Un prêtre corse viré de l’Eglise pour rien, des curés pédophiles gardés en bons chrétiens

dimanche 11 novembre 2018.
 

A) Eclairage apporté par le site catholique Golias

http://www.golias.fr/spip.php?artic...

L’affaire Polge, du nom de cet archiprêtre corse viré comme un malpropre par son évêque, Mgr Jean-Luc Brunin, d’Ajaccio, continue à faire des vagues sur l’île de Beauté.

Curé de Morosaglia, l’abbé Jean-Claude Mondoloni, figure haute en couleur du clergé corse et connu - redouté parfois - pour son franc-parler monte aujourd’hui au créneau : « L’évêque fait de lui le vilain petit canard, alors que d’autres prêtres du diocèse sont dans la même situation ». Un sentiment très largement partagé au sein du presbyterium corse.

L’abbé Jean-Claude Mondoloni a choisi de sortir du silence observé jusqu’alors par les prêtres du diocèse. Curé de Morosaglia, il est le premier à s’exprimer sur la révocation de l’abbé Polge. Partant tout fort au nom de tous ceux qui parlent tout bas. Il crie sa colère et son sentiment d’injustice dans les colonnes de Corse Matin. « Le problème de Roger-Dominique Polge est celui de plusieurs autres prêtres. L’évêque veut en faire « le cas » du diocèse, mais c’est l’arbre qui cache la forêt et l’évêque se cache derrière son petit doigt. Plusieurs prêtres ont les mêmes difficultés que celui de Corte. Ils en ont un peu ras-le-bol d’assister à des réunions car ils ont l’impression qu’on tourne en rond. (...) On reproche à l’abbé Polge de ne pas participer à la caisse de partage des prêtres ? L’évêque a voulu cette péréquation qui consiste à reverser tout ce qui est récolté dans les paroisses à l’évêque, et celui-ci nous reverse à tous un salaire égal. Il y a mensonge sur cette péréquation qu’une dizaine de prêtres n’acceptent pas. L’évêque affirme dans une lettre du 28 décembre 2008 que le conseil presbytéral a décidé à l’unanimité que la péréquation devenait obligatoire. D’abord, ce conseil qu’il utilise comme un parapluie n’a pas à décider parce qu’il n’est qu’un simple conseil. De plus, il n’y a jamais eu de vote. Quoi qu’il en soit, pourquoi s’en prendre uniquement à Polge ? (...) L’évêque veut régler des comptes avec d’autres, et pour ce faire, il a choisi le maillon faible en s’attaquant à Polge. Pour montrer aux autres jusqu’où il pouvait aller (...) Dans la lettre que j’ai écrite à l’évêque, je lui ai fait remarquer qu’il se prétendait garant de la communion ecclésiale alors qu’il passe son temps à dire du mal, y compris de ses prêtres. Il n’est pas le bon Pasteur. Jean-Paul II a bien dit que l’évêque ne doit pas gouverner comme les puissances de ce monde. Il ne doit pas faire sentir son pouvoir, mais s’en servir pour faire grandir son peuple », conclut Jean-Claude Mondoloni.

Nous rajouterons cette phrase prononcée par Mgr Brunin dans La Croix : « Il faut aussi tenir compte de l’arrière-plan : on approche enfin du procès dans lequel est mis en cause l’ancien économe du diocèse pour détournement de fonds, et ce prêtre était proche de l’économe. »

Cette remarque laisse au lecteur le sentiment que le curé Polge est aussi impliqué, au final, dans cette affaire de détournement... ce qui bien sûr permet de l’enfoncer un peu plus. A vouloir trop vous justifier, Mgr Brunin, vous dérapez non ?

B) Le point de vue de l’évêque (dans Corse matin)

Monseigneur Jean-Luc Brunin, évêque d’Ajaccio pour la Corse, s’est enfin exprimé longuement en réaction au mouvement de solidarité exprimé envers l’archiprêtre de Corte :

« Puisqu’on somme l’évêque de s’expliquer sur la situation de l’abbé Polge, étant sauve la nécessaire discrétion sur les éléments du dossier qui ne concernent que le prêtre et son évêque, voici ce que je peux dire pour éclairer les gens qui manifestent leur émotion. Voilà déjà plusieurs années que l’abbé Roger-Dominique Polge est interpellé sur sa façon de vivre le ministère pastoral des communautés du Cortenais. On lui a fait remarquer à plusieurs reprises, qu’il ne pouvait se tenir à distance des recherches vécues par les prêtres, les diacres et les laïcs des divers conseils, et qui visent à comprendre et accompagner les évolutions de notre église en Corse.

Avec un nombre plus réduit de prêtres, avec des laïcs de plus en plus nombreux en responsabilité dans l’église, de nouvelles manières de vivre le ministère de prêtre sont à chercher. Ce fut, d’ailleurs, la question travaillée par les évêques de France à Lourdes, la semaine dernière. Il n’est plus possible à un prêtre de s’isoler et de se dispenser de la réflexion et du ressourcement spirituel partagé avec les prêtres du diocèse, au risque de ne plus pouvoir assumer convenablement sa mission. Cette attitude d’isolement se manifestait aussi concrètement par le refus de participer à la caisse de partage, mise en place en janvier 2008, pour un traitement équitable des prêtres. Sur ce point aussi, il fut plusieurs fois interpellé.

« Il s’est enfermé dans une sorte de séparatisme ecclésial »

C) Un prêtre licencié pour incompatibilité d’humeur avec son évêque. Pourquoi alors tant de compréhension pour les prêtres pédophiles ?

Après avoir lu tous les articles concernant le licenciement de l’abbé Polge par son évêque Monseigneur Jean-Luc Brunin, j’ai acquis la certitude qu’il s’agit du vulgaire règlement de compte d’un supérieur hiérarchique contre le "maillon faible" de quelques subordonnés un peu contestataire.

Un tel licenciement pose évidemment question :

- au regard du droit du travail

- en comparaison de l’accompagnement hautement compréhensif et aux dépens des victimes dans les cas de pédophilie d’ecclésiastiques.

Articles sur la pédophilie d’ecclésiastiques et le silence de l’Eglise catholique

Cliquer sur l’adresse URL ci-dessous pour accéder aux liens :

http://www.gauchemip.org/spip.php?r...


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