Jésus, révolutionnaire, fils de Dieu ou mythe ?

jeudi 16 août 2018.
 

- A) Pourquoi cet article sur Jésus ? (Jacques Serieys)

- B) «  Jésus était d’abord et avant tout subversif et provoquant  »

- C) Et si on avait occulté le combat politique de Jésus ?

- D) Peut-on nier l’existence historique de Jésus ? (par l’Opus Dei)

- E) Le personnage de Jésus, un mythe construit de toute pièce

A) Pourquoi cet article sur Jésus ? (Jacques Serieys)

Plusieurs messages reçus en forum sur notre site demandent quelle est notre position sur l’existence historique de Jésus. Il est vrai que pour nous, aucun sujet n’est tabou. Il est vrai que des recherches et des ouvrages de qualité ont été publiés sur le sujet ces dernières années.

Je propose tout d’abord à nos lecteurs un texte essayant de décrire la Palestine à cette époque. La caractéristique essentielle me paraît être une mobilisation populaire énorme sur plusieurs dizaines d’années avec des péripéties locales nombreuses et bouleversements très importants, avec des courants idéologiques nombreux en bouleversement perpétuel. Cela peut expliquer et même justifier plusieurs évènements décrits dans les évangiles ainsi que le nombre de personnes présentes sans que les écrits autres de l’époque n’y fassent référence.

Société, guerillas et révoltes juives jusqu’à Hérode

Ni les évangiles, ni les épitres, ni les Actes des apôtres, ni les sources citées par l’Eglise ne permettent seules de certifier l’existence de Jésus sur cette terre. Ceci dit, elles apportent des présomptions positives supplémentaires à la trace d’un procès de Jésus dans les sources juives de l’époque. De plus, même très remaniées avant la forme définitive que nous leur connaissons, les Evangiles conservent certains mots, certaines expressions, certaines idées qui paraissent remonter au début de notre ère.

Les évangiles, les épitres, les Actes des apôtres et sources citées par l’Eglise permettent encore moins de certifier l’existence de Jésus comme "fils de Dieu". Par contre, il me paraît possible d’analyser leur fondement idéologique indépendamment de la justification de la venue effective du Messie qui les surplombe.

Récemment, un livre de Reza Aslan intitulé Le Zélote a défrayé la chronique. Il s’appuie sur des données historiques certaines ; que le courant animé par Jésus ait été proche des pharisiens et des Zélotes ne fait pas de doute. Cependant, le fond universaliste, pacifiste, tourné vers une morale du quotidien des Evangiles fait plutôt penser aux nazôréens et aux Elkasaïtes ; des proximités avec les textes de Qumran sont également notables.

Les évangiles : un religiosité humaniste, morale, égalitaire, révolutionnaire

L’écriteau posé en haut de la croix "Jésus le nazôréen" apporte un élément de confirmation.

Jésus le nazôréen, de Noël à Pâques

A la question posée dans notre titre « Jésus, révolutionnaire, fils de Dieu ou mythe ? », je soutiens la première réponse. J’essaierai de compléter mon argumentation dans les semaines à venir.

Jacques Serieys

B) «  Jésus était d’abord et avant tout subversif et provoquant  »

(Jésus : l’encyclopédie a été réalisé sous la direction de l’ancien archevêque de Strasbourg, le théologien Joseph Doré)

Pour la première fois en France, une encyclopédie retrace la vie du fondateur du christianisme. Jean Mouttapa, directeur du département spiritualités des éditions Albin Michel, insiste sur l’historicité et la modernité de l’homme.

Dans cet ouvrage Jésus  : l’encyclopédie (1), vous avez laissé une place à l’aspect subversif du personnage.

Jean Mouttapa Dans plusieurs chapitres  : «  Jésus et les puissants  », «  Jésus et les riches  », «  Jésus et Rome  », nous parlons de l’homme d’action et de la personne publique, pas seulement de Jésus-Christ. Si l’on s’attache aux Évangiles eux-mêmes et qu’on les lit pour ce qu’ils sont et non pas pour ce que l’Église en a dit par la suite, on s’aperçoit que c’est d’une subversion invraisemblable. Même sur le plan moral. Un de nos chapitres a failli être intitulé  : «  Y a-t-il une morale chrétienne  ?  » Nous ne l’avons pas fait. Mais la réponse est sans ambiguïté  : il n’y a pas de morale chrétienne  ! Jésus n’est pas un législateur, ce n’est pas Moïse. Il ne donne pas de règles de vie. Il donne l’exemple d’une certaine attitude dans la vie qui est une forme d’absolu en rapport à la culture juive – et qui d’ailleurs peut être critiqué ou critiquable, notamment sur l’acte d’amour absolu qui, à bien des égards, nous est impossible et relève pour beaucoup de l’idéalisme et de l’utopie. J’invite à relire ces Évangiles dans leur acception première pour découvrir l’homme Jésus tel qu’il était dans sa réalité, à savoir subversif et provoquant. Par exemple, Jésus était beaucoup plus radical sur le plan de la famille nucléaire que le furent la grande majorité des penseurs et hommes politiques socialistes du siècle dernier, chez qui il y a un attachement très conservateur à l’idée de famille. Jésus est un électron libre, un libre-penseur. Il ne défend aucun dogme. Et comme le narre Dostoïevski dans les Frères Karamazov, s’il revenait aujourd’hui, il serait considéré comme fauteur de troubles et serait de nouveau condamné.

En quoi Jésus est-il d’actualité  ?

Jean Mouttapa Il y a quelque chose d’unique dans cet homme, qui pour moi est essentiel, c’est l’attention qu’il porte non pas aux seuls pauvres mais à ceux qui sont marginalisés dans la totalité de leur être social, physique et psychique. Je pense aux aveugles, aux lépreux. La maladie, ou la différence, était jusqu’alors considérée comme une forme de malédiction parfois héréditaire. Jésus stoppe cette spirale. Il ne dit pas d’où vient le mal, il prend en charge le fardeau des plus faibles. C’est une dimension humaine nouvelle qui me paraît essentielle. À l’heure où l’on rejette par milliers sur les rivages de la Méditerranée des hommes et des femmes en quête d’une vie meilleure, Jésus serait allé à Lampedusa, comme François d’ailleurs l’a fait. Mais cela demande une certaine dose d’utopie. Le message de Jésus n’est pas de nous apprendre à gérer une société, et de trouver un modèle économique parfait, il nous dit  : le Rom qui est là, regarde-le, si tu le regardes vraiment, ta vie et la sienne en seront changées.

Après tant de livres déjà écrits sur le sujet, quel intérêt aujourd’hui de publier une encyclopédie sur Jésus  ?

Jean Mouttapa Il y a eu jusqu’ici, c’est vrai, une myriade d’ouvrages sur le thème. Le Jésus des chrétiens, celui des francs-maçons, celui des athées, des juifs, des musulmans. Nous avons pris le parti du Jésus historique. Ce livre est une synthèse des acquis de l’exégèse historico-critique sur les textes évangéliques. Des techniques de recherche ont fait leurs preuves pour évaluer ou identifier l’historicité de Jésus, basée sur la critique littéraire et la narratologie. Ces techniques qui amènent de nouvelles interprétations, ni les athées ni le public chrétien n’en ont vraiment connaissance. Cela change le regard sur un personnage qui, qu’on le veuille ou non, a révolutionné notre monde et notre temps.

Cette partie scientifique, supervisée majoritairement par des exégètes catholiques, revient notamment sur les manuscrits de Nag Hammadi en Haute-Égypte, trouvés en 1945 et pour certains très éloignés de la doxa vaticane…

Jean Mouttapa Certains de ces textes remettent en cause le célibat de Jésus, ou la virginité perpétuelle de Marie. Sur la famille de Jésus, des éléments linguistiques forts appuient la thèse de frères et de sœurs pour Jésus. Le choix de l’Évangile de Luc qui scande tout le livre n’est pas innocent non plus, car c’est le texte qui est le plus attentif aux femmes. Certainement pour des raisons pastorales mais pas seulement. Contrairement aux autres évangélistes, Luc propose des paraboles parallèles liées au monde féminin. La parabole du berger qui lâche son troupeau pour aller à la recherche de la brebis égarée a pour écho celle de la femme qui part à la recherche d’une drachme perdue dans sa maison. Ces textes ont énormément apporté à la figure moderne de Jésus. Les chercheurs ont pu l’étudier au travers d’éléments géographiques, sociologiques et économiques de la Galilée et de la Judée d’alors. Parler des apocryphes, c’est aussi rappeler aux catholiques et aux autres confessions chrétiennes que ce terme ne signifie pas «  condamné  » par telle ou telle église mais simplement «  caché  ».

(1) Jésus  : l’encyclopédie, collectif sous la direction de Joseph Doré, 843 pages, 49 euros.

Entretien réalisé par Stéphane Aubouard

C) Et si, derrière l’image du Christ et son message de paix, on avait occulté le combat politique de l’homme de Nazareth ?

Par Christian Makarian, L’Express

Un livre - Le Zélote. La vie et l’époque de Jésus de Nazareth (Arènes) - vient brusquement remettre en question la figure apaisante, fraternelle, universelle, du Christ et rallume une ancienne polémique en offrant une lecture inattendue et très actuelle de la vie de Jésus.

Etait-il le "bon berger", celui qui faisait paître ses brebis dans de verts pâturages et qui laissait tout pour sauver une seule d’entre elles ? N’était-il pas davantage un révolté qui rêvait de renverser l’ordre établi, de mettre fin à la domination romaine et de chasser du Temple de Jérusalem la caste des grands prêtres ? Sera-t-il jamais une figure paisible, sacralisée par l’aspiration à la paix d’un monde en furie, l’incarnation d’un Dieu réconcilié avec le genre humain, l’inventeur insurpassable du message d’amour ?

N°1 des ventes aux Etats-Unis

En peu de temps, son ouvrage est devenu n° 1 des ventes de livres aux Etats-Unis, puis best-seller dans 25pays. Grâce à une thèse qui, sans être résolument nouvelle, soulève de bonnes questions auxquelles il faut apporter des réponses claires. Pour Aslan, Jésus est avant tout un juif qui s’inscrivait pleinement dans son temps, le Ier siècle de l’ère définie par sa naissance, qui cherchait à relier sa parole et son action au message des grands prophètes (Elie, Elisée, Michée, Amos, Isaïe, Jérémie...), tous convaincus que Dieu viendrait un jour libérer Israël. "Comme les zélotes, estime l’auteur, il [Jésus] reconnaissait que le règne de Dieu n’exigeait pas simplement une transformation intérieure tendant à la justice et à la rectitude, mais un retournement complet de l’ordre politique, religieux et économique de la période".

Un contenu politique affirmé

Partant, la réinterprétation que propose Aslan consiste à oublier tout ce qu’enseigne le catéchisme traditionnel pour laisser surgir sous les mêmes mots un autre texte, profondément corrosif et au contenu politique affirmé. Ce qui le conduit très loin, notamment à faire de l’homme de Nazareth un véritable leader révolutionnaire qui applique un principe implacable : "Le règne de Dieu ne peut être installé sans l’anéantissement des dirigeants en place." Il n’est pas jusqu’aux Béatitudes, ces promesses splendides - au nombre de huit dans l’Evangile de Matthieu - faites aux démunis ("Heureux les pauvres en esprit, car le Royaume des Cieux est à eux. [...] Heureux les affligés, car ils seront consolés"), qui ne soient réinterprétées dans le sens d’un programme résolument politique. Ce Jésus-là prend facilement les traits d’un Mahomet, chef de guerre, interprétation dont les chrétiens ne sauraient s’offusquer, puisque, contrairement à l’islam, la foi chrétienne ne consiste pas en une récitation de la seule version autorisée.

Qui étaient ces zélotes auxquels Aslan veut rattacher Jésus ? A proprement parler, leur existence historique n’est documentée que dans la décennie 60, phase de troubles intenses, soit bien après la mort de Jésus. Leur révolte va entrer dans l’Histoire en provoquant par mesure de rétorsion un événement catastrophique et irréversible, la destruction, en 70, du Temple de Jérusalem par les Romains sur ordre de l’empereur Titus. L’historien juif Flavius Josèphe, auquel on doit en grande partie la connaissance de ce mouvement (dont il était l’adversaire), les présente comme un quatrième parti au sein du monde juif de l’Antiquité. Les sadducéens constituent la classe sacerdotale supérieure, dotée de tous les privilèges ; ils négocient leur position avec les Romains, qui s’appuient sur eux. Les esséniens, à l’opposé, abritent le courant puriste, retiré de la cité, isolé dans le dépouillement du désert et concentré sur ses rites parfois presque ésotériques. Les pharisiens, eux, représentent la classe moyenne des villes, se préoccupent de l’application des principes de la Torah (les cinq premiers livres de la Bible ou Pentateuque) dans la vie quotidienne, ce qui se traduit par le développement d’une véritable loi orale et par la contestation des prérogatives que préservent jalousement les sadducéens.

"Un accès de fièvre" comparable à la Révolution française

Les pharisiens (dont l’apôtre Paul était un parfait représentant jusqu’à sa conversion sur le chemin de Damas) donneront naissance, après la dispersion du peuple juif, au judaïsme rabbinique qui se confond jusqu’à nos jours avec le destin du peuple juif. Dans ce paysage en pleine accélération dramatique, les zélotes (du grec zêlotai, traduction de l’hébreu qanna’im, qui signifie "zélés") se réclament de grands personnages bibliques, justiciers et réformateurs intransigeants. Proches d’une définition de la foi qui est aussi celle des pharisiens, ils se distinguent de ces derniers par leurs méthodes d’action, radicales voire fanatiques, car ils combattent activement les Romains et considèrent que la détermination guerrière la plus absolue est un moyen de précipiter l’avènement du Messie. En 66, un sacrifice païen effectué devant la synagogue de Césarée sert d’étincelle à la révolte juive, qui s’étend à Jérusalem. Les zélotes, qui parviennent à rassembler leurs compatriotes, infligent une sévère défaite à la XIIe légion romaine et prennent temporairement le contrôle de la Ville sainte. Le philosophe et historien Ernest Renan assimilera ce soulèvement à "un accès de fièvre qu’on ne peut comparer qu’à celui qui saisit la France durant la Révolution". La réplique romaine sera effroyable et se soldera par la destruction complète du Temple et la dissémination des juifs.

C’est donc à ce courant extrémiste que Reza Aslan veut faire adhérer Jésus, en s’appuyant sur de nombreux indices, effectivement troublants, mais en empruntant un chemin biographique qui ne manquera pas d’être critiqué (voir l’interview du frère Olivier-Thomas Venard, page 58). Certaines des paroles du Christ restent jusqu’à ce jour mystérieuses, voire dérangeantes : "N’allez pas croire que je sois venu apporter la paix sur la terre. Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive." Mais le choix d’Aslan, qui consiste à se passer de l’interprétation spirituelle pour en rester au mot à mot, produit des effets de distorsion. Pour les chrétiens, cette parole à consonance guerrière est la définition même du combat intérieur, du déchirement des âmes semblable à celui que produirait une lame. La suite de ce passage suffit à la montrer : "Car je suis venu opposer l’homme à son père, la fille à sa mère et la bru à sa belle-mère : on aura pour ennemis les gens de sa famille" (Matthieu X, 35-36). Il n’y a là rien qui s’apparente à une guerre, mais tout d’un conflit sur la foi qui divisera, en effet, le monde juif d’une maison à l’autre et séparera douloureusement les chrétiens et les juifs. Sinon, pourquoi Jésus aurait-il dit à ses disciples : "Je vous envoie comme des brebis au milieu des loups" (MatthieuX,16) ?

Disciples zélotes

Plus solide est la mention, dans l’entourage de Jésus, de certains disciples qui présentent toutes les caractéristiques des zélotes - Simon le Zélote et Judas Iscariote -, mais leur appartenance semble, en l’occurrence, clairement assumée par les Evangiles.

Dans un autre livre récemment paru, Jésus (Seuil), le théologien suisse Hans Küng, camarade d’études d’un certain Joseph Ratzinger, rappelle fort utilement que "Jésus est en personne le programme du christianisme". C’est pourquoi il y aura encore de nombreuses polémiques sur la vie méconnue de Jésus, sur ses paroles énigmatiques, sur ses années de silence... Blaise Pascal a résumé au mieux le débat, qui ne s’éteindra pas : "Il y a assez de lumière pour ceux qui ne désirent que de voir, et assez d’obscurité pour ceux qui ont une disposition contraire." Le christianisme poursuit sa course, tant il est vrai qu’il est fondé sur la liberté de chacun et qu’à ce titre il demeure tout aussi subversif après deux millénaires.

D) Historicité de Jésus 1 Peut-on nier l’existence historique de Jésus ? (par l’Opus Dei)

Actuellement, les analyses historiques les plus rigoureuses sont d’accord pour affirmer en toute certitude — y compris en faisant totalement abstraction de la foi et du recours aux sources historiques chrétiennes pour éviter toute méfiance éventuelle — que Jésus de Nazareth a existé, a vécu dans la première moitié du Ier siècle, était juif, a passé la majeure partie de sa vie en Galilée, a formé un groupe de disciples qui l’ont suivi, a suscité de fortes adhésions et espérances par ce qu’il disait et par les faits admirables qu’il réalisait, a été au moins une fois en Judée et à Jérusalem, à l’occasion de la fête de la Pâque, a été regardé avec méfiance par certains membres du sanhédrin et avec suspicion par l’autorité romaine, moyennant quoi il a fini par être condamné à la peine capitale par le procureur romain de Judée, Ponce Pilate, est mort cloué sur une croix. Une fois mort, son corps a été déposé dans un tombeau, mais au bout de quelques jours son cadavre ne s’y trouvait plus.

Le développement contemporain de la recherche historique permet d’établir ces faits comme étant prouvés, ce qui n’est pas peu de chose concernant un personnage d’il y a vingt siècles. Il n’existe pas d’évidence rationnelle permettant d’assurer avec plus de certitude l’existence de personnages tels qu’Homère, Socrate ou Périclès, pour ne citer que quelques-uns des plus connus, que celles apportées par les preuves de l’existence de Jésus. Et même les données objectives, vérifiables de façon critique, que nous possédons sur ces personnages sont presque toujours des détails.

Le cas de Jésus est différent, non seulement en raison de la trace profonde qu’il a laissée, mais aussi parce que les informations fournies à son sujet par les sources historiques dessinent une personnalité et soulignent des faits qui vont au-delà de l’imaginable et de ce que peut être disposé à accepter quelqu’un qui pense qu’il n’existe rien au-delà du visible et de l’expérimentable. Les données invitent à penser que Jésus était le Messie qui devait venir gouverner son peuple comme un nouveau David et, plus encore, que Jésus était le Fils de Dieu fait homme.

Pour accueillir vraiment cette invitation, il faut compter sur l’aide divine, gratuite, qui donne une splendeur à l’intelligence et la rend capable de percevoir dans toute sa profondeur la réalité dans laquelle elle vit. Il s’agit d’une lumière qui ne défigure pas cette réalité, mais permet de la capter avec toutes ses nuances réelles, dont beaucoup échappent au regard ordinaire. C’est la lumière de la foi.

Source de cette partie B :

http://fr.be.opusdei.org/art.php?p=21602

E) Le personnage historique de Jésus, un mythe construit de toute pièce

Source : http://www.slate.fr/story/104227/ci...

La plupart des historiens universitaires spécialistes de l’antiquité pensent que le Nouveau Testament (les évangiles) sont « de l’histoire transformée en mythologie religieuse ». En d’autres mots, ils estiment qu’autour du début du premier siècle un rabbin controversé nommé Yeshua ben Yosef a gagné un certain nombre d’adeptes et que sa vie et ses enseignements ont fourni les éléments de départ de ce qui est devenu le Christianisme.

Dans le même temps, ces universitaires reconnaissent que de nombreuses histoires bibliques, une vierge qui donne naissance à un enfant, les miracles, la résurrection... sont une reprise de thèmes mythiques courants au Moyen-Orient à la même époque.

Depuis plus de 200 ans, un grand nombre de théologiens et d’historiens a cherché dans les textes anciens inclus dans la bible ou pas, à découvrir l’homme Jésus à travers le mythe. L’hypothèse selon laquelle Jésus n’aurait jamais existé et serait un mythe construit pour donner un socle à une religion naissante est très minoritaire encore aujourd’hui. C’est sans doute lié au fait que pendant des siècles tous les chercheurs sérieux sur les origines du christianisme étaient eux-mêmes chrétiens.

Mais un nombre croissante d’universitaires s’interroge maintenant ouvertement sur la réalité historique de Jésus. Et ils avancent plusieurs arguments pour douter de la réalité de l’existence du personnage. Voilà cinq de leurs arguments.

- 1- Aucune preuve matérielle du premier siècle confirme l’existence de Yeshua ben Yosef. Selon les termes de Bart Ehrman, Professeur de l’Université de Caroline du nord : « Qu’est-ce que disent les auteurs païens de l’époque de Jésus sur lui ? Rien. Aussi étonnant que cela puisse paraître, il n’existe pas la moindre mention de Jésus par ces contemporains païens. Il n’y a pas de trace de naissance, de transcription de procès, de certificat de décès. Il n’y a pas la moindre expression d’intérêt, pas de calomnies, pas de références passées, rien. Même dans tout le premier siècle, il n’y a quasiment pas de référence à Jésus par une source non juive ou non chrétienne ».

- 2- Plus frappant encore, les premiers auteurs du Nouveau Testament semblent ignorer la plupart des détails de la vie de Jésus. Paul semble ne pas avoir été informé de sa naissance d’une mère vierge. Aucun mage, aucune étoile à l’est, aucun miracle. Paul ne fait pas référence à l’autorité de Jésus même pour prouver ce qu’il avance. Il ne présente jamais les 12 apôtres comme des disciples et en fait ne dit jamais que Jésus a des disciples, que Jésus fait des miracles et que Jésus donne des enseignements. Pierre et Jean qui sont sensés être des personnages importants des débuts du christianisme sont considérés comme insignifiants par Paul qui s’oppose à eux et ne les considère pas comme de vrais Chrétiens !

- 3- Même les évangiles ne se revendiquent pas comme des récits de première main. Nous savons maintenant que les quatre évangiles qui se sont vus donnés les noms des apôtres Mathieu, Marc, Luc et Jean n’ont pas été écrits pas eux. La désignation des noms donnés à ces évangiles s’est faite aux deuxième siècle, environ 100 ans après les débuts supposés du Christianisme.

- 4- Les évangiles, les seuls récits « historiques » de la vie de Jésus, se contredisent à de très nombreuses reprises.

- 5- Les chercheurs modernes, ils sont nombreux depuis plusieurs décennies, qui affirment avoir finalement découvert des traces du « vrai » Jésus décrivent en fait des personnes très différentes. On trouve pêle-mêle un philosophe cynique, un religieux juif orthodoxe charismatique, un Pharisien libéral, un rabbin conservateur, un zélote révolutionnaire, un pacifiste non violent. Une liste complète se trouve ici.


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