Le prince Philip (époux de la reine d’Angleterre Elisabeth II), ancien membre du parti nazi

samedi 18 août 2018.
 

Le déguisement du prince Harry en officier nazi lors d’un bal costumé a rappelé :

http://www.ina.fr/video/2748828001009

- le salut nazi de sa grand-mère, la reine Elisabeth 2,

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- l’engagement nazi de son père Philip (lire ci-dessous)

- ainsi que les sympathies fascistes de la famille royale anglaise dans les années 1920 et 1930.

20 janvier 1936 Edouard VIII, roi fasciste, monte sur le trône du Royaume-Uni

1) Philip parmi les acteurs princiers de la constellation fasciste

Le prince Philip, actuel mari de la reine Elisabeth II, vient de rompre un silence qui aura duré 60 ans, sur les liens de sa famille avec le régime nazi. Suite à la publication du livre de Jonathan Petropoulos Royals and the Reich, il a donné quelques informations pour justifier son "enthousiasme" en faveur d’Hitler et des nazis dans les années 1930.

Cet enthousiasme fut communicatif et toute la famille du prince Philip y souscrit. Il faut dire qu’elle était apparentée aux grands trônes d’Europe, par sa mère (princesse allemande Alice de Battenberg) et par son père (prince André de Grèce) dont :

- la famille régnante d’Angleterre par le prince Henri de Battenberg époux de la fille cadette de la reine Victoria

- Alphonse XIII roi d’Espagne (époux de Victoire Eugénie de Battenberg)

- le tsar de toutes les Russies (époux d’une fille de Louis Alexandre de Battenberg)

- le roi de Suède Gustave VI Adolphe, époux en 1923 de Louise de Battenberg

- le roi de Bulgarie par Alexandre de Battenberg, premier prince de la Bulgarie...

- le roi de Grèce par son père André de Grèce, lui-même fils du roi Georges Ier de Grèce, petit-fils du roi Christian IX de Danemark, arrière-petit-fils du tsar Nicolas 1er...

Famille grecque, le lien avec l’Allemagne princière reste fort.

Ainsi, durant la Première guerre mondiale, André de Grèce fut fréquemment accusé de servir les intérêts du 2ème Reich et de son Kaiser contre l’entrée en guerre de la Grèce aux côtés des Alliés.

Ainsi, trois soeurs sur quatre du Prince Philip se marient avec des princes allemands (dont Christoph de Hesse, chef du bureau de renseignement de Goering) et adhèrent au parti nazi.

Ainsi, les compagnons de jeunesse du prince Philip sont également membres du NSDAP. Son ami, le prince Bernhard de Hollande était même un officier nazi, membre du parti, dont il n’a démissionné que pour épouser la princesse de Hollande.

De la féodalité au fascisme : les fantômes barbares (royalistes, cléricaux, conservateurs autoritaires) contre le progrès humain (Jacques Serieys)

Royalisme et fascisme. Camelots du Roi et Résistance (Jacques Serieys)

Fascismes de 1918 à 1945 : naissance, caractéristiques, causes, composantes, réalité par pays (Jacques Serieys)

2) Le prince Philip (époux de la reine d’Angleterre Elisabeth II), ancien membre du parti nazi

Source : http://www.syndicatdelachasse.com/a...

Dans une interview donnée à un professeur américain, le prince Philip explique l’attraction qu’il avait pour le régime nazi et pour Adolf Hitler. Même s’il ne s’est jamais considéré comme antisémite il reconnaît qu’il avait de « fortes inhibitions à propos des juifs » et une « jalousie pour leur réussite ». Il reconnaît également une fascination pour Hitler qui avait réussit à faire « arriver les trains à l’heure » après le chaos de la république de Weimar. « Je peux comprendre que les gens soient pris par quelque chose ou quelqu’un qui semble faire appel à leur patriotisme et qui essaye de faire marcher les choses. Vous pouvez comprendre à quel point c’était attirant. » Il ajoute qu’il y avait « beaucoup d’enthousiasme pour les nazis à l’époque : l’économie marchait bien, nous étions anticommunistes et l’on ne pouvait pas savoir ce que ce régime allait donner ».

Sur l’une des photographies prise en 1937 à l’occasion de l’enterrement de sa soeur aînée, disponible sur le site Internet du Daily mail, on trouve le Prince Philip alors âgé de 16 ans entouré de proches parents en uniforme SS ou en chemises brunes. Un rang derrière, on trouve Lord Mountbatten. Philip est né en 1921 à Corfou, prince du Danemark et de Grèce ; c’était le seul fils et le plus jeune des cinq enfants du prince Andrew de Grèce et de la princesse Alice de Battenberg. Ses quatre soeurs ont toutes épousé des princes allemands et trois d’entre elles - Sophie, Cécile et Maragarita - sont devenues membres du parti nazi. Le mari de Sophie, le prince Christoph de Hesse, a été le chef du bureau de renseignement de Goering.

Dans une photo prise lors du mariage de ce dernier, on trouve d’ailleurs la plus jeune soeur du prince Philip assise en face d’Hitler. Cette « attraction » pour le régime nazi était certes très répandue dans les cercles aristocratiques britanniques. A commencer par le président de la Banque d’Angleterre, Montagu Norman, qui donnait quotidiennement ses instructions au ministre des Finances de Hitler, Haljmar Schacht, jusqu’à la déclaration de guerre ! Ces cercles aristocratiques considéraient qu’il y avait un intérêt géopolitique à voir Hitler et Staline s’affronter dans une guerre totale qui allait détruire l’Europe continentale, perçue depuis toujours comme une menace à leurs intérêts financiers impériaux.

Ces faits étaient surtout connus jusqu’ici dans le monde du renseignement. Auparavant, la presse britannique avait souvent glosé sur le caractère raciste du prince Philip mais ne s’était jamais attaquée à son passé...

3) Le passé refoulé de la famille royale anglaise (Paris Match)

La vidéo montrant la reine Elizabeth II faisant ce qui ressemble à un salut nazi a relancé le débat sur les liens entre le Troisième Reich et le duc de Windsor, éphémère roi Edward VIII.

Les images d’enfance montrant la future reine Elizabeth II faire le salut nazi rappellent à la mémoire des Britanniques les relations parfois troubles de la famille royale avec le régime hitlérien, une page d’histoire que Buckingham Palace aurait certainement préféré garder refermée. La diffusion de la vidéo par le tabloïd The Sun a, pour le moins, mis la famille royale dans l’embarras. Le film, bref (17 secondes), en noir et blanc, montre la future reine, alors âgée d’environ six ans, lever le bras droit à la manière d’un sympathisant du IIIe Reich.

Ces images inédites, tirées d’une vidéo amateur tournée en 1933 ou 1934, ont poussé l’entourage de Sa Majesté à souligner qu’Elizabeth aurait été "tout à fait incapable de donner une signification à ce geste" à un si jeune âge. De fait, si l’affaire fait grand bruit au Royaume-Uni, nul ne semble prêt à en tirer des conclusions sur la personnalité de la souveraine, très appréciée de ses sujets.

Cette vidéo a en revanche relancé le débat sur les liens entre l’Allemagne nazie et l’oncle d’Elizabeth II, présent dans la vidéo et semblant encourager la petite princesse à lever le bras, le futur roi Edward VIII. Ou comme notait l’historienne Karina Urbach dans le journal The Guardian : "Derrière le geste d’enfant de la reine se cache la sombre histoire des liens de l’aristocratie avec les nazis".

Le duc de Windsor à Berchtesgaden

Edward VIII, duc de Windsor, souffre d’une réputation sulfureuse : un an après avoir abdiqué pour pouvoir épouser Wallis Simpson, une Américaine divorcée elle-même accusée de sympathie envers le régime nazi, il rencontre Hitler en 1937 à Berchtesgaden, dans les Alpes bavaroises. "Edward avait beaucoup de sympathie et d’amitié pour des dirigeants nazis. Lui et (Joseph) Goebbels, le ministre de la propagande, s’étaient très bien entendus lors de cette visite", explique à l’AFP Andrew Morton, auteur de "17 Carnations", un livre consacré au duc.

Comme une partie de l’aristocratie britannique, Edward VIII voyait dans Hitler un rempart contre le communisme stalinien. "Il admirait la modernité du parti nazi, il était d’accord avec ses méthodes dictatoriales, du point de vue de leur efficacité", souligne Andrew Morton. Le duc aurait en outre déclaré à cette époque : "Hitler va écraser les Américains (...) Les Britanniques ne veulent pas de moi pour roi, mais je serai bientôt revenu comme leur chef".

Abdication, mariage avec une divorcée, accointances avec les nazis : c’en est trop pour la famille royale. Edward VIII est ostracisé, tandis que la Reine Mère Elizabeth et son mari, le roi George VI, redorent le blason des Windsor en décidant de ne pas quitter Londres pendant le "Blitz", les bombardements allemands durant l’été 1940.

"La famille royale ne peut pas perpétuellement refouler sa propre histoire"

Dimanche, des historiens se félicitaient de la publication par le Sun de la vidéo du salut nazi, tout en regrettant la manière et le style "choc" du tabloïd britannique, et demandaient un libre accès aux archives très contrôlées de la famille royale. "Si les archives royales avaient été plus accessibles pour les chercheurs, le choc de découvertes comme celle de la une du Sun (et du salut nazi de la reine) aurait pu être expliqué dans un bien meilleur contexte", a tweeté Helen McCarthy, de la Queen Mary University de Londres.

"La famille royale ne peut pas perpétuellement refouler sa propre histoire", a renchéri Karina Urbach. "C’est de la censure. Et la censure ne fait pas partie des valeurs démocratiques. Ils doivent affronter leur passé. Je viens d’un pays, l’Allemagne, où nous avons tous affronté notre passé". Reste que la famille royale n’est pas à l’abri d’un nouveau scandale, comme en 2005, lorsque le prince Harry se rendit à une fête costumée déguisé en officier... nazi, avec un brassard à croix gammée.


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