2007 2012 La droite a pillé la France au profit des plus riches

samedi 13 février 2016.
 

A) La période 2003 2012 a considérablement profité aux riches

Les profits du CAC 40 ont atteint 57 milliards d’euros en 2003, 66 milliards d’euros en 2004, 84 milliards d’euros en 2005, 100 milliards d’euros en 2006, 101,4 milliards d’euros en 2007, 65 milliards d’euros en 2008 (Le Figaro du 12 mars 2009), 47 milliards d’euros en 2009 (données du cabinet PriceWaterHouseCoopers pour Le Monde), 82,5 milliards d’euros en 2010, 87 milliards d’euros prévus en 2011.

Qui a empoché ces bénéfices astronomiques ? Malgré la baisse relative des bénéfices en 2008 et 2009, durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy (2007 à 2012) les dividendes des actionnaires ont augmenté de 31% et les rémunérations des grands patrons de 34%.

Jamais les fortunes n’ont été si nombreuses et si considérables en France : entre 400000 et 500000 millionnaires en euros. 5 % de la population détient près de 50 % du patrimoine total du pays.

Les entreprises du CAC 40 prévoient de verser, au titre des résultats en 2011, 37 milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires.

Durant la campagne du premier tour de ces présidentielles 2012, Nicolas Sarkozy a continué à servir de perroquet du MEDEF, attaquant le "coût" du travail et "l’assistanat". Que diable ! Le problème économique des dix dernières années, ce n’est pas le coût du travail mais le coût du capital comme nous venons de le voir et comme l’analysent bien des économistes non marqués à gauche. Que diable ! Qui donc a été assisté en France depuis dix ans ? Non les chômeurs qui subissent leur situation mais ceux qui les ont réduits à la perte de leur travail par les licenciements boursiers, les délocalisations, la stratégie du "moins-disant social".

B) La gauche, les 35h, la retraite à 60 ans... sont-ils responsables de la crise ?

Bien sûr que non ! La dernière fois que la croissance française etait supérieure à celle des pays comparables (Allemagne, Royaume-Uni...) c’était quand la gauche était au pouvoir avec Lionel Jospin. Le chômage reculait suite aux 35 h, au maintien de la retraite à 60 ans, aux « emplois-jeunes », au maintien global des emplois publics, aux quelques mesures de protection des salariés contre les licenciements. A ce moment-là la France salariée travaillait plus et produisait plus que les pays voisins !

Les responsables de la crise se sont tous ces "libéraux", tous ces capitalistes à la mentalité du 19ème siècle prétendant toujours que la richesse doit aller d’abord aux plus riches pour "ruisseler" ensuite vers les plus pauvres. Le "bouclier fiscal" de Nicolas Sarkozy a donné de nouveaux milliards d’euros à ceux qui en étaient gavés mais cet argent n’a pas "ruisselé" vers le reste de la société. Les « cadeaux » faits aux riches sous cette forme comme par les fameuses niches ou par l’absence de politique contre l’évasion fiscale, ca ne marche pas ; les plus riches engrangent, engraissent leurs portefeuilles financiers et continuent comme avant de spéculer ailleurs, rapaces et avides.

Cette économie basée sur le “enrichissez-vous” et le “mérite” favorise les médiocres profiteurs, et non pas les investisseurs ni les créateurs. En maintenant des salaires bas, en maintenant un chômage important, cette économie "libérale" freine la consommation et affaiblit mois après mois le tissu économique. En sabotant les services publics et la Sécurité sociale considérés comme insuffisamment rentables, cette économie "libérale" provoque un immense gâchis dans les quartiers, les écoles, les hôpitaux... elle nourrit le délitement social et les reculs de notre civilisation.

C) Les conséquences catastrophiques du sarkozysme sur notre société

- Si les 5 % les plus riches détiennent près de 50 % du patrimoine total du pays, à l’autre bout 10 % détient moins de 1%.

- Le nombre d’annuités nécessaire pour la retraite a été reculé à 42 ans mais 2 seniors sur 3 sont licenciés à partir de 55 ans et ne peuvent donc cotiser dorénavant pour une retraite décente

- il y a 7 millions de travailleurs pauvres

- en mars 2012, d’après l’INSEE, 12 900 000 français vivent en dessous du seuil de pauvreté

- La situation sociale des jeunes s’est considérablement dégradée. En 2012, 25 % des jeunes sont au chômage et 80 % en CDD ?

1914... 2012 La jeunesse toujours sacrifiée

- 350.000 emplois industriels ont été détruits en France depuis 2007 et 750.000 depuis 2002. La spéculation financière a ravagé le réseau d’entreprises de notre pays : Molex, Sea France, Gandrange et Florange, Continental, Freescale, Lejaby, Fonderies du Poitou...

- 600 accidents mortels, 700 suicides, 4500 mutilés au travail par an

- les femmes gagnent 27 % de moins que les hommes, 85 % des temps partiels sont des femmes non qualifiées

- Les sans emploi s’élèvaient à 2 867 900 en France métropolitaine fin février 2012. Un nombre en hausse de 6,2 % sur un an et encore 6.200 de trop en février dernier. Il fallait ajouter les chômeurs à activité partielle, soit encore 1.410.700 personnes en France métropolitaine à fin février 2012. Sur ces trois catégories, il reste 4,56 millions d’inscrits à Pôle emploi, près de 6% de hausse sur un an. Formidable reprise...

- Le nombre de chômeurs a progressé de 16.600 en mars, pour atteindre 2,85 millions après ce onzième mois d’affilée de hausse. Sur le quinquennat, le chômage a bondi de 35 %.

- Précarisation du travail : 10% des emplois créés sont des CDD, contre 7% environ jusqu’en juillet 2006. L’envolée des CDD date d’avant la crise.

D) Il faut dégager Nicolas Sarkozy avant qu’il n’ait tout détruit

Nicolas Sarkozy représente depuis dix ans le promoteur en France des profiteurs capitalistes. Il a déjà fait passer bien des lois qui ont déstabilisé, déstructuré, détruit les acquis sociaux républicains de notre pays. Or, durant cette campagne 2012, il annonce de nouvelles "réformes structurelles" pour "adapter" notre pays à la mondialisation capitaliste. Halte-là !


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