![]() |
Jean-Luc Mélenchon est intervenu le 26 octobre 2026 à l’occasion d’un hommage aux victimes de l’attentat terroriste à caractère raciste qui a eu lieu à Trappes et La Verrière.
. Quand un mouvement populaire comme celui qui traverse le pays se lève, il n’est guère surprenant de voir des milices fascistes se dresser face aux masses en lutte. C’est historiquement le rôle politique de l’extrême droite depuis un siècle, particulièrement des fascistes italiens.
Pendant sa campagne, le président désormais réélu a pointé l’inféodation du clan Bolsonaro à Washington. Tout en se montrant prêt à négocier avec le président états-unien, il souhaite diversifier les échanges et les dépendances de la plus grande puissance du sous-continent.
Réélu le 25 octobre avec 51,8 % des voix face au sénateur d’extrême droite Flávio Bolsonaro, Lula réussit un renversement inédit depuis le retour à la démocratie au Brésil : jamais un candidat battu au premier tour n’avait emporté le second. Cette victoire s’est jouée dans la rue et sur les réseaux sociaux.
Sébastien Chenu. « Si la CGT veut faire de la politique, (…) elle doit compter sur elle-même et uniquement sur le fruit de ses cotisations », argue-t-il. Tout en assurant que cette règle devrait être valable pour « n’importe quelle structure publique ».
Il y a six ans, Rokhaya Diallo exprimait toute son amertume après que le tribunal de Rennes, suivant les réquisitions du parquet, avait relaxé les deux policiers poursuivis pour la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré le 27 octobre 2005. Un texte d’une actualité encore brûlante.
Le candidat de La France insoumise revient sur les grandes révolutions de l’histoire, sa conception du pouvoir et de la conflictualité et l’évolution de la gauche. Un échange dense pour comprendre les idées, les références historiques et les principes qui structurent la pensée politique de Jean-Luc Mélenchon.
La Liste des étudiants a remporté la majorité absolue aux élections législatives de dimanche, reléguant le parti d’Aleksandar Vučić dans l’opposition. Après plusieurs mois de mobilisation, le mouvement doit désormais relever le défi de gouverner le pays.
Ahmed, 25 ans, a eu l’artère fémorale sectionnée par une grenade à Paris. Toujours hospitalisé, il a survécu presque par miracle. Des dizaines de manifestants pacifiques ont été grièvement blessés par la police samedi 17 octobre. « Mediapart » a recueilli les témoignages de plusieurs d’entre elles et eux.
.
Photo et video
Durant le meeting RN d’Orléans, "les caméras de LCP ont filmé un homme faisant un salut nazi, vite rattrapé par sa voisine qui lui a promptement rabattu le bras".
A) GUINGOUIN : UN CHEF DU MAQUIS (par Ernest London)
B) Georges Guingouin (1913-2005) Le héros rebelle
En dépit du tapage réac quotidien, du magma d’idées confuses, hargneuses, les énergies du mouvement de la jeunesse font crépiter la vie. Elles attisent le désir de vivre avec les autres, d’agir ensemble, de rêver de concert, de vouloir que le destin partagé puisse encore s’écrire. L’heure est à la lutte pour le droit de cette jeunesse, qui nous prolonge, de ne pas être accablée. Grâce à elles et eux, la France reste la France. Lettre de Cayenne, par Christiane Taubira.
La Haute Cour de Pretoria vient de conclure que le militant Ahmed Timol, mort en 1971, avait été jeté du 10e étage du commissariat central de Johannesburg.
Le rapport officiel de police affirme humoristiquement ! « Les Indiens ne peuvent pas voler. »
1 Le Bureau confédéral de la CGT alerte sur la gravité de la situation du pays
2 Le droit à manifester est un droit fondamental, constitutionnel et absolu FO
3) Au moins 800 000 personnes dans la rue malgré les interdictions : il faut répondre aux revendications ! (Solidaires)
Une mobilisation importante était attendue en France le 17. Ce qui l’était moins, c’est de voir au même moment des scènes comparables ailleurs en Europe : des lycées et des universités occupés à Liège, Turin, Rome et Athènes, des affrontements avec la police devant le ministère de l’Éducation à Tirana.
Le candidat de La France insoumise à l’élection présidentielle revient longuement, dans un entretien à « Mediapart », sur les mobilisations sociales qui traversent le pays. Il y voit un « moment fondateur », dont le pouvoir sortira forcément perdant s’il ne donne pas de débouché politique aux revendications.
Malgré les entraves massives au droit à manifester, malgré le déploiement du Raid et de la BRI, la convergence continue en vue du 24 octobre, même si les craintes sont réelles. L’ancien boxeur et Gilet jaune Christophe Dettinger a apporté son soutien aux jeunes
Il faut reconnaître une chose à Jordan Bardella : il n’est jamais décevant… Dans l’abject. Trois semaines après la révélation par Mediapart de ses écrits antisémites, il a convoqué une conférence de presse, ce lundi 19 octobre, pour tenter de revenir à ses sujets de prédilection : l’ordre qu’incarnerait l’extrême droite dans ces temps de colère et de mobilisation sociales.
Pour lui, "ce qui pend au nez maintenant" de l’exécutif, c’est "la grève générale", à partir du 5 novembre, à l’appel de Sophie Binet, la patronne de la CGT.
Qui a été responsable des premiers affrontements à Paris ce 17 octobre 2026, avant même que le défilé démarre ? Qui dit vrai entre Laurent Nuñez et les manifestants ? « Mediapart » a retrouvé près d’une centaine de vidéos et recueilli des dizaines de témoignages pour reconstituer ce moment crucial où tout a dégénéré.
Le meeting de Jean-Luc Mélenchon à Clermont-Ferrand le 10 octobre 2026 nous conduit à poser une question sérieuse :l’AFD, parti d’extrême droite allemand, a t-elle comme projet d’annexer l’Alsace et la Lorraine ? Nous allons examiner cette question dans le texte qui suit avec, toute la rigueur nécessaire.
Dans l’histoire, l’extrême droite a toujours joué le rôle de fer de lance armé des milliardaires capitalistes en attaquant les mouvements revendicatifs des salariés et des jeunes. Ce 24 octobre, les chiens de garde ont repris leur travail.
24 Octobre - Les principaux représentants des syndicats lycéens, étudiants et professionnels ont défilé en tête du cortège à Paris de la manifestation de convergence des colères, dont l’acte 2 corrélé au retour du mouvement des Gilets Jaunes.
Malgré une semaine de matraquage médiatique sur le renforcement sécuritaire, les tentatives répétées du gouvernement pour instaurer un climat de peur, plusieurs interdictions de manifester et un changement de trajet en toute dernière minute, c’est un cortège immense qui s’est déployé à Paris ce samedi 24 octobre, pour l’acte II de la mobilisation nationale contre la vie chère. Étudiants, lycéens, travailleurs, gilets jaunes : ont pris la rue avec un mot d’ordre commun : dehors Macron !
Jordan Bardella déclare que « Trappes est éminemment une République islamique en miniature » (2022), la « capitale européenne du djihad » (2021)
Au lendemain des tirs meurtriers à Trappes, dans les Yvelines, qualifiés d’« attentat terroriste raciste » par le président de la République, l’extrême droite en général, et le Rassemblement national en particulier, sont pointés du doigt pour leurs responsabilités dans le débat public.
Résultats d’un sondage Ipsos-BVA-Cesi école d’ingénieurs réalisé en ligne les 21 et 22 octobre auprès de 1.500 personnes inscrites sur les listes électorales
Olivier Besancenot revient avec nous sur cette séquence, ses racines historiques, de la Révolution française à la Commune de Paris, et sur les raisons d’y croire. Entretien réalisé le 20 octobre 2026.
Dans plus d’une dizaine de villes, des groupuscules ont organisé des opérations visant les manifestants contre la vie chère. Auprès de « Mediapart », des maires interrogent la passivité de la police.
En Inde, la Gen Z est descendue dans la rue pour dénoncer la corruption, le chômage et des institutions sourdes à ses aspirations. Une colère dont les résonances dépassent les frontières du pays.
"Je me suis pris un coup de matraque, ou de bouclier, dans le sein gauche." Amandine a été victime de violences policières ce 17 octobre au Mans, elle témoigne.
Le journal de 20 Heures de France 2 présenté par Laurent Delahousse le dimanche 18 octobre 2026 a provoqué une réaction virulente au sein de France Télévisions. En cause ? Un reportage d’environ douze minutes consacré aux violences et aux dégradations survenues la veille lors de manifestations dans plusieurs villes françaises.
On fait le point sur les quatre affaires issues du dernier week-end de manifestations.
Ce 26 octobre, France 3 a présenté la première partie d’un film (réalisé par Jean-Robert Viallet) d’un grand intérêt pour quiconque n’accepte pas les conditions de travail actuellement imposées à beaucoup de salariés.
C’est à la gauche de relever le défi et de porter les espoirs d’un changement politique. Or loin de serrer les rangs, l’irresponsabilité semble l’emporter quand on voit aujourd’hui Raphaël Glucksmann accuser Jean-Luc Mélenchon de miser « sur le chaos », reprenant ainsi la thématique du pouvoir, de la droite et de l’extrême droite.
Ce week-end, plusieurs milliers de personnes sont attendues pour protester contre le Rassemblement national, réuni en congrès. En plus d’un village antifasciste installé dans le centre-ville d’Orléans, deux manifestations sont prévues ces samedi 24 et dimanche 25.
Invitée du 8h30 franceinfo ce matin, Sophie Binet a dénoncé une réponse gouvernementale trop centrée sur la répression face à la colère sociale. Elle défend le droit de manifester et appelle les salariés à poursuivre la mobilisation, notamment par la grève, jusqu’à l’obtention de réponses concrètes. "La liberté de manifester fait la différence entre une démocratie et une dictature", déclare Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT.
Sur les plateaux de télévision comme dans l’hémicycle, les discours de stigmatisation des musulmans et des personnes issues de l’immigration ont placé une cible dans le dos de millions de nos concitoyens. Les balles de cette tuerie viennent aussi de là.
Manifestations interdites un peu partout, cortèges sous haute surveillance, armée, Raid, GIGN et BRI mobilisés en plus d’un dispositif policier hors norme… Vivez la journée du 24 octobre en direct avec la rédaction de « Mediapart ».
26 octobre 1795 (4 brumaire an IV) Le Directoire succède à la Convention
27 mai 1797 Babeuf est guillotiné
4 septembre 1797 (18 fructidor an V) Répression des royalistes
9 novembre 1799 (18 brumaire an VIII) Coup d’état de Bonaparte mettant fin au Directoire
Si le gouvernement désigne « l’ultragauche » et LFI comme responsables des nombreux pillages et incendies de ce week-end, des policiers réfutent ces accusations. Un commissaire des services de renseignement affirme même avoir eu pour consigne de cibler le parti de Jean-Luc Mélenchon.
À six mois de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron fait face à son bilan : le chef de l’État a placé au bord du gouffre un pays dont il a systématiquement refusé d’entendre les difficultés et les aspirations.
Landry Ngang revient sur les violences dont il a été victime en marge d’une intervention policière dimanche à Saint-Denis. Il dénonce les méthodes des forces de l’ordre face à la jeunesse mobilisée comme face à des élus de gauche, vilipendés par un pouvoir incapable de répondre aux revendications.
Quelle dinguerie ! On apprend par Mediapart que le Ministère de l’Intérieur demande aux renseignements territoriaux de falsifier les rapports pour imputer le mouvement à La France Insoumise. Mais ils sont fous. Voici un extrait des questions au gouvernement de ce jour, et une explication par Bompard chez les GG sur l’article de Mediapart.
Les défaillances du gouvernement depuis trois semaines menacent l’Etat de droit. La mission de la force publique est de protéger les personnes et les biens, comme de garantir l’exercice du droit de manifester. Ni l’un ni l’autre n’ont été assurés par le gouvernement.
Que s’est-il passé à Toulouse le 17 octobre où le carré de tête syndical a été violemment chargé par les forces de l’ordre ? De nombreux militants et dirigeants ont été blessés et transportés en urgence à l’hôpital, parmi lesquels Natacha Pommet, secrétaire générale de la Fédération CGT des services publics et membre de l’exécutif confédéral de la CGT.
Une adolescente, Maïssa, a été gravement blessée à l’œil au cours de tirs de lacrymogènes par les forces de l’ordre le 17 octobre à Mulhouse. Elle a reçu un projectile en plein visage, une grenade lacrymogène selon des témoins et ne retrouvera pas la vision de l’œil gauche. La justice a saisi la police des polices.
Près d’un million de personnes ont défilé partout en France samedi 17 octobre. Parmi les revendications principales : le blocage des prix, l’abrogation de Parcoursup, la hausse des salaires, et l’inscription au budget des 10 milliards d’euros nécessaires pour satisfaire les revendications des lycéens et des étudiants.
Le calme ne se décrète pas depuis un plateau de télévision. Il se construit. Et il suppose, pour commencer, que le pouvoir cesse de traiter la colère comme une anomalie pour enfin regarder en face ce qui l’a rendue possible.
Le gouvernement accuse LFI d’être à l’origine du mouvement lycéen et des scènes de chaos observées le 17 octobre en France. Mais cette rhétorique est à la fois mise à mal par des révélations de Mediapart et les spécialistes de l’ultragauche, qui contestent tout lien entre cette mouvance et LFI.
Jean-Luc Mélenchon est intervenu à l’occasion d’une conférence sur le moment politique, le 20 octobre 2026.
Il y a 36 ans la première révolution de Noir-es anglophones réussissait à renverser le régime néocolonial de Sir Eric Gairy et établissait un gouvernement révolutionnaire dans l’île de Grenade.
« Cela instaure ou rend visible ce que nous répétons depuis quelque temps : l’Équateur vit sous une dictature », a déclaré en conférence de presse Gabriela Rivadeneira, présidente du mouvement Révolution citoyenne (RC).
Lors des comparutions immédiates après le 17 octobre à Paris, les peines de prison et les placements en détention provisoire pleuvent, qu’importent le dossier, la faible gravité des faits présumés et l’absence de casier judiciaire.
En dernière minute, le parcours d’abord autorisé pour la manifestation parisienne déposée par les syndicats de salariés, de lycéens et d’étudiants a été modifié par le gouvernement sur ordre d’Emmanuel Macron. Après la répression policière, judiciaire, et tous les sabotages, tentés ou réussis, du gouvernement contre les manifestations immenses du 17 octobre, le pouvoir macroniste continue de provoquer la désorganisation et le chaos.
Des slogans tels que « Français, réveille-toi, tu es ici chez toi », « Islam hors d’Europe » et « La rue, la France, nous appartient », un drapeau français barré de la croix celtique : des militants « identifiés » de l’ultradroite par les autorités ont défilé dans le centre-ville de Lyon ce lundi 19 octobre au soir. Et ce, malgré le couvre-feu imposé par la préfecture.
Des armes de guerre contre des manifestants, contre des lycéens. Des policiers formés à l’arrache. Une doctrine de confrontation, à rebours des autres démocraties. Que devient la France ?
Une boulette à l’antenne. Alix Bouilhaguet, éditorialiste sur franceinfo depuis plusieurs années, s’est trompée ce mercredi 21 octobre dans une de ses chroniques portant sur Jean-Luc Mélenchon. Selon elle, « si l’on regarde les faits », le candidat de La France insoumise à l’élection présidentielle « n’a jamais nettement condamné les violences du 17 octobre, ni les pillages, ni les dégradations de bâtiments publics comme la mairie de Limoges ».
Le maire de Trappes, Ali Rabeh, dénonce une attaque à connotation raciste et islamophobe. Il met également en cause les discours politiques qui, selon lui, contribuent à nourrir la haine et peuvent encourager le passage à l’acte. Il appelle à la responsabilité collective et à la concorde républicaine.
Des cellules sales et froides, pas de matelas, des couvertures de survie : le barreau de Seine-Saint-Denis a dénoncé mercredi les conditions "indignes" dans lesquelles des mineurs ont passé la nuit au dépôt du tribunal de Bobigny après leur interpellation en marge du mouvement lycéen ou de pillages ce week-end.
L’historienne Michelle Zancarini-Fournel revient sur les événements de mai-juin 1968. Que s’est-il vraiment passé lors de cette séquence singulière ? Quel a été son impact sur la société française ? Les fameux « événements » s’inscrivent-ils dans un mouvement plus vaste de contestation internationale ?
Dimanche 18 octobre sur LCI, interrogé sur le 17 octobre, Éric Zemmour a gratifié les téléspectateurs de son habituelle obsession raciste et coloniale. Une telle audience interroge, tant l’existence de Reconquête et d’E. Zemmour est microscopique politiquement, le tout sans grande contradiction de la part de Darius Rochebin et de la rédaction de LCI. Plusieurs députés LFI ont saisi la procureure de la République.
La quasi-totalité des professeurs du lycée Paul-Éluard de Saint-Denis se sont mis en grève ce jeudi. Et demandent la démission du proviseur, après une tentative d’interpellation d’un élève dans l’enceinte de leur établissement.
Une main arrachée à Lens, puis une autre à Saint-Étienne. Un œil perdu à Tours, puis un autre à Mulhouse. Une mâchoire brisée dans le Val-d’Oise. En un mois, la répression du mouvement lycéen et de ses suites a laissé au moins cinq jeunes mutilés, dont quatre mineurs.
Politis donne la parole à des militant·es mobilisé·es ce week-end, pour revenir aux raisons de leur colère. « Ils nous cassent la gueule en manif, ils nous cassent la gueule dans notre vie quotidienne, ils cassent nos services publics, ils nous empêchent de nous soigner, de nous nourrir, de nous défendre, ils nous empêchent d’avoir une justice digne de ce nom et en plus ils nous disent que c’est nous les criminels »
Éliminer les témoins : 300 journalistes assassiné-es à Gaza en trois ans, et plus de 400 autres blessé-es
La presse israélienne fait l’apologie du génocide
Le rôle de la presse internationale dans le consentement au génocide
Au RN, il y a ce qu’on dit et ce qu’on fait. Entre les deux, un gouffre infranchissable. On se dit gaulliste ? Le parti est en réalité fondé par des nazis. Bardella dit que Jean-Marie Le Pen n’est pas antisémite ? Le fondateur du FN est en réalité un thuriféraire du régime de Vichy et de la Shoah. Le même Bardella se prétend « bouclier des Juifs de France » (sic.) ? Il nie en bloc, malgré l’évidence, être l’auteur des messages antisémites que Mediapart a découvert – et continue de révéler.
Dix mois de prison avec sursis, et deux ans d’inéligibilité. Ce sont les réquisitions du parquet contre la députée insoumise européenne. En cause, un simple retweet d’une citation de Kazo Okamoto, un ancien membre de l’armée rouge japonaise, qui faisait appel à la philosophie de la résistance.
Si la première réponse du gouvernement aux manifestations du week-end (18-19 octobre) a été d’accorder plus d’argent et plus d’armes aux forces de l’ordre, la seconde consiste désormais à braquer sur les manifestants les baïonnettes des soldats qui patrouillent dans les rues
Les partis politiques d’extrême droite et tous ceux et celles qui pointent les étrangers ou supposés comme tels responsables de tous les maux portent, pour Solidaires, une responsabilité politique et médiatique directe et écrasante. À force de désigner les musulman·es, les immigré·es et les personnes racisées comme des menaces, ces discours alimentent un climat de rejet et de haine.
Ces derniers jours, les blessures graves survenues lors des mobilisations lycéennes ont relancé le débat sur l’utilisation des armes par les forces de l’ordre. Pour en débattre, nous recevons Pierre Douillard-Lefèvre, chercheur en sciences sociales et auteur d’un travail sur la militarisation de la police, et Youlie Yamamoto, porte-parole d’ATTAC France.
Quel mouvement de l’ultra gauche serait en cause ? Existe t-il 550 000 membres « l’ultra-gauche » ? Jean-Luc Mélenchon a réagit sur les réseaux sociaux « Si le Premier ministre n’est pas un menteur ni une personne qui veut organiser le désordre, il doit nommer et prouver son accusation. Sinon, qu’il s’excuse, se taise et cesse d’attiser le désordre comme il le fait, lui, le préfet de police de Paris et le ministre de l’Intérieur, qui a eu au moins la classe de proposer sa démission. ».
À six mois du premier tour, Jean-Luc Mélenchon devance d’une courte tête ses deux principaux concurrents pour l’accès au second tour selon les sondages, Édouard Philippe et Raphaël Glucksmann. L’insoumis est crédité de 15 % à 20 % des voix, quand le maire du Havre est donné entre 12 % et 16 %, systématiquement derrière Jean-Luc Mélenchon.
Depuis un mois le pouvoir tente d’étouffer la contestation sociale par le mépris, la répression et le discrédit. Au lendemain d’une mobilisation massive marquée par des scènes de chaos sans précédent, il essaie grossièrement de faire peser sur La France insoumise la responsabilité de l’embrasement. Pour le plus grand plaisir de l’extrême droite.
« Nous ne lâcherons rien et nous ne braderons rien », prévient Ryad Rani, le président de l’Union syndicale lycéenne (USL), décidé à faire vivre la « convergence des luttes » pour obtenir les moyens nécessaires pour un réveil de l’éducation nationale.