30 avril 1945 Adolf Hitler se suicide dans son bunker

lundi 11 juin 2018.
 

1) 1945 Les armées de la wehrmacht en déroute

Sur le front Est, les troupes hitlériennes sont battues par les armées rouges. En janvier 1945, toute la Pologne est perdue par les divisions à la Croix gammée. En février, c’est Budapest (capitale de la Hongrie) qui tombe malgré de durs combats. Du 13 au 15 février, l’aviation américano-anglaise écrase Dresde sous les bombes causant près de 25 000 morts. En mars, l’Armée rouge conquiert la Poméranie, au Nord de Berlin.

Sur le front Ouest, les armées américaines, anglaises et françaises sont stoppées par les unités nazies sur le Rhin jusqu’au 31 mars 1945.

Le Premier front biélorusse du maréchal Joukov prend hauteurs de Seelow permettant l’attaque soviétique vers Berlin à partir du 16 avril.. Joukov poursuit son avancée vers la capitale par le Nord et atteint les faubourgs le 24 avril. L’armée rouge de Koniev arrive par le Sud et opère sa jonction avec la pince Nord près de Potsdam.

Hitler continue à créer des unités en partie imaginaires composées d’hommes âgés et des Jeunesses hitlériennes équipées de panzerfaust pour arrêter les chars. La puissance de l’artillerie soviétique est alors considérable avec 40000 pièces soit une tous les dix mètres.

Le 25 avril 1945, soldats américains venant de l’Ouest et soldats russes venant de l’Est font leur jonction au Nord de Torgau sur l’Elbe.

L’attaque de la ville de Berlin proprement dite commence le même 25 avril. Malgré la supériorité numérique et matérielle des russes, des poches "allemandes" de résistance tiennent jusqu’au bout ; elles sont défendues par des nazis allemands mais aussi hollandais, scandinaves, français, espagnols... Parmi les bâtiments les plus défendus, notons le fameux Reichstag qui tient quatre jours face à des forces incomparablement plus nombreuses.

Pour abattre les obstacles mis à leur avance, les soviétiques utilisent un grand nombre de tanks dont un nombre important est détruit. « Grâce à l’utilisation massive de véhicules blindés, les troupes purent former un bloc extrêmement mobile en soutien aux groupes d’assaut, qui aida les troupes à traverser les barricades jusque dans le centre-ville » (M. Soïoustov)

2) Le suicide d’Adolf Hitler et d’Eva Braun

Le 30 avril marque la fin définitive des rêves de Reich millénaire avec la prise de tous les bâtiments officiels et du Reichstag par la 150ème division d’assaut. Adolf Hitler décide alors de se suicider plutôt que de tomber entre les mains des soldats soviétiques.

Réfugié dans son bunker, avec quelques proches, le führer sait que les unités de la 5ème armée soviétique se rapprochent de minute en minute. Avec sa compagne Eva Braun, ils se suicident d’une balle dans la tempe. Leurs corps sont ensuite brûlés avec 200 litres d’essence dans les jardins de la chancellerie juste devant l’entrée du bunker.

Dès le 4 mai, des soldats russes déterrent les corps calcinés. Le 5, Kathe Heusemann, assistante du prothésiste du couple et prisonnière de la 5ème armée soviétique reconnaît les restes de mâchoire comme étant ceux du chef nazi « J’affirme que le bridge et les dents qui me sont présentés appartiennent à Hitler selon les indices suivants... »

Interrogés par les services du SMERSH (contre-espionnage russe), les proches d’Hitler confirment le suicide par arme à feu.

3) Les pérégrinations des restes du führer

Staline intervient alors pour conserver les précieuses reliques prouvant l’arrivée des Russes à Berlin, bien avant les Américains et Anglais. Aussi, il ment impunément lors de la conférence de Potsdam (17 juillet au 2 août 1945). Il évoque la fuite possible d’Hiler en direction de l’Espagne, de l’Argentine ou du Japon. Il lance ainsi les services secrets occidentaux sur une fausse piste.

Début avril 1970, Andropov, chef du KGB, fait à nouveau brûler puis broyer en cendres, enfin jeter dans une rivière les restes du corps d’Hitler sauf de petits morceaux de mâchoire et de crâne qui rejoignent Moscou.

En avril 2016, un médecin légiste français expérimenté obtient le droit de réaliser un rapport basé sur ces fameux restes conservés à Moscou. Il confirme sans aucun doute possible le nom de la personne auquel appartenaient les dents : Adolf Hitler.

Bibliographie : « La mort d’Hitler. Dans les dossiers secrets du KGB » par Jean-Christophe Brisard, Lana Parshina chez Fayard (372 pages, 23 euros).

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