11 août 2007 Le petit Nicolas (Sarkozy) chez Bush

samedi 12 août 2017.
 

1) Le Petit Nicolas est un petit menteur (Jacques Serieys)

J’ai du mal à supporter "notre président". De toute évidence, la franchise n’est pas son fort. Ainsi, ce samedi 11 août 2007, il était invité dans la résidence privée de George Bush à Wolfeboro. La presse pipôle se félicitait de pouvoir montrer cette rencontre très amicale entre toute la famille Bush ( grands parents, parents, frère, enfants de George Bush) et la famille Sarkozy, au bord d’un lac du New Hampshire. Après le Fouquet’s et le yacht de Bolloré, voilà un président qui savait vivre au milieu des puissants comme Louis XIV de son temps.

A l’heure du déjeûner, voilà notre Nicolas qui arrive chez les Bush, tout seul, sans Cécilia et les enfants. " J’ai deux de mes enfants et ma femme qui ont eu une angine blanche", prétend-il. "C’est moi qui la leur ai passé", ajoute-t-il.

Pauvre Nicolas ! Quelle surprise de voir Cécilia le lendemain en train de faire ses courses en short et en pleine forme. Voilà un président de la république française qui joue les terreurs de ce monde en public et qui, comme homme en privé, trimbale de toute évidence une crise de couple qu’il n’arrive pas à dénouer. Voilà un président qui sucre le coup de pouce aux smicards cet été, qui engage une dépense énorme pour un trajet aller-retour de onze heures aux Etats Unis et qui y passe son temps à convaincre sa femme d’accepter une invitation. Quelques minutes de discussion politique avec Bush sur l’Iran ne valaient pas une telle dépense.

Cela peut arriver à tout le monde... je suis d’accord. Le problème, c’est que Sarkozy vit en permanence dans un mélange des genres entre vie publique politique et vie privée qui m’insupporte. D’une part, cela lui sert de communication pipol, d’autre part je me demande bien qui gouverne ce pays : cet acteur de comédie italienne ou les groupes de réflexion du patronat ?

2) Les Pipôles de notre été (Brigitte Blang)

L’avantage, à être en vacances au bout de nulle part, c’est que tu es dispensée de te tartiner les allées et venues du Président. Chouette ! Quand tu reviens, par contre, ça te tombe sur la tête comme à Gravelotte ! Là, il s’agissait, à ce que j’ai compris, de villégiature à trois francs six sous, au pays de Disney et de Bush réunis. Et il y en a encore que ça étonne ?

On l’avait bien senti venir, le gars, le soir même de son élection, virée sur les Champs, chez Fouquet’s and Co, et puis, tout de suite derrière, la tournée des plages en pédalo de luxe de chez Bolloré himself. Tout ça, on ne peut pas vraiment dire que ça soit le fin du fin du bon chic français, ça non ! Ça fait plutôt nouveau riche arriviste. Sans même parler de ceux qui l’entouraient ce soir-là. Bref, tout ça pour dire que le séjour aux States, chez un « ami » dans une villa que tu y logerais trente familles de SDF, ça ne devrait pas nous troubler à ce point.

Qu’est-ce qui vous gêne, finalement ? La valeur du truc ? Le nombre de zéros sur la note ? L’invitation à déjeuner des Bush ? Non, ce qui vous gêne, c’est l’ostentation de tout ça. C’est le mauvais goût étalé. C’est le séjour de milliardaire alors qu’on a sucré le coup de pouce de juillet aux Smicards, aux fonctionnaires. Même et surtout, s’il était invité par le copain en question, c’est pour le principe. C’est l’aller-retour en avion en 12 heures, alors qu’on va encore nous ponctionner nos feuilles de soin et que le climat tourne dingue. C’est tout ça qui nous embête, parce que tout ça, quelque part, c’est nous que ça représente.

Zut ! Et puis, aussi, cette histoire d’enterrement de je ne sais trop quel prince de l’Église... Le plus ancien dans le grade, on nous a dit. Peut-être, mais sûrement pas le plus ouvert d’esprit, si ma mémoire ne me trompe pas. Comment ? Vous disiez ? Ça ne se fait pas de dire du mal des morts. Tant pis. Il était un brin réac, Lustiger, ça ne lui fera plus de mal de le faire savoir. On ne l’avait pas beaucoup entendu contredire son ayatollah en chef, à l’époque, quand il fustigeait les utilisateurs de capotes. Et puis, surtout : dans une République laïque, le Président ne vient pas au nom du peuple faire des dévotions à une quelconque chapelle. L’autre jour à Notre-Dame (bien belle chapelle, d’ailleurs, nul ne le conteste) ce n’est pas M. Sarkozy qui se tenait au premier rang, c’était le Président de MA République, de la VÔTRE, et ça, j’ai du mal à l’encaisser. Il a été ministre des cultes, il paraît... Et alors ? Ça m’énerve, point !

P.S. Pour en revenir aux Vacances du Petit Nicolas, la cérémonie d’allégeance à Bush Father and Son’s, c’était gratiné, non ? Tout en finesse, jusqu’au menu : hamburgers et hot dogs dans la capitale fédérale de la langouste ! Il a dû prendre des leçons de gastronomie chez Fouquet’s ! Et l’épisode de l’angine de Cécilia... Une vraie pièce de boulevard, à chaque moment, tu t’attends à ce qu’un événement nouveau apparaisse, avec des rebondissements à la louche. Là, dès le lendemain, elle fait ses petites courses au marché, en short. Faudra qu’elle nous donne le nom de son soigneur, la dame de l’Élysée, c’est plus fort qu’Armstrong dans le Tour ! Allez, on ne va pas l’accabler, ce n’est pas la plus antipathique dans le couple.

Voilà, c’était, avec un peu de retard, notre rubrique « Les Pipôles de notre été ». La suite très vite, il y a de quoi faire. On n’a pas fini de rigoler !

brigitte blang http://prs57.over-blog.com/


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