LA GAUCHE, C’EST NOUS !

mercredi 1er avril 2015.
 

Le mal-vivre et le mal-être progressent. Les ménages français sont victimes de la politique d’austérité du gouvernement. Ainsi, les faits corroborent les constats et analyses développés par le Front de Gauche : François Hollande fait la même politique que Nicolas Sarkozy.

Il n’y a pas que nous qui le disons. François Baroin, député UMP, le déclare : « François Hollande applique la politique de Nicolas Sarkozy... ! ». Propos énoncés lors de l’émission d’Europe 1, le grand rendez-vous, du 9 février 2014. On le sait cette politique n’apporte que misère, malheur et résignation pour notre peuple. Cet ex-ministre des finances sarkozien évoque aussi l’idée de « travailler 39h payées 35 », pour améliorer la compétitivité des entreprises, dit-il ! Quand on sait que 80% d’entre elles dépendent de la consommation intérieure, les conséquences seraient pires que le mal.

Le pouvoir d’achat étant en baisse, une autre ponction entrainerait d’authentiques difficultés, tant pour les ménages que pour les entreprises. Nul besoin d’être prophète pour comprendre que :

- moins de consommation = moins de production et de services ;

- moins de production et moins de services = moins d’emplois ;

- moins d’emplois = moins de recettes pour nos régimes sociaux, …..

Pendant ce temps, 590 Milliards € d’avoirs français sont dissimulés dans les paradis fiscaux. 220 Milliards appartenant aux français les plus riches (le reste étant le fait d’entreprises). Environ la moitié de ce total – 108 Milliards – serait dissimulée en Suisse. La dernière décennie a vu fuir environ 2,5 Milliards € d’avoirs par an. Depuis 2000, UBS France aurait privé le fisc français de 85 Millions € en moyenne chaque année ! Cette banque suisse ne connait pas la crise, et ce ne doit pas être, la seule ! Pour 2013, la rentabilité de ses capitaux propres a doublé et ses bénéfices avant impôts ont augmenté de 44% !

(sources :https://www.static-ubs.com/global/f...)

La démonstration est faite ; ce n’est pas le coût du travail qui pèse sur l’économie mais le coût du capital. En 1981, les dividendes versés aux actionnaires représentaient 10 jours de travail par salarié dans les sociétés non financières, en 2012, 45 jours. En 2013, une étude de l’Institut de Recherches Economiques et Sociales a estimé que le coût du capital représentait annuellement entre 95 et 130 Milliards €, que ce soit sous forme de dividendes et/ou d’intérêts.

Depuis trente ans, les baisses de cotisations sociales patronales se succèdent, sans que se dessine le moindre effet significatif sur les chiffres de l’emploi. La Cour des comptes a déjà pointé, en 2006 et 2009, le coût excessif de ces exonérations, dont «  l’efficacité quantitative reste trop incertaine  ». En 2011, l’enveloppe s’élevait à 28,3 milliards €, soit 9,2 % du total des cotisations sociales. L’idée que le travail coûte trop cher, serpent de mer de la politique de l’emploi, grève le budget de la Sécurité sociale en allégeant chaque année la facture sociale des entreprises. Et l’ère Hollande/Ayrault n’a rien changé à cet état de fait puisque de nouveaux cadeaux ont octroyé à Pierre Gattaz, le président du Medef (CICE – 20 Milliards € par an sans aucune contrepartie –, exonération de 35 Milliards € de cotisations patronales de la branche famille, et il y en aura probablement d’autres).

Les 50 Milliards d’économie prévus officiellement pour atteindre les 3% de déficit public seront insuffisants. Certains « experts » avancent 80 milliards € ! Devinez quelles seront les victimes de ces « économies » ? Le service public, les régimes sociaux, les aides et subventions de toutes sortes données, directement ou indirectement, à la population. Les « petits » trinquent pour que les « gros » soient épargnés ! Les solfériniens sont devenus les nouveaux apôtres de la finance, ce qui peut – et on la comprend quelque part – déconcerter la droite !

Si certains électeurs, socialistes, de gauche, espéraient encore trouver un acte progressiste, même minime, acté par ce gouvernement, ils en sont pour leurs frais. François Baroin vient de lever toute ambiguïté et de clarifier le paysage politique. Existe-t-il une différence entre un gouvernement socialiste et un gouvernement de droite aujourd’hui ? La question est légitime quand plusieurs ténors de droite – Jean-Pierre Raffarin en tête – seraient prêts à voter le projet de budget 2014 !

Du PS social-libéral jusqu’à l’extrême-droite, ils ont des objectifs politiques concordant pour préserver les richesses, le système bancaire et le grand patronat. Etre seuls contre tous devient donc une évidente réalité, pourquoi ? Parce que nous, nous oserons nous attaquer aux privilèges et au capital !

Mais rien ne sera possible si nous ne parvenons pas à rassembler le peuple derrière nous ! Nous avons plusieurs responsabilités au Front de Gauche. La première est de réunir les mouvements anticapitalistes au sein d’un même regroupement, comme le Front de Gauche, pour construire une force politique alternative puissante et crédible à gauche. La seconde, agir et convaincre qu’une autre voie politique existe.

La politique n’est pas l’ennemie du peuple, c’est ce qu’en font les sociaux-libéraux et la droite !

D’ailleurs, la cacophonie actuelle n’est pas fortuite, c’est une des stratégies des solfériniens qui vise à exacerber les courants extrêmes pour faire peur aux Français. Ainsi, ils espèrent se retrouver au second tour des échéances électorales à venir. Ce calcul politicien fait la part belle à l’austérité, la finance et au Medef. Là où le Bâ blesse, c’est que la population en est totalement écartée, tant dans le contenu que l’objectif !

Jeunes, privés d’emploi, salarié, retraités, l’amélioration de vos conditions de vie et de travail dépendra pour beaucoup du résultat des prochaines élections.

Le système électoral à deux tours, clairement antidémocratique, contraint le plus souvent à des alliances restrictives. L’abstention, tout comme le bulletin d’extrême-droite, sera utilisé comme vote sanction contre l’UMPS. Refuser de faire le choix Front de Gauche ne fera qu’aggraver la situation inévitablement.

Dans les communes, les équipes élues auront à leur disposition deux attitudes, soit accepter l’austérité, soit réorienter les budgets vers les besoins sociaux grandissant de leurs administrés. Il va sans dire que ce sera ce dernier choix que les municipalités, les communautés d’agglomération dirigées par le Front de Gauche prendront.

Lutter contre : l’austérité, la pénurie de logements sociaux, la misère, la précarisation de l’emploi, la casse des services publics

Agir pour : la transition écologique, développer la solidarité, augmenter le SMIC et les bas salaires, le droit à la santé pour tous, renforcer nos droits et acquis sociaux.

Oui, c’est possible et le Front de Gauche s’y engage comme sur bien d’autres points, parce que ….. La gauche, c’est nous !


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