et moral causé par la nationalisation intervenue à la Libération. Leur demande a été rendue possible par l’instauration, en mars 2010, de la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) qui permet de contester, devant le juge constitutionnel, une disposition législative. Le juge est donc sollicité pour réécrire l’histoire, ce qui ne saurait en aucun cas être son rôle.

Dans ce dossier, de plus, la lumière a été faite depuis bien longtemps. Dès l’été 1940, les usines Renault réparent les chars allemands. Pendant toute la période de la guerre, la quasi-totalité de la production est destinée au Reich. Arrêté en septembre 1944 pour collaboration avec l’occupant nazi et incarcéré à la prison de Fresnes, Louis Renault y décède en octobre de la même année. Le 1er janvier 1945, une ordonnance du gouvernement provisoire de la République française, présidé par le général de Gaulle, prononce la dissolution de la société Renault et sa nationalisation sous le nom de Régie nationale des usines Renault (Rnur). Dans cette ordonnance, on peut lire  : « Alors que les livraisons fournies par la société Renault à l’armée française s’étaient montrées notoirement insuffisantes pendant les années qui ont précédé la guerre, les prestations à l’armée allemande ont, durant l’Occupation, été particulièrement importantes et ne se sont trouvées freinées que par les bombardements de l’aviation alliée des usines du Mans et de Billancourt. »

La famille Renault n’accepta jamais la mesure. C’est une chose. Le plus inquiétant est qu’elle a récemment trouvé des points d’appui. Ainsi, le 13 juillet 2010, la cour d’appel de Limoges, saisie par deux petits-enfants, a condamné le Centre de la mémoire d’Oradour-sur-Glane à retirer de l’exposition permanente une photo de l’industriel, entouré d’Hitler et de Göring, avec une légende mentionnant  : « Louis Renault fabriqua des chars pour la Wehrmacht. »

Outrage aux patriotes morts pour la France

C’est pour faire pièce à cette réécriture de l’histoire que le député communiste du Rhône, André Gerin, a pris l’initiative avec des syndicalistes de Renault, des résistants, des historiens, d’une rencontre à l’Assemblée nationale, ce mardi 24 mai intitulée  : Contre la falsification de l’histoire de l’Occupation. Cette opération constitue, pour André Gerin, « un outrage à la mémoire de tous les patriotes morts pour la France, de tous les salariés de Renault arrêtés, torturés, fusillés pour faits de résistance à l’intérieur comme à l’extérieur. L’engagement de Louis Renault avant la guerre aux côtés des ligues factieuses antirépublicaines repose sur des faits établis, de même que sa collaboration avec l’Allemagne nazie sous l’Occupation », dénonce-t-il. L’élu ajoute  : « L’entreprise négationniste en cours qui vise à remettre en cause les choix du général de Gaulle, du Conseil national de la Résistance et du gouvernement provisoire ne saurait rester sans riposte appropriée. »

Dans un communiqué publié le 13 mai, le PCF avait prévenu qu’il « s’opposera à toute tentative de réhabilitation de Louis Renault. Le détour par la guérilla juridique qui se double d’une tentative d’extorsion de fonds de l’État n’y changera rien ».

Christophe Deroubaix, L’Humanité

6) Annie Lacroix-Riz « L’épuration économique a été sabotée »

« On dispose d’énormément de sources sur la nature de la collaboration de Louis Renault, si on ne se limite pas, comme le font ses héritiers, aux seuls éléments à décharge d’une décision de justice de classement. On a des comptes rendus trouvés dans les scellés du Comité d’organisation de l’automobile dirigé par un proche, François Lehideux. Et une énorme documentation du BCRA, le service de renseignement de De Gaulle. Laquelle a servi alors à justifier les bombardements alliés des usines Renault, pour freiner l’armement allemand. Renault n’a pas été réquisitionné contre son gré ; dès août 1940, Lehideux demande aux Allemands d’assurer la direction des ateliers, pour soustraire Renault à sa responsabilité juridique écrasante d’avoir accepté la réparation de chars saisis par les Allemands. Fabriquer des pièces de chars ou fabriquer des chars a la même signification  ; en 1941, Renault vante la réalisation intégrale dans ses ateliers plutôt que l’assemblage de sous-traitants pratiqué outre-Rhin.

Pourquoi Renault, seulement, quand toute l’automobile quasiment a collaboré ? Les héritiers mettent l’accent sur une réalité : chez Renault, les forces résistantes et communistes furent intenses, au point qu’il était impossible de reprendre la production après guerre sans sanction de la direction. Il s’est fait une sorte de compromis pour frapper fort, et ça ne pouvait être que Renault. Ce fut pareil pour la banque d’affaires, dont une seule a été sanctionnée.

L’épuration économique a été sabotée. Il y a chez l’historien Laurent Dingli, qui conteste mes thèses, deux silences éclairants. D’abord, l’orientation de Renault, dès 1933, vers la nécessité d’entrer dans un cartel essentiellement franco-allemand, qui le fait entrer dans la collaboration de second niveau, de long terme. L’autre silence, ce sont les usines souterraines projetées en région parisienne en 1944, où Renault est en pointe. Il serait curieux qu’une cour de justice donne satisfaction à un historien (époux de l’une des héritières Renault – NDLR) qui a un intérêt financier direct à ce que Louis Renault, une fois réhabilité, fasse l’objet d’une indemnisation. Les petits-enfants de Renault violent ainsi un accord de 1947 passé avec la Régie, où toute la fortune personnelle leur a été restituée, et alors que toute une série de dettes a été effacée. »

Annie Lacroix-Riz

5) Réhabiliter Louis Renault ! Il faut faire plus ! (humour)

Les héritiers de Renault ont déposé une assignation devant le tribunal de grande instance de Paris afin de contester la légalité de la nationalisation de Renault en 1945 et obtenir des indemnités, a-t-on appris jeudi auprès de leur avocat, confirmant une information du Monde. « L’ordonnance de confiscation des biens est contraire aux principes fondamentaux du droit de la propriété », droit inclus dans la déclaration universelle des Droits de l’Homme, a déclaré l’avocat des héritiers, Me Thierry Lévy. L’avocat a déposé une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) pour contester l’ordonnance de nationalisation prise en 1945.

Si l’ordonnance est inconstitutionnelle, le tribunal pourra dire que la nationalisation constituait une « voie de fait », a dit Me Levy, dont les clients demandent par conséquent une indemnistation.

Les requérants sont les huit petits-enfants de Louis Renault, fondateur du constructeur automobile.

Ce n’est qu’un DEBUT !

IL FAUT FAIRE PLUS et MIEUX !

Nous avons déjà eu , il y a des années un Résistant aux menées antinationales , Denis Kessller , Vice président du MEDEF et Assureur plein d’assurance qui a fustigé cet héritage putride du Conseil National de la Résistance judéo- gaullo- communiste.

A L’heure ou le SARKOSYSME , réhabilite les thèses longtemps méprisées injustement comme la Race, l’Ordre, la Famille, le Travail, et où la fille du glorieux parachutiste au couteau de la Waffen SS JM LE PEN, fait un tabac dans les médias, avec les RENAULT, il nous faut rendre à la France éternelle, fille ainée de l’Eglise et des Coffre forts, ses titres de noblesse que des mercenaires "hirsutes et menaçants" ont sali ignominieusement

Nous devons rappeler que, ce que les Historiens nomment la RESISTANCE, fut anticonstitutionnelle

Contrairement aux pleins pouvoirs votés à notre cher disparu Philippe PETAIN, investi par l’Assemblée nationale issue du FRont populaire (à 80 voix près sans compter , parce que antifrançais les députés communistes alors détenus)

Donc, initiée par un déserteur, général fait long,... cette inconstitutionnelle parenthèse est une tâche qu’il faut laver !

Tous , avec les héritiers RENAULT, dimanche, rendez vous devant le MEDEF pour partir en manifestation patriotique

Louis RENAULT , comme d’ailleurs le Président LAVAL, nos regrettés HENRIOT, DORIOT, BOUSQUET, PAPON , doivent rentrer au Panthéon..

Il ya va de l’honneur de la FRANCE..!

..Celle du CAC(a)40

Bordeaux le 12 Mai 18h10

Pour la création d’un large comité de soutien

Alain Chancogne

http://bellaciao.org/fr/spip.php?ar...

4) Les héritiers Renault demandent réparation pour "préjudice économique et moral" causé par la nationalisation (article de L’Humanité)

Les héritiers Renault demandent réparation pour "préjudice économique et moral" causé par la nationalisation

Les plaignants utilisent aujourd’hui la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) pour contester la nationalisation-sanction de 1945, pour cause de collaboration.

La question prioritaire de constitutionnalité permet de contester devant le juge une disposition législative, si le plaignant estime que la décision est contraire à la constitution. Et d’après de l’avocat des petits enfants Renault, dont les paroles sont rapportées dans le Monde daté du 13 mai, cette nationalisation porte atteinte à cinq principes constitutionnels. Il demande donc réparation à l’Etat pour le préjudice matériel et économique subit par les héritiers. Selon l’assignation déposée, un ou plusieurs experts pourraient être chargés de mesurer l’ampleur et donc la valeur, du préjudice subit.

Il est indiscutable que Louis Renault a participé à l’effort de guerre allemand. Et ce dès l’été 1940, où il est prouvé que les usines du constructeur ont servi à réparer les chars allemands, puis à les moderniser et même à les construire. Ce pourquoi Louis Renault a été arrêté en septembre 1944, pour collaboration avec l’ennemi. La confiscation et nationalisation des usines Renault fut soumis au gouvernement provisoire de la République française fin 1944, décision présidée par le général de Gaulle. La confiscation n’a porté que sur les parts détenues par Louis Renault et ses administrateurs. Les autres actionnaires ont été indemnisés.

Le dernier épisode nauséabond de la série des procès portés par les héritiers Renault remonte à juillet dernier, où la cour d’appel de Limoges a condamné le Centre de la mémoire d’Oradour-sur-Glane à retirer de l’exposition permanente une photographie de l’industriel, entouré d’Hitler et de Göring, et dont la légende mentionnait  : « Louis Renault fabriqua des chars pour la Wehrmacht ». On vous conseille cet article pour suivre les péripéties des petits enfants de l’industriel devant les tribunaux : Quand les héritiers Renault effacent la collaboration.

Une assignation à lier bien entendu avec l’acharnement d’Hélène Renault à réhabiliter Louis Renault, cas qui sera en débat à l’Assemblée nationnale, le 24 mai prochain, de 17 à 20 heures. Evènement qui survient après reportage pour le moins partial diffusé au JT de France 2 le 2 mars derniers.

3) L’industriel Renault collaborait avec les nazis. Ses héritiers nient cet héritage-là

2) Falsification de l’histoire : pour un droit de réponse (par CLAUDINE GIROD, PG)

Les héritiers de Louis Renault mènent une bataille juridique et médiatique pour obtenir la réhabilitation de Louis Renault. Pour rappel, les usines Renault ont été nationalisées par ordonnance en 1945 au motif suivant : « Alors que les livraisons fournies par la société Renault à l’armée française s’étaient montrées NOTOIREMENT insuffisantes pendant les années qui ont précédé la guerre, les prestations à l’armée allemande ont, durant l’occupation, été particulièrement importantes et ne se sont trouvées freinées que par les bombardements de l’aviation alliée des usines du Mans et de Billancourt. »

Le 13 juillet 2010, la Cour d’Appel de Limoges a condamné le Centre de la mémoire d’Oradour-sur-Glane à payer 2.000 euros de dédommagements à deux petits-enfants de Louis Renault et exigé que fût retirée de l’exposition permanente une photo de l’industriel, entouré d’Hitler et Göring, au salon de l’auto de Berlin de 1939, avec cette légende : « Louis Renault présente un prototype à Hitler et Göring à Berlin en 1938 (sic) [...] Louis Renault fabriqua des chars pour la Wehrmacht. Renault sera nationalisé à la Libération. ». Un dossier du Monde Magazine du 8 janvier 2011, du Journal Télévisé de France 2 le 2 mars 2011, ont donné un écho approbateur à cette décision judiciaire. Ainsi se précise une vaste entreprise de réhabilitation de Louis Renault, et avec lui, du haut patronat français sous l’Occupation, relancée depuis quinze ans par plusieurs historiens ou publicistes qui ont préféré les témoignages postérieurs à l’Occupation aux archives des années 1940-1944.

Pour l’historienne Annie Lacroix Riz dont les publications sur cette période reposent sur l’analyse des archives françaises (ce qu’il en reste) et allemandes et citent toutes les sources, les faits de collaboration ne font aucun doute. Elle a demandé un droit de réponse à France 2, qui lui a été refusé.

Le Parti de Gauche apporte son soutien à la mémoire outragée des résistants, en particulier tous les salariés de Renault arrêtés, torturés, fusillés pour fait de sabotage et de résistance à l’intérieur comme à l’extérieur des usines Renault de Billancourt et du Mans. Il soutient la demande de Madame Lacroix Riz pour un droit de réponse sur France 2 (pétition en ligne). Le PG milite pour un statut des medias qui garantisse leur indépendance. Il défend l’indépendance des chercheurs, dont les travaux ne peuvent être soumis ni aux pressions médiatiques, ni aux pressions de la justice.

1) Pétition à l’initiative de syndicalistes de Renault

Chers amis,

Je soumets à votre signature et à votre diffusion, la plus large possible, la pétition que mes camarades syndicalistes de Renault Roger Silvain, Michel Certano et Aimé Albeher ont rédigée pour protester contre la présentation mensongère et unilatérale du dossier de la collaboration de Louis Renault avec l’ennemi sous l’Occupation, et solliciter le droit de réponse qui est obstinément refusé à eux et à moi-même depuis le 2 mars 2011.

Amicalement,

Annie Lacroix-Riz

http://www.historiographie.info/con...


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