Ne laissons pas le socialisme aux vendus, traîtres, tartuffes et insignifiants

mercredi 17 mai 2017.
 

- A) L’utilisation de vendus, traîtres et tartuffes par le grand capital international

- B) De l’espérance socialiste à la désespérance des socialistes

- C) Le socialisme, une espérance ancestrale pour éclairer l’avenir

A) L’utilisation de vendus, traîtres et tartuffes par le grand capital international

Depuis les années 1968, l’impérialisme US, articule trois stratégies pour rester maître du monde :

- > une maîtrise économique, financière (FMI, OMC, Banque mondiale, multinationales et fonds de pension, agences de notation, suprématie du dollar, Davos, Groupe Bilderberg...) et institutionnelle (Conseil constitutionnel, TCE...) pour limiter à moins que le minimum la vie démocratique des peuples.

- > l’utilisation de vendus, traîtres, tartuffes et insignifiants (ce ne sont pas toujours les mêmes) venus des politiciens se réclamant électoralement du socialisme. Parmi les noms connus, citons le grec Papandreou, l’italien Massimo D’Alema, le bolivien Paz Zamora, le portugais Mario Suarez, le britannique Tony Blair, les allemands Gerhard Schröder et Martin Schulz, les français Strauss Khan, Lamy, Valls et Moscovici... J’en passe des centaines.

- > une tactique de tension (attentats suscités, policiers provocateurs...) et si nécessaire la réalisation de coups d’état et la mise en place de dictatures à chaque fois où les stratégies un et deux s’avèrent insuffisantes. Depuis 1965, des dizaines de cas peuvent être cités. Signalons-en seulement deux ici : l’Italie des années 1970 pour la stratégie de tension et l’Indonésie pour les coups d’état.

2 août 1980 La bombe de Bologne (placée par l’extrême droite), provoque un massacre dont l’Etat et tous les médias rendent responsables les Brigades rouges

Indonésie : colonisation, Soekarno, génocide de 1965

B) De l’espérance socialiste à la désespérance des socialistes

Le socialisme a longtemps représenté l’espérance des ouvriers et des pauvres des pays capitalistes industrialisés. Des millions d’entre eux sont morts pour que flotte haut son drapeau rouge et que commence à se construire une société plus égalitaire, plus douce, plus démocratique.

Le socialisme a longtemps été revendiqué par les peuples du Tiers Monde en lutte pour leur émancipation. Des cordillères des Andes aux rizières asiatiques, des millions de paysans, de mineurs, de sidérurgistes... ont perdu la vie face aux mitrailleuses et aux bombes d’une armée presque toujours au service du grand capital international contre l’intérêt général de leur pays.

L’utilisation de vendus, traîtres et tartuffes se réclamant électoralement du socialisme par le grand capital international est ancienne. Cependant, jamais le monde n’a connu une telle prolifération...

Cela s’explique évidemment par le rapport de force international favorable au grand capital, à la détermination du monde atlantiste à préserver sa domination militaire, économique, financière, idéologique et politique quitte à passer souvent par la CIA.

Cela s’explique aussi par une perte fréquente de repères suite à l’effondrement de l’URSS et des pays de l’Est, suite à la répression de Tien An Men à Pékin, suite à la dégénérescence complète (organisationnelle, théorique, pratique dans le rapport au capitalisme...) de l’Internationale Socialiste et du Parti Socialiste Européen, suite aux impasses dans lesquelles l’extrême gauche s’est trop souvent laissé enfermer. Ceci dit, tout humain est capable d’un peu de raison, de dignité et de sentiment...

Reste que la désespérance des socialistes s’accélère, risque fort de se généraliser encore plus.

Il est probable qu’un nouveau concept désignant l’espérance d’émancipation humaine naisse de la prochaine grande période de montée des luttes. Pour le moment ce n’est pas le cas ; aussi, il me paraît souhaitable à la fois :

- d’utiliser d’autres références complémentaires (gauche anticapitaliste ou antilibérale, république sociale, altermondialisme, camp du peuple...)

- de ne pas laisser le sigle du socialisme aux vendus, tartuffes et traîtres

C) Le socialisme, une espérance ancestrale pour éclairer l’avenir

Depuis au moins douze millions d’années, nos ancêtres, des singes aux hominidés , ont presque tous vécu en troupes dont la solidarité, le bien commun, la transmission du savoir faisaient la force. De nombreuses luttes, de nombreux textes fondateurs ont ensuite reflété l’aspiration inépuisable des peuples à la justice sociale, à la liberté, à la citoyenneté, à la douceur de vivre, à l’intérêt général, à la paix...

Depuis 200 ans, un seul courant international a cristallisé politiquement cette espérance, a essayé de transcrire ce besoin en idéal, en programme, en réalisation concrète : le socialisme. Les 1ère, 2ème et 3ème internationales se sont construites globalement en référence à lui ; toutes les périodes révolutionnaires ont vivifié son ancrage populaire, y compris dans les années 1968. En ce début de 21ème siècle, les progressistes d’Amérique latine (Vénézuéla, Bolivie...) comme d’Afrique comme le gouvernement hindou du Kerala (Inde), la Quatrième Internationale comme la Gauche Unie Européenne, en appellent au SOCIALISME dans leurs références au passé, dans leur programme pour aujourd’hui comme dans leurs projets.

Conscient de l’hétérogénéité de ces forces politiques, j’inscris cependant ce texte dans leur démarche générale : le socialisme.

CONCLUSION

Des tragédies et trahisons du 20ème siècle ont conduit à des questions et à des doutes. Le socialisme du 21ème siècle doit leur apporter, en théorie et en pratique, des réponses démocratiques claires. Comme l’affirme Eric Toussaint (Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde) « Le socialisme du 21ème siècle doit être une réponse profondément démocratique et autogérée aux expériences négatives du passé. Il faut une nouvelle politique anti-capitaliste, socialiste et révolutionnaire qui doit inclure une dimension féministe, écologiste, internationaliste, anti-raciste. Il faut que ces différentes dimensions soient intégrées de manière cohérente dans ce qui est en jeu, dans le socialisme du 21e siècle ».

Socialisme ! histoire, anticapitalisme, idéal, camp social, théorie, parti

Jacques Serieys, 31 juillet 2008, complété en 2012

J’ajoute ce commentaire de Jean Ortiz après l’utilisation du 49-3 sur l’ abominable loi El Khomri « Je voulais titrer « Ils ont osé » le 49-3, mais ils n’osent rien, ils sont eux-mêmes, « ralliés » avec ferveur au néo voire à l’ultra libéralisme. Ils ne font qu’obéir aux marchés et se contorsionnent devant le MEDEF, pensant conserver ainsi voiture de fonction, impunité, coussins et retraites dorés. Ils se veulent les gérants les plus loyaux du capitalisme. Ils ont le cynisme des apostats, l’arrogance des traîtres ; ils exsudent le mépris du peuple. »


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