Derniers sondages 21 avril 2017 : Mélenchon atteindrait le second tour avec 21,10% (40 articles)

dimanche 23 avril 2017.
 

- 39) Sondages mi avril 2017 : Mélenchon se rapproche du second tour
- 38) 14 avril 2017 : Mélenchon 20% Macron et Le Pen 22%
- 37) Mélenchon vainqueur au 2d tour face à LePen, Fillon ou Macron.
- 36) 7 avril 2017 : Macron et Le Pen 23% Mélenchon 19%, Fillon 19%
- 35) 6 avril 2017 Mélenchon 18 % et Fillon proches des deux favoris
- 34) 5 avril 2017 : Macron et Le Pen 24,5%, Mélenchon 16%, Fillon 18%
- 33) Mélenchon honnête et proche des préoccupations des Français
- 32) Sondages 31 mars 2017 : Mélenchon 16%, Hamon 8%, Fillon 17%
- 31) 22 mars : Mélenchon 13,5%, Hamon 11,5%, Macron 26%, Fillon 17%
- 30) 15,32% pour Mélenchon au 1er tour d’après Filteris Euromédiation
- 29) Après un recul en février, Jean-Luc Mélenchon repart à la hausse
- 28) Sondage Odoxa sur la popularité des candidats : ça pousse encore pour Jean-Luc Mélenchon !!! (janvier 2017)
- 27) Mélenchon, meilleure dynamique de tous les candidats
- 26) Les candidatures définitives pour 2017 se précisent Décembre 2016. Mélenchon, meilleure alternative à Fillon Le Pen.
- 25) Palmarès des personnalités politiques : La popularité de Jean-Luc Mélenchon le hisse sur la 1re marche du podium (début décembre 2016)
- 24) Mélenchon, seul candidat utile de la gauche
- 23) Mélenchon, meilleure chance de la gauche (fin octobre 2016)
- 22) "Valeurs de gauche" : le champion, c’est Mélenchon (IFOP octobre 2016)
- 21) "Jean-Luc Mélenchon au plus haut, Sarkozy au plus bas" (IFOP- Paris Match)
- 20) Jean-Luc Mélenchon progresse encore "sensiblement" dans les sondages (fin septembre 2016)
- 19) Jean-Luc Mélenchon grimpe encore dans les sondages
- 18) Jean-Luc Mélenchon, "meilleur candidat de la gauche" (sondage TNS Sofres)
- 17) 41% des électeurs de gauche prêts à voter Jean-Luc Mélenchon (sondage IFOP)
- 16) Gauche en ruine sauf la candidature Jean-Luc Mélenchon (Eté 2016)
- 15) Juillet 2016 Sondages de plus en plus favorables à Jean-Luc Mélenchon
- 14) Juin 2016 39% d’opinions favorables pour Jean-Luc Mélenchon, candidat possible de 2ème tour
- 13) Mai 2016 Explosion du champ politique : Une pré-campagne déroutante
- 12) De 15 à 19% pour Mélenchon parmi les jeunes (3 mai 2016)
- 11) 57% de bonne opinion pour JL Mélenchon dans l’électorat de gauche
- 10) Un sondage suave (Jean-Luc Mélenchon)

Trois instituts de sondages placent Jean-Luc Mélenchon dans les deux premiers ce 23 avril 2017.

Il s’agit de Linkfluence et Makemestats qui donnent Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon présents au second tour.

La société canadienne Filteris Euromédiations donne, pour sa part les intentions de vote suivantes :

- Fillon : 22,28%

- Mélenchon : 21,10%

- Le Pen : 20,86%

- Macron : 19,34%

- Hamon : 7,54%

- Dupont Aignan : 3,61%

- Poutou : 2,39%

- Asselineau : 0,95%

- Arthaud : 0,69%

- Lassalle : 0,68%

- Cheminade : 0,06%

39) Sondages mi avril 2017 : Mélenchon se rapproche du second tour

Les quatre derniers sondages (BVA, IFOP, Odoxa, IPSOS) publiés sur les intentions de vote des Français donnent des résultats proches.

- Emmanuel Macron baisse par rapport aux semaines précédentes (23% en moyenne) mais devance de plus en plus Marine Le Pen (22,5%) dont le recul serait un peu plus prononcé.

- Jean-Luc Mélenchon confirme sa 3ème place et son rapprochement de la qualification pour le second tour avec près de 20% en moyenne.

- François Fillon se maintient entre 18,5% (IFOP) et 20% (IPSOS).

- Les intentions de vote en faveur de Benoît Hamon continuent à régresser oscillant entre 7,5% et 8%

- Enfin, nous trouvons dans le dernier sondage : Nicolas Dupont-Aignan à 3%, Philippe Poutou à 1,5%, Nathalie Arthaud, François Asselineau et Jean Lassalle à 1%, enfin Jacques Cheminade 0,2%.

38) Sondages 14 avril 2017 : Mélenchon 20% Macron et Le Pen 22%

Avec 22%, Marine Le Pen et Emmanuel Macron devancent Jean-Luc Mélenchon (20%) et François Fillon (19%) dans les intentions de vote pour le premier tour de l’élection présidentielle, selon un sondage Ipsos-Sopra Steria pour Le Monde publié aujourd’hui 14 avril.

Jean-Luc Mélenchon est donc pointé pour la première fois à 20% alors que Marine Le Pen et Emmanuel Macron continuent à baisser (de 26 à 22 en quinze jours).

Parmi les autres candidats :

- Hamon : 7,5%

- Dupont Aignan : 3,5%

- Poutou : 2%

- Lassalle : 1,5%

- Asselineau : 1,5%

- Arthaud : 0,5%

- Cheminade : 0,5%

37) 12 avril 2017 : Mélenchon grimpe en flèche !

Le titre de ce 37ème article ne fait pas preuve d’imagination. Je reprends seulement celui de la presse régionale (particulièrement Ouest France) sur la base des derniers sondages.

Il est vrai que ces sondages peuvent décoiffer tous les importants qui profitent sur le dos du peuple.

Popularité

Un sondage Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio, nommé "dernier tableau de bord mensuel sur la popularité des politiques" fait état d’une poussée phénoménale de Jean-Luc Mélenchon avec 68 % d’opinions favorables (+22 points en un mois). Le trou avec les suivants est considérable, par exemple Marine Le Pen à 32% et François Fillon à 27%.

Qualité de la campagne

Jean-Luc Mélenchon fait la meilleure campagne, pour 74% des sondés, devant Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

Quel candidat est le plus capable de comprendre les problèmes de gens comme nous ?

Jean-Luc Mélenchon arrive en tête des réponses avec 24%, ses poursuivants ne dépassant pas 12%.

Quel est le meilleur candidat du changement ?

Jean-Luc Mélenchon arrive encore en tête

Sondages pour le second tour

Si Jean-Luc Mélenchon se qualifie pour le second tour, il bat n’importe lequel de ces concurrents :

- contre Marine le Pen, c’est Jean-Luc Mélenchon que les Français préfèrent à 68 % contre 27 % pour la candidate du Front national

- contre François Fillon, Jean-Luc Mélenchon l’emporte également avec 68 % contre 29 % pour l’ancien Premier ministre.

- enfin Jean-Luc Mélenchon est préféré par 51 % des sondés contre 46 % pour Emmanuel Macron !

36) 7 avril 2017 : Macron et Le Pen 23% Mélenchon 19%, Fillon 19%

Les "enquêtes d’opinion" apportent actuellement aux citoyens soutenant la candidature de Jean-Luc Mélenchon, un lot quotidien de satisfaction et d’espoir. Il était donné à 16%, puis à 17%, puis à 18% (sondages Odoxa et Harris Interactive), enfin à 19% ce 7 avril 2017.

Quiconque lit en détail le résultat de ces sondages peut constater que la percée de Jean-Luc Mélenchon est particulièrement forte parmi les jeunes de 18 à 24 ans (parmi lesquels il devance à présent Marine Le Pen) et parmi les ouvriers.

Le sondage BVA Salesforce pour Orange et la presse régionale publié ce 7 avril confirme plusieurs évolutions en cours depuis quinze jours :

- un tassement lent mais continu d’Emmanuel Macron et Marine Le Pen, de 26% à 23%

- une dynamique positive forte de Jean-Luc Mélenchon progressant sans cesse de 10% à 19% et rattrapant ainsi François Fillon malgré les deux points gagnés par celui-ci.

- un effondrement de Benoît Hamon de 16% à 8,5%.

- une progression du total d’intentions de vote en faveur des six autres candidats (autour de 7,5% le 7 avril).

35) Mélenchon se rapproche du second tour

Sondage 6 avril 2017 Mélenchon 18 % (+ 2) et Fillon viennent chatouiller les deux favoris

34) 5 avril 2017 : Macron et Le Pen 24,5%, Mélenchon 16%, Fillon 18%

Selon un sondage Ifop-Fiducial diffusé ce mercredi 5 avril, les intentions de vote en faveur d’Emmanuel Macron (moins 1,5%) et de Marine Le Pen (moins 0,5%) continuent à se tasser mais restent encore largement en avance sur les autres candidats..

François Fillon réduit légèrement l’écart à 18 % (+0,5), mais reste loin derrière le duo de tête et se voit contester la 3e place par Jean-Luc Mélenchon, le seul en réel progrès sur une semaine, à 16 % (+2), selon cette enquête pour Paris Match, Cnews et Sud Radio.

Le candidat de La France insoumise puise notamment dans l’électorat du socialiste Benoît Hamon, désormais crédité de moins de 10 % d’intentions de vote (9,5 %, -0,5).

Le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan est stable à 4,5 %, le trotskiste Philippe Poutou et le centriste Jean Lassalle sont crédités de 1 %.

33) Sondage 2 avril 2017 : Mélenchon honnête et proche des préoccupations des Français

Les Français pensent que Jean-Luc Mélenchon est le candidat à l’élection présidentielle qui incarne le mieux "les idées et les valeurs de la gauche", selon un sondage Ifop publié par le Journal du Dimanche (JDD).

Les sondés sont 44 % à penser que le candidat de la France insoumise incarne le mieux "les idées et les valeurs de la gauche". Benoît Hamon arrive en 2e position (31 %) suivi par Emmanuel Macron (21 %). Deux pour cent des personnes interrogées ne se prononcent pas (NSP).

A la question de savoir si les sondés souhaiteraient "qu’avant le premier tour de l’élection Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon nouent une alliance", ils sont 43 % à la souhaiter, 56 % à ne pas la souhaiter et 1 % ne se prononcent pas.

Quant à la personnalité de Jean-Luc Mélenchon, 77 % des personnes interrogées le pensent "honnête" (22 % ne le pensent pas et 1 % NSP), 76 % estiment "qu’il est proche des préoccupations des Français" (24 % sont d’un avis contraire et 1 % sans opinion).

Quarante-neuf pour cent pensent qu’il "est capable de réformer le pays" (51 % ne le pensent pas et 1 % NSP), 46 % estiment qu’il "a la stature d’un président de la République" tandis que 54 % sont d’un avis contraire et 1 % ne se prononcent pas.

Source : http://www.lepoint.fr/politique/son...

32) Sondages fin mars 2017 : Percée de Mélenchon (16%), Hamon (8%) en baisse, Fillon (17%) en vue

Par plusieurs aspects, les huit sondages publiés fin mars corroborent la nouvelle dynamique de campagne depuis le tournant du 18 au 21 mars :

- les intentions de vote

- la reconnaissance comme présidentiable

- la reconnaissance de sa bonne campagne

- la popularité

- les qualités qui lui sont reconnues (honnêteté, compétence, précision...)

Par exemple, d’après l’enquête d’opinion Kantar Sofres-OnePoint diffusée ce jeudi 30 mars, avec 47% Jean Luc Mélenchon arrive en tête comme personnalité que les Français voudraient voir jouer un rôle politique plus important dans les années à venir

32a) Sondage du 31 mars. Intentions de vote. Emotions générées

Selon un sondage Odoxa-Dentsu consulting pour Le Point, publié vendredi 31 mars :

Jean-Luc Mélenchon distancerait Benoît Hamon au premier tour de l’élection présidentielle, avec 16% d’intentions de vote, et talonnerait désormais François Fillon.

Le candidat de La France insoumise gagne 5,5 points en dix jours et n’est plus qu’à un point de celui de la droite, toujours en perte de vitesse à 17% (-2). Jean-Luc Mélenchon creuse également l’écart avec Benoît Hamon, le candidat socialiste à la dérive à seulement 8% (-4,5), selon cette enquête.

Sont également donnés en hausse le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan (5%, +2), le trotskiste Philippe Poutou (1,5%, +0,5) et le centriste Jean Lassalle (1%, +1).

Source : http://www.europe1.fr/politique/son...

Par ailleurs Dentsu consulting a aussi analysé la résonance des candidats sur internet et les émotions qu’ils y génèrent.

Jean-Luc Mélenchon est le prétendant à l’Elysée recevant l’écho le plus favorable sur le web. "Il possède un écosystème numérique dense riche et très efficace. On parle de lui, on s’intéresse à lui, on le salue, on le suit, et surtout on trouve qu’il est la vraie alternative à Emmanuel Macron", est-il écrit dans l’étude.

Au palmarès des émotions suscitées par le candidat sur internet, c’est la joie qui l’emporte. Ce sentiment lui est en effet associé par 31% des internautes. Vient ensuite la confiance (27%).

32b) Les intentions de vote

Le sondage Elabe du 29 mars donne : Emmanuel MACRON : 25% (=), Marine LE PEN : 25% (=), François FILLON : 20% (=), Jean-Luc MELENCHON : 15% (en hausse), Benoît HAMON : 10%, Nicolas DUPONT-AIGNAN : 3%, Jean LASSALLE : 1%, Philippe POUTOU : 1%, Nathalie ARTHAUD : 0%, François ASSELINEAU : 0%, , Jacques CHEMINADE : 0%.

Il confirme les sondages publiés depuis la marche du 18 mars puis le Grand débat du 20 mars par les instituts Elabe, Harris Interactive, Opinion way, IFOP, BVA et à nouveau IFOP. Ils accordaient de 13% à 14% à Jean-Luc Mélenchon en hausse alors que François Fillon tombe encore un peu (de 17% à 18%) et que l’électorat potentiel de Benoît Hamon se craquelle progressivement.

Résultat du sondage "Rolling" Ifop/Fiducial pour Paris Match, CNews et Sud Radio (27 mars 2017) : Jean-Luc MELENCHON : 14%, Benoît HAMON : 10,5%, Nathalie ARTHAUD : 1%, Philippe POUTOU : 0,5%

BVA : Jean-Luc Mélenchon (14%) Benoît Hamon (11,5%)

IFOP : Jean-Luc Mélenchon (13%) Benoît Hamon (10,5%)

Opinion way : Jean-Luc Mélenchon (14%) Benoît Hamon (11%)

Avec 24 à 26%, Emmanuel Macron et Marine Le Pen seraient en position pour parvenir au second tour.

Nathalie Arthaud, Philippe Poutou, Jean Lassalle, François Asselineau sont donnés entre 0,5% et 1%, Nicolas Dupont Aignan un peu plus haut (de 3 à 5%).

32c) Cote de popularité et reconnaissance comme présidentiable

A la question, quel est le candidat "le plus capable de faire un bon président de la République", Jean-Luc Mélenchon (16%) se rapproche de François Fillon (17%) et de Marine Le Pen (20%).

24% des Français considèrent que Jean-Luc Mélenchon réalise la meilleure campagne. L’écart grandissant des intentions de vote en sa faveur par rapport à Benoît Hamon qui est considéré comme réalisant la moins bonne campagne des 11 candidats (7%).

Jean-Luc mélenchon " tient un discours clair de gauche, qui correspond à l’attente d’une partie de la gauche, parle mieux au catégories socioprofessionnelles d’ouvriers et employés que Benoît Hamon, tout en tempérant sa fougue, sa radicalité", analyse Céline Bracq (Directrice Générale de l’institut d’études ODOXA).

Le sondage Odoxa du 28 mars 2017 pointe la cote de popularité de Jean-Luc Mélenchon à 40% (second derrière Macron), en très forte hausse (plus 7%) sur une semaine par rapport aux autres candidats.

L’Express, commanditaire du sondage l’analyse ainsi « Le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon progresse énormément auprès des sympathisants de droite (+12 points) et du FN (+9 points). Pas sûr pour autant que ces électeurs, qui éprouvent de la sympathie pour son insoumission gouailleuse, iront jusqu’à voter pour lui. Comme Emmanuel Macron, il fait aussi un bon en avant chez les électeurs "sans proximité partisane" (+8 points). »

32d) Le naufrage de Benoît Hamon (analyse BFM)

C’est à la gauche de la scène politique que les courbes prennent une tournure de plus en plus nette. En effet, on retrouve Jean-Luc Mélenchon, le candidat de "La France insoumise", à trois points derrière son adversaire de la droite et du centre et, surtout, cinq points au-dessus du score attribué à Benoît Hamon.

Jean-Luc Mélenchon attire désormais 15% des intentions de votes sur son nom tandis que le candidat du Parti socialiste et de ses alliés descend à 10%. Cette tendance semble obéir à la logique des vases communicants : à la montée de Jean-Luc Mélenchon dans ce sondage (une hausse de 1,5 point) répond une baisse équivalente de l’électorat de Benoît Hamon (une chute de 1,5 point également). A noter que les sondés ont été interrogés ce mardi et ce mercredi alors que, ce même jour, Manuel Valls annonçait son soutien à Emmanuel Macron.

La certitude de voter Hamon s’effondre parmi ses partisans

L’ascension de Jean-Luc Mélenchon, dont la campagne a connu plusieurs succès consécutifs ces derniers jours (la marche très suivie pour la VIe République, une performance jugée convaincante lors du premier débat télévisé, un meeting réussi à Rennes), s’explique par plusieurs données. Tout d’abord, il plaît à la grande majorité de ses électeurs à l’élection de 2012 (67%, soit une hausse de 10%) et il séduit davantage d’anciens électeurs de François Hollande au premier tour de ce même scrutin (19% d’entre eux soit un gain de 5%). Parmi les sondés se prononçant pour un vote en sa faveur le 23 avril prochain, 62% se disent sûrs de leur choix, un mieux de 7%. Les mêmes indicateurs rendent un écho diamétralement opposé dans le cas de Benoît Hamon.

La certitude de votes à son profit parmi les sympathisants socialistes a largement reculé : ils ne sont plus que 42% à se dire sûrs de choisir un bulletin Benoît Hamon lors du premier rendez-vous printanier dans l’isoloir. C’est une chute lourde de 22% et cette baisse fait de son électorat le plus incertain parmi ceux des cinq candidats les plus en vue pour la présidentielle. Par ailleurs, Benoît Hamon convainc de moins en moins les anciens votants favorables à François Hollande au premier tour de l’élection de 2012. Il ne recueille plus que 21% de ceux-ci, c’est six points de moins que lors du précédent sondage. L’institut Elabe a aussi cherché à savoir si Benoît Hamon parvenait à persuader d’anciens électeurs de Jean-Luc Mélenchon il y a cinq ans. Il n’en mobilise que 11%, soit une variation à la baisse de sept points en une semaine.

32e) Fillon en vue

Les sondages de la dernière semaine de mars font apparaître que François Fillon n’a qu’un point d’avance sur Jean-Luc Mélenchon quant à sa reconnaissance comme présidentiable.

Par ailleurs, 57% des Français ont été "surpris en mal" par le vainqueur de la primaire de droite, 60% exprimant même du ressentiment à son égard (+10 points).

La cote d’avenir de Jean-Luc Mélenchon occupe la première place pour tout l’arc politique (47%) alors que François Fillon a sombré dans les dernières places (18%).

31) Sondages 22 mars 2017 : Mélenchon 13,5%, Hamon 11,5%, Macron 26%, Fillon 17%

31a) Evolution générale des intentions de vote en mars 2017

Suite à la primaire PS, les sondages avaient indiqué un flottement dans les intentions de vote en faveur de Jean-Luc Mélenchon.

Depuis la mi-mars, ils pointent une nouvelle dynamique de la campagne France Insoumise avec des pourcentages en hausse.

Quiconque lit ces "enquêtes" doit savoir que :

- les résultats bruts sont "corrigés", "redressés", en fonction en particulier des résultats de la présidentielle 2012 et des régionales 2015.

- le pourcentage de gens choisissant l’abstention est pour le moment très élevé. Le pourcentage de sondés signalant qu’ils sont hésitants et peuvent changer d’avis d’ici le 1er tour est également très élevé.

Le sondage BVA du 15 au 17 mars donne 12% à Jean-Luc Mélenchon, 12,5% à Benoit Hamon, 25% à Emmanuel Macron, 19,5% à François Fillon, 26% à Marine Le Pen.

Le sondage Kantar Sofres du 15 au 17 mars apporte des intentions de vote proches de BVA.

Le sondage Elabe pour BFMTV et L’Express du 17 au 19 mars : 13% pour Jean-Luc Mélenchon, 13,5% pour Benoit Hamon, 25,5% pour Emmanuel Macron, 17,5% pour François Fillon, 25% pour Marine Le Pen.

31b) Le sondage Elabe après le débat du 20 mars

Le dernier sondage Elabe (après le débat du 20 mars) signale une nouvelle progression de Jean-Luc Mélenchon :

L’institut résume ainsi son enquête Au lendemain du débat télévisé qui a opposé les cinq principaux candidats à l’élection présidentielle, Emmanuel Macron obtient 26% (+0,5point*) des intentions de vote exprimées par les personnes interrogées. Il devance désormais de 1,5 point Marine Le Pen (24,5 %) . François Fillon perd quant à lui 0,5point avec 17% des intentions de vote exprimées. Jean-Luc Mélenchon progresse de 0,5 point à 13,5% et occupe désormais la quatrième position, 2 points devant Benoît Hamon. Avec 11,5% (moins 2 points), Benoît Hamon glisse en cinquième position.

Les intentions de vote exprimées par les personnes sondées seraient les suivantes :

- Nathalie Arthaud : 0,5%

- Philippe Poutou : 0,5%

- Jean-Luc Mélenchon : 13,5%

- Benoît Hamon : 11,5%

- Emmanuel Macron : 26%

- Jean Lassalle : 1%

- François Fillon : 17%

- Nicolas Dupont Aignan : 5%

- François Asselineau :0,5%

- Marine Le Pen : 24%

- Jacques Cheminade : 0,5%

Le pourcentage de gens choisissant l’abstention atteint encore 38%. Le pourcentage de sondés signalant qu’ils sont hésitants et peuvent changer d’avis d’ici le 1er tour correspond encore à un tiers des exprimés.

31c) Sondage Harris Interactive des 21 et 22 mars 2017

Sur un échantillon de 6383 inscrits sur les listes électorales, il rend compte d’intentions de vote globalement semblables à celles indiquées ci-dessus pour Elabe, avec pour les cinq candidats briguant une présence au second tour :

- Jean-Luc Mélenchon : 13,5%

- Benoît Hamon : 12,5%

- Emmanuel Macron : 26%

- François Fillon : 18%

- Marine Le Pen : 25%

Parmi les points intéressants de cette enquête, notons le pourcentage d’électeurs "tout à fait sûrs de leur choix" : 62% pour Emmanuel Macron, 58% pour Jean-Luc Mélenchon, 53% pour Benoît Hamon.

Concernant les motivations avancées par les électeurs pour justifier leur choix, voici les plus courantes :

- le projet du candidat : 65% "beaucoup", 31% "assez"

- la capacité à porter des idées nouvelles : 58% "beaucoup", 38% "assez"

- le souhait qu’il gagne l’élection : 56% "beaucoup", 35% "assez"

- l’honnêteté du candidat : 55% "beaucoup", 36% "assez"

- la capacité à porter vos préoccupations : 54% "beaucoup", 40% "assez"

- le vote utile pour le second tour : 53% "beaucoup", 33% "assez"

31d) Remarques sur l’électorat potentiel de Jean-Luc Mélenchon

D’après les indications publiées par Elabe :

- 45% de cet électorat reste hésitant

- Avec 22%, Jean-Luc Mélenchon arrive nettement en tête des onze candidats parmi les jeunes de 18 à 24 ans.

- L’avance actuelle de Jean-Luc Mélenchon sur Benoît Hamon s’explique surtout par de fortes intentions de vote pour le premier parmi les ouvriers (16%) et les employés (17%). Benoît Hamon n’obtiendrait dans ces deux catégories sociales que de 7 à 10%.

D’après les indications publiées par Harris Interactive, l’électorat potentiel de Jean-Luc Mélenchon au 22 mars comprendrait :

- 75% de l’électorat sympathisant du "Front de Gauche"

- 22% de l’électorat sympathisant de EELV

- 15% de l’électorat "sans préférence partisane"

- 13% de l’électorat sympathisant du PS

30) Présidentielle 2017 : Nouvelle mesure Filteris Euromédiation

Source : http://www.media-web.fr/presidentie...

Contrairement à ce que tentent de faire croire les sondages, « corrigés », des instituts traditionnels, « Filteris Euromédiations » estime que le candidat de la France Insoumise n’a pas reculé dans les intentions de vote

Cet institut (le seul qui ait donné Fillon vainqueur de la primaire de droite dès octobre) donne les intentions de vote suivantes pour le 1er tour : Marine Le Pen 22,55%, François Fillon 22,08%, Emmanuel Macron 20,74%, Jean-Luc Mélenchon 15,32%, Benoît Hamon 14,06%, Dupont Aignan 3,93%.

Les résultats des intentions de vote du premier tour de la prochaine présidentielle sont bien différents que ceux annoncés par les instituts de sondage. Marine Le Pen est toujours en tête, mais avec moins d’avance que ce qui est annoncé : 22,55%. Une courte tête devant son premier poursuivant François Fillon. Le candidat LR se situe à 22,08, qualifié au second tour en très bonne position.

Emmanuel Macron, nouveau chouchou des sondages, se trouve deux points plus loin, à 20,74%. Autre candidat sous-estimé par nos sondeurs, Jean-Luc Mélenchon, au pied du podium avec 15,32% devant le candidat socialiste Benoît Hamon.

Filteris avait prédit dès le mois d’octobre l’élection de François Fillon à la primaire.

“FILTERIS et EUROMEDIATIONS ont prouvé que les sondages classiques sont désormais déclassés par l’ANALYSE BIG DATA des perceptions et des valeurs naturellement exprimées sur les réseaux sociaux par tous les citoyens et électeurs”.

29) Après un recul en février, Jean-Luc Mélenchon repart à la hausse

29a) Evolution générale des intentions de vote

Nous prenons ci-dessous comme référence, les enquêtes quotidiennes d’IFOP fiducial dont les données sont faibles pour Jean-Luc Mélenchon en comparaison d’autres instituts. Pourquoi ? Faisant partie du paysage politique scruté en permanence par les médias, nous aurions tort de les ignorer.

Durant le mois de février 2017 :

- l’électorat potentiel de Le Pen a stagné autour de 24 à 25%.

- Emmanuel Macron a progressé de 20% à 24%, en particulier depuis son alliance avec François Bayrou.

- François Fillon est tombé de 21% à 17,5% avant de remonter autour de 20%. Un tel niveau pour une élection présidentielle considérée "imperdable" pour son parti LR le fragilise indépendamment du processus judiciaire.

- Benoit Hamon serait monté au début du mois de février à 18% avant de progressivement retomber en fin de mois autour de 13% à 14%. Lui aussi, doit se préparer à de forts tiraillements dans son parti.

- Jean-Luc Mélenchon aurait connu un moment difficile autour de la primaire socialiste (fin janvier, début février), baissant alors à 9% des intentions de vote mais trouvant rapidement un second souffle qui le situerait à présent autour de 11% à 12%.

- Nathalie Arthaud et Philippe Poutou ne parviennent pas à percer et restent cantonnés dans des intentions de vote autour de 0 à 1%, Nicolas Dupont Aignan à 2%.

29b) Jean-Luc Mélenchon repart à la hausse

Le battage médiatique autour de la primaire socialiste a battu le rappel de nombreux électeurs vraiment de gauche qui en ont profité pour éliminer Manuel Valls. Deux instituts de sondage ont alors pesé sur leurs réflexes politiques en annonçant une chute des intentions de vote en faveur de Jean-Luc Mélenchon aux environs de 9 à 11% contre 13 à 14% auparavant.

Ces deux phénomènes ont modifié temporairement le paysage de la campagne, le petit recul claironné par certains sondages devenant une certaine réalité même si certains instituts (Elabe, Harris, Opinion way, Filteris Euromédiations, l’institut belge Dedicated...) maintenaient un électorat potentiel de Jean-Luc Mélenchon autour de 13% à 14%.

Nous avons signalé plus haut la remontée des intentions de vote en faveur du candidat de la France Insoumise d’après l’institut IFOP Fiducial. Un rapide regard sur l’ensemble des sondages du mois de février confirme cette dynamique favorable.

28) Sondage Odoxa sur la popularité des candidats : ça pousse pour Jean-Luc Mélenchon !!!

Le candidat de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon atteint le podium pour la première fois et prend la tête chez les sympathisants de gauche, grâce à une progression de 9 points en un mois qui lui permet de devancer avec 53%, Christiane Taubira (50%)

Emmanuel Macron, est en progression lui aussi : - 9 points parmi les sympathisants de droite (57 %) - 6 points parmi les sympathisants FN (24 %) - Chez les sympathisants de gauche, le candidat du mouvement En marche ! arrive septième (39 %, + 3).

30) Après un recul en février, Jean-Luc Mélenchon repart à la hausse

Extraits de l’article de L’Express (commanditaire du sondage)

Macron au sommet, Mélenchon en embuscade

Selon ce sondage, Emmanuel Macron devient plus que jamais la personnalité politique préférée des Français, avec 40% de côte d’adhésion en janvier, soit une progression de 4 points par rapport à décembre.

Selon le sondage Odoxa réalisé pour L’Express... Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon sont en très forte progression.

Le baromètre Odoxa du mois de janvier réalisé pour L’Express, la presse régionale et France Inter, confirme la nette domination de l’ancien ministre de l’Economie dans le paysage politique français ainsi que la poussée des "gauches" avec une percée inédite de Jean-Luc Mélenchon, ainsi que de Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, tous les deux candidats à la primaire à gauche.

le candidat de la France insoumise atteint le podium pour la première fois et prend la tête chez les sympathisants de gauche, grâce à une progression de 9 points en un mois qui lui permet de devancer avec 53%, Christiane Taubira (50%) l’ex-égérie de la gauche.

27) L’évolution de la popularité des candidats entre novembre 2015 et décembre 2016

27a) Quand Libération étudie la popularité des candidats en dynamique

Les grands médias font valoir l’évolution entre tel et tel sondage d’un mois à l’autre. Ainsi, l’institut Viavoice (Libération du 16 décembre 2016) titre Baromètre politique décembre 2016 François Fillon, Emmanuel Macron et Manuel Valls : Trois fortes progressions en parallèle.

L’article développe ensuite cette affirmation péremptoire... « Cette nouvelle livraison du baromètre d’opinion politique Viavoice-Libération révèle trois dynamiques d’une rare ampleur : de gauche à droite, Manuel Valls, Emmanuel Macron et François Fillon enregistrent de très fortes progressions quant à leur capacité perçue à exercer la fonction présidentielle en 2017, et s’installent en net trio de tête des candidats sur ce registre. Les données recueillies sont spectaculaires : concernant leur capacité à être de « bons présidents de la République » pour 2017 :

- François Fillon enregistre une progression de 10 points, à 44 % ;

- Emmanuel Macron de 8 points, à 41 % ;

- Manuel Valls de 6 points, à 33 %.

Qui plus est, ces trois dynamiques s’inscrivent dans la continuité de gains moins importants mais significatifs réalisés par les trois hommes le mois dernier. »

27b) Qu’en est-il en réalité ?

Comparons cette analyse de sondage publiée dans la seconde moitié de décembre 2016 http://www.institut-viavoice.com/vi...

avec celle du même sondage d’octobre et Novembre 2015 : http://www.institut-viavoice.com/vi...

Que constatons-nous ?

- > Le candidat de droite ne progresse pas "de dix points" mais recule de plusieurs points. En effet, Alain Juppé planait de février à septembre 2015 à 48% (47% en octobre et novembre, en pleine opposition des primaires de droite)

- > Manuel Valls ne progresse pas "de six points" mais recule de cinq à sept points. En effet, il était donné en février 2015 à 40% d’électeurs « considérant qu’il ferait un bon président de la république » et en octobre 2015 encore à 38%.

- > La progression d’Emmanuel Macron pose problème car il est donné en décembre 2016 à 41% de citoyens qui considèrent qu’il serait un bon président de la république mais il s’agit pour l’essentiel de sondés qui se prononcent également en faveur de François Fillon (44%) et Manuel Valls (33%).

- > Sur les deux dernières années le total du courant "à droite de la droite" ne progresse pas. . Marine Le Pen reste globalement stable entre 25% et 29%.

- > De l’automne 2015 au début de l’hiver 2016 2017, la plus grosse progression est réalisée par Jean-Luc Mélenchon. 11% des électeurs considéraient en octobre 2015 qu’il serait "un bon président de la république" et seulement 3% un "très bon président de la république". Au début de l’hiver 2016, l’institut Viavoice et Libération le donne à 23% (dont 5% un "très bon président de la république") mais il faut aller fouiller dans les résultats du sondage pour le savoir. Ni le résumé de Viavoice, ni l’article de Libé ne signalent cette progression spectaculaire.

26) Les candidatures définitives pour la présidentielle 2017 se précisent (décembre 2016)

A droite (François Fillon) et à l’extrême droite (Marine Le Pen), tout est en place.

Pour le centre, les médias matraquent en permanence les auditeurs pour valoriser Manuel Valls et Emmanuel Macron. Dans ces conditions, le premier sera probablement choisi comme candidat du PS et le second se maintiendra jusqu’au premier tour.

A gauche, le vote des adhérents d’Ensemble et du PCF en faveur de la candidature Mélenchon crédibilise définitivement celle-ci comme alternative aux archi-conservateurs Fillon et Le Pen.

Depuis début décembre, trois enquêtes d’opinion ont été publiées par les instituts de sondage IFOP, BVA et IPSOS. Chacun affirme avoir testé plusieurs possibilités d’où dix sondages avec candidatures différentes.

Benoît Hamon apparaît éliminé d’office avec seulement 4% s’il représentait le Parti Socialiste au premier tour.

Arnaud Montebourg n’est guère mieux loti avec 6% (IFOP), 6,5% (BVA), 6% et 7% (IPSOS).

Dans les quatre sondages où il représente le PS, particulièrement face à Le Pen, Fillon, Macron et Mélenchon, Manuel Valls est donné à 10% (IFOP), 13% (BVA), 11% et 12% (IPSOS).

En fait, malgré le battage médiatique autour de la primaire socialiste et en faveur de Macron, Jean-Luc Mélenchon reste, même dans les sondages d’opinion, le meilleur candidat face aux caricatures réincarnant la droite et l’extrême droite des années 1930.

Le plus mauvais sondage donne Jean-Luc Mélenchon à 12,5% (IFOP) sur la base d’une enquête datant d’avant le vote des adhérents PCF et Ensemble.

Le meilleur sondage publié depuis début décembre le pointe à 17%.

Les dix sondages publiés depuis début décembre le donnent dans une fourchette entre 13,5% et 14%, soit au dessus de Manuel Valls et Emmanuel Macron.

Les sept sondages depuis le vote du PCF et Ensemble accordent à Jean-Luc Mélenchon une moyenne de 14% exactement.

25) Palmarès des personnalités politiques : La popularité de Jean-Luc Mélenchon le hisse sur la 1re marche du podium (début décembre 2016)

Ce titre n’est pas extrait d’un site de la France insoumise ou d’un parti soutenant la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Il résume dans le Huffington Post (lié au Monde) les résultats d’un sondage de l’institut You Gov pour I-télé et le Huffington Post.

A la question De quelles personnalités politiques avez-vous une opinion POSITIVE ?

- Jean-Luc Mélenchon obtient un score de réponses favorables très élevé (26% pour 23% en novembre) devant François Fillon et Emmanuel Macron. Il bénéficie de l’opinion positive de 78% des citoyens qui se positionnent proches du Front de gauche et de l’extrême gauche, 30% de la majorité gouvernementale (PS, EELV), 49% de ceux qui se reconnaissent simplement comme "de gauche".

Parmi les suivants, notons :

- Marine Le Pen : 23% (pour 24% en novembre)

- François Bayrou 17%

- Arnaud Montebourg 14%

- Martine Aubry 13%

- Anne Hidalgo 12%

- Benoît Hamon : 10%

- Gilbert Collard : 9%

- Valérie Pécresse : 7%

- Cécile Duflot : 5%

Source du texte ci-dessous : http://www.huffingtonpost.fr/2016/1...

Tandis que s’achève la primaire de la droite et que débute la primaire de la gauche, notre palmarès YouGov des personnalités politiques, réalisé pour Le HuffPost et i-Télé, est bouleversé par la montée en puissance des prétendants à la fonction suprême.

Premier enseignement de cette vague de décembre : la chute de notre champion incontesté Alain Juppé qui paye cher sa défaite à la primaire des Républicains. Rétrogradé d’emblée à la quatrième place du classement, le maire de Bordeaux est doublé par son vainqueur François Fillon qui opère une remontée spectaculaire avec 11 points d’opinions positives gagnés ce mois-ci. Dopé par son triomphe électoral, ce dernier peut revendiquer 70% d’opinions favorables chez les sympathisants LR.

Mélenchon et Macron se disputent la première place

Mais le champion d’automne 2016 de notre palmarès est une surprise : pour la première fois, Jean-Luc Mélenchon se hisse sur la première place du podium. Profitant du désarroi croissant à gauche, où la candidature de François Hollande n’est pas acquise, et de la victoire de l’ultra-libéral Fillon qui lui offre un adversaire à sa mesure, le chef de file de la France insoumise obtient 71% de soutien chez les sympathisants de la gauche radicale. Une nouvelle marche de franchie au moment où l’eurodéputé vient d’obtenir l’appui (peu enthousiaste, il est vrai) des communistes.

Phénomène remarquable, le sacre du héraut de la gauche radicale coïncide avec la montée en puissance d’un autre candidat qui se revendique "contre le système". En marche vers l’Elysée, l’ancien ministre de l’Economie Emmanuel Macron profite lui aussi de l’effondrement d’Alain Juppé et de son allié François Bayrou pour s’imposer un peu plus encore au centre du jeu politique. Avec une moyenne de 30% d’opinions positives au PS, au centre et chez Les Républicains, l’auteur du livre "Révolution" (XO) confirme son statut de candidat hybride échappant aux grilles partisanes traditionnelles.

24) Mélenchon, seul candidat utile de la gauche

L’enquête Harris Interactive pour Public Sénat et LCP (27 novembre 2016) donne les indications suivantes sur ce que seraient les intentions de vote actuelles pour la présidentielle de 2017 :

- Marine Le Pen verrait à nouveau son électorat potentiel s’éroder ( de 30% à 24%),

- Nicolas Dupont-Aignan connaît la même baisse (de 5% à 2%)

- François Fillon n’attirerait que 26% d’intentions de vote parmi l’ensemble des électeurs (alors qu’Alain Juppé bénéficiait mi-novembre d’un socle oscillant entre 31% et 36% selon les instituts)

- La différence entre le score prévu pour Juppé et celui de François Fillon paraît profiter à François Bayrou (6 à 7%). En fait, l’étude assez précise de l’institut fait apparaître que les électeurs juppéistes du 2ème tour se répartiraient surtout pour 2017 entre Macron (25%), Fillon (23%) et Bayrou (14%)

- Emmanuel Macron occuperait la quatrième place avec 13% à 14%.

- Si l’élection se déroulait aujourd’hui, François Hollande obtiendrait un score de 9%. S’il laissait la place à Manuel Valls, celui-ci ne ferait pas mieux.

- Yannick Jadot (EELV) se maintient entre 2% et 3%

- Nathalie Artaud (LO) et Philippe Poutou (NPA) stagneraient à 1%

- Jean-Luc Mélenchon reste toujours à la troisième place avec de 13% à 15% selon les configurations, toujours devant Emmanuel Macron.

L’électorat potentiel de Jean-Luc Mélenchon ne paraît pas beaucoup bouger avec les trois quarts de ses soutiens de 2012 et un sixième à un cinquième de ceux de François Hollande 2012. Emmanuel Macron prendrait 25% des suffrages portés sur Hollande en 2012, 21% de ceux de François Bayrou et 10% de ceux obtenus par Nicolas Sarkozy.

Source de ses informations et hypothèses : http://www.lcp.fr/sites/default/fil...

23) Présidentielle 2017 : Mélenchon, meilleure chance de la gauche, selon le sondage Kantar Sofres-OnePoint

Source : http://www.rtl.fr/actu/politique/pr...

DÉCRYPTAGE - L’eurodéputé obtient les meilleurs résultats parmi les candidats de gauche et se trouve parfois même en situation de troisième force du premier tour de la présidentielle, selon notre sondage Kantar Sofres-OnePoint.

À six mois de la présidentielle, la gauche se trouve encore en ordre dispersé et ne sait toujours pas si elle devra compter sur François Hollande, Manuel Valls ou sur les frondeurs Arnaud Montebourg et Benoît Hamon. Derrière ce flou, Jean-Luc Mélenchon poursuit sa route en restant à l’écart de la primaire de la gauche. Une stratégie qui semble payer car le député européen s’érige en meilleure option pour la gauche et parfois même en troisième homme du premier tour de la présidentielle de 2017, selon un sondage Kantar Sofres-OnePoint pour RTL, LCI et Le Figaro dévoilé mardi 25 octobre.

Sur les sept hypothèses testées, Jean-Luc Mélenchon domine systématiquement François Hollande ou Manuel Valls. Avec 13% à 15,5% des intentions de vote, il devance largement le président sortant, qui se situe péniblement entre 9% et 13%, dans les scénarios où ce dernier se présente. Si le chef de l’État laisse sa place à Manuel Valls - une idée qui fait son chemin notamment si la courbe du chômage ne s’inverse pas -, la donne est identique et conforte le chantre de la VIe République. Macron, son principal concurrent

Comme ce fut parfois le cas avant l’élection de 2012, le statut de troisième homme revient à Jean-Luc Mélenchon dans plusieurs hypothèses. C’est à chaque fois le cas lorsque Emmanuel Macron n’est pas sur la ligne de départ. Mais quand l’ancien ministre de l’Économie est bien dans les starting-blocks, il lui grille la politesse de peu. En effet, l’écart est plutôt mince entre les deux hommes et se situe généralement entre 1 et 1,5 point. Il se porte tout de même jusqu’à quatre points dans l’optique où Manuel Valls et Alain Juppé sont tous deux candidats à la place de François Hollande et Nicolas Sarkozy.

Avec un maximum de 15,5%, le chemin est encore long pour réussir à faire concurrence au candidat de la droite qui passe toujours au second tour avec un minimum de 20%. Néanmoins, ce sondage illustre la bonne dynamique de Jean-Luc Mélenchon. Sur la base de précédentes enquêtes où il plafonnait encore à environ 12%, il semble avoir gagné près de trois points auprès des électeurs. Celui qui se revendique comme l’homme politique le plus populaire de YouTube semble désormais avoir toutes les cartes en main pour se poser comme le leader de la gauche. Entre les deux têtes de l’exécutif qui sont promises à la Bérézina et un Emmanuel Macron qui continue de surfer entre la droite et la gauche tout en prenant soin de prendre ses distances avec le socialisme, il y a de la place. Ça tombe bien : selon une récente étude, il représente le mieux les valeurs de la gauche aux yeux des électeurs de gauche.

22) "Valeurs de gauche" : le champion, c’est Mélenchon

Tel est le titre barrant la page du Journal du Dimanche, s’appuyant sur les résultats d’un sondage IFOP.

Ce sondage là va faire réfléchir chaque petit machiavel attaché à la perte de Jean-Luc Mélenchon.

Celui-ci est en effet donné par les électeurs se reconnaissant " de gauche" loin devant tous les autres candidats potentiels en ce qui concerne la capacité à porter leurs idéaux de gauche avec 34%, loin, loin devant Valls, Hollande, Macron et Montebourg. Voici un extrait de l’analyse réalisée par l’IFOP.

Source : http://www.lejdd.fr/Politique/Valeu...

Jean-Luc Mélenchon représenterait le mieux les valeurs de gauche à la présidentielle pour les Français se disant de gauche. Jean-Luc Mélenchon est, pour 34% des Français se disant de gauche, l’homme qui incarnerait le plus les idées et les valeurs de gauche à la prochaine présidentielle, selon notre sondage Ifop à paraître dans le JDD.

Assez loin devant François Hollande (19%) s’il se présentait, Emmanuel Macron (19%) et Arnaud Montebourg (19%). Cécile Duflot serait, elle, décrochée (9%). Si Manuel Valls se présentait en lieu et place de François Hollande, Jean-Luc Mélenchon obtiendrait le même score (34%). Manuel Valls (21%) incarnerait mieux les valeurs de gauche que François Hollande , Arnaud Montebourg serait toujours à 19% et Emmanuel Macron à 18% et Cécile Duflot à 8%.

Vivien Vergnaud Le JDD

Les électeurs du Front de gauche plébiscitent Jean-Luc Mélenchon (77%), une partie d’entre eux se portant sur Arnaud Montebourg (13%).

Les électeurs socialistes sont plus partagés mettant en avant Manuel Valls ou François Hollande (34%) alors que Jean-Luc Mélenchon n’est crédité que de 16% et Arnaud Montebourg 24%.

Dans l’électorat écologiste, 28% seraient attirés par Emmanuel Macron, 24% par Cécile Duflot, 20% par Arnaud Montebourg, 19% par Jean-Luc Mélenchon et 9% par François Hollande.

21) "Jean-Luc Mélenchon au plus haut, Sarkozy au plus bas"

Tel est le titre de l’article publié par le Paris Match de cette semaine sur la base du baromètre Ifop-Fiducial.

La question posée par les enquêteurs de ce baromètre est la suivante : Pour chacune des personnalités suivantes, dites-moi si vous en avez une excellente opinion, une bonne opinion, une mauvaise opinion, une très mauvaise opinion ou si vous ne la connaissez pas suffisamment ?

21a) Résultat du baromètre IFOP d’octobre 2016

Parmi les actuels candidats (dans le cadre de primaires ou non) pour l’élection à la présidence de la république, voici le pourcentage d’excellentes et bonnes opinions :

Alain Juppé : 61%

Jean-Luc Mélenchon : 49%

François Fillon : 48%

Arnaud Montebourg : 48%

Emmanuel Macron : 45%

Bruno Lemaire : 44%

Manuel Valls : 40%

Benoît Hamon : 35%

Cécile Duflot : 34%

Marine Le Pen : 31%

Dupont Aignan : 30%

Nicolas sarkozy : 29%

François Hollande : 26%

Pierre Laurent : 17%

Extraits du commentaire de Paris Match

Source : http://www.parismatch.com/Actu/Poli...

Quatrième de l’élection présidentielle en 2012, Jean-Luc Mélenchon devient l’une des personnalités politiques les plus appréciées par les Français selon le baromètre Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud-Radio. L’ancien président de la République Nicolas Sarkozy retrouve lui son niveau le plus bas depuis 2012.

C’est à la fois une première et un sérieux avertissement pour François Hollande. En entrant dans le top 5 des personnalités préférées par les Français, selon notre baromètre Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio, Jean-Luc Mélenchon crée la surprise. Jamais un leader de l’ultra gauche n’était monté aussi haut. En gagnant deux points, l’ancien patron du Parti de gauche échappe à l’impopularité quasi générale qui touche ce mois-ci 43 des 50 hommes et femmes politiques du baromètre soumis par l’Ifop aux Français.

Mélenchon bénéficie d’une certaine bienveillance de la droite (37% de bonnes opinions), séduite par une sorte d’effet Georges Marchais, truculent leader communiste des années 1980. Il recueille surtout 90% de suffrages auprès des sympathisants du Front de gauche, qui se contrefichent des réticences du patron du PCF. Enfin, il est majoritaire au PS (52%) et y fait presque jeu égal avec François Hollande qui obtient seulement 58 % d’opinions positives. Il devance enfin Arnaud Montebourg (48%, -3) et plus largement Emmanuel Macron (45%, -4). A 200 jours de la présidentielle, voilà Jean-Luc Mélenchon qui se pose en sérieux challenger à gauche surtout dans la perspective d’un embouteillage en 2017 sur cette partie de l’échiquier politique.

Juppé s’effrite, Sarkozy s’enfonce

A droite, la confrontation entre les deux favoris de la primaire de la droite et du centre tourne à l’avantage d’Alain Juppé. Si la cote du maire de Bordeaux s’effrite (-2) -culminant toujours à 61 %-, celle de Nicolas Sarkozy chute de six points. Plus embarrassant, l’ex-président perd aussi chez les sympathisants LR — son cœur de cible — 10 points en deux mois. Avec 29 %, il atteint son plus mauvais score depuis son départ de l’Elysée. Dans le duel de popularité entre les deux hommes testé par l’Ifop, le match est plié puisque 51 points les séparent (72/21).

20) Jean-Luc Mélenchon "progresse sensiblement" dans les sondages (fin septembre 2016)

Le sondage ELABE pour Les Echos et Radio Classique sur les intentions de vote à 7 mois du scrutin apporte quelques éléments qu’il nous paraît utile de porter à la connaissance de nos lecteurs.

20a) Le total Gauche progresse

Le pourcentage de Français certains d’aller voter n’atteint encore que 56%. C’est surtout l’électorat traditionnellement de gauche qui doute et attend de voir. Cependant, le total des candidats estampillés "Gauche" par les instituts progresse.

Ainsi, pour l’institut Elabe, le total "Gauche" a progressé de 5% entre le début de l’été et le début de l’automne pour atteindre à présent 33% (non compris l’extrême gauche). Ceci dit, ce pourcentage reste bien faible.

Le pourcentage total des candidats estampillés "Droite" baisse quant à lui de 7% pour représenter aujourd’hui seulement 37% des intentions de vote (non compris l’extrême droite). Marine Le Pen donnée au printemps à 30% ne recueille à présent que de 25 à 28% des intentions de vote.

20b) "Jean-Luc Mélenchon progresse sensiblement et pourrait profiter des divisions à gauche"

Voici le résumé donné par l’institut lui même sur cette "enquête" réalisée les 21 et 22 septembre :

« Notre enquête témoigne d’une progression non négligeable de Jean-Luc Mélenchon par rapport au début de l’été. Il est ainsi crédité de 14% (+2) à 15% (+4) des intentions de vote exprimées en cas de candidature de François Hollande comme seul représentant de la gauche gouvernementale. Le représentant du Front de gauche fait d’ailleurs jeu égal (15%) avec le chef de l’Etat dans l’hypothèse (H1) avec Alain Juppé comme candidat LR, et devance même François Hollande de 2,5 points (H4) en cas de candidature d’Emmanuel Macron et de Nicolas Sarkozy, le chef de l’Etat étant alors relégué à la 5e place du classement. Cette poussée de Jean-Luc Mélenchon se trouve confirmée dans les autres hypothèses avec des scores comparables aux hypothèses précédentes. Il devance même de plusieurs points Manuel Valls et Arnaud Montebourg, et fait fréquemment jeu égal avec Emmanuel Macron. »

Cette dynamique s’explique par au moins deux éléments : sa capacité à fédérer sur son nom une large majorité d’électeurs ayant voté pour lui en 2012, et sa capacité à capter une proportion désormais non négligeable d’anciens électeurs de François Hollande, de l’ordre de 15% à 20% selon les hypothèses testées.

20c) Deux hypothèses de candidatures testées par l’institut Elabe

Hypothèse 1 : Arthaud 1%, Poutou 1%, Mélenchon 15%, Hollande 15%, Duflot 3%, Juppé 34%, Dupont Aignan 3%, Le Pen 28%. Dans cette hypothèse 1, Jean-Luc Mélenchon bénéficie des meilleures intentions de vote parmi les moins de 35 ans, les 50 à 64 ans, ainsi que les ouvriers et employés ; 79% de ses électeurs de 2012 le choisiraient à nouveau contre seulement 46% pour François Hollande (dont une partie voterait à présent Mélenchon).

Hypothèse 2 : Poutou 0,5%, Arthaud 0,5%, Mélenchon 15%, Hollande 12,5%, Macron 15%, Duflot 2,5%, Bayrou 8%, Sarkozy 18%, Dupont Aignan 3%, Le Pen 25%. Dans cette hypothèse, 82% des électeurs Mélenchon de 2012 le choisiraient à nouveau contre seulement 38% pour François Hollande. 17% des électeurs Hollande de 2012 se porteraient en 2017 sur Jean-Luc Mélenchon.

19) Jean-Luc Mélenchon grimpe encore dans les sondages (septembre 2016)

Le baromètre politique d’Odoxa, divulgué ce 21 septembre par la presse régionale, l’Express et France 2 ne manque pas d’intérêt pour quiconque participe au mouvement La France insoumise ou le soutient.

- > Jean-Luc Mélenchon se détache de plus en plus parmi les électeurs de gauche comme « le meilleur candidat pour représenter la gauche » avec 24 %, devant François Hollande (18 %), Manuel Valls (16 %) Emmanuel Macron (15 %), Christiane Taubira (15 %) et Arnaud Montebourg (10 %).

- > Lorsque l’on prend l’ensemble des électeurs, M. Macron est vu par 28 % des personnes interrogées comme celui qui peut le mieux représenter la gauche. Notons qu’il reçoit plus de soutien dans l’électorat de droite que dans celui de gauche. Il devance Jean-Luc Mélenchon (18 %), Manuel Valls (17 %) Arnaud Montebourg (13 %), Christiane Taubira (9 %). François Hollande arrive dernier avec 8 %.

- > Dans l’enquête auprès d’un échantillon représentatif de tous les Français sur "les personnalités suscitant le plus de soutien ou de sympathie" (plusieurs réponses possibles),

- Jean-Luc Mélenchon arrive en quatrième position avec 27%

- derrière Alain Juppé (39%), Emmanuel Macron (31%) et François Bayrou (29%)

- devant Taubira (25%), Sarkozy (23%), Fillon (23%), Montebourg (23%), Benoît Hamon (18%), Jean-François Copé (12%), Cécile Duflot (12%)

- > Parmi les électeurs de gauche, le classement "des personnalités suscitant le plus de soutien ou de sympathie" fait apparaître :

- un excellent score de Jean-Luc Mélenchon avec 48%

- devant Montebourg (37%), Macron (37%), Duflot (23%)...

Comme le note l’institut Odoxa dans son analyse des données :

« François Hollande a tellement déçu ses électeurs qu’il n’est cité en premier que par les sympathisants socialistes – et seulement par 29 % d’entre eux – »...

Source : http://www.lemonde.fr/election-pres...

18) Jean-Luc Mélenchon, "meilleur candidat de la gauche" (sondage TNS Sofres–OnePoint )

Ce 7 septembre 2016 vient d’être publiée une étude affinée réalisée au début du mois par TNS Sofres–OnePoint pour Le Figaro et LCI. Elle comprend :

- une première partie faisant état d’un l’intérêt pour l’élection présidentielle élevé (39% des sondés répondent "beaucoup", 40% "assez", 17% "peu", 4% "pas du tout").

- une deuxième partie donnant les préférences des Français selon diverses hypothèses, particulièrement selon le candidat du parti LR (Sarkozy ou Juppé ou Fillon...). Elle confirme globalement les sondages précédents.

- la troisième partie nous intéresse particulièrement.

A la question posée aux sympathisants de gauche : quel serait, pour vous, "le meilleur candidat de gauche pour la présidentielle de 2017", les résultats sont les suivants (cliquer sur la vignette pour l’agrandir) :

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- C’est Jean-Luc Mélenchon (23%) qui serait "le meilleur candidat de gauche pour la présidentielle de 2017",

- devant François Hollande (20%),

- Emmanuel Macron (18%),

- Manuel Valls (9%)

- Arnaud Montebourg (8%)

- Cécile Duflot (5%)

- Benoît Hamon (3%)

- Marie-Noelle Lienemann (1%)

- Yannick Jadot (1%)

- François de Rugy (0%)

Les sondés ne pouvaient que répondre par un nom. Cette étude doit être mise en relation avec celle publiée ce 4 septembre. Les enquêteurs de l’IFOP avaient demandé à un échantillon d’électeurs de gauche "Seriez-vous prêt à voter pour telle personnalité si elle était candidate à l’élection présidentielle ?" avec possibilité de répondre par plusieurs noms. Jean-Luc Mélenchon était arrivé en tête avec 41% ; il disposerait donc d’un socle d’électeurs qui le choisissent mais aussi de potentialités de regroupement plus large de l’électorat de gauche (voir ci-dessous partie 17).

17) 41% des électeurs de gauche prêts à voter Jean-Luc Mélenchon (sondage IFOP)

Un sondage Ifop publié ce 4 septembre dans le "Journal du Dimanche" mérite notre attention.

17a) Mélenchon, le préféré des électeurs de gauche

Parmi les questions posées aux sondés, celle qui nous intéresse le plus s’adressait seulement aux électeurs de gauche :

"Seriez-vous prêt à voter pour telle personnalité si elle était candidate à l’élection présidentielle ?"

Les sympathisants de gauche avaient la possibilité de donner une, deux ou trois réponses. Pour quels candidats souhaitent-ils voter ? Ils placent :

- Jean-Luc Mélenchon (41%) en première place

- devant François Hollande (36%),

- Manuel Valls (34%),

- Arnaud Montebourg (32%),

- Emmanuel Macron (28%),

- Benoît Hamon (25%)

- et Cécile Duflot (21%).

17b) Candidature Hollande : probable mais fragile

85% des Français se déclarent opposés à la candidature de François Hollande en 2017.

67% de ses électeurs de 2012 ne veulent pas qu’il brigue un second mandat dont :

- 90% des ouvriers,

- 84% des retraités,

- 81% des écologistes,

- et même 59% des proches du PS

16) Gauche en ruine sauf Jean-Luc Mélenchon (Eté 2016)

L’institut BVA a publié le dernier sondage public de l’été 2016. Que nous apprend-il ?

16a) Gauche en ruine sauf Jean-Luc Mélenchon. Droite et extrême droite en force.

Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière) est donnée à 1%, Philippe Poutou (NPA) à 1,5%, Jean-Luc Mélenchon à 13,5%, Cécile Duflot à 2% et François Hollande à 13,5% (après correction tenant compte de son résultat élevé en 2012).

Dans le même temps, Alain Juppé est donné à 36%, Nicolas Dupont-Aignan à 4,5% et Marine Le Pen à 28%.

Si Nicolas Sarkozy représentait le prétendu parti "Les républicains", il obtiendrait 23% des suffrages et 13% à François Bayrou.

16b) François Hollande en position de faiblesse

Son score potentiel de premier tour est évidemment faible.

Il doit aussi compter sur les conséquences de la primaire "Belle Alliance Populaire" organisée par le Parti Socialiste. Elle est dénoncée par le PRG (qui a appris la nouvelle par la presse) comme « servant à régler les problèmes internes du PS ». Il est peu probable que François de Rugy, candidat de la fumeuse Union des Démocrates et des Ecologistes lui apporte une partie significative de l’électorat écolo. Surtout, les frondeurs socialistes, les aubrystes, le réseau d’Arnaud Montebourg, celui de Benoît Hamon, comme la gauche du parti (Marie-Noelle Lienemann, Gérard Filoche) n’ont accepté ces primaires que dans l’objectif de l’emporter sur François Hollande, ce qui promet une bataille sans concession sur le bilan du quinquennat.

Autre problème : que va faire Emmanuel Macron ? Il est probable que sa campagne bénéficie d’un accord de l’Elysée pour ramener des voix à François Hollande le moment venu. Le ministre de l’Economie travaille probablement dans la perspective de l’après 2017 et des présidentielles 2022 ; ceci dit, une telle démarche tacticienne peut générer des remous si la campagne Hollande ne décolle pas.

16c) Le PCF en attente de solution

L’Humanité Dimanche de la fin juillet 2016 résume ainsi la situation :

Le principal objectif de MM Cambadélis et Hollande (avec cette primaire de la gauche liée au PS) n’était pas seulement d’assurer à ce dernier une primaire sur mesure mais aussi de maintenir l’unité du parti. Pour les frondeurs, les aubrystes ou Arnaud Montebourg... il s’agit de ravir le "leadership" socialiste à François Hollande.

Dans ce contexte, la volonté du PCF d’oeuvrer à une candidature commune à la gauche de François Hollande risque de se heurter à un mur. « Je continue de plaider quelque chose qui devrait être le bon sens : que tous ceux qui sont à gauche et qui ne veulent pas de la candidature de François Hollande mènent ensemble des discussions pour avoir une seule candidature » défend Pierre Laurent.

Mais après l’aile gauche du PS qui semble faire défection, après la campagne en solitaire lancée depuis longtemps par Jean-Luc Mélenchon, c’est EELV qui a décidé d’organiser à son tour sa primaire.

Plusieurs remarques de cette analyse signée Benjamin König ne manquent pas de pertinence. Ceci dit, n’y a-t-il pas aussi une part de responsabilité dans le choix politique erroné de Pierre Laurent. Le choix prioritaire effectué par Martine Aubry, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, Marie Noelle Lienemann de disputer en interne au PS le "leadership" socialiste à François Hollande plutôt que de se lancer dans une opération avec le PCF impliquant une explosion du PS était prévue vu leur attitude sur la question de la motion de censure face à la loi El Khomri.

Le principal souci de Pierre Laurent paraît être de sauvegarder les élus du PCF par delà la présidentielle de 2017. Seul problème : cette présidentielle constitue un moment majeur du fonctionnement institutionnel de la 5ème république. A un moment ou un autre, cette réalité va rattraper l’expérimenté, sincère et intelligent Pierre Laurent dont nous devons souhaiter qu’il choisisse de contribuer à une campagne unitaire avec Jean-Luc Mélenchon. A ce prix, tout reste possible.

Jacques Serieys, 16 août 2016

15) Juillet 2016 Sondages de plus en plus favorables à Jean-Luc Mélenchon

15a) Derniers sondages

Selon un sondage TNS-Sofres (17 juin 2016) pour Le Figaro, RTL et LCI, l’électorat de gauche place Jean-Luc Mélenchon en première position comme son candidat préféré face à la droite. Il serait le meilleur candidat pour 2017 chez les électeurs de gauche avec 35% de citations à la question "qui serait le meilleur candidat de la gauche", dont 21% en premier. Il devance ainsi Nicolas Hulot (23% dont 9 en premier), Manuel Valls (21% dont 12 en premier) et Emmanuel Macron (20% de citations dont 11 en premier). Le chef de l’Etat n’est que cinquième (19% dont 11 en premier) devant Arnaud Montebourg et Cécile Duflot.

Selon un sondage BVA ( 15juin 2016) pour Salesforce, Orange et la presse régionale, Jean-Luc Mélenchon réalise une percée et égale désormais François Hollande dans les intentions de vote pour la présidentielle quand il ne le dépasse pas dans certains scénarios. Si Alain Juppé ou Bruno Le Maire étaient, l’un ou l’autre, le candidat de la droite, le leader du Parti de Gauche afficherait un résultat similaire au chef de l’Etat (14% ou 15%). Mais Jean-Luc Mélenchon devancerait François Hollande en cas de candidature de Nicolas Sarkozy ou si François Fillon était désigné.

15b) Trois mois de sondages favorables

Depuis trois mois, Jean-Luc Mélenchon talonne ou devance fréquemment François Hollande dans les sondages des principaux instituts. Ce fut le cas par exemple :

- de l’enquête de l’institut TNS SOFRES pour Le Figaro, LCI et RTL (mi-avril 2016). Dans le cas de figure où Bruno Lemaire serait le candidat LR, Jean-Luc Mélenchon était crédité de 16% et François Hollande de 15%. Si François Fillon était candidat, Mélenchon et Hollande obtenait le même pourcentage d’intentions de vote : 14%. Si Alain Juppé était candidat, Hollande devançait Mélenchon de 1%.

- Un sondage réalisé parmi les électeurs jeunes donne le 22 avril 2016 des résultats encore plus favorables à Jean-Luc Mélenchon atteignant même 19% dans une configuration de candidats.

Notre lecteur peut retrouver ci-dessous notre analyse de sondages réalisés d’avril à juin 2016.

15c) Des confirmations sous divers angles

D’après le baromètre d’opinion réalisé par l’institut de sondage OpinionWay pour metronews et LCI début juin 2016 (échantillon de personnes censées représenter l’ensemble des électeurs), Jean-Luc Mélenchon bénéficierait de 39% d’opinions favorables, ce qui le placerait en candidat préféré devant Macron, Valls et Hollande.

- Jean-Luc Mélenchon : 39% (Très satisfaits : 7%)

- Emmanuel Macron : 34% (Très satisfaits : 6%)

- Manuel Valls : 19% (Très satisfaits : 2%)

- François Hollande : 16% (Très satisfaits : 2%)

- Selon le sondage Cevipof Ipsos-Sopra Steria réalisé du 11 au 20 mars 2016. A la question "Parmi les personnes suivantes, quelle est celle qui se rapproche le plus de ce que, selon vous, doit être la gauche ?", Jean-Luc Mélenchon devançait largement François Hollande avec 16% de réponses sur son nom contre seulement 6% à l’actuel président de la république.

- Le sondage Odoxa pour Paris Match et iTélé (22 avril 2016) concernant les attentes de l’électorat de gauche ne fait que confirmer la progression de la candidature Mélenchon. 57% des "sympathisants de gauche" ont une bonne ou très bonne opinion de lui. Il est considéré comme la meilleure alternative face à François Hollande par 27% des sondés devant Arnaud Montebourg (23%), Benoît Hamon (13%) et Cécile Duflot (5%)

15d) Essai d’analyse

Nous savons parfaitement que ces sondages ne sont que des indices volatils. Ceci dit, nous devons prendre comme un encouragement le fait que des journalistes et commentateurs politiques influents envisagent sérieusement "la possibilité qu’au premier tour de l’élection présidentielle de 2017, Mélenchon dépasse Hollande".

La grosse artillerie des médias du système et particulièrement du Parti Socialiste travaille désormais sans relâche à déformer encore plus les propositions de Jean-Luc Mélenchon, promouvoir des candidatures aptes à l’affaiblir, démolir sa personne plutôt que débattre de ses idées. Jacques Sapir écrit à juste titre Bien entendu, Mélenchon attire la haine des « socialistes de gouvernement » (deux mensonges pour le prix d’un car ils ne sont ni socialistes ni capables de gouverner), de leurs alliés et de leurs supplétifs, comme le paratonnerre attire la foudre. Le vomi s’étale dans les colonnes de l’Obs, normalisé comme le fut Prague après 1968, ou de sa succursale pour bobo startupisés, Challenges. De même, l’attaque haineuse de Cohn-Bendit, qui peut être parfois drôle et plus rarement pertinent, est révélatrice de la panique qui saisit le camp des bien-pensants. Aujourd’hui, alors que la France s’enfonce dans la crise politique et que le gouvernement s’entête à vouloir imposer une politique minoritaire, Mélenchon apparaît celui qui, à gauche, est le mieux placé pour répondre aux attentes issues de la situation.

La progression de Jean-Luc Mélenchon dans les intentions de vote des Français alors qu’il bénéficiait déjà d’un potentiel important s’explique, pour l’essentiel, par l’enfermement de François Hollande, de Manuel Valls et de son gouvernement dans une défense haineuse du projet El Khomri. Les comparaisons avancées parfois dans la presse entre François Hollande et Guy Mollet, entre Manuel Valls et Jules Moch visent juste !

Cependant, la situation n’est pas simple pour Jean-Luc Mélenchon :

- Le contexte politique n’est pas aussi porteur que les sondages le laisseraient penser. Les dernières élections législatives espagnoles ont montré que le tapage médiatique dépréciant le brexit avait touché en profondeur toute l’Union européenne. La poursuite d’attentats terroristes de Daech peut sans cesse être utilisée par un Manuel Valls pour créer une atmosphère réactionnaire irrespirable. Au niveau international, les réussites des néo-libéraux en Grèce, Argentine, Paraguay, Brésil créent une situation de doute.

- La campagne présidentielle de 2012 comme candidat du Front de Gauche lui a donné une large crédibilité dans la gauche antilibérale et anticapitaliste. Pour 2017, les dirigeants du Parti Communiste peuvent-ils s’installer en supplétifs utiles de la grosse artillerie du système pour casser Jean-Luc Mélenchon sans prendre le risque d’une crise définitive de leur organisation et de leur frange sympathisante ?

- Les premiers mois de sa campagne en 2016 lui ont permis de gagner une audience plus large qu’en 2012, en particulier parmi les électeurs socialistes qui avaient hésité alors entre lui et Hollande. Il a gagné une écoute et même une sympathie significative parmi des électeurs qui ne se reconnaissent plus sur l’axe droite gauche. Le statut d’homme d’état acquis ces derniers mois, capable d’être le président de la république française dans un contexte international instable, dans une Union Européenne à changer nécessairement, avec des institutions à démocratiser profondément en faisant Place au peuple durant le quinquennat à venir va demander une grande solidité politique.

Nous disposons, au moins de cet été, pour construire les fondations permettant au candidat de ne pas se trouver trop isolé individuellement dans un climat qui va devenir de plus en plus épuisant, exigeant et violent à mesure que nous nous rapprocherons du vote.

Jacques Serieys le 3 juillet 2016

14) Juin 2016 Juin 2016 39% d’opinions favorables pour Jean-Luc Mélenchon, candidat possible de 2ème tour

L’institut de sondage OpinionWay publie mensuellement un baromètre d’opinion pour metronews et LCI. Les sondés doivent répondre s’ils sont satisfaits ou mécontents de tel ou tel dirigeant politique.

Le défaut de ce baromètre, c’est que les mêmes sondés peuvent déclarer leur opinion favorable d’Alain Juppé, de François Bayrou et d’Emmanuel Macron, par exemple.

L’enquête publiée le 13 juin 2016 donne les indications suivantes :

- Alain Juppé 46 % (dont très satisfaits : 8%)

- François Bayrou 42% (Très satisfaits : 3%)

- Jean-Luc Mélenchon : 39% (Très satisfaits : 7%)

- François Fillon : 35% (Très satisfaits : 3%)

- Emmanuel Macron : 34% (Très satisfaits : 6%)

- Marine Le Pen : 29% (Très satisfaits : 8%)

- Nicolas Sarkozy : 28% (Très satisfaits : 6%)

- Manuel Valls : 19% (Très satisfaits : 2%)

- François Hollande : 16% (Très satisfaits : 2%)

Notons également dans ce sondage publié le 13 juin 2016, les réponses aux questions suivantes :

Q : Êtes-vous très satisfait, assez satisfait, assez mécontent ou très mécontent de l’action de François Hollande comme Président de la République ?

Le pourcentage de Très mécontents est particulièrement fort parmi les jeunes de 18 à 34 ans (84%) et parmi les femmes (86%).

Q : Et diriez-vous que ce changement va... ?

- dans le bon sens 19%

- dans le mauvais sens 79%

13) Mai 2016 Une pré-campagne déroutante. Explosion du champ politique

La constitution de la 5ème république avait pour but de canaliser la vie politique française entre deux grands "partis majoritaires", un à droite, un à gauche, fonctionnant de façon pyramidale autour de leur candidat à la présidentielle. Cela a bien marché durant bientôt 60 ans mais, soudain, cette prison politicienne implose avec :

- un président de la république, prétendu "socialiste", stagnant entre 12% et 16% des intentions de vote,

- un président du parti "majoritaire" de droite stagnant entre 18% (IFOP) et 22% (BVA)

- une grande imprévisibilité d’ici 2017 pour tous les courants politiques, de l’extrême gauche à l’extrême droite

Quant la lutte sociale prime, les nuages s’amoncellent dans le ciel "politique".

Bien sûr, le gouvernement et la direction du Parti Socialiste essaient par des manoeuvres (conditions de candidature aggravées) de canaliser les voix de 2017 vers lui, la droite ou l’extrême droite. Si jamais cela empêchait par exemple Jean-Luc Mélenchon de se présenter, l’écart connu entre pays réel et représentation politique deviendrait un abîme insondable, présentant des risques évidents pour la société.

13a) Probablement treize candidats au Parti prétendu Républicain

Incroyable : Dans une droite française habituée à s’aligner sur un chef, deux au maximum, voici onze à douze candidats déclarés pour la primaire afin de choisir un candidat pour 2017. Cette primaire sera organisée les 20 et 27 novembre 2016 ; les candidats devront tous être déclarés le 9 septembre 2016 et bénéficier du soutien de 20 parlementaires, 2 500 adhérents et 250 élus pour participer.

Vu la crise déclenchée lors de l’élection du président de l’UMP, bien des convulsions sont à prévoir. Ainsi, Laurent Wauquiez craint que le choix du candidat ne tourne à une "compétition malsaine".

Nicolas Sarkozy compte sur ses techniques habituelles pour s’imposer : une exposition médiatique permanente et des arrangements carriéristes sans contenu avec tel ou tel. Cela lui suffira-t-il alors que la multiplicité des candidats dans un parti sans démocratie interne peut le placer en position extrêmement délicate à l’automne.

Alain Juppé a été choisi depuis longtemps par les instituts de sondage et la presse des milliardaires comme leur candidat favori à installer en recours pour la France. Aussi, il plane à 29% au premier tour selon l’IFOP, 35% selon CEVIPOF IPSOS et même 38% pour BVA. Notons d’une part qu’il peut être battu lors de la primaire organisée par son parti, d’autre part que ce type de chouchou des médias n’a jamais gagné depuis longtemps (Barre, Balladur, Bayrou...).

Il cultive actuellement une image de "modéré" pour attirer des voix du "centre" et même des déçus de François Hollande. Personne ne doit s’y tromper. Il se dit, à juste titre, "homme de droite" ; les 29% de Français qui le situent au centre droit et 18% ni à droite ni à gauche se trompent lourdement. Il se réclame du libéralisme et le prouve par son équipe de campagne : Virginie Calmels (chef d’entreprise baignant dans le capitalisme international contemporain), Vincent Leroux (directeur du service adhérents du MEDEF...). Son programme anti-ouvrier (retraite à 65 ans, coup de balai "drastique" dans le code du travail...) justifie qu’il bénéficie des soutiens parmi les plus riches votants de la primaire.

François Fillon a choisi d’incarner l’aile droite de son parti pour gagner la primaire et au-delà. Son thème favori : une "vraie" rupture de type thatchérien pour en finir avec l’état social à la française.

Bruno Lemaire" se réclame d’un libéralisme frisant le libertarisme capitaliste : réduire au maximum le rôle de l’état au profit de la société civile et de l’individu.

Nathalie Kosciusko-Morizet adopte également un profil classique dans les pays anglo-saxons : libéralisme économique et ouverture progressiste sur les questions sociétales (mariage homosexuel, procréation médicalement assistée...)

Jean-François Copé se positionne comme un Bush à la française, porte-parole d’une « droite décomplexée », à la fois dure au plan sécuritaire et moral, et économiquement libérale.

Nadine Morano cherche à capter l’électorat fluctuant entre droite et extrême droite en mettant en avant un communautarisme blanc assumé « la France est un pays de race blanche » ainsi que la lutte contre l’islam, contre l’immigration.

Hervé Mariton campe un libéralisme sécuritaire, style Tea Party US. Son opposition farouche au mariage homosexuel et au droit du sol en font également un élément clé du rapprochement probable, à terme, entre droite et extrême droite.

Jean-Frédéric Poisson (président du parti chrétien-démocrate de Christine Boutin) n’est guère différent des précédents hormis l’accent sur la défense du "christianisme".

Henri Guaino fait référence au gaullisme et au républicanisme. Il est peut-être présent pour apporter son soutien à Nicolas sarkozy au moment opportun.

Frédéric Lefebvre joue au Manuel Valls de droite, sécuritaire, libéral mais optant pour une forme d’"Union nationale".

Geoffroy Didier (bientôt 40 ans) est présenté par la presse comme "le jeune loup" de la droite libérale.

Jacques Myard est co-fondateur de la Droite populaire, aile droite de la droite parlementaire. C’est lui qui avait comparé l’homosexualité à la zoophilie.

13b) Qui sera candidat de la droite ? la foire d’empoigne s’élargit.

François Bayrou rend cette compétition encore plus complexe puisqu’il refuse de participer à la primaire mais se voit parmi les quatre qui "peuvent gagner" en 2017.

Le député centriste des Pyrénées Jean Lassalle s’est déclaré candidat pour représenter la France rurale.

L’UDI (Hervé Morin, Jean-Christophe Lagarde...) ne participera pas non plus à la primaire et réserve sa position pour 2017.

13c) Le Parti Socialiste en lambeaux

Connaissant un certain nombre de militants et cadres socialistes, que personne ne croit cet intertitre exagéré. Bien des sections et même bien des conseils fédéraux ne se réunissent plus tant la confrontation sur la loi El Khomri s’exacerbe. Dans le même temps, un nombre important d’adhérents préfèrent quitter "le parti" sur la pointe des pieds. Même dans une ville comme Toulouse, certaines sections populaires et puissantes sont rapidement devenues des coquilles vides.

La question du candidat pour 2017 apparaît de plus en plus complexe. L’habileté reconnue de François Hollande quant aux magouilles politiciennes se heurte actuellement à une réalité incontournable : personne ne peut vouloir représenter la gauche et s’entêter sur une telle destruction du code du travail, préfiguration d’un effondrement des droits de l’homme pour les salariés.

Même Stéphane Le Foll commence à comprendre le fossé qui s’est creusé entre l’équipe au pouvoir et l’électorat de gauche. Début juin, le conseil national décidera si le PS présente un seul candidat lors de "primaires de la gauche et des écologistes" prévues par JC Cambadélis en décembre janvier ou s’il les laisse se multiplier librement. Dans l’immédiat, la plupart des ministres serrent les coudes autour du "président" mais dans les fédérations, chaque sondage faible envenime la plus grave crise qu’ait connu ce parti depuis quarante ans.

François Hollande fait son possible pour bien se placer dans la perspective des présidentielles. Cependant les derniers sondages le situent autour de 13,5% (IFOP), 14% (IPSOS) et 15% (BVA). Son impopularité aiguise les couteaux de ceux qui croient en leurs chances si le locataire de l’Elysée se voit obligé de renoncer.

Les médias supputent la candidature possible de Manuel Valls ; un cadre socialiste bien informé est persuadé que le premier ministre veut se placer pour 2017 quitte à casser le Parti Socialiste, quitte à faire exploser la majorité présidentielle groupée autour de François Hollande.

Avec Alain Juppé, l’autre chouchou des médias et des instituts de sondage se nomme Emmanuel Macron. Il se donne un profil médiatique "moderne", "efficace", "dépassant les clivages", "faisant gagner tout le monde". Dans le contexte de la lutte contre la loi El Khomri ce petit jeu du riche qui défend les riches mais aime les pauvres a peu de chances de percer.

La presse avance également les noms de Martine Aubry, Christiane Taubira, Benoît Hamon, Christian Paul et même Dominique Strauss-Kahn... Concernant Arnaud Montebourg, je suis très surpris des brevets d’"opposant à la politique actuelle" qui lui sont décernés, en particulier par des dirigeants du PCF. N’ont-ils jamais discuté avec lui ni étudié l’évolution de ses positions au sein du PS depuis 20 ans ?

13d) EELV

La situation est tout aussi complexe et imprévisible parmi les personnalités se réclamant de l’écologie. Depuis septembre 2015, nous savons que Cécile Duflot "se prépare" à être candidate. Cependant l’entrée au gouvernement d’Emmanuelle Cosse, Jean-Vincent Placé et Barbara Pompili, a provoqué une crise considérable dans EELV. En novembre 2015, Daniel Cohn-Bendit se disait "prêt à réfléchir à [se] présenter à la primaire à gauche". Nicolas Hulot bénéficie d’une cote de popularité mais a été échaudé par son échec face à Eva Joly en 2012.

13e) Que se passe-t-il à l’extrême droite ?

La perspective de 2017 peut tout autant provoquer des bouleversements inattendus dans la droite de la droite.

Nicolas Dupont-Aignan s’impose de plus en plus comme une alternative nationale à Marine Le Pen.

C’est surtout la candidature probable de Philippe de Villiers que craint le Front National car plusieurs personnalités proches de l’extrême droite (Philippe Buisson...) paraissent préparer cela. Les proches de Jean-Marie Le Pen répètent que celui-ci préfèrerait soutenir l’animateur du Puy du Fou plutôt que sa nièce pour empêcher celle-ci d’accéder au second tour.

Par ailleurs, Carl Lang va essayer de rassembler toutes les énergies "à droite du Front national". La campagne d’Henry de Lesquen (brûler le Code du Travail, large utilisation de la peine de mort, « bannissement de la musique nègre des médias publics », valorisation de la colonisation...) révèle la radicalisation à droite d’un énarque chef d’entreprise.

La tension monte entre la nièce Marion et la tante Marine affirme le Canard Enchaîné. "A cause de Marion, je n’arrive pas à faire l’unité du FN", aurait encore lâché Marine Le Pen.

12) De 15 à 19% pour Mélenchon parmi les jeunes (3 mai 2016)

Selon un sondage IFOP pour l’ANACEJ, publié en ce début mai 2016, les intentions de vote des jeunes de 18 à 25 ans sont assez proches de celles des électeurs plus âgés sauf pour le candidat du PS, encore plus faible et Jean-Luc Mélenchon, encore plus haut.

- niveau élevé de Marine Le Pen

- élection au 2ème tour du candidat de droite

- faible score d’Europe Ecologie Les Verts

- candidat du Parti Socialiste entre 13% et 15%

Les scores atteints par Jean-Luc Mélenchon dans ce sondage prouvent encore une fois l’impact de la lutte contre la loi El Khomri sur la conscience politique d’une partie significative des jeunes.

Voici les résultats de ce sondage selon quatre grandes configurations de candidats à droite (Sarkozy, Juppé, Lemaire, Bayrou), pour le Parti Socialiste (François Hollande, Manuel Valls) et pour EELV (Duflot, Hulot).

- > 17% pour Jean-Luc Mélenchon s’il affronte Hollande (13%), Duflot (3%), Poutou (3%), Arthaud (1,5%), Bayrou (10%), Sarkozy (21%), Dupont-Aignan (4%), Le Pen (27%)

- > 17,5% pour Jean-Luc Mélenchon s’il affronte Hollande (15%), Duflot (2,5%), Poutou (3,5%), Arthaud (2%), Bayrou (10%), Lemaire (14%), Dupont-Aignan (5%), Le Pen (31%)

- > 15,5% pour Jean-Luc Mélenchon s’il affronte Hollande (13%), Hulot (8%), Poutou (3%), Arthaud (1,5%), Juppé(26%), Dupont-Aignan (5%), Le Pen (28%)

- > 19% pour Jean-Luc Mélenchon s’il affronte Valls (14%), Duflot (3%), Poutou (2,5%), Arthaud (1,5%), Bayrou (8%), Sarkozy (21%), Dupont-Aignan (4%), Le Pen (27%)

11) 57% de bonne opinion pour JL Mélenchon dans l’électorat de gauche

Un sondage Odoxa pour FTI consulting, Les Echos et radio Classique publié fin mars 2016 indique le poids de la contestation sociale face à la loi travail sur la conscience politique des Français. Neuf Français sur dix jugent « mauvaise » la politique économique du gouvernement. Pourquoi ? Pour les Français, les chefs d’entreprises sont les seuls gagnants de la politique du gouvernement alors que les jeunes, mais aussi les ouvriers, et les salariés précaires en seraient les principales « victimes » (http://www.odoxa.fr/rendez-vous-de-...)

La contestation des dirigeants et de leurs partis politiques prend un caractère systémique dans notre pays. Ainsi, d’après un sondage Odoxa pour la Presse régionale, l’Express et France Inter, François Hollande serait le chef d’Etat européen le plus impopulaire dans son pays ; 81% des sondés le considèrent comme un mauvais président. Un sondage Ipsos, Sopra Steria pour le Cevipof et Le Monde situe les intentions de vote en sa faveur entre 14 et 16%, c’est à dire ayant peu de chances d’atteindre le second tour. Le discrédit des dirigeants politiques touche tout autant les candidats se réclamant de droite ; Nicolas Sarkozy n’atteindrait que 23% lors des primaires de la droite et François Fillon 9%.

Un sondage Elabe pour Atlantico contribue à éclairer un autre point : la défiance vis à vis des partis. 74% des sondés affirment leur colère et leur inquiétude face à eux contre 4% qui en ont une image positive. 78% se disent prêts à voter pour un candidat ni issu ni soutenu par un parti et 66% pour un candidat en dissidence avec le sien.

Dans ce contexte, le dernier sondage Odoxa pour Paris Match et iTélé (22 avril 2016) concernant les attentes de l’électorat de gauche ne fait que confirmer la progression de la candidature Mélenchon. 57% des "sympathisants de gauche" ont une bonne ou très bonne opinion de lui. Il est considéré comme la meilleure alternative face à François Hollande par 27% des sondés devant Arnaud Montebourg (23%), Benoît Hamon (13%) et Cécile Duflot (5%) ; seule Martine Aubry le devance de 1% mais ce cas d’école est irréel.

Jacques Serieys

10) Un sondage suave

Un sondage me donne à touche/touche avec François Hollande et dans un cas devant lui. Les candidats de droite eux-mêmes sauf Juppé ne semblent pas hors de portée d’une campagne sérieusement menée. Je ne répète pas le doute que j’ai toujours exprimé sur ce que sont les sondages. Mais je ne méconnais pas leur capacité de prescription, pour ne pas dire d’injonction. Car si l’opinion n’existe pas, par contre, elle se fabrique.

Déjà l’onde de choc que produit ce sondage porte progressivement ses fruits. Dans cette phase où j’ai proposé ma candidature depuis le 11 février, il la conforte en la légitimant. Car non seulement je tiens le niveau de 2012, mais j’améliore le score d’alors. Aussitôt, ce sondage a fracassé bien des diguettes. En quelques heures, les contacts les plus refroidis ont repris vigueur dans tous les secteurs. Je ne me grise pas de cette situation. Je continue à ne croire en rien d’autre qu’au travail patient et méthodique pour s’incruster plus avant et plus profond dans le terrain. Que ferions-nous d’une force dont l’humeur fluctuerait au gré des sondages, des succès accordés et des enthousiasmes de commande ?

Pour autant, on ne peut négliger l’impact politique de ce sondage. Le premier concerne évidemment la faiblesse du score du président. Mais il faut aussi constater la disparition du Premier ministre, remplacé dans la mode du jour par la nouvelle coqueluche du système, Emmanuel Macron. Tout cela combiné conduit à afficher et installer une crise politique du pouvoir. Mais qui commande là-dedans ? Car la monarchie, ça marche avec un monarque. Pas avec un président de comité des fêtes cantonales.

On se souvient comment en une question, deux interruptions, madame Léa Salamé a fait de la soirée télévisée de François Hollande une fin de partie pour celui-ci. On a vu qu’en face d’elle il n’y avait plus de président, juste l’ancien Premier secrétaire du PS, qui brillait dans les fêtes de la rose, jouant désormais un rôle qui le dépasse. Léa Salamé a joué le rôle de révélateur. Un pouvoir aussi affaibli est à portée de main pour être vaincu en ce qui concerne le retrait de la loi scélérate dite « El Khomri ». La dérobade des élus PS se comprendrait dans ce cas mieux qu’une obstination suicidaire.

Je ne dis cela que pour montrer comment d’un sondage qui le montre si faible à une position encore plus faible, il y a un enchaînement accéléré dont nul ne peut dire comment il finira. Ni comment l’autorité de l’État sera sauvegardée quand elle est engagée d’une façon qui la discrédite contre les manifestations de « la nuit debout », les cortèges de lycéens et les manifs sociales. Le tout pendant qu’un ministre de l’économie caquète à tout va, et même sur la politique européenne, comme s’il était déjà le nouveau centre du pouvoir.

J’en reviens au paysage global que dessine le sondage LCI/RTL/Le Figaro. Clairement après cela, si la tendance est confirmée, fini le tripartisme, c’est-à-dire l’idée que l’espace politique est enfermé et verrouillé par les deux partis qui récoltent, le PS et LR, et leur épouvantail qui protège la moisson contre les picorées sauvages, le FN. À quatre protagonistes, on peut dire qu’est redistribuée entièrement la façon de penser la suite des évènements politiques dans notre pays. Car si le FN d’un côté et nous de l’autre sommes une alternative in fine, le PS et l’UMP sont condamnés à former ce bloc libéral dont Macron est la figure emblématique.

Enfin, j’en viens à ma candidature et à ma campagne. Je suis la lettre cachée de Poe, m’a dit un analyste. Tout le monde m’a sous les yeux, haut dans tous les sondages depuis trois mois. Tout le monde me voit rassembler plusieurs dizaines de milliers d’appui et de nouveau des foules dorénavant fort jeunes. Mais personne ne me voit parmi ceux qu’ils sont cependant censés regarder. Et surtout quand la question sociale revient sur la scène (loi El Khomri) flanquée de la question citoyenne (la Nuit debout) on est dans la doublette qui fonde mon discours et quasiment ma carte de visite politique. Cela finit par se traduire dans le champ des intentions de vote et c’est bien naturel.

Aucun mystère là-dedans. La politique ce n’est pas (encore) que de la com. Il y a aussi des réalités, notamment sociales, et celles-ci finissent souvent par dicter leur loi.

9) Mélenchon 16%, Hollande 15% mi-avril 2016 selon TNS Sofres dans une configuration de candidats

Cette enquête de l’institut TNS SOFRES pour Le Figaro, LCI et RTL, intégralement réalisée après l’intervention télévisée du président de la république, donne pour la première fois Jean-Luc Mélenchon (16%) devant François Hollande (15%) dans le cas de figure d’une candidature Bruno LEMAIRE pour la droite.

L’institut explique la progression de Jean-Luc Mélenchon par la mobilisation contre la Loi travail. Manifestations, grèves, blocages, Nuit debout... pèsent sur l’ensemble de l’arc politique dans les intentions de vote de cette mi-avril puisque Jean-Luc Mélenchon atteint un seuil inattendu, que Philippe Poutou double les intentions de vote en sa faveur, que Nathalie Arthaud et Cécile Duflot progressent.

Signe également positif, l’intérêt pour cette élection : 77% des sondés s’affirment déjà intéressés par l’élection présidentielle (35% beaucoup, 42% assez) et seulement 5% pas du tout.

9a) Panique à l’Elysée : Mélenchon talonne Hollande ! (Challenges)

Source : http://www.challenges.fr/politique/...

Désormais, au premier tour de l’élection présidentielle, le score de Jean-Luc Mélenchon égale quasiment celui de François Hollande ! Dans un cas de figure - Le Maire candidat de la droite républicaine- Mélenchon passe en tête - 16 points contre 15 ! Voilà, précisément, ce qui assomme les proches du président et les principaux dignitaires socialistes, ce qu’ils ne supportent pas : l’apparition d’un phénomène Mélenchon. Un phénomène qui ouvrirait un nouveau gouffre : si cette dynamique prenait du souffle et de l’importance, le leader de la gauche de la gauche pourrait précéder Hollande au premier tour. Un événement politique d’une importance tout à fait considérable.

D’abord parce que le resurgissement du phénomène Mélenchon démontre une nouvelle fois qu’il existe désormais deux gauches, qu’elles sont irréconciliables. Hollande ne peut compter sur cette gauche de gauche, y compris celle qui grandit au sein du PS, pour le rejoindre dans un hypothétique second tour, serait-il face à Marine Le Pen. La gauche de la gauche le hait ! Ensuite, la primaire de la gauche est désormais enterrée, à jamais. Tous les anti-hollandais de gauche, et ils sont nombreux, vont en effet désormais rallier Mélenchon, lequel va devenir intenable...

Ce n’est d’ailleurs pas bien grave puisqu’insupportable, il l’est déjà, Jean-Luc Mélenchon. Il va profiter de cette embellie pour japper davantage encore sur les ... journalistes. Plus sérieusement, si ce sondage se confirme dans les semaines et les mois à venir, alors Mélenchon aura eu raison envers et contre tous, notamment ses alliés communistes : cela fait longtemps qu’il répète être en mesure de devancer Hollande à l’élection présidentielle. Et s’il avait raison...

TNS Sofres a testé cinq configurations selon le candidat présenté par la droite : Alain Juppé, Nicolas Sarkozy ainsi que François Bayrou, Nicolas Sarkozy sans Bayrou, François Fillon ou Bruno Lemaire.

9b) Si Bruno Lemaire était candidat

- Nathalie Arthaud 2%
- Philippe Poutou 3%
- Jean-Luc Mélenchon 16%
- Cécile Duflot 5%
- François Hollande 15%
- Bruno Lemaire 21%
- Nicolas Dupont-Aignan 8%
- Marine Le Pen 30%

Il est intéressant d’étudier le détail de ce sondage car cela peut contribuer à donner une idée de l’électorat potentiel de Jean-Luc Mélenchon.

Il s’agit d’un électorat jeune : 22% des moins de 35 ans, 20% des 35 à 49 ans, 15% des 50 à 65 ans, 7% des 65 ans et plus.

72% des sondés se réclamant de l’électorat du Front de Gauche se prononcent pour Jean-Luc Mélenchon mais aussi 18% de l’électorat socialiste et 18% "sans préférence partisane".

9c) Si François Fillon était candidat

- Nathalie Arthaud 2%
- Philippe Poutou 3%
- Jean-Luc Mélenchon 14%
- Cécile Duflot 4%
- François Hollande 14%
- François Fillon 23%
- Nicolas Dupont-Aignan 8%
- Marine Le Pen 32%

9d) Si Nicolas Sarkozy était candidat mais pas Bayrou

- Nathalie Arthaud 2%
- Philippe Poutou 3%
- Jean-Luc Mélenchon 14%
- Cécile Duflot 4%
- François Hollande 16%
- Nicolas Sarkozy 24%
- Nicolas Dupont-Aignan 6%
- Marine Le Pen 29%

9e) Si Nicolas Sarkozy et François Bayrou étaient candidats

- Nathalie Arthaud 1,5%
- Philippe Poutou 2,5%
- Jean-Luc Mélenchon 13%
- Cécile Duflot 3%
- François Hollande 14%
- Nicolas Sarkozy 23%
- Nicolas Dupont-Aignan 6%
- Marine Le Pen 25%

9f) Si Alain Juppé était candidat

- Nathalie Arthaud 2%
- Philippe Poutou 2%
- Jean-Luc Mélenchon 12%
- Cécile Duflot 4%
- François Hollande 13%
- Alain Juppé 35%
- Nicolas Dupont-Aignan 6%
- Marine Le Pen 26%

8) Mélenchon 11%, Hollande 13% Première quinzaine d’avril 2016

8a) Une candidature Hulot ?

Harris interactive a testé cette hypothèse pour la revue We Demain.

Qu’en pense Nicolas Hulot ? il ne donnera sa réponse définitive qu’à l’automne. "Candidat à la présidentielle ? Ma réponse est non… Mais ma décision n’est pas définitive !" Et Nicolas Hulot de souligner "la complexité, la gravité, la dangerosité" de l’exercice. Surtout, il insiste sur le "travail monumental" qui est devant lui pour "faire converger les intelligences diffuses, les énergies créatrices qui rayonnent dans la société civile, pour les transformer en une force permettant de sortir le pays de l’ornière". (We demain)

Quel sont les intentions de vote actuelles s’il avance sa candidature ?

Deux configurations ont été proposées aux citoyens sondés pour un premier tour. Première hypothèse, où Nicolas Sarkozy et François Bayrou seraient candidats : Nicolas Hulot obtient 9%. Seconde hypothèse, Alain Juppé est le candidat des Républicains : Nicolas Hulot bénéficie de 11% des voix.

Il est facile de constater en analysant un peu le sondage que Nicolas Hulot peut bénéficier de voix provenant surtout des électorats de 2012 socialiste, écologiste "modéré" et bayrouiste.

Il prend probablement des voix dans l’électorat Front de gauche mais cela n’apparaît pas décisif puisque Jean-Luc Mélenchon conserve son pourcentage par rapport au sondage précédent.

La bonne image médiatique de Hulot, lui permet d’obtenir des scores considérables quant à certaines qualités que les Français lui prêtent : sympathique (79%), bonnes solutions pour l’écologie (73%), courageux (70%), dynamique (67%)...

Les citoyens sont plus prudents en ce qui concerne ses idées pour la France, sa crédibilité politique et sa capacité à tenir ses engagements :

- dirigerait bien la France s’il était élu (7% très bien, 24% assez bien, 40% assez mal, 28% très mal)

- peut réformer la France dans le bon sens (8% très bien, 29% assez bien, 39% assez mal, 23% très mal)

- représenterait bien la France à l’étranger (10% très bien, 36% assez bien, 36% assez mal, 22% très mal)

- comprend bien les préoccupations des Français (10% très bien, 36% assez bien, 33% assez mal, 20% très mal).

L’institut Harris Interactive résume bien la réaction des citoyens sondés : « Si, aux yeux des Français, Nicolas Hulot bénéficie d’une bonne image, des doutes sont émis quant à sa capacité à se muer en véritable homme d’État. »

8b) Ensemble des intentions de vote relevées par ce sondage

Première hypothèse, Nicolas Sarkozy et François Bayrou sont candidats :

Marine Le Pen obtiendrait 27 %, Nicolas Sarkozy 19 %, François Hollande 14, François Bayrou 12 %, Jean-Luc Mélenchon 10 %, Nicolas Hulot 9 %, Dupont-Aignan 6%, Arthaud 1%, Poutou 1%, Duflot 1%.

Seconde hypothèse, Alain Juppé est le candidat des Républicains :

Marine Le Pen 29 %, Alain Juppé 26 %, François Hollande 13 %, Jean-Luc Mélenchon 11 %, Nicolas Hulot 11 %, Dupont-Aignan 5%, Arthaud 2%, Duflot 2%, Poutou 1%

8c) Haut potentiel de vote de Jean-Luc Mélenchon

Depuis le début 2015, ce sondage est le 46ème à donner Jean-Luc Mélenchon aux environs de 11%, donc, déjà, son score de 2012. Il confirme être le seul candidat de gauche apte à contester l’hégémonie du PS.

Enquête réalisée en ligne du 11 au 13 avril 2016. Échantillon de 1 535 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e), ainsi que le comportement électoral aux élections précédentes pour les intentions de vote.

7) Mi-mars 2016 Mélenchon peut devancer Hollande d’ici avril 2017

Plusieurs journaux notent au fil des sondages, l’affaiblissement des intentions de vote en faveur de François Hollande par rapport au total Mélenchon + Duflot + Poutou + Arthaud. Dans ce sondage IPSOS de la mi-mars 2016, le score de l’actuel président n’est que de 15% contre 17% pour les quatre autres.

7a) Intentions de vote mi-mars 2016

Selon le sondage Cevipof Ipsos-Sopra Steria réalisé du 11 au 20 mars 2016 :

- Alain Juppé devancerait largement les autres candidats de droite lors de leurs primaires et pourrait l’emporter en 2017 (36% au premier tour)

- Marine Le Pen stagnerait avec une moyenne de 26,5% selon les configurations à droite (Juppé, Sarkozy, Bayrou). Elle resterait cependant à un haut niveau lui garantissant d’être présente au second tour.

- François Hollande ne décolle pas, restant scotché à 15% ce qui ne va pas manquer de créer des tensions au sein du PS

- Depuis le début 2015, ce sondage est le 45ème à donner Jean-Luc Mélenchon aux environs de 11%, donc, déjà, son score de 2012. Il confirme donc être le seul candidat de gauche apte à contester l’hégémonie du PS.

- Philippe Poutou (NPA), Nathalie Arthaud (LO) sont donnés à 1,5% chacun, Cécile Duflot un peu plus.

7b) Evolution des intentions de vote : Mélenchon progresse, Hollande faiblit encore

IPSOS donne les évolutions suivantes depuis son précédent sondage (janvier 2016) en cas de candidature Sarkozy pour la droite : Jean-Luc Mélenchon (+2%), Hollande (-4%), Poutou, Arthaud, Duflot, Bayrou et Sarkozy (pas de changement), Dupont Aignan (+1%), Le Pen (+1%). En cas de candidature d’Alain Juppé pour la droite, c’est encore Jean-Luc Mélenchon qui bénéficierait de la meilleure évolution des intentions de vote avec +1,5% et Hollande la pire évolution - 4%.

A la question "Parmi les personnes suivantes, quelle est celle qui se rapproche le plus de ce que, selon vous, doit être la gauche ?", 16% répondent Jean-Luc Mélenchon, 10% Olivier Besancenot, 6% François Hollande, 2% Cécile Duflot.

En deux mois, le chef de l’Etat a perdu 4 points dans les intentions de vote des personnes certaines d’aller voter à l’élection présidentielle. C’est dans le cœur de son électorat que le président enregistre l’érosion la plus forte des intentions de vote en sa faveur : sur 100 électeurs qui avaient voté pour lui au premier tour de la présidentielle de 2012, 45 seulement envisagent de récidiver en 2017 s’il affrontait Nicolas Sarkozy et 41 s’il était opposé à Alain Juppé, soit une déperdition de 12 et 10 points depuis janvier. (Source Le Monde)

7c) A droite : Sarkozy s’effondre, Lemaire progresse

« Avec 26 % des intentions de vote des personnes certaines de participer à la primaire, le président des Républicains recule de 6 points par rapport à fin janvier. Et même s’il devance encore M. Juppé parmi les sympathisants de son parti, ce n’est plus que de 4 points (39 % contre 35 %). Pour M. Sarkozy, la compétition ne se limite plus au duel avec M. Juppé, qui enregistre pour sa part une légère érosion, à 42 %, en baisse de 2 points depuis deux mois. Un mois après le lancement officiel de sa candidature, Bruno Le Maire réalise en effet une percée très significative : avec 17 % des intentions de vote, il progresse de 6 points par rapport à fin janvier. Cette poussée est forte chez les centristes de l’UDI, où il commence à rivaliser avec M. Juppé, et importante dans l’électorat Front national, où il fait pratiquement jeu égal avec MM. Juppé et Sarkozy. Le député de l’Eure commence à faire figure de sérieux challengeur, loin devant François Fillon (8 %, en baisse de 1 point) et, plus encore, Nathalie Kosciusko-Morizet (2,5 %) et Jean-François Copé (1 %), tous deux entrés en campagne ces dernières semaines. » (Source : Le Monde)

6) Sondage IFOP de début mars 2016 Mélenchon à 15%, Macron à 14% !

Voilà un sondage qui va inquiéter l’Elysée, Matignon et la rue de Solférino.

6a) Contenu du sondage en pourcentages

Réalisé pour Sud Radio du 11 au 14 mars 2016, il porte sur les intentions de vote pour les élections présidentielles 2017 (échantillon de 1016 électeurs).

Dans l’hypothèse privilégiée d’un éventail de candidats : Marine Le Pen (FN), Nicolas Dupont-Aignan (DLF), Alain Juppé (LR et UDI), Emmanuel Macron pour le PS, Cécile Duflot pour EELV, Jean-Luc Mélenchon (FG), Philippe Poutou (NPA), Nathalie Arthaud (LO), les intentions de vote seraient les suivantes :

- Marine Le Pen (FN) : 29,5%

- Alain Juppé (LR et UDI) : 32%

- Jean-Luc Mélenchon (FG) : 15 %

- Emmanuel Macron (PS) : 14%

- Nicolas Dupont-Aignan (DLF) : 3%

- Philippe Poutou (NPA) : 2,5%

- Cécile Duflot (EELV) : 2,5%

- Nathalie Arthaud (LO) : 1,5%

Si le candidat de droite était Nicolas Sarkozy, celui-ci n’atteindrait que 19% (11% pour Bayrou), Macron monterait à 17% et Jean-Luc Mélenchon se maintiendrait à 15%.

6b) Enquête sur les électorats potentiels

Il s’agit de l’apport le plus intéressant de ce sondage IFOP.

L’électorat Mélenchon serait :

- plus jeune ( 24% des 25 à 34 ans et 20% des 18 à 24 ans) que celui d’Emmanuel Macron (15% des 25 à 34 ans et 13% des 18 à 24 ans). Par contre, ce dernier (comme Alain Juppé) obtient un gros score parmi les plus de 65 ans (21% contre seulement 9% au candidat de la France insoumise).

- plus populaire (21% des ouvriers, 19% des employés, 18% des chômeurs) que celui d’Emmanuel Macron (9% des ouvriers, 12% des employés, 12% des chômeurs). Ce dernier, réalise ses meilleures intentions de vote parmi les professions libérales et cadres supérieurs (22%), les artisans et commerçants (17%).

- plus homogène politiquement Voteraient Jean-Luc Mélenchon en 2017 : 81% de l’électorat se réclamant du Front de Gauche, 34% de l’électorat se situant proche d’EELV, 14% de l’électorat positionné comme socialiste.

L’électorat Macron serait très hétérogène avec seulement 45% de l’électorat socialiste mais 13% de l’électorat UDI et 12% de l’électorat de l’ex-UMP.

- Notons que 15% de l’électorat Hollande de 2012 et 22% de l’électorat socialiste des régionales voteraient Mélenchon si l’élection avait lieu en mars 2016.

6c) L’annonce faite à Macron par les médias

Depuis plusieurs mois, Emmanuel Macron se positionne en candidat potentiel pour 2017. Les difficultés actuelles de François Hollande et Manuel Valls sur la loi El Khomri le poussent encore plus à se mettre en avant.

Les journaux et sites web ont rendu compte de ce projet de candidature.

Ainsi, Le Parisien titrait voici deux mois : Présidentielle 2017, Juppé et Macron, candidats préférés des Français Alain Juppé serait le candidat qui permettrait d’assurer une victoire de la droite à la présidentielle de 2017, tandis que l’hypothèse Emmanuel Macron pourrait permettre à la gauche de l’emporter, selon un sondage Odoxa. Parmi les personnalités politiques testées par l’institut, les deux hommes sont ceux qui recueillent le plus de bonnes opinions auprès des personnes interrogées, avec 57% de bonnes opinions pour le maire de Bordeaux Alain Juppé et 53% pour le ministre de l’Economie Emmanuel Macron. Le seul oubli de cette analyse, c’est que les personnes interrogées qui ont une bonne opinion d’Emmanuel Macron sont en bonne partie les mêmes que pour Alain Juppé ; hors, il faut choisir lors des élections présidentielles.

Le Journal du Dimanche titrait sur la même longueur d’onde : Macron pourrait quitter l’exécutif et... faire gagner la gauche en 2017 L’actuel ministre de l’Economie pourrait être le candidat de la gauche le mieux placé pour l’emporter. En effet, 53% des personnes interrogées ont une bonne opinion du responsable.

« Alors que des rumeurs courent sur un éventuel départ du gouvernement, Emmanuel Macron commence à se préparer pour la présidentielle de 2017. Il travaille à un programme, tisse ses réseaux, parallèlement le PS lui aurait d’ores et déjà réservé la circonscription de Béthune pour les législatives » (Atlantico)

Plusieurs échos concernant François Hollande qui jouerait à faire mousser Macron pour affaiblir Valls ont donné une crédibilité supplémentaire de candidat putatif au ministre de l’Economie Si Manuel continue à jouer contre nous je vais aller soutenir une candidature Macron", cette confidence de fin de repas, accordée dans "l’intimité" d’un grand restaurant parisien quelques semaines après les attentats de novembre, vient d’un intime de François Hollande. Ce que l’entourage du chef de l’Etat a à reprocher au Premier ministre n’est pas anecdotique : depuis le 13 novembre ses proches se répandent, en effet, dans tout Paris, expliquant "en off" que le soir des attentats le Président était sonné, perdu, et que son Premier ministre a dû le secouer et presque le contraindre à faire "un geste fort". Canaliser Manuel Valls, le neutraliser si possible, telle est depuis l’obsession de l’Elysée. Et quoi de mieux qu’un Macron pour étouffer un Valls. Quoi de mieux qu’une candidature du vibrionnant ministre de l’Economie pour ringardiser le non moins vibrionnant Premier ministre ? "Au jeu du plus jeune et plus réformateur que moi tu meurs, Macron bat Valls à plates coutures", résume ce proche de l’Elysée en souriant avant de quitter la table. Macron travaille donc pour lui-même et un certain nombre de gens l’aident à rédiger un programme au nombre desquels Alain Minc, Jean-Marie Colombani ou encore Jacques Attali avec qui l’actuel ministre de l’Economie rédigea le célèbre rapport commandé par Nicolas Sarkozy. Le locataire de Bercy s’inspire aussi de trois économistes de haut vol : Philippe Aghion, Elie Cohen et Gilbert Cette.

6d) Bilan politique du sondage Ifop-Fiducial de mars 2016 : Macron fait pschitt

Les médias ont immédiatement relevé que les intentions de vote en faveur de Jean-Luc Mélenchon pour 2017 sont supérieures à celles pour le ministre de l’Economie.

Ainsi, le Huffington Post (lié au Monde) titre ce matin Face à Juppé, Macron serait battu par Mélenchon à la présidentielle Voilà qui va doucher les espoirs des partisans du ministre de l’Economie et redonner le sourire aux amis de Jean-Luc Mélenchon.

De même, le journal Les Echos titre Présidentielle 2017 : Macron serait éliminé au premier tour Il serait même devancé par Jean-Luc Mélenchon, crédité de 15% des suffrages.

5) Sondage Ifop-Fiducial de février 2016 Mélenchon a réussi son entrée

Cette enquête pour iTélé, Paris Match et Sud Radio, publiée le 23 février 2016 maintient globalement les grandes tendances apparues le mois précédent mais avec quelques fluctuations importantes, baisse de François Hollande, maintien du tassement de Marine Le Pen. Pour quiconque soutient la campagne de Jean-Luc Mélenchon, ce sondage confirme la réussite de sa déclaration de candidature.

- Si Alain Juppé était le candidat de la droite, il obtiendrait 30% au premier tour, devant Marine Le Pen, 27% (+1), et François Hollande en chute libre à 16% (-4,5). François Bayrou obtiendrait 8,5% (+2) et Jean-Luc Mélenchon 10% (+1,5).

- Si Nicolas Sarkozy était le candidat des Républicains, la présidente du FN arriverait en tête avec 25% (-2), devant l’ancien chef de l’État, 21% (stable), et François Hollande à 18% (-4). Dans ce cas de figure, François Bayrou obtiendrait 15% (+3) des voix et Jean-Luc Mélenchon, 11,5% (+2,5%).

Dans le cas d’une candidature Fillon, Marine Le Pen sortirait plus nettement en tête, avec 28% (-1), devant l’ancien Premier ministre (-1,5) et l’actuel chef de l’État (-5) à égalité à 18%. Dans cette hypothèse, François Bayrou rassemblerait 14,5% (+4,5%) des voix et Jean-Luc Mélenchon 12% (+3).

Selon ce sondage, François Hollande ne se qualifierait pour le second tour que dans l’hypothèse d’une candidature de Bruno Le Maire pour la droite, avec 18% des voix contre 17 à l’ancien ministre. Marine Le Pen serait également en tête avec 28%, François Bayrou obtiendrait 15% et Jean-Luc Mélenchon 12% des voix.

Dans l’ensemble de ces hypothèses, Cécile Duflot, candidate écologiste, recueillerait entre 2% et 3%.

Étude réalisée en ligne du 17 au 19 février, auprès de 1.843 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas.

4) Sondages janvier 2016

Les sondages réalisés en janvier 2016 par Odoxa (échantillon de 1011 personnes) et le CEVIPOF (échantillon de 21 326 électeurs testés du 22 au 31 janvier) confirment les tendances apparues durant l’automne 2015 (voir ci-dessous notre partie 3) :

- poussée d’Alain Juppé parmi les candidats potentiels de droite (de 31 à 34% alors que Nicolas Sarkozy plafonne entre 18 et 21%)

- tassement confirmé de Marine Le Pen. Elle était tombée de 32% à 28% cet automne. En janvier, la fourchette selon le panel de candidatures s’établit entre 25% et 30% avec une moyenne autour de 27,5%

- François Hollande à un niveau trop bas pour accéder au second tour. De 22 à 23% cet automne, il serait descendu en janvier entre 16 et 20%.

- maintien du socle d’électeurs de 2012 pour Jean-Luc Mélenchon. Ses scores dans les sept panels de candidatures proposés sont de 11%, 9%, 12%, 11%, 9%, 8,5%, 9%. Il serait intéressant de connaître l’influence de sa déclaration de candidature sur le choix des électeurs sondés.

3) Pour l’IFOP, d’octobre à décembre 2015...

Le sondage IFOP de décembre 2015 est intéressant car il nous permet une comparaison des intentions de vote d’octobre 2015 (voir ci-dessous en 1) avec celles d’aujourd’hui.

- Alain Juppé continuerait à progresser grâce à l’appel à la concorde nationale lancé par François Hollande. Avec 30 à 34% il distancerait largement Nicolas Sarkozy comme candidat de la droite ; il se placerait avant Marine Le Pen au premier tour

- Marine Le Pen connaîtrait une baisse de 32% à une fourchette entre 26 et 29% (moyenne 28%)

- Seule différence importante entre le sondage d’octobre et celui de décembre. Si Nicolas Sarkozy était le candidat de la droite, il n’obtiendrait que 19 à 20% au premier tour et serait battu par François Hollande (22 à 23%)

- Jean-Luc Mélenchon se maintiendrait à un haut niveau (9%), bien supérieur aux résultats de l’Autre gauche lors des départementales et régionales

- Cécile Duflot est donnée en baisse constante (4% dans le sondage IFOP d’octobre, 3% dans le sondage TNS Sofres, 2% aujourd’hui)

- Arthaud (LO) et Poutou (NPA) plafonneraient chacun à 1%

2) Sondages Présidentielles 2017 : Le Pen 26%, Juppé 31%, Hollande 19%, Mélenchon 10,5% à 12%

L’institut TNS Sofres a réalisé les 15 et 16 décembre 2015 un sondage pour le Figaro concernant les intentions de vote envisagées pour les élections présidentielles de 2017.

Cette enquête indique :

- le maintien du Front National à un haut niveau (26 à 28% au premier tour selon les cas de figure)

- la concurrence exacerbée à droite. Alain Juppé obtiendrait au premier tour (31%) comme au second (70%) un score supérieur à celui de Nicolas Sarkozy (24% au 1er tour et 64% au second).

- la large défaite de François Hollande dès le premier tour (19% à 20%) quel que soit le candidat de droite. Il serait donc absent du second tour.

- le maintien à un haut niveau des intentions de vote en faveur de Jean-Luc Mélenchon (10,5% à 12%). Par rapport à 2012, son électorat rajeunit avec un équilibre important des différentes tranches d’âge : 10% pour les moins de 35 ans, 12% de 35 à 49 ans, 11% de 50 à 64 ans, 9% parmi les 65 ans et plus. Selon les quatre configurations de candidats testées pour le premier tour, Jean-Luc Mélenchon obtient une fois 10,5%, une fois 11% et deux fois 12%.

- la difficulté de François Bayrou à passer cette barre des 10%

- la faible audience de Cécile Duflot ou autre candidat EELV (3%)

- la faible audience également des candidats d’extrême gauche (1,5% pour Philippe Poutou, 1% pour Nathalie Artaud).

- Marine Le Pen serait largement battue au second tour que ce soit par Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy

1) Sondage IFOP d’octobre 2015 pour le 1er tour 2017

Ce sondage fait apparaître :

- deux scores d’intentions de vote très élevés, à 32% tous deux : pour Marine Le Pen et Alain Juppé (si ne se présentent ni Sarkozy ni Bayrou)

- un niveau très bas pour François Hollande (15%)

- en cas de candidatures Sarkozy et Hollande au premier tour, le premier devancerait le second (23% contre 21%)

- le maintien de Jean-Luc Mélenchon au niveau des sondages de l’automne 2011 (8,5% à 9%)

- un seuil de Cécile Duflot (4%) inférieur à ceux d’Eva Joly à plus d’un an de l’échéance mais assez proche

- une faiblesse des candidats possibles d’extrême gauche (1,5% pour Poutou, 1,5% pour Arthaud)

0) Introduction

Nous avons dans plusieurs articles donné notre point de vue sur la pratique des sondages et sa fonction politique dans l’intérêt du système.

Instituts de sondage : agents du maillage de l’espace mental social

La valse des sondages pour les présidentielles 2017 s’est emballée dès le lendemain des élections régionales. Comme en 2002, 2007, 2012, les instituts essaient d’imposer le contexte politique de l’élection ; pour 2017, ils publient sans cesse des enquêtes concernant primaires à droite et primaires à gauche. Ainsi, ils veulent dessiner dès à présent un paysage tripolaire (FN, LR, PS) dont il serait très difficile de s’extraire.

Sondages primaires

Présidentielles 2002, 2007, 2012 : des sondages trompeurs repris par des médias irresponsables

Sondages (2) " Les sondages imposent les problématiques de la classe dominante" (Pierre Bourdieu)

Cependant, vu l’importance de l’élection présidentielle dans la vie politique de la 5ème république et de ces sondages dans la mise en place des candidatures, il nous paraît utile d’en informer nos lecteurs.


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