29 novembre 1864 : Massacre de Sand Creek

vendredi 7 décembre 2018.
 

Depuis leur arrivée sur le continent Nord-Américains les colons blancs étendent leurs possessions vers l’Ouest, réduisant d’autant le territoire des habitants autochtones, improprement appelé « indiens ».

Le traité de Fort Laramie, conclu en 1851 réserve à sept tribus amérindiennes un territoire relativement large englobant le sud-est du Wyoming, le sud-ouest du Nebraska, la plupart de la région sud-est du Colorado, et l’extrême ouest du Kansas. Mais la découverte d’or en novembre 1858 dans les montagnes Rocheuses du Colorado amène les colons à modifier les limites du territoire attribué aux indiens. La nouvelle réserve est contenue entre les rivières Arkansas River et Sand Creek, dans l’Est du Colorado, sa superficie ne représente plus que 1/13ème du territoire de 1851.

Mais certains groupe Cheyennes refusent ce nouveau partage et continuent à vivre et chasser sur les riches pâturages à bisons de l’est du Colorado et de l’ouest Kansas. Les conflits entre les blancs et les indiens, accusés de voler le bétail des colons, se multiplient.

Pour faire cesser les exactions contre leur peuple et négocier un accord de paix une troupe de 700 Cheyennes et Arapahos se rendent à Fort Lyon en 1864. Ils installent leur campement à Sand Creek, à moins de 40 miles au nord du fort. Rassuré par les promesses de paix du gouvernement des États-Unis, les guerriers partent à la chasse en attendant l’entrevue.

Mais, dans la nuit du 28 novembre, le Colonel Chivington masse ses troupes (800 hommes) autour du campement. Au matin il leur ordonne d’attaquer, malgré le drapeau blanc hissé par les indiens dès les premiers de coup de feu. C’est un massacre : 200 indiens, principalement femmes, enfants et vieillards, sont tués. Et leurs cadavres mutilés par les soldats sont affichés comme trophée de bataille.

Néanmoins le témoignage du Capitaine Silas Soule qui a refusé d’obéir à l’ordre d’attaque permet la condamnation de Chivington par un tribunal militaire. Le juge déclare que cette bataille n’est qu’une « lâche boucherie exécutée avec sang-froid, suffisamment pour couvrir ses auteurs de l’indélébile infamie, et de honte et d’indignation le visage de chaque Américain ». Pourtant les massacres se poursuivront tout au long du XIXème siècle.

Aigline de Causans


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