Révolution russe 1917 2017 : 21 articles

dimanche 5 août 2018.
 

Cent ans après la Révolution russe, je vais introduire quelques textes déjà mis en ligne sur notre site par la façon dont les anciens qui avaient vécu son annonce en France la racontaient :

Cela se passait pendant la terrible guerre de 1914 à 1918 déclenchée par des marchands de canons, des requins de la finance et des nationalistes méprisant la mort des gens du peuple.

Ce sont les Russes de milieu populaire qui payaient le prix du sang et des larmes le plus fort, sans compter le prix des souffrances endurées par les soldats mais aussi par les familles de civils car ni le bois de chauffage, ni les aliments de base ne parvenaient convenablement dans les villes, d’où une mortalité infantile très forte.

En février 1917, le peuple commença à se soulever pour la paix, le pain et du chauffage. Des politiciens démagogues utilisèrent cette mobilisation pour se propulser au pouvoir mais n’apportèrent ni la paix, ni le pain, ni le chauffage. Alors la mobilisation et l’auto-organisation des ouvriers, des soldats, des habitants de quartiers se développa.

Fin octobre 1917, le soviet de Petrograd (regroupant des délégués d’usine, de quartiers...) crée un comité militaire dirigé par Léon Trotsky. Ce comité décide de passer à l’action le 7 novembre. Cette nuit-là, dans le froid, le vent et la hantise du lendemain, des groupes ouvriers marchent vers les centres névralgiques du pouvoir et de la société (central téléphonique...).

Au matin, Lénine peut annoncer : « L’autorité gouvernementale est passée aux mains de l’organe du soviet des députés ouvriers et soldats de Petrograd, le Comité militaire révolutionnaire. »

Dans la nuit, la première vraie révolution ouvrière d’un grand pays venait de prendre le pouvoir pour prendre rapidement des décrets concernant la paix, la terre, le pain, le chauffage, les droits des minorités culturelles...

La suite est une autre histoire...

Cent ans après la Révolution russe, je vais introduire quelques textes déjà mis en ligne sur notre site par la façon dont les anciens qui avaient vécu son annonce en France la racontaient :

Cela se passait pendant la terrible guerre de 1914 à 1918 déclenchée par des marchands de canons, des requins de la finance et des nationalistes méprisant la mort des gens du peuple.

Ce sont les Russes de milieu populaire qui payaient le prix du sang et des larmes le plus fort, sans compter le prix des souffrances endurées par les soldats mais aussi par les familles de civils car ni le bois de chauffage, ni les aliments de base ne parvenaient convenablement dans les villes, d’où une mortalité infantile très forte.

En février 1917, le peuple commença à se soulever pour la paix, le pain, la terre et du chauffage. Des politiciens démagogues utilisèrent cette mobilisation pour se propulser au pouvoir mais n’apportèrent ni la paix, ni le pain, ni la terre, ni le chauffage. Alors la mobilisation et l’auto-organisation des ouvriers, des soldats, des habitants de quartiers se développa.

1) « Les journées d’octobre » 1917 Conseil d’usine Assemblée générale Rayon du parti Armement Smolny Palais d’Hiver

2) Guerre civile russe. Pourquoi les Rouges ont-ils gagné ? 29 octobre 1917 à octobre 1922 (Jacques Serieys)

3) Révolution russe : Pour un anniversaire sans refoulement ni complaisance 1917 2017 (Jacques Serieys)

4) La période révolutionnaire 1917-1927 (Jacques Serieys)

5) La révolution de février 1917 en Russie par Léon Trotsky (8 au 13 mars pour notre calendrier)

6) Octobre 1917 « Un des plus importants événements du XXe siècle » (Jean-Numa Duconge)

7) 1917-2017 : dernier retour sur l’Octobre russe (Christian Picquet)

8) Octobre 17 : héritage et nécessaires refondations (Roger Martelli)

9) Révolution russe : l’insurrection du 24 février 1917 renverse le Tsar

10) La révolution russe ( contexte, nature, causes, paysannerie, question nationale, bolchévisme, bilan ) Conférence de Trotsky

11) 90 ans après, faits, histoire et commémoration de la révolution russe (par Gérard Filoche)

12) La Révolution d’Octobre (texte d’André Breton, 19 novembre 1957)

13) Introduction à l’ouvrage : « Les travailleurs de Petrograd dans la Révolution russe (1917-1918) »

14) La Révolution d’octobre - 90 ans après (par David MANDEL)

15) L’onde de choc d’Octobre 1917 : l’espoir des peuples se lève à l’Est

16) La révolution russe : « Même dans le passé il y a des chapitres historiques à jamais ouverts » Olivier Besancenot

17) Entretien avec l’historien Eric Aunoble : Du "Grand Soir" à "l’espoir levé à l’Est", comment le mythe révolutionnaire a-t-il perduré (site CNT) ?

18) 7 novembre 1917 : la Révolution ouvrière de Petrograd (film d’Eisenstein : Octobre, en video ; 1ère partie)

19 La révolution russe – Les Bolcheviks et l’antisémitisme

20 7 NOVEMBRE 1917 : LA REVOLUTION RUSSE (J. Cannon)

21) Octobre 17 : héritage et nécessaires refondations (Ensemble)

2) La Révolution d’Octobre, « boîte à outils de la révolution d’aujourd’hui » (Entretien avec Jean-Christophe Sellin dans La dépêche du Midi)

Conseiller régional Parti de gauche, Jean-Christophe Sellin signe un livre sur la Révolution russe de 1917 : « Comprendre Octobre »

Que représente la Révolution d’octobre 1917 pour vous ?

Elle représente l’avènement du premier gouvernement ouvrier et paysan dans l’histoire de l’humanité. C’est la première fois que des « opprimés » sont représentés dans un gouvernement. Et cet événement a eu une onde de choc phénoménale à l’échelle de la planète. La Révolution d’Octobre a d’abord été une réponse pour mettre fin à la guerre. Les Bolcheviks ont arrêté la guerre tout de suite et ils ont fait en sorte qu’on ne reproduise plus la même chose, qu’un gouvernement œuvre pour la paix. La Révolution représente aussi la possibilité de changer le cours des choses, notamment sur les questions des droits des femmes et de l’éducation. Après, on peut avoir un regard critique sur ce qu’il s’est passé ensuite. C’est ce que je fais.

Quelle est l’actualité de cet événement ?

J’ai conçu ce livre en trois parties. D’abord un récit de l’année 1917, une année de révolution permanente qui commence le 23 février par la révolte des femmes pour le pain. La deuxième partie porte sur les mesures d’exception et critique la bureaucratie mise en place après la Révolution. Enfin, la troisième partie s’attache à la problématique du parti et du mouvement. Pour Lénine, le parti doit prendre le pouvoir. Pour Trotski, c’est le mouvement des assemblées qui doit le faire. Ce débat est d’une grande actualité. J’extrais cette problématique pour voir comment la révolution citoyenne peut se mettre en place en termes d’organisation. Aujourd’hui, la révolution ne peut être que citoyenne, démocratique et écologique. Le peuple doit être le protagoniste du changement. Pour instaurer ces impératifs démocratique et écologique, il ne peut y avoir qu’un renversement du système capitaliste. Le système capitaliste nie la place du peuple et de l’écologie. On le voit tous les jours.

La Révolution n’a-t-elle pas entraîné des dérives ?

Je ne vois pas de continuité entre bolchevisme et stalinisme. Je vois une mutation dans un pays rendu exsangue par quatre ans de guerre civile. Les mesures d’exception ne doivent pas devenir la règle. La fin ne justifie pas les moyens. Staline est une contre-révolution. La révolution a été confisquée par une couche sociale.

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C’est un livre d’éducation populaire. Mon objectif est de m’adresser au plus grand nombre pour faire connaître ce qu’il s’est passé. Et d’offrir une boîte à outils pour y voir plus clair sur la problématique de la révolution d’aujourd’hui.

3) Lénine et la révolution, question gênante au pays de Poutine

Il y a cent ans, la révolution de Février faisait tomber la dynastie tsariste des Romanov. Lénine, à Zurich, se préparait à celle d’Octobre. Aujourd’hui, ce processus révolutionnaire et la figure du leader bolchevique divisent la société russe.

Pris dans les glaces de la Neva, le croiseur Aurore émerge du brouillard hivernal. Sur le pont du bâtiment centenaire, un drapeau soviétique flotte au-dessus d’une tourelle. Nous sommes le 27 janvier. Saint-Pétersbourg fête le 73e anniversaire de la levée du siège de 900 jours imposé par l’armée nazie aux habitants d’une ville qui s’appelait encore Leningrad. Dans la cale du navire transformé en musée, deux adolescents vêtus de pantalons de toile et de gros pulls en laine vert bouteille tiennent une conversation animée. Dans une heure, Alexei Ivanovitch et Andrei Nicolaïevitch iront sur l’ex-ligne de front du blocus pour y rejouer la libération de Leningrad du joug nazi. Mais, pour l’instant, c’est une photo jaunie de marins russes posant fièrement sur l’Aurore en février 1917 qui les divise  : «  Moi, je te dis que ce n’était pas une bonne idée de suivre Lénine et les bolcheviques  ! affirme Alexei. Ce fut un désastre pour toute la Russie. Des millions de morts. Ces mecs ont déconné. La Russie a perdu sa stabilité. Pourquoi avoir tué le tsar  ? Nos grands-parents ont souffert de cette révolution  ! Puis nos parents.  »

«  Ils ont eu raison de suivre Lénine  »

Scrutant les armes d’un mannequin déguisé en marin situé derrière une vitrine, Andreï rétorque  : «  Tu ne comprends rien. Ils ont eu raison de suivre Lénine. Grâce à cette révolution, le peuple russe a eu droit à la santé publique, l’école pour tous, la sécurité de l’emploi. Tu trouves que c’est rien, toi  ? Ces mecs sur la photo sont des héros, Alexeï. Ils ont changé le monde  !  » Les «  mecs  » en question, ce sont ces dizaines de matelots et officiers de l’Aurore qui, après les grèves de l’usine Putilov de Petrograd en mars 1917 (février, selon le calendrier julien), qui aboutirent à la fin de la monarchie des Romanov, ont formé un comité révolutionnaire pro-bolcheviques permettant à Lénine, encore à Zurich, d’obtenir un appui militaire décisif pour la suite. Quelques mois plus tard, en effet, le 7 novembre 1917 (25 octobre du calendrier julien), l’Aurore tirera la première salve signalant le début de l’assaut sur le Palais d’hiver, où siégeait le gouvernement provisoire, provoquant ainsi le renversement de l’ordre ancien…

Les positions tranchées des deux lycéens sont monnaie courante dans un pays où l’anniversaire de la révolution est loin de se faire dans un climat apaisé et où la figure de Lénine pose régulièrement problème. Vladimir Poutine n’y échappe pas, en profitant même pour construire, dans la controverse, son ambition idéologique qui pourrait se résumer par le nom de son parti  : Russie unie. Ainsi, le 24 janvier de cette année, devant les membres du Front populaire panrusse, le leader russe reprochait-il à celui de la révolution bolchevique d’avoir sapé l’Union soviétique dès sa naissance en imposant une égalité totale pour chacun des sujets (Russie, Ukraine, Biélorussie et le Sud russe, la fédération du Nord-Caucase) leur donnant le droit de quitter l’Union. «  Ce qui était, en réalité, une bombe à retardement placée sous les fondations de notre État  », précise Vladimir Poutine, préférant la position autonomiste de Staline. Mais, même le chef du Kremlin ne peut, aujourd’hui, s’en tirer à bon compte sur un sujet aussi sensible qu’irrationnel. Le même jour, une question lui est posée  : comment s’y prendre pour enterrer Lénine, dont le corps embaumé repose dans le Mausolée de la place Rouge à Moscou  ? La réponse est plus mesurée  : «  Il faut agir avec du doigté et ne prendre aucune décision qui puisse diviser notre société.  »

Mais laissons-là l’ancien gouverneur de Saint-Pétersbourg et revenons à cette ville, au temps où elle s’appelait encore Petrograd. Plus à l’est du mouillage de l’Aurore, à l’endroit où la rivière forme un coude s’élançant vers le sud, voici le quartier de Smolny. Non loin de la superbe cathédrale éponyme, un autre monument se présente  : l’Institut Smolny, choisi par Lénine comme quartier général des bolcheviques, d’où partit l’insurrection du 7 novembre 1917. À quelques pas de l’actuel musée de la Révolution, Mikhaïl Vassilievitch Popov, docteur en philosophie et spécialiste du «  marxisme-léninisme  », vient donner une conférence à l’«  université rouge  ». Au sortir d’un ascenseur usagé, nous voici devant la porte d’entrée discrète de l’établissement qu’il a lui-même fondé, voici une dizaine d’années. Une plaque dorée estampillée «  Parti communiste ouvrier de Russie  » est accrochée au mur. L’homme d’une soixantaine d’années semble tout droit sorti d’une réunion du parti bolchevique. Humblement vêtu d’un costume noir, les cheveux rares peignés en arrière, une moustache discrète, la cravate ajustée, l’historien au regard rieur nous précède dans un long et sombre couloir au bout duquel un buste énorme de plâtre immaculé semble être la seule source de lumière  : Vladimir Illitch Oulianov veille. Après quelques pas, nous entrons dans la salle de cours. Sur le mur de gauche, une large bibliothèque remplie de l’ensemble des œuvres de Lénine est ouverte au tout venant. Quatre portraits à l’huile sont accrochés sur le haut des panneaux de la bibliothèque  : Marx, Engels, Lénine et Staline. Sur la droite, une énorme huile recouvre le mur, représentant Lénine en train de haranguer ses camarades du parti bolchevique pour les convaincre de relancer la révolution. Ce soir-là, une trentaine de personnes ont pris place. Mikhaïl Popov rejoint son bureau  : «  Mesdames et Messieurs, bonjour à tous. Aujourd’hui, je vais vous parler des racines de la révolution russe. Depuis la Commune de Paris, aucune expérience humaine n’avait permis au peuple de prendre réellement le pouvoir, mais cette fois-ci, l’instauration des soviets par Lénine va permettre à l’expérience de perdurer…  »

Deux à trois fois par mois, la salle de cours est remplie. Des intellectuels déjà convaincus, mais aussi des étudiants ou des ouvriers qui viennent chercher ici de quoi se nourrir. «  Je suis étudiante en vidéo et communication, mais je me pose beaucoup de questions sur la révolution et la politique en général  », explique Natacha Ivanova, venue filmer la conférence. «  Il est utile de réinterroger l’histoire et de voir ce qui n’a pas marché. À l’école, c’est un sujet qu’on aborde de moins en moins. Peut-être la révolution russe et l’expérience soviétique n’étaient-elles qu’un brouillon. Les outils mis en place par la pensée marxiste ont l’avantage d’être efficaces aujourd’hui encore.  »

À ses côtés, Nicolaï Alexandrovitch, ingénieur chimiste, voit là une occasion de poursuivre le travail commencé  : «  Le communisme n’est pas mort… plus le temps passe, plus je m’aperçois que les bolcheviques étaient dans le juste. Lénine a été un grand homme.  » Pour Mikhaïl Popov, dont les vidéos sont de plus en plus suivies sur YouTube, la transmission de cette histoire est vitale. «  Le plus important pour moi, c’est évidemment de faire contre-feu au courant actuel dans le pays consistant à réécrire l’histoire de la révolution de manière paranoïaque, faisant de Lénine le responsable de tous les maux de la Russie du XXe siècle. L’internationalisme cher à Lénine, et que défendait aussi le fondateur de votre journal, Jean Jaurès, reste aujourd’hui la seule solution pour éviter la guerre et la montée des nationalismes mortifères partout dans le monde. C’est cela, son héritage. Continuons de le défendre.  »

«  Cette histoire a du mal à être repensée  »

Le fait est que, 750 kilomètres plus au sud, dans la capitale actuelle de la Russie, le discours n’est pas tout à fait le même. Dans son bel appartement en centre-ville, Evguenia Tirdatova, l’une des programmatrices du Festival de cinéma de Moscou, ne s’en cache pas  : «  La révolution n’est pas au centre des préoccupations des cinéastes russes d’aujourd’hui, explique celle qui donne aussi des cours à l’Institut du film de Moscou, les sujets abordés sont plus liés à la Russie contemporaine. Cette histoire a du mal à être repensée, sans doute aussi du fait de la présence de tout un cinéma de propagande qui court encore dans les mémoires. Dont des chefs-d’œuvre d’Eisenstein. La révolution de 1917 et Lénine sont des sujets complexes pour notre peuple. Pour ma part, je suis née en URSS. Je dois dire que ce pays m’a donné l’accès à des conditions d’éducation de grande qualité.  » À ses côtés, Sofia Tirdatova, sa fille, productrice, condamne au contraire cette époque  : «  Moi, je travaille sur l’écriture d’un film sur le roman Résurrection, de Tolstoï. Mais il serait temps aujourd’hui d’interroger le vrai rôle de Lénine dans cette révolution. Ses relations avec l’ennemi allemand et la chute de l’Empire tsariste  !  » Un pitch que pourrait défendre Kirill Mozgalevsky, réalisateur de TV moscovite qui a entamé le tournage d’une série de 20 épisodes d’une heure relatant l’histoire de la révolution russe. Les cheveux longs, blouson de cuir et santiags, une petite croix orthodoxe accrochée autour du cou, l’homme reçoit au Marriott Hotel de la rue Tverskaya. «  Personne n’a jamais dit la vérité sur cette révolution, commence le bonhomme. Tout a été organisé dès le début du XIXe siècle, par les grandes banques européennes et anglaises qui ont financé cette révolution pour imposer le mode de vie industriel anglo-saxon. Lénine, Trotski, Zinoviev, Kamenev… à part Staline, la plupart des leaders étaient des juifs ou d’origine juive, tous n’ont été que les agents d’un projet visant à faire tomber la Grande Russie. Je pense que le meilleur système pour la Russie était le tsarisme. Il y a eu des tsars blancs, des tsars rouges. Si Poutine veut devenir tsar, tout le pays suivra.  » Sur la place Rouge, à quelques pas du luxueux hôtel Marriott, nul doute qu’un tel discours révisionniste et antisémite aura fait se retourner Vladimir illitch Oulianov, dit Lénine, dans son propre tombeau.

Qu’est-il prévu pour le centenaire  ?

Le 7 novembre, date anniversaire de la révolution d’Octobre, célébrée sous l’URSS, n’est plus un jour férié par décision de Vladimir Poutine. Aussi le centenaire des révolutions de Février et d’Octobre 1917 est-il une source d’embarras pour le Kremlin. Aucun défilé civil ou militaire ou de reconstitution historique qui exalterait un peuple prenant en main sa destinée n’est à ce jour prévu dans le calendrier officiel.

Stéphane Aubouard, l’Humanité


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