Le clivage droite-gauche à l’heure de Jospin, Royal, Hollande et Valls !

dimanche 17 mars 2019.
 

Malgré ses faiblesses, la gauche française est apparue aux citoyens comme plus démocratique, plus sociale, plus émancipatrice que la droite. Aussi, le clivage gauche droite s’est maintenu durant deux siècles. Hollande et Valls sèment jour après jour la confusion dans l’électorat de gauche tout en conduisant cette gauche et le pays dans une impasse totale.

1) Fondements historiques du clivage gauche droite

27, 28 août 1789 Naissance du clivage droite gauche

La "gauche" française a été :

- nourrie de combats sociaux, démocratiques et politiques des Lumières à 1981 en passant par la Révolution française, l’opposition à la Restauration, la révolution de 1848, la lutte pour les droits et le suffrage universel... Notons l’importance particulière dans l’identité de gauche au 20ème siècle du combat antifasciste et de la laïcité.

Du 6 au 12 février 1934, la France ouvrière et républicaine stoppe le fascisme

- nourrie de l’aspiration populaire à plus de partage des richesses, de liberté, de justice, de protection sociale, d’humanité, de citoyenneté, de prise en compte de l’intérêt public, de bonheur, d’universalisme. Ces aspirations ont convergé idéologiquement et électoralement vers la gauche parce que politiquement la "gauche" leur a donné un certain débouché par son action dans des municipalités et par un rôle plus social de l’Etat lorsqu’elle était au gouvernement (retraites, réduction du temps de travail, vote des femmes, impôt progressif, droit du travail...)

Gauches au gouvernement... avancées sociales et démocratiques (Jacques Serieys)

- nourrie d’une image de défense du peuple par ses campagnes contre les 200 familles en faveur d’une redistribution des richesses, par son soutien à des revendications ouvrières

La gauche à construire et à réhabiliter, c’est celle qui est fidèle au peuple, à ses demandes et besoins

L’univers mental des militants de gauche s’ancre dans ces combats passés, les objectifs présents et futurs pour l’émancipation individuelle et collective (santé, éducation, culture...).

Qu’est ce que la gauche en France ?

Fabien Escalona (enseignant en sciences politiques, Grenoble) avance les fondements suivants du clivage droite gauche :

«  Il est sans doute vain de décréter ce qui serait son essence immuable, mais certains ont cherché à identifier des invariants. Ils opposent d’un côté la droite avec son attachement à l’ordre, à la hiérarchie et à l’autorité ; et de l’autre la gauche, avec l’égalité comme « étoile polaire », la « rectification » de l’ordre existant comme tâche permanente, et l’autonomie ou l’autogouvernement comme principe politique.

En ce sens, la gauche serait ce mouvement de revendication démocratique qui vient toujours contester l’ordre établi, y compris d’anciennes gauches, au nom des promesses d’émancipation de la modernité. Je crois qu’il y a un fort attachement culturel à cette définition de la part de l’aile gauche du PS et de la gauche radicale (la façon dont ils l’incarnent étant une autre question). Or, la ligne de ceux que vous appelez les sociaux-libéraux, et dont beaucoup relèvent en fait de ce que j’appelle le « social-conservatisme », heurte de plein fouet ce fonds culturel commun. Manuel Valls, en particulier, est convaincu que la « mondialisation » exige de redéfinir le contenu de la gauche ainsi que son périmètre d’alliances. »

La droite a regroupé des courants politiques conservateurs comme le fascisme, le royalisme, les intégrismes religieux, le nationalisme, les traditions autoritaires (bonapartisme en France au 19ème siècle, orbanisme en Hongrie au 21ème siècle...).

Aujourd’hui, la droite constitue surtout l’outil politique des dominants (grand patrons, spéculateurs...) et porte leur conception du monde (libéralisme capitaliste). Ne pouvant disposer d’une majorité électorale en défense officielle des rentiers, elle fait attention à ne pas se couper de la vieille droite populaire qui avait fait les beaux jours du pétainisme.

L’opposition entre d’une part des forces populaires et progressistes (la gauche depuis 200 ans), d’autre part des forces profiteuses et réactionnaires (la droite depuis 200 ans) constitue une donnée de l’histoire. Cependant, des reclassements s’opèrent en permanence. Une partie des élus de gauche passe à chaque génération du côté de l’ordre établi, trouvant toujours des raisons "modernes" à faire valoir. Dans le même temps, la droite se voit obligée d’évoluer avec la démocratisation de la société, l’obligeant à défendre ce qu’elle dénonçait cinquante ans plus tôt ; les historiens conceptualisent cela par le terme de sinistrisme (évolution vers les positions de la gauche) de la société et de la droite.

Aussi, la répartition géographique momentanée des députés français le 28 août 1789, pour décompter les voix, entre une gauche et une droite est devenue au 21ème siècle une réalité politique centrale sur les cinq continents.

Les grandes périodes d’ancrage historique de la gauche en France

2) Le clivage droite gauche analysé par le CEVIPOF

Le clivage droite gauche a connu bien des aléas depuis 200 ans dans ses formes et dans son acuité. Depuis 20 ans le plus surprenant, c’est son maintien malgré toutes les raisons qui poussaient à son atténuation.

Les essais de dépassement "moderniste", par delà la droite et la gauche ont explosé lors des élections malgré la popularité des candidats. Les exemples de Jean Jacques Servan Schreiber ou Bernard Kouchner l’attestent. Un institut de sondage a demandé en 2007 à un panel de Français comment ils se situaient sur un axe droite gauche ; 95 pour cent s’y sont positionnés.

A quoi correspond ce classement à droite et à gauche ? Plusieurs études ont montré le rôle de l’appartenance sociale, des traditions politiques locales et familiales, des expériences générationnelles, de la religion... Il serait trop long de détailler cela ici. Notons seulement les divergences idéologiques révélées par toutes les études, y compris les plus récentes.

Du point de vue des grands débats politiques, Colette Ysmal, directrice du CEVIPOF (Centre de recherches politiques de Sciences Po), constatait de grosses divergences entre droite et gauche sur quatre points :

- pour un rôle actif de l’Etat : 93% dans l’électorat communiste, 59% socialiste, 45% écologiste contre 40% UDF, 34% RPR

- acquis sociaux garantis par l’Etat : 89% de l’électorat communiste, 66% socialiste, 57% écologiste, contre 42% UDF, 34% RPR

- ouverture culturelle et sociétale : 56% communiste, 59% socialiste, 60% écologiste contre 43% UDF, 36% RPR

- attitude plus ou moins xénophobe : 48% communiste, 48% socialiste, 61% écologiste contre 68% UDF, 80% RPR, 98% Front national

Les divergences entre droite et gauche sont également très nettes quant au sens positif ou négatif de mots comme laïcité, grève, syndicat, nationalisation, militarisme, nationalisme, colonialisme...

Un autre point de clivage concerne la façon d’appréhender la question de la sécurité : attitude "tout sécuritaire" à droite ( 85% dénoncent les juges comme trop indulgents vis à vis des petits délinquants) ; lien entre résolution des difficultés sociales et sécurité à gauche. Ce désaccord se cristallise par exemple sur la question de la police de proximité.

Depuis 1981, une évolution significative concerne le pourcentage de citoyens se réclamant du "centre" car il a sans cesse diminué : 14% en 1981, 13 en 1991, 10 en 1996, 9 en 2002.

Le principal point de clivage entre électeurs de gauche et électeurs de droite, c’est celui du libéralisme économique soutenu par 74% des sympathisants de droite alors que ceux de gauche se pronocent plus en faveur d’un rôle de l’Etat auprés des entreprises. S’il était besoin d’arguments pour ne pas abandonner notre ancrage identitaire "à gauche", ce point de clivage seul serait un argument suffisant.

3) Le clivage droite gauche à l’heure des présidentielles 2002

Lionel Jospin fournit un exemple type de message brouillé adressé à l’électorat de gauche. Il avait en effet très mal débuté sa campagne en la signant d’entrée sous le slogan « Mon programme n’est pas socialiste » puis en la continuant sur le thème des limites de l’Etat et de la politique vis à vis des "entreprises" et des "marchés". Il avait cru l’emporter sur une communication soft de valorisation de sa personne et de son bilan.

Au moment où l’électorat de gauche attendait des garanties orales sur le maintien d’un cap à gauche, il lui adressait une fin de non recevoir. Au lieu de gagner des voix au centre, à droite et dans l’électorat peu politisé, Lionel Jospin a perdu des voix dans le socle d’électorat socialiste jusque-là plutôt favorable à sa rigueur morale, à son discours compréhensible à gauche, à son activité intense.

L’explosion du nombre de candidats à gauche symbolisa dès lors une réalité politique profonde : l’explosion de la gauche due à l’évolution social-libérale du Parti Socialiste (et des radicaux évidemment). Arlette Laguiller répétait qu’elle refusait de se compter au sein de « la gauche » et donc de prévoir un désistement pour le second tour ; elle expliquait même ne pas voir de différence entre la gauche de Jospin et la droite de Chirac. Jean Pierre Chevènement construisait son pôle républicain « ni de droite, ni de gauche », prenant à rebrousse-poil toute la tradition de gauche française, s’affichant même avec des élus villiéristes, prototypes de l’identité de droite. Quant à une partie importante du mouvement écologiste, elle a rêvé, à son profit, d’un remplacement du clivage droite gauche par celui entre productivistes et écologistes ; aussi importantes que soient les questions d’environnement elles ne peuvent ainsi rayer d’un trait de plume une identité de gauche ancrée dans la réalité historique ( partisans d’une république démocratique, laïque et sociale) et sociologique (salariés d’un côté et capitalistes de l’autre, pauvres d’un côté et riches de l’autre). On pouvait ainsi entendre des propos contradictoires portés par des « radicaux » reprochant à la gauche de ne pas être assez « ouvrière » dans son programme et sa base sociale mais aussi d’être restée trop marquée par son histoire ouvrière pour se dégager du productivisme.

Une fois l’élection passée, Jacques Julliard se chargea dans le Nouvel Observateur de faire l’autopsie, de théoriser les raisons de la mort du clivage droite gauche :

« Les conflits qui opposaient les deux « camps » portaient sur trois sujets :

-  la question institutionnelle (république ou monarchie puis exécutif fort de type présidentiel contre régime parlementaire)

-  la question religieuse ( notamment à travers la querelle de l’école)

-  la question sociale, c’est-à-dire le débat sur le système économique.

« Or, ces trois questions ont été plus ou moins liquidées :

-  en choisissant la Constitution de 1958, 80% des Français se sont prononcés pour un exécutif fort.

-  malgré quelques soubresauts, la question scolaire a été globalement réglée par la loi Debré qui prévoit des subventions aux écoles privées agrées

-  l’effondrement du communisme a pacifié la question sociale ».

Jacques Julliard se trompe. La démocratisation des institutions, la laïcité et la question sociale (voir luttes sur les retraites, le CPE...) restent au coeur des préoccupations d’une majorité de citoyens.

4) Le clivage droite gauche à l’heure des présidentielles 2007

La campagne 2007 de Ségolène Royal n’a fait qu’accentuer les vices de celle de 2002 : personnalisation du débat, utilisation de sondages comme repères de validité des messages, bien-pensance consensuelle médiatique... Nous retrouvons aussi une forte capacité des candidats à brouiller le repère droite gauche.

Nicolas Sarkozy s’attaque aux « patrons voyous », valorise la France du travail, dénonce la fracture sociale alors que Jean Marie Bockel , socialiste connu soutenant Ségolène Royal dénonce le projet du PS « vestige d’un socialisme rigide », s’en prend « au fétichisme du rassemblement de la gauche ». Pire, il signe avec un député UDF et un sénateur UMP un appel à l’unité de la droite et de la gauche comme en Allemagne (« au cours de l’histoire de la France, il est souvent arrivé que les hommes et les femmes de bonne volonté mettent en commun leurs énergies... Les derniers exemples remontent à 1946 et 1958 »).

Ségolène Royal et une partie de son équipe considèrent finissants d’une part le clivage droite gauche, d’autre part le lien social entre les partis (de gauche et de droite) et leur électorat. Aussi, la candidate socialiste s’adresse aux citoyens de gauche, non par le discours émancipateur et identitaire ( socialement et culturellement) de gauche mais en fonction des outils anglo-saxons de communication politique comme la triangulation (mettre en avant des thèmes auxquels sont sensibles les électeurs adverses) ou la "politique de la vie" (référence fréquente aux faits quotidiens et aux valeurs familiales traditionnelles). Il s’agit d’un discours d’après clivage droite gauche visant surtout la construction d’un rapport essentiellement personnel à l’électorat.

Ce type de campagne laisse une place considérable à gauche du Parti socialiste pour une force ou front anti-libéral autour d’un(e) candidat(e). La LCR choisit ce moment pour relancer ses commentaires sur les ambiguïtés de l’identité de « gauche » (avec des guillemets systématiques). Laguiller redit à peu près la même chose que ce qui pouvait se dire en 1938. Quant au Parti Communiste, je doute fort de sa capacité à servir d’ossature à un front unitaire ; beaucoup de ses cadres sont trop habitués à l’auto-proclamation comme "seul parti ouvrier" ...

5) Le brouillage complet du message de gauche par Hollande et Valls

- Nous avions constaté plus haut le rôle néfaste des campagnes menées par les candidats du Parti Socialiste lors de l’élection présidentielle. Avec 2012, arrive un nouveau scénario, le pire, celui du mensonge, de la trahison des engagements de campagne.

Pour ne pas se couper de l’électorat de gauche, François Hollande désigne publiquement son ennemi : la finance. Pour ne pas se couper des financiers, il leur donne des gages plus discrets. Assez rapidement, la réalité transparaît pour l’électorat de gauche : il vient d’élire un président décidé à mener une politique de droite sur tous les sujets politiques importants.

Sous les pas du duo François Hollande et Manuel Valls, même les roses les plus résistantes se fânent puis meurent ; rien n’y pousse plus à gauche. Une contribution parue dans La Tribune (journal économique marqué à droite) clarifie bien la politique voulue par l’Union Européenne et appliquée par le gouvernement.

« Cette politique économique que promeut le premier ministre est, d’abord, dans ses grandes lignes, celle qu’a défendu et mise en œuvre le gouvernement de François Fillon à la fin du quinquennat de Nicolas Sarkozy. C’est une politique de l’offre fondée sur un abaissement du coût du travail et une compression de la demande intérieure afin de regagner de la compétitivité coût. Dans le cadre européen, cette politique s’appuie sur des instances « indépendantes » (Commission européenne, haut conseil des Finances publiques) qui garantissent sa poursuite, quelle que soit la couleur poltiique de l’exécutif. Cette politique basée sur le pacte de responsabilité avait été largement entamée par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault avec le CICE et la hausse de la TVA. Mais elle est désormais, et depuis la fameuse « conférence de presse » présidentielle du 14 janvier, assumée. Ce n’est du reste pas un hasard si l’on a pu retrouver dans ce « grand » discours de François Hollande les grands leitmotivs sarkozistes, comme la fameuse harmonisation fiscale (unilatérale évidemment) avec l’Allemagne. »

Dans les colonnes du Figaro, Fabien Escalona (enseignant à Sciences Politiques, Grenoble) explique à juste titre « L’exécutif pousse particulièrement loin la reconversion néolibérale du projet socialiste, certes entamée il y a trente ans, mais de façon heurtée ou partielle... Il s’agit d’une tentative violente de modifier le centre de gravité du parti, qui provoque inévitablement des réactions, y compris de députés classiquement sociaux-démocrates comme Pierre-Alain Muet. »

Dans les cénacles de la social-démocratie européenne et mondiale, Lionel Jospin faisait figure de bolchévik, François Hollande de bon élève du Parti démocrate US.

La politique menée par François Hollande et Manuel Valls va bien au-delà, incomparablement au-delà de ce que disait et faisait Lionel Jospin ; elle se situe indiscutablement dans la continuité des orientations de Nicolas Sarkozy.

Cap à gauche ou cap suicide !

6) CONCLUSION

Vive la gauche d’hier, d’aujourd’hui et de demain !

Non, la gauche n’est pas morte. Ni en 1940, ni en 1958, ni en 1993, ni en 2002, ni en 2012

A chaque défaite de la gauche, à chaque moment difficile de la gauche, la presse au service de l’argent-roi jubile sur son implosion et même sa mort.

La mort de la gauche serait une victoire extraordinaire pour les champions du libéralisme comme pour les fils spirituels du cléricalisme conservateur, des ligues nationalistes, du pétainisme et du gaullisme.

Ce serait une victoire historique pour le grand capital français qui n’a jamais pu stabiliser et faire perdurer un grand parti conservateur à son service tant cette maudite gauche pesait culturellement et institutionnellement dans le pays ; le grand capital n’a jamais pu non plus aspirer la gauche de façon durable dans une simple gestion du système.

Ce serait une victoire extraordinaire pour les libéraux européens inquiets depuis la naissance en Allemagne d’un courant politique apte à peser dans les rapports de force du continent sous ce seul nom maudit pour eux : Parti de La Gauche. Il en irait de même pour le capitalisme financier transnational.

Nous ne sous-estimons pas du tout les ambiguïtés, erreurs ou trahisons de la gauche à tel ou tel moment dans tel ou tel pays. Parmi les partis cités dans l’actualité de cet été, plusieurs directions de partis membres de l’Internationale socialiste sont totalement passées du côté des multinationales et de l’impérialisme américain, comme les partis travaillistes de Grande Bretagne et d’Israel, Action démocratique au Vénézuéla.... Ce n’est pas mieux du côté des ex partis communistes avec par exemple, l’alliance gouvernementale récente de l’ex PC slovaque devenu "social-démocrate" avec l’extrême droite.

Mais ce n’est pas une raison pour ne plus nous réclamer de l’identité que ce nom symbolise dans de nombreux peuples et qui explique sa pérennité. Nous ne gagnerions rien à dévaloriser ce mot de gauche baptisé du sang de nos aïeux, ancré dans les masses comme synonyme des épopées révolutionnaires et progrès sociaux, comme drapeau collectif cousu de valeurs et propositions programmatiques. Si demain les milieux populaires et progressistes ne faisaient plus référence à la gauche, est-il certain que cela clarifierait la conscience politique ?

Dans les pays où n’existe pas ce clivage droite gauche comme aux Etats-Unis, la conscience politique en est-elle améliorée ? Que non ! Casser la référence des milieux ouvriers et populaires à la gauche, ce serait aussi détruire une grande partie des fondations sur lesquelles, par exemple, la construction d’une force anti-libérale serait possible. De plus, je considère que l’Union de la gauche de 1973 à 1983 était globalement un Front unique ouvrier ; le "front de classe" dont une partie des dirigeants se réclamaient ne change rien à cette caractérisation. Ce qui manquait à l’Union de la gauche, c’était plus une aile gauche unitaire, de masse et anticapitaliste conséquente qu’autre chose.

Nous choisissons donc de nous réclamer de la gauche, de contribuer à l’unir, la mobiliser, la faire vaincre tout en disputant son avenir à ceux et celles qui la mènerait dans le mur.

L’extrême gauche l’a bien compris en présentant des listes électorales "Vraiment à gauche", "Cent pour cent à gauche". De même, les trotskystes italiens s’organisent dans un groupe nommé "Gauche critique".

Jacques Serieys, article du 1er août 2006, complété par la partie 5 le 26 août 2014

Cet article est également mis en ligne à la rubrique "Gauche"


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