12 septembre 1919 : l’armée charge Hitler de construire le parti nazi

jeudi 9 novembre 2017.
 

Pour de nombreux biographes, Hitler brode dans Mein Kampf une histoire personnelle utile pour son combat politique nationaliste et antisocialiste. Je pense qu’il ne faut pas négliger a priori des éléments importants de cet écrit pour comprendre sa trajectoire idéologique.

A) L’importance du militarisme et pangermanisme préfasciste chez le jeune Hitler

Personnellement, je suis frappé par l’importance de la guerre durant son enfance, comme lecture, comme jeu préféré, comme conception du monde et comme centre d’intérêt principal, suivant dès l’âge de dix ans les aléas de la guerre des Boërs.

Cette valorisation de la guerre va de pair avec son pangermanisme expansioniste « Une heureuse prédestination m’a fait naître à Braunau-am-Inn, bourgade située précisément à la frontière des deux Etats allemands dont la nouvelle fusion nous apparaît comme la tâche essentielle de notre vie... L’Autriche allemande doit revenir à la grande patrie allemande... Lorsque le territoire du Reich contiendra tous les Allemands, s’il s’avère inapte à les nourrir, de la nécessité de ce peuple naîtra son droit moral d’acquérir des terres étrangères. La charrue fera alors place à l’épée, et les larmes de la guerre prépareront les moissons du monde futur. »

Hitler présente le nationalisme allemand comme ancré très tôt en lui. Le contexte historique dans lequel il grandit nous incite à le croire.

Le pangermanisme est un courant politico-culturel visant l’unité de tous les germanophones (Autriche, Flandre, Alsace, Suisse alémanique...) au sein d’une Grande Allemagne (Grossdeutschland). Dans les années 1885 à 1914, il se développe au sein de l’empire austro-hongrois parmi les populations de langue allemande en réaction aux volontés d’émancipation des autres peuples, particulièrement slaves. Il est également marqué dans toute son histoire par des orientations idéologiques globalement d’extrême droite.

Ses racines idéologiques mythiques remontent à la "guerre de libération" contre Napoléon, avec l’action de Johannes Palm, fusillé à Braunau-am-Inn (petite ville autrichienne à la frontière austro-allemande où est érigée sa statue, lieu de naissance d’Adolf Hitler le 20 avril 1889). « Lors du plus complet effondrement qu’ait connu notre patrie, un libraire de Nüremberg, Johannes Palm, nationaliste endurci et ennemi des Français, mourut pour cette Allemagne qu’il aimait si ardemment jusque dans son malheur » (Mein Kampf).

De 1903 à 1907, Adolf Hitler étudie à l’Ecole supérieure de Linz. Toute la Haute-Autriche, dont cette ville est le chef-lieu, présente des caractéristiques culturelles majoritairement de droite, conservatrices, clairement pré-fascistes. Les biographes importants d’Hitler (Kershaw, Maser...) écrivent que cette immersion idéologique a pesé sur son parcours. Le jeune élève est particulièrement marqué par son professeur d’histoire géographie (Léopold Poetsch), par ailleurs réputé publiquement pour son pangermaniste militant.

De 1908 à 1914, Adolf Hitler vit à Vienne où il subit à nouveau l’influence des préfascistes autrichiens, en particulier du maire de la capitale : Karl Lueger. En 1913, il reçoit sa part d’héritage paternel et en profite pour s’installer à Munich (24 mai 1913).

B) Hitler durant la Première Guerre mondiale

Le 3 août 1914 « s’abattit enfin sur la terre le premier formidable coup de foudre : la tempête se déchaîna et au tonnerre du ciel s’entremêlèrent les feux roulants des canons de la guerre mondiale... La guerre de 1914 ne fut, Dieu en est témoin, nullement imposée aux masses, mais au contraire désirée par tout le peuple... Pour moi aussi, ces heures furent comme une délivrance des pénibles impressions de ma jeunesse. Je n’ai pas non plus honte de dire aujourd’hui qu’emporté par un enthousiasme tumultueux, je tombai à genoux et remerciai de tout cœur le ciel de m’avoir donné le bonheur de pouvoir vivre à une telle époque. Une lutte pour la liberté était engagée et telle que la terre n’en avait jamais vue de plus puissante ; car, dès que la roue de la fatalité tourna, la conviction se fit jour dans les grandes masses que, cette fois, il ne s’agissait pas du sort de la Serbie ou même de l’Autriche, mais de l’existence ou de la fin de la nation allemande. » (Mein Kampf).

Nous avons déjà noté le racisme anti-slave d’Hitler ; dès 1914, son nationalisme exalté et son militarisme ne font pas de doute non plus. « C’était la lutte de l’Allemagne pour son maintien, de la nation allemande pour être ou ne pas être, pour sa liberté et son avenir. L’Allemagne de Bismarck devait maintenant se battre ; ce que les aïeux avaient conquis en répandant héroïquement leur sang dans les batailles depuis Wissembourg jusqu’à Sedan et Paris, devait à nouveau être gagné par la jeunesse allemande... alors notre peuple reviendrait prendre sa place dans le cercle des grandes nations par sa puissance extérieure... »

L’Allemagne déclare la guerre à la France et à la Serbie. Né en Autriche mais sur la frontière avec l’Allemagne, de langue et culture allemandes, d’idées pangermanistes, Adolf Hitler s’engage en août 1914, à Munich, dans l’armée du Kaiser. Il servira sous ce drapeau dans les 2ème et 16ème régiments d’infanterie (bavarois) jusqu’au 31 mars 1921.

Durant la Première guerre mondiale, il est blessé deux fois et décoré de la Croix de fer de 1re classe. Sa fonction mérite réflexion : le voilà promu caporal, rattaché aux officiers d’état-major du régiment comme « estafette » (transmission des ordres aux commandants des bataillons et compagnies) et « homme de confiance » (informateur de la hiérarchie sur le moral des troupes). Le récent ouvrage de Thomas Weber affirme qu’il a « passé pratiquement les quatre ans de la guerre quelques kilomètres derrière la ligne de front et donc souvent en dehors des zones les plus dangereuses ». Il lit beaucoup, discute avec les officiers… Pourquoi est-il choisi pour ce travail de planqué servile ? A mon avis, parce que les officiers supérieurs apprécient son comportement discipliné et ses idées pangermanistes, militaristes, antidémocratiques et antisémites.

Quelques points doivent être noté :

- c’est l’armée qui lui apporte à Hitler une unité de lieu entre son monde guerrier imaginaire ( " je n’étais nullement « pacifiste » et toutes les tentatives de me former dans ce sens furent vaines ") et le monde guerrier effectif de 1914-1918

- c’est l’armée qui lui fournit sa première occasion de vie collective sécurisante, lui l’asocial qui n’avait jamais eu de lieu de vie stable (nombreux déménagements dans son enfance puis vagabondage), qui n’avait pu conserver d’ami, qui avait toujours eu du mal à participer à une conversation.

- c’est l’armée qui fournit à Hitler sa première occasion de stabilité professionnelle, lui qui rêvait de vivre de ses talents d’artiste peintre et avait raté par deux fois l’entrée à l’Académie des Beaux-Arts.

- c’est l’armée qui fournit à Hitler sa première occasion de valorisation personnelle et de promotion sociale.

L’enthousiasme du futur führer ne fait aucun doute.

« Commença pour moi, ainsi que pour tout Allemand, le temps le plus inoubliable et le plus sublime de toute mon existence terrestre. Devant les événements de cette lutte gigantesque, tout le passé se réduisit à un néant insipide... Je me vois dans le cercle de mes chers camarades, d’abord sous l’uniforme, puis sortant pour la première fois, à l’exercice, jusqu’à ce que vint enfin le jour du départ pour le front... Je vis pour la première fois le Rhin, lorsque le long de ses flots paisibles, nous nous acheminions vers l’Ouest, afin de protéger ce fleuve allemand entre tous les fleuves contre l’avidité de l’ennemi séculaire. Lorsqu’à travers les tendres voiles du brouillard matinal, les premiers rayons du soleil firent briller à nos yeux le monument de Niederwald, s’éleva de l’interminable train militaire vers le ciel matinal la vieille Wacht am Rhein, et ma poitrine devenait trop étroite pour contenir mon enthousiasme...

Survint une nuit froide et humide en Flandre... commencèrent les crépitements des balles et les bourdonnements des canons, les chants et les hurlements des hommes... de loin arrivaient jusqu’à nos oreilles les accents d’un chant qui nous gagnait peu à peu, qui se transmettait de compagnie à compagnie, et quand la mort commença ses ravages dans nos rangs, le chant s’empara de nous aussi, et nous le transmîmes plus loin à notre tour : Deutschland, Deutschland über alles, über alles in der Welt !

De jeune volontaire, j’étais devenu vieux soldat. Mais ce changement s’était accompli dans l’armée entière. Dans les perpétuels combats, elle vieillit et s’endurcit, et ceux qui ne pouvaient soutenir l’assaut. furent brisés par ce dernier... Des années peuvent s’écouler, jamais personne n osera parler d’héroïsme sans penser à l’armée allemande de la guerre mondiale. Alors émergera des voiles du passé la vision immortelle du solide front des gris casques d’acier, qui ne fléchit ni ne recule. Aussi longtemps qu’il y aura des Allemands, ils auront présent à l’esprit que tels furent autrefois leurs aînés. »

Cette citation un peu longue permet de comprendre en quoi l’armée a représenté une lieu de maturation politique pour Hitler.

C) Hitler contre la politique, les parlementaires, les civils, les journalistes...

Il est hautement probable qu’Adolf Hitler a intégré durant la guerre les préjugés conservateurs de la caste militaire allemande contre les politiques, contre la démocratie parlementaire, contre la liberté de la presse. Mieux, il s’identifie définitivement à l’armée, aux soldats de la Grande Allemagne trahis par les politiciens et surtout trahis par le mouvement ouvrier socialiste.

Citons ici seulement deux paragraphes.

« J’étais alors soldat et n’avais pas l’intention de faire de la politique. Ce n’était d’ailleurs vraiment pas le moment. Je nourris encore aujourd’hui la conviction que le dernier valet de charretier avait rendu à la patrie de meilleurs services que même le premier, dirons-nous, des « parlementaires ». Je n’ai jamais détesté ces bavards plus que justement dans le temps où tout gaillard digne de ce nom qui avait quelque chose à dire, le criait au visage de l’ennemi, ou tout au moins laissait, comme il convenait, son appareil à discours chez lui et remplissait quelque part en silence son devoir. Oui, je détestais alors tous ces « politiciens », et si cela avait dépendu de moi on aurait immédiatement formé un bataillon parlementaire de balayeurs, car ainsi ils auraient pu s’en donner à cœur joie et autant qu’il le leur fallait, de bavarder, sans irriter les hommes droits et honnêtes, et même sans leur nuire. » (Mein Kampf)

Déjà, dès les premières victoires, une certaine presse commença à laisser tomber lentement et peut-être d’une façon non immédiatement perceptible pour beaucoup de gens, quelques gouttes d’amertume dans l’enthousiasme général... Au lieu de prendre ces bavards par leurs longues oreilles et de les conduire au poteau pour les y suspendre à une corde, afin de mettre ces chevaliers de la plume hors d’état d’offenser la nation en fête en faisant de la haute psychologie, on commença à prendre réellement des mesures tendant à atténuer la joie « inconvenante » saluant chaque victoire.

La caste militaire prussienne puis allemande a toujours été marquée par un immense sentiment de supériorité vis à vis du reste de la population, par une infinie morgue nationaliste. En 1918, elle refuse de prendre en compte les vraies raisons de sa défaite militaire (en particulier son isolement international) et développe la théorie du "poignard dans le dos" ; les politiciens et révolutionnaires auraient sabordé l’Allemagne alors que les armées l’auraient défendue héroïquement. Hitler s’avère un excellent propagandiste de ce mensonge.

D) Adolf Hitler pendant la Révolution bavaroise des Conseils

Début novembre 1918, un processus révolutionnaire puissant et rapide secoue toute l’Allemagne.

Le 7 novembre, la coordination des Conseils d’ouvriers et de soldats constitue la seule institution publique reconnue sur Munich, capitale de la Bavière. L’Allemagne ne peut plus gagner la guerre ; le 11 novembre, un armistice est signé entre les belligérants.

Le roi Louis III s’enfuit puis abdique ; la Bavière devient une république dans laquelle les comités populaires (dans chaque grosse ville en particulier) se radicalisent de plus en plus vers la gauche.

Fin avril 1919, le gouvernement socialiste de Berlin décide de noyer dans le sang la république bavaroise en s’appuyant sur des militaires et paramilitaires d’extrême droite (corps franc Von Epp). Cette forte armée blanche de 35000 hommes écrase la gauche bavaroise et établit un gouvernement nettement marqué à droite. Les assassinats se multiplient. Dans l’armée, tout officier, sous-officier ou soldat ayant participé activement au mouvement doit être mis en prison ; une commission d’enquête de 3 personnes est mise en place au 2ème régiment d’infanterie. Hitler y est nommé par le commandement ; son rôle consiste à dénoncer les hommes de troupe ; il suit même une formation dispensée par l’armée pour contrer les idéaux de la gauche révolutionnaire.

Le général en chef des troupes de répression (Arnold Von Möhl) :

- crée un Détachement n°4 chargé de surveiller la population, la presse, les organisations politiques ; Hitler y est intégré.

- fixe, dans ses ordres de mission des 16 et 28 mai 1919, comme objectif militaire essentiel de casser l’influence "socialo-marxiste" sur la ville de Munich par une véritable bataille de propagande (conférences, cycles d’enseignement contre le marxisme...). Le colonel du 2ème régiment intègre son "homme de confiance" Adolf, dans le dispositif. Il doit convaincre, motiver, mobiliser... Pour la première fois, ses talents d’orateur trouvent un auditoire et un bon accueil.

E) Hitler, nazi de confiance pour l’armée

En juin 1919, Hitler fait partie des formateurs choisis pour suivre un cycle (fondamentalement nationaliste et anti-socialiste) de conférences organisé par l’armée et donné à l’université de Munich. Il s’inscrit tellement bien dans l’état d’esprit de ces cours qu’il prend plusieurs fois la parole.

Le 7 juillet 1919, l’ancien marginal viennois est officiellement intégré par l’armée dans son petit groupe de "propagandistes", sous les ordres du capitaine Karl Mayr, typique de l’orientation politique majoritaire parmi les officiers supérieurs : opposé à la république et à la démocratie politique, opposé au mouvement ouvrier posé comme diviseur de la Nation, violemment antisémite et anticommuniste. En quoi consiste le rôle de ces "propagandistes" militaires ? Se servir des mouvements révolutionnaires récents en Russie, Finlande, Hongrie, Allemagne, Italie... pour montrer toute leur nocivité.

Adolf Hitler se voit particulièrement chargé de bourrer le crâne des prisonniers allemands libérés et en transit avant leur démobilisation. Nous avons par l’écrit d’un lieutenant qu’il se laisse aller à une grande violence antisémite.

Le futur führer devient une personnalité publique représentant l’armée en Bavière grâce à une idéologie d’extrême droite appréciée de ses supérieurs.

Signalons un fait caractéristique : l’armée reçoit une lettre demandant quel est le point de vue du gouvernement envers les Juifs. Hitler est chargé de la réponse écrite. Elle est longue, cohérente, argumentée et déjà naie, préconisant de mettre à l’écart les Juifs, de les séparer des vrais Allemands par des lois et des actes. Le capitaine Mayr ajoute un bref complément affirmant son accord avec ce texte sauf sur deux petits points concernant le capitalisme.

Dans son ouvrage D’où vient Adolf Hitler ? Lionel Richard titre "ANTISEMITE AU NOM DE L’ARMEE" et précise la fonction politique de ce propagandiste au sein de la Reichswehr.

C’est ainsi que le 12 septembre 1919, Adolf Hitler est envoyé par ses supérieurs participer à une réunion du Parti Allemand des Travailleurs (DAP), embryon du parti nazi. Cette petite organisation est l’héritière de l’extrême droite préfasciste fondée par des personnalités très influentes du patronat et de l’armée avant 1914. Elle vivote sans percer malgré le soutien du général Arnold Von Mölh (commandant en chef en Bavière), du colonel Hierl, des capitaines Mayr et Roehm...

Hitler intervient brillamment durant la réunion d’où la proposition d’adhérer au parti qui lui est faite.

Il en demande officiellement l’autorisation à l’armée par écrit, autorisation qui lui est accordée immédiatement. Adolf commence à devenir Hitler.

F) L’extrême droite allemande en 1918 1921

L’activité d’organisations d’extrême droite en Allemagne ne date pas de l’irruption politique de HITLER à l’automne 1919.

La ville de Munich en a toujours constitué un point d’appui important. Ainsi, en mars 1918, Anton Drexler, serrurier aux chemins de fer, y anime un groupe de 28 membres lié aux réseaux nationalistes pangermanistes, le « Comité libre pour une paix des ouvriers allemands », préfiguration du nazisme (nationalisme virulent, anti socialisme, valorisation des Aryens et antisémitisme...).

En novembre 1918, en lien avec une société d’extrême droite également raciste et nationaliste nommée Société de Thulé, Drexler fonde le DAP. Celui-ci doit être analysé comme une étape dans la constitution par une fraction du grand patronat allemand d’une organisation d’extrême droite apte à disputer aux socialistes l’hégémonie politique sur le mouvement ouvrier avant de le casser.

Allemagne Pourquoi et comment le patronat a fondé le fascisme ?

Durant un an, la principale activité du DAP ( Deutsche ArbeiterPartei) consiste à organiser de temps à autre une soirée publique dans une brasserie de Munich.

La réunion publique du 12 septembre 1919 reçoit un invité inconnu : le caporal Adolf.... Au cours du débat, son intervention séduit les présents ; Drexler inscrit ce talentueux orateur comme membre du DAP (55ème adhérent) et lui propose de participer à son Comité directeur qui se réunit chaque semaine. Chargé par ses supérieurs militaires de surveiller et développer cette organisation, Hitler a tout intérêt à accepter.

En peu de temps, l’ancien artiste raté autrichien devient l’animateur du groupe. Il organise des réunions publiques qui permettent l’adhésion de nouveaux adhérents venus en particulier de militaires démobilisés (officiers, soldats) et de personnalités locales bourgeoises.

Au début de l’année 1920, le groupuscule nommé DAP est devenu une organisation connue en Bavière, forte de plusieurs centaines de membres.

Pour homogénéiser une telle affluence, la direction du DAP rédige un projet politique qu’Hitler présente et défend publiquement le 24 février 1920 : les Vingt-cinq points. Une fois ce programme adopté, le nom de l’organisation est transformé de DAP en NSDAP (Parti national-socialiste des Travailleurs allemands), appellation rapidement contractée en parti nazi.

Durant environ une année, le nouveau NSDAP connaît une grave crise interne due à l’opposition entre d’une part les dirigeants primitifs (Drexler...) qui souhaitent une fusion avec les autres groupes racistes bavarois, d’autre part Hitler qui veut simplement construire le NSDAP autour de lui.

C’est Hitler qui emporte le bras de fer avec le soutien décisif de l’armée et de mécènes patronaux ; le 29 juillet 1921, l’organisation est refondée autour de lui à ses conditions.

Adolf peut devenir Hitler.

Jacques Serieys


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