Amazones de l’Antiquité : une réalité obscurcie par les mythes

mercredi 22 février 2017.
 

Il me paraît logique d’aborder cette question des Amazones dans un site politique parce qu’elle soulève une question intéressante : les femmes ont-elles toujours subi passivement la domination masculine (liée à leur monopole des armes) alors que dans l’histoire humaine ni les peuples, ni les esclaves, ni les pauvres ne se sont laissé dominer sans combat, sans succès au moins momentané ?

1) Qui sont donc ces Amazones ?

- « Dans la mythologie grecque, les Amazones sont un peuple de femmes guerrières... Les Amazones posséderaient une origine historique : elles correspondraient aux femmes guerrières des peuples scythes et sarmates. » (Wikipedia)

- « Les Amazones constituaient un peuple vivant réellement... mais dont la mythologie a obscurci l’histoire. » (Jacques Boudet, historien spécialiste de la Grèce antique dans Les mots de l’histoire, Larousse, 1998)

- « Leur mythe s’est nourri d’une réalité, celle de femmes qui parfois ont pris les armes » (Violaine Sébillotte Cuchet, professeure en histoire grecque à l’université de la Sorbonne. Elle dirige un programme de recherche sur les "Logiques de genre dans les mondes grec et romain")

Notons un point commun à ces trois définitions : l’existence réelle de femmes guerrières (en particulier parmi les peuples guerriers nomades de la plaine eurasienne) a généré un mythe littéraire.

- « Leur nom pourrait provenir d’un mot composé arménien "femme adoratrice de la Lune", mais les Grecs imaginèrent qu’il signifiait a-mazon (sans sein) parce qu’ils croyaient que les Amazones se desséchaient un sein afin de mieux tirer à l’arc. Certains auteurs donnent une valeur augmentative et non privative au préfixe a, supposant au contraire que a-mazon signifie "pourvue de gros seins", version qui s’accorde avec l’iconographie. » (Jacques Boudet)

2) La réalité de femmes guerrières parmi les peuples nomades des grandes plaines au Nord de la Mer Noire et de la Caspienne ne fait pas de doute

Nous disposons de nombreux textes en faisant foi, par exemple celui-ci de Platon : « Je sais à n’en pas douter qu’aujourd’hui même il y a aux environs de la Mer Noire un nombre prodigieux de femmes appelées Sauromates, qui, suivant les lois du pays, s’exercent ni plus ni moins que les hommes, non seulement à monter à cheval, mais aussi à tirer à l’arc et à manier toute sorte d’arme ».

L’étude récente de Lebedynsky sur les sépultures antiques entre la Volga et l’Oural prouve que beaucoup de tombes féminines contiennent leurs armes comme celles des hommes. Sur le site de Pokovka, le « mobilier des tombes féminines comprenait fréquemment des armes, et les fémurs courbés de plusieurs défuntes indiquent une longue pratique de l’équitation. L’une d’elles avait même apparemment été tuée d’une flèche, retrouvée tordue dans la cavité thoracique »

L’existence de ces femmes guerrières s’est maintenue bien plus tard parmi les peuples nomades mongols, turcs et iraniens.

« Il est assez fréquent que les sociétés des steppes fassent jouer un rôle militaire aux femmes. En sus des Sauromates et des Scythes, il y a les Huns, d’après le témoignage de Procope ; les Alains, dans la région du Don aux viiie-ixe siècles, dont la filiation avec les Sarmates a été signalée plus haut ; ou encore les Comans (plus couramment appelés Qiptchaq aujourd’hui), peuple turc qui fut longtemps maître de la steppe russe, entre les Khazar et les Mongols ; la légende des Nartes, propre non seulement aux Ossètes mais également à plusieurs peuples du Caucase, fait aussi une part à des armées féminines et se présente comme un tardif écho de ce qui fut une fois une réalité (Lebedynsky, Les Scythes…, pp. 37-38, 55 ; Kouznetsov & Lebedynsky, Les Alains…, p. 161). Mais il y aurait lieu aussi, dans cette perspective, de réexaminer plusieurs témoignages de généraux romains prétendant avoir capturé des femmes guerrières chez les barbares et qui, jusqu’ici, avaient été pris pour des rodomontades. » Alain Testart (membre du Laboratoire d’Anthropologie Sociale au Collège de France et directeur de recherche au CNRS).

3) Comment se serait créée la peuplade de guerrières nommées Amazones ?

Les historiens antiques placent généralement l’origine des Amazones parmi les Sauromates (devenus les Alains puis les Ossètes actuels) et les Scythes (nommés Saces par les Iraniens), ensembles de peuples nomades qui dominait l’immense territoire de l’Ukraine à l’Asie centrale du 7ème au 3ème siècle avant notre ère.

Parmi ces peuples, les femmes étaient fréquemment entraînées pour pouvoir contribuer au combat, si nécessaire, et au moins, comme ce fut longtemps le cas pour pouvoir défendre le camp pendant l’absence des hommes.

L’hypothèse qu’un jour, tous les hommes d’une peuplade sont massacrés dans un combat, obligeant les femmes à s’organiser et se défendre seules est tout à fait plausible. C’est exactement ce que raconte l’historien antique Justin.

Des personnes sont chassées d’un peuple par les "Grands" ; elles partent accompagnées d’une grande partie des jeunes puis s’établissent en Asie mineure près du fleuve Thermodon. Au bout de quelques années, les peuples voisins s’allient contre ces envahisseurs, battent les hommes lors d’une bataille et les massacrent.

"Les femmes désormais vouées au veuvage et à l’exil, prennent les armes, éloignent d’abord l’ennemi des frontières et l’attaquent bientôt jusque chez lui. Elles renoncent au mariage qu’elles appellent une servitude et avec une audace dont l’histoire n’offre pas d’autre exemple elles agrandissent leur empire, sans le secours des hommes et le défendent en les méprisant." (Justin)

Le point de départ du récit de Diodore de Sicile s’avère tout aussi crédible.

"Chez ces nations, les femmes s’habituent aux fatigues de la guerre comme les hommes... Aussi beaucoup de ces femmes se sont-elles illustrées par leurs exploits non seulement chez les Scythes mais dans les contrées limitrophes... Sur les rives du Thermodon, habitait jadis un peuple gouverné par des femmes exercées comme les hommes au métier de la guerre. L’une d’elles... s’en servit pour asservir quelques peuplades du voisinage... fit des lois selon lesquelles les fonctions militaires appartenaient aux femmes."

4) Les Amazones, mythe grec ?

De nombreux dictionnaires, livres et autres documents présentent les Amazones comme étant seulement un élément de la mythologie grecque antique permettant de marquer l’opposition femme (s’occupant du foyer et des enfants)/ homme (s’occupant de la guerre et de la cité) ainsi que civilisé / barbare.

Ce point de vue bâti sur une argumentation de type psychiatrique m’étonne.

- Il en arrive à faire de tous les hommes grecs antiques des sado-masochistes, allégation douteuse et très insuffisamment argumentée

- Il néglige des textes d’auteurs grecs très importants qui ne mettent pas en avant cette différence essentialiste entre hommes et femmes :

« Il y a des femmes qui naissent avec un courage mâle et qui sont vigoureuses et agissantes, et aussi des hommes avec des faiblesses de femmes et qui sont mous et efféminés » (Aristote De la génération des animaux).

« Ma loi ordonnera les mêmes choses aux filles et aux garçons, car nous voulons que les uns et les autres s’appliquent aux mêmes exercices. Et je ne craindrai pas de dire que l’art de monter à cheval et celui de la lutte font honneur aux femmes aussi bien qu’aux hommes ; j’ai appris cela des anciens récits et je le crois » (Platon Les lois).

- Il néglige une dimension rationaliste présente dans la culture grecque antique, par exemple chez Strabon (Géographie, livre XI, chapitre V) lorsqu’il distingue les mythes douteux (« Qui pourra jamais croire, en effet, que des femmes seules, sans hommes, aient jamais pu se perpétuer à l’état d’armée, de cité ou de nation, et non seulement se perpétuer, mais s’engager dans des expéditions lointaines contre les nations étrangères ?... ») des récits acceptables (« Les plus anciennes traditions relatives aux Amazones sont bien moins inadmissibles que tout ce qu’il a plu à nos modernes historiens de débiter ») et des hypothèses envisageables (« A la rigueur, on peut admettre que certaines villes, telles qu’Ephèse, Smyrne, Cume et Myriné, aient dû à leur origine et leur nom à des Amazones dont les tombeaux sont encore debout et dont tel autre monument nous rappelle encore le souvenir... »)

L’historien bysantin Procope adopte la même attitude rationaliste sur la question des Amazones du Thermodon « Il est possible qu’une armée nombreuse de Barbares... se campèrent près du fleuve Thermodon, y laissèrent leurs femmes et qu’après ils coururent une partie de l’Asie oùils furent taillés en pièces ; que les femmes, pressées par la crainte des peuples voisins et par la disette de vivres, se résolurent de vaincre la faiblesse de leur sexe, et de prendre les armes que leurs maris avaient laissées, et qu’elles s’en servirent généreusement jusqu’à ce qu’elles soient défaites par leurs ennemis »

- Il oublie que des femmes grecques ont laissé leur nom dans l’histoire par leurs exploits guerriers comme Télesilla à Argos et Marpessa à Tégée.

- Une publication de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (« Les Amazones, entre mythe et réalité », L’Homme 3/2002 (n° 163), p. 185-193) ne partage pas le point de vue étroit se limitant au discours littéraire et psychanalytique sur le "mythe des Amazones" ; il argumente au contraire, le fondement du mythe dans la réalité historique. Il est signé d’Alain Testart dont les qualités scientifiques sont largement reconnues.

« Le mythe des Amazones fut l’objet de maintes analyses, toutes brillantes, conduites en termes d’oppositions masculin/féminin, civilisé/barbare, etc. (Hartog 1980 : 220 sq. ; Carlier 1981 ; etc.). On expliqua donc très bien l’Amazone comme un fantasme du génie grec, un pur fantasme. Personne n’eut la naïveté de se demander si le « mythe » des Amazones pouvait correspondre à une réalité historique. Or, l’archéologie vient aujourd’hui nous rappeler à cette réalité.

À l’orée de ce xxie siècle, on peut brosser un tableau impressionnant de ces tombes féminines en armes. Elles proviennent tout d’abord de la région située à l’est du Don, peuplée à l’époque qui nous occupe (viie-ive siècles av. J.-C.) par les Sauromates, d’après Hérodote... Chez les Scythes de la steppe, nomades, la proportion des tombes féminines contenant des armes s’élève à 27 % ou 29 % (Lebedynsky). La nature des armes n’est pas douteuse, s’agissant de flèches, d’épées, de lances, de gorytes (étuis à arc avec carquois intégré), de couteaux ou de pierres de frondes. Dans certains cas, cet armement voisine avec des parures typiquement féminines, donnée archéologique qui renforce l’identification du sexe du squelette. Certains squelettes portent des traces de blessures.

Ces trouvailles, nouvelles, comportent un premier enseignement : les femmes guerrières ne relèvent pas de la fiction. Le second est que l’importance de ces femmes guerrières a, selon toute probabilité, été sous-estimée jusqu’à présent. »

5) Certaines de ces femmes guerrières ont-elles connu d’autres rapports aux hommes que celui d’épouse s’occupant du foyer ?

L’historien grec Hérodote répond "Oui" dans le fameux texte où des Amazones Sauromates refusent d’épouser des Scythes « Nous ne saurions vivre avec les femmes de votre pays ; leurs coutumes ne sont pas les nôtres. Nous, nous tirons à l’arc […] et nous n’avons pas appris les travaux qu’on réserve à notre sexe. Chez vous les femmes […] se consacrent aux travaux de leur sexe »

Lorsqu’il décrit la vie quotidienne de ces femmes, aucun mythe ne transparaît mais plutôt l’écho d’un constat contemporain corroboré aujourd’hui par l’archéologie « Les femmes des Sauromates mènent le genre de vie de leurs antiques aïeules : elles vont à la chasse à cheval, et avec leurs maris et sans eux ; elles vont à la guerre ; elles portent le même accoutrement que les hommes […] »

Dans le texte cité précédemment, Alain Testart insiste sur un point important. En général, dans nos sociétés européennes « en quittant le domicile paternel et en emportant sa dot, la jeune fille renonce à tout droit ultérieur à hériter de son père à sa mort (elle est déshéritée), mais emporte en compensation une part des biens de ses parents (qui est comme une avance sur héritage-avance sur hoirie). Elle a donc droit à cette part, c’est la part qui lui revient. »

Or, dans le texte d’Hérodote concernant les femmes sauromates c’est l’homme qui reçoit une dot « Dans l’histoire des Amazones et des jeunes Scythes, tout est inversé par rapport à la réalité qui nous est familière : c’est l’épouse qui réclame une dot pour l’époux, l’époux qui la demande à ses parents et l’apporte à l’épouse. Ce sont les garçons qui sont dotés. Et il ne suffit pas de remarquer que c’est là une coutume opposée à celle du monde grec : c’est aussi une coutume, minoritaire certes, mais réelle et attestée dans presque toutes les sociétés qui pratiquent la dot. C’est ce que l’on appelait un « mariage en quenouille » dans l’ancienne France, qui faisait que c’était le mari qui allait s’installer chez son épouse et lui apportait une dot. »

Alain Testart poursuit « La réalité des coutumes que l’on voit poindre derrière n’a rien que de très probable : dans une faible proportion des cas, mais significative, de l’ordre de 20 % si nous suivons les données archéologiques, la femme faisait la guerre et la chasse, le mariage était uxorilocal et l’homme apportait la dot. » Il donne enfin une cause générale au phénomène des femmes guerrières parmi les peuples des steppes : il s’agit de sociétés dans lesquelles le combat militaire joue un rôle central, nécessitant l’implication de tous et toutes.

http://www.cairn.info/article.php?I...

6) Amazones : la piste des Hittites ?

Cette hypothèse n’est pas contradictoire avec celle concernant Sauromates et Scythes ; elle présente l’intérêt d’expliquer, peut-être, le lien fréquent chez les Grecs entre les Amazones et le fleuve Thermodon en l’Asie mineure.

John Garstang, spécialiste des Hittites, a proposé en 1909 de voir dans les Amazones des femmes hittites obligées par un concours de circonstances de se défendre collectivement aux environs de 1200 avant notre ère : « C’est une époque encore obscure mais en tous cas pleine de dangers (pour les Hittites) parmi lesquels la menace due aux invasions phrygiennes, à l’insurrection des Maduwattas en Lydie, aux incursions achéennes... et aux rébellions répétées dans la province d’Arzawa. Il est concevable que les adoratrices de la déesse dont les temples remplissaient le pays, aient formé à cette époque des bandes armées pour défendre les lieux saints et leurs propres vies ; ainsi les Amazones qui apparaissent juste après à l’arrière-plan de l’histoire grecque, seraient un produit de ces circonstances critiques. »

Dans son ouvrage "Amazones, guerrières et gaillardes" (1975), Pierre Samuel examine la plausibilité de l’hypothèse ci-dessus grâce aux nouvelles connaissances historiques. De 1236 à 1200 avant notre ère les Hittites sont obligés de combattre en permanence à l’Est de leur empire sur l’Euphrate contre les attaques des Assyriens. En - 1206, le roi hittite Arnuwandas IV reprend Carcamish à ses ennemis et maintient un Etat néo-hittite en Syrie du Nord, "ce qui renforce la vraisemblance de cette concentration de moyens à l’Est.

" Cette absence des hommes, mobilisés sur l’Euphrate, a très bien pu pousser les femmes hittites à prendre en mains la défense du pays contre les envahisseurs occidentaux : Lyciens de Bellérophon au Sud-Ouest, Phrygiens appuyés par le jeune Priam sur le Sangarios, et (pourquoi pas) un groupe d’Achéens venus par mer aux bouches du Thermodon... Ces envahisseurs ne sont sûrement pas de la plus grande douceur ! Bien plus, ils apportent avec eux des moeurs qui, pour les femmes, sont en nette régression sur les lois et coutumes hittites ; répétons que celles-ci, sans du tout former un matriarcat, étaient sûrement parmi les plus "féministes" de l’époque dans le bassin méditerranéen.

" Or à de nombreuses reprises, durant des sièges par exemple, les femmes ont participé à la défense de leurs foyers, même en l’absence des deux incitations supplémentaires que furent, pour les femmes hittites, l’éloignement des hommes valides et le fait que leurs moeurs étaient enjeu aussi bien que leurs foyers. On peut donc présumer que leur défense fut féroce et désespérée, ce qui explique la dureté que les Grecs ont prêtée aux Amazones.

" Garstang pense à une résistance des prêtresses, et je crois l’idée juste à condition de l’élargir : ces prêtresses étaient en effet, nombreuses et respectées, et recrutées parmi les éléments les plus dynamiques de la population féminine. Il est donc tout naturel que la résistance des femmes, sans se limiter à elles, se soit organisée autour d’elles et sous leur direction."

7) Des femmes combattantes à toutes les époques et dans tous les peuples du monde

Il serait fastidieux d’en faire ici une liste exhaustive : Sammouramat, Hua-Mulan, Boudicca, La Kahina...

- les guerrières du Moyen Age signalées par Régine Pernoud dans La femme au temps des cathédrales ) : "Certaines n’hésitent pas à revêtir la cotte de mailles, à coiffer le casque et à manier l’épée, comme les épouses des Normands de Sicile, ou la margravine, Ida d’Autriche, qui prendra en 1101 les armes elle-même et partira pour la Palestine".

Artémise à la bataille de Salamine (29 septembre -480)

Histoire tchèque : Vlasta et la guerre des filles

Jeanne d’Arc, jeune, femme, passionnée et rebelle

- les Résistantes dans les pays occupés par les armées fascistes

Parmi les groupes de femmes combattantes, signalons :

- le 1077ème régiment féminin anti-aérien soviétique (composé d’ouvrières de l’usine Barricade rouge) qui constitue la seule défense de Stalingrad lorsqu’y parvient la 16ème panzerdivision le 23 août 1942. Environ 1 million de femmes ont combattu dans l’Armée rouge durant la Seconde guerre mondiale dont plusieurs milliers de femmes sniper et trois régiments d’aviation entièrement féminins.

- la Garde du Roi du Dahomey 4 et 6 octobre 1892 Guerrières du Dahomey écrasées par les troupes françaises

- le Détachement féminin rouge lors de la Longue marche en Chine.

- Combattantes républicaines espagnoles

Notons enfin la participation massive de femmes dans les combats récents (pour des raisons diverses) en Sierra Leone, au Libéria et en République démocratique du Congo.

8) En guise de conclusion

Je conseille au lecteur de cet article l’achat du périodique L’Histoire (n°374) d’avril 2012 qui publie un texte très intéressant sur ce sujet intitulé "Les Amazones ont-elles existé ?"

Jacques Serieys


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